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Death is only synonymous with rebirth. Vide
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 Death is only synonymous with rebirth.

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MessageSujet: Death is only synonymous with rebirth. Death is only synonymous with rebirth. EmptyLun 7 Juil - 14:59





















❝ Death is only synonymous with rebirth ❞
Des fois, on a pas besoin d'espérer pour avoir.



Il y a des jours où on se pose plus de questions que d'habitude, en sachant que les réponses ne tomberont pas du ciel. "Pourquoi n'y a-t-il pas de jour de l'année sans que l'on ne radote sur le sujet avant j'étais ?" "Pourquoi est-ce que je vis comme ça ?" "Pourquoi les gens ne sont jamais sincères ?".. Et ça pendant des heures et des heures.
Il y a des jours où réfléchir pendant quelques minutes devient tout de suite éprouvant, voir tout bonnement impossible.
Il y a des jours où taper dans les murs devient presque un besoin nécessaire. On a envie de faire comme dans les clips vidéos où, sur un bon morceau de rock ou un son électro, on se met à tout détruire: les carreaux, les tableaux, l'écran plat, les poutres du lit à baldaquin, les chaises, la table, les coussins, tout. Un peu comme un fauve qui a besoin de faire ses griffes, ou comme un gosse trop énergique qui se prend pour un pirate sans foi ni loi; mais à quoi bon tout casser si dans la minute qui suit tout est remplacé ? A quoi bon piller ses propres biens ?
Il y a des jours où tout ce à quoi on pense se résume au suicide, ou du moins à une bonne chute pour se fracturer les côtes, ou à se défoncer jusqu'à avoir l'avant-bras rongé et les yeux hors des orbites; mais à quoi bon finir toxico si c'est pour rester en vie et devenir la honte familiale ? A quoi bon mourir si c'est pour de nouveau se retrouver alitée dans un lit d'hôpital après des désintox ou des opérations ayant coûtées une fortune à un parent pour qui l'argent n'est en rien un problème ?

Oui, c'est un cas désespéré. Aka est un cas désespéré.
Sa vie est comparable aux effets de la drogue: chaque moment plus ou moins excitant de la vie a toujours sa durée limitée dans le temps.
Elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour changer ça: fuguer, participer à des fiestas, rencontrer n'importe qui et ensuite devenir amis, tout goûter (même si on parle de burritos avec trois gros piments à l'intérieur), voyager le plus possible, expérimenter tout et n'importe quoi (même le coma tient).
Ça devenait même dur d'innover quotidiennement.
Une chose avec laquelle elle ne se prêterait jamais ? Les sentiments: dans ce monde de fourbes, on ne peut réellement s'attacher aux autres à cause de la célébrité, de l'argent, des fréquentations etc.. Son daddy lui suffisait amplement.

Cette nuit-là, la jeune femme avait opté pour veiller avec sa fidèle amie Insomnie, à se bourrer la gueule avec du thé et des gâteaux devant des séries en rediffusion datant des années 90. Une fois le programme achevé, toutes deux s'étaient installées sans bruit sur la terrasse, le pc allumé, à lire des tweets et à rire sur des vidéos youtube complètement débiles.
Quand Jas se retrouva finalement seule pour somnoler quelques heures, se fut en étant sur son lit, allongée sur sa couette blanche, sa longue chevelure ébène en bataille; elle ne portait plus que ses sous-vêtements, ayant laissé sa chemise sur son bureau avec son ordinateur.

08:45
Ses paupières, encore closes, s'ouvrirent lentement: c'était comme si elle venait de se remettre d'une cuite, en fronçant les sourcils, contrariée par le soleil; elle se redressa difficilement, s'asseyant avec précaution, en baillant longuement avant de se lever brusquement pour un étirement rapide.
La jeune femme s'en alla alors dans la salle de bains prendre un brin de toilette, histoire de se sentir plus ou moins revivre: à chaque fois qu'elle passait sous le jet d'eau, elle ne pouvait s'empêcher de regarder inlassablement la cicatrice qui s'était invitée il y a 5 mois sur son corps et qui s'était dessinée tout le long de son côté gauche.
Quand elle en sortit, parée d'un crop top noir et d'un jean taille haute, ses cheveux bruns longeant son dos, Aka vérifia l'heure affichée sur son portable: plus que quelques minutes avant que le Starbucks Coffee n'ouvre. Elle prit les talons noirs qui se trouvaient à sa portée en plus d'une pochette comportant ses cartes de crédits, sa carte d'accès ainsi que quelques babioles plus ou moins nécessaires.

Si elle ne voulait pas se coltiner Layth -son garde du corps- toute la journée, elle se devait de sortir par la terrasse: c'était sa seule porte vers la liberté.
Une fois sur son balcon, elle laissa la porte-fenêtre entrouverte et, ses chaussures et sa pochette dans une main, grimpa facilement sur la rambarde en bois, pieds nus: après avoir inspirer profondément, elle se jeta de l'autre côté dans un saut de 2 mètres, pour arriver entière sur la terrasse d'en face qui n'était pas si différente de la sienne.
Elle ouvrit la porte-fenêtre sans problème avant de se faufiler à l'intérieur: sa voisine de suite n'avait vu aucun inconvénient à lui laisser libre accès à sa chambre, connaissant bien la jeune femme. Une fois recoiffée et chaussée, Jas sortit par la porte cette fois-ci, prête à dévaler les marches qui se trouvaient entre le huitième étage et le rez-de-chaussée, trop impatiente pour attendre l'ascenseur, prête à gambader en ville et à un bon latte du Starbucks.



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Dernière édition par "Aka" Jas Vispeer le Lun 21 Juil - 11:08, édité 2 fois
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Pocahontas Mojag Powhatan

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Pocahontas Mojag Powhatan
J'ai posé bagages ici le : 05/04/2012 Jouant le rôle de : pocaca, la seule et l'unique. Nombre de messages : 4101 On me connait sous le pseudo : BELLA CIAO. (lorenza) Un merci à : clever love (avatar) + endlesslove (sign). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la mignonne petite hudgens.
MessageSujet: Re: Death is only synonymous with rebirth. Death is only synonymous with rebirth. EmptyVen 11 Juil - 11:46


death is only synonymous with rebirth.


je resterai avec toi ce soir, je te tiendrai contre moi jusqu'à ce que la lumière du jour apparaisse. le matin, je vois un nouveau jour grandir, et nous ferons tout notre possible pour rester en vie. ⊹ Encore un jour se lève, encore un jour à affronter. Le soleil commence à peine à monter dans le ciel, mais toi tu es déjà levée depuis deux heures. Ça devient tout bonnement impossible pour toi de trouver le sommeil à présent. Pourtant tu es exténuée, ça c’est certain. Ça se lit sur ton visage, presque ridé pour ton jeune âge, rempli de cernes. Mais tu n’arrivais plus à fermer les yeux sans penser à ta maladie, sans penser à toutes ces conséquences qu’elle entraîne. Sans pouvoir t’empêcher de penser aux dégâts qu’elle dégage, sur ta santé comme sur ton caractère. Tu as cette désagréable et permanente impression d’être inutile, d’être une véritable loque humaine qui attend, les bras ballants, que la mort ne vienne à elle. Une bien triste image que tu avais de toi-même ces derniers temps.
Tu étais alors installée dans votre petite cuisine, à Stan et toi, feuilletant le journal pour voir si tu arrivais un peu plus à y lire les mots. Devoir apprendre une nouvelle langue, c’était vraiment pas évident, surtout quand on a été habitué toute sa vie à sa langue maternelle. Heureusement, pour ça, tu as de très bons amis compréhensifs qui prennent le temps de t’enseigner la langue de ce monde, histoire que tu arrives une bonne fois pour toute, par exemple, à lire le journal du jour tout entier. Mais ce matin, tu n’as pas le courage de lire plus que trois pages, et bientôt tu te contentes de regarder les images, espérant y comprendre par ce biais toute l’actualité du moment. Tu aurais aimé pouvoir t’installer devant la télévision, ce qui était beaucoup moins fatiguant, mais Stan dormant encore, tu voulais éviter de le réveiller. D’ailleurs, l’appartement entier dormait encore, les chiens étant tous affalés dans leurs paniers respectifs sans même t’avoir entendu te réveiller. Un léger sourire vint s’inscrire sur tes lèvres quand tu regardas dans leur direction. C’était idiot, mais ces bêtes-là t’apportaient tant. Plus que beaucoup d’êtres dans ce monde. Tu avais l’impression qu’ils comprenaient ta maladie, qu’ils l’a sentaient en toi en fait. Et leur soutien, ne pouvant s’exprimer par des mots, se manifestaient sous forme de léchouilles incessantes et de regards remplis d’amour. Ils étaient pour toi un véritable soutien, irremplaçable, et aucun jour tu ne regrettais de tous les avoir recueilli. Certains venaient de la SPA, mais la grande majorité tu les avais trouvés gisants en pleine rue, abandonnés à leur propre sort. Tu avais donc  décidé de leur offrir une nouvelle vie, une seconde chance de connaître le bonheur d’un foyer aimant. Une deuxième chance de vivre, qu’à toi on avait retiré. Comme si tu voulais leur donner ce qu’on t’avait retiré, au final.

Sept heures trente, il était temps pour toi de démarrer, direction le café. N’ayant ni voiture et ayant une peur bleue des moyens de transports, tu devais t’y rendre chaque jour à pieds. Heureusement pour toi, le Starbucks se situait à dix petites minutes du pensionnat. Trop fatiguée, tu n’aurais pas supporté une trop longue marche aujourd’hui. Surtout que tu avais encore oublié de mettre des chaussures ! C’était juste plus fort que toi, tu n’arrivais pas à te faire à cette mœurs d’ici-bas. Chez toi, les chaussures, on n’en avait jamais entendu parler. Et puis, c’était toujours plus agréable les pieds à l’air, même si le contact sur le macadam laissé à désirer. Les cheveux comme toujours détachés, flottants au vent, tu retrouvas le sourire face au soleil rayonnant. Il suffisait d’une bonne journée ensoleillée pour, parfois, te redonner le sourire aux lèvres. Comme si ses larges rayons écrasaient à eux seuls toute ta peine. Le chant des oiseaux, à cette heure si matinale, cette légère brise te caressant le visage et la ville toute entière qui se réveillait tout doucement, c’était tout bonnement apaisant. Inexplicable, mais apaisant.
Arrivant enfin au café, tu passas par l’arrière comme d’habitude, les lieux n’étant pas encore officiellement ouverts. Avant que tout ce beau monde n’arrive, il fallait en effet remettre les chaises en place, arranger de la plus belle des manières le comptoir et prépare les ingrédients des gâteaux de côté. Et tout ceci, en une grosse heure à peine ! Heureusement, aujourd’hui vous étiez à trois serveuses à effectuer l’ouverture, ce qui t’enlevait pas mal de travail à faire. En effet, malgré toi, beaucoup de monde avait remarqué ta faiblesse naissante. Tu n’avais parlé de ton cancer à aucuns de tes collègues, hors de question. Déjà que le sujet était difficilement abordable avec tes amis. Mais néanmoins, tous à ton travail avait remarqué que tu étais malade, du fait que tu courais souvent aux toilettes pour vomir sans doute. De cette manière, ce matin encore, les filles faisaient tout à ta place, te donnant à faire les tâches les moins fatigantes comme passer le chiffon sur les tables. Et ça avait tendance à t’énerver, que l’on te juge trop faible pour faire ton travail. Surtout qu’il n’était pas trop pénible à la base.. Tu savais très bien que ce n’était pas méchamment qu’elles étaient comme ça avec toi, bien au contraire elles pensaient faire bien. Mais toi, que l’on te prenne en pitié, ça te frustrait, tout simplement. Ça te renfonçait dans l’idée que tu devenais une vraie loque.
Neuf heures, le Starbucks ouvra ses portes. Déjà deux/trois personnes entrèrent, ayant sûrement attendu l’ouverture devant. Et le travail quotidien commença, toi qui insista pour aller prendre chaque commande. Tu voulais vraiment te bouger, ne pas rester plantée derrière le comptoir à compter les mouches et à t’enterrer, à nouveau, dans tes pensées les plus noirs. Non, aujourd’hui, tu étais décidée à garder haut et fort ce sourire sur ton visage, et pour se faire il fallait que tu t’occupes l’esprit. Commande après commande, te montrant toujours des plus agréables selon les compliments des clients, tu remis en place ton uniforme – obligatoire au Starbucks – ainsi qu’une mèche de cheveux quelque peu rebelle avant de reprendre ton service. La porte d’entrée sonna, comme toujours quand un client l’a franchissait. Et comme toujours, tu y levas la tête pour poliment saluer la personne entrante. Mais au moment-même où tes yeux se posèrent sur cette personne, tu restas comme bloquée. Tu restas même plantée comme une bêbête au milieu du café, comme si tu venais de voir un fantôme. Ce qui était, ironiquement, un peu le cas. Ce visage, c’était elle. C’était cette inconnue qui te paraissait pourtant si familière à présent. En effet, d’elle, tu ne savais rien si ce n’était son prénom. Jas. Tu l’avais appris en lisant, curieuse, les cartes posées avec les fleurs dans sa chambre d’hôpital. Oui, l’hôpital. C’était bien le dernier endroit où tu pensais faire des rencontres, et pourtant c’était là-bas que tu avais découvert cette jeune femme, allongée depuis des jours et des jours dans ce lit sans jamais ouvrir les yeux. Sans jamais montrer un signe de vie, que ces vagues vertes sur une machine branchée à elle. Le coma, c’était dans quoi elle était plongée si tes souvenirs étaient corrects. Tu ne savais pas trop comment elle avait atterri dans cette situation, mais tu étais suffisamment réfléchie pour comprendre que, comme toi, sa santé n’était pas en ordre. C’était alors tout bête, mais tu avais passé tes journées à son chevet dès le jour où tu l’avais vu, à travers la porte. Toi qui passais beaucoup de ton temps à l’hôpital pour subir ces désagréables tests en tout genre, tu t’étais trouvée une bonne raison d’y venir. Rester assise à ses côtés, elle que tu ne connaissais pas, et mentalement la soutenir. Comme si tu pouvais lui transmettre toute ton énergie, pour l’aider à se réveiller. Et puis, un matin, tu arrivas dans sa chambre totalement vide. Plus aucune trace d’elle, ni des fleurs, ni de son amie Sofia. Un peu comme si, amèrement, elle n’avait jamais existé. Ça t’avait foutu un sacré coup, toi qui t’étais drôlement attaché à elle.
Et puis pouf, voilà que ce matin, elle te réapparait. Un peu comme dans un rêve, l’a revoici. A présent, la question de « que faire ? » se pose. Tu n’allais tout de même pas aller l’a salué comme s’il s’agissait d’une amie de longue date. Elle ne savait pas qui tu étais après tout, et il était hors de question de venir lui faire peur en t’imposant à elle. Tu te contentas alors de te débloquer, allant jusque derrière le comptoir pour demander à une collègue de prendre ta place, le temps de quelques minutes. Le temps que tu te remettes de tes vives émotions. Tu n’arrivais pas à lâcher ton regard de la jeune femme, clignant plusieurs fois des yeux comme si tu avais peur d’avoir des hallucinations. Mais non, elle était bien réelle. Elle était bien là, au Starbucks. Elle était bien là, allant s’installer sur une table. Elle était bien là mais toi, tu ne savais pas quoi faire.




    éphémère
    or whether we are white or copper skinned, we need to sing with all the voices of the mountains. △on passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets, à essayer de le prédire, comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. mais l'avenir change constamment. l'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. mais une chose est sûre : quand finalement il se dévoile, l'avenir n'est jamais comme on l'avait imaginé.
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MessageSujet: Re: Death is only synonymous with rebirth. Death is only synonymous with rebirth. EmptyVen 11 Juil - 21:58



❝ Death is only synonimous with rebirth ❞
DES FOIS ON A PAS BESOIN D'ESPERER POUR AVOIR



Radieuse, elle entra, sa pochette noire sous le bras, prenant le soin de tenir la porte à deux personnes qui la remercièrent timidement: l'employée placée à l'entrée avait l'air d'avoir un problème. Comme si son cerveau venait de court-circuiter, lui enlevant les mots "Bienvenue au Starbuck Coffee" de la bouche. Marchant sagement derrière le couple, Aka ne put que constater le malaise que créait cette jeune femme à fixer les clients de la sorte, définitivement troublée: elle avait l'esprit ailleurs, mais son regard insistant lui était bien destiné à l'un des nouveaux arrivants.
Enfin bref. L'irakienne se sépara du couple pour aller s'installer à une petite table pour deux, celle où les sièges étaient de sympathiques tabourets de bar. Cette place lui permettait d'avoir une vue d'ensemble sur le café. Elle posa ses affaires et s'accouda à la table, son portable en main; ici, c'était comme au McDonalds: WiFi gratuit. Mais bon, ce n'était pas le but de sa venue. Tout ce qu'elle voulait, c'était décompresser et rien d'autre.
A cette heure-ci, il n'y avait pas grand monde: la plupart était certainement des habitués. Jas, elle, n'était restée à une table qu'une fois ou deux: le plus souvent elle entrait et ressortait accompagnée de quelques amies pour acheter des petits gâteaux ou des milkshakes.
Attendant qu'on vienne la questionner sur ses envies du jour, elle se mit à regarder ici et là, dans l'espoir de trouver une distraction; de l'autre côté de la cloison de verre, un gars venait de se ramasser dans les escaliers: elle sourit, visiblement amusée par cette maladresse.
Elle détourna alors la tête; ses yeux noisettes, à l'affut d'un employé à qui passer commande, surprirent une interaction discrète entre deux serveuses: l'une des deux était celle qui, plus tôt, avait l'air de se sentir mal. Tient, en parlant du loup, la voilà qui fuit derrière le comptoir, à se frotter les yeux comme sortie d'un mauvais rêve.

Sa collègue arriva enfin à la table de Jas et se posta en face d'elle, lui bloquant la vue, son bloc-notes à la main, armée d'un sourire amical, prête à noter.
- Bonjour ! Que désirez-vous ?
Un peu perplexe, les sourcils légèrement froncés, la jeune femme reprit ses esprits:
- Un Latte s'il vous plaît, et.. hm un Frappuccino, répliqua-t-elle en jetant un petit coup d'oeil sur la carte des menus qui se trouvait à quelques centimètres de son coude.
- Quel goût ? Nous avons Vanille, Caramel, Café, Chocolat et-
- Chocolat sera parfait ! Et ajoutez-moi une salade de fruits tant qu'on y est, merci !
- Bien, nous vous apportons tout cela dans un instant, conclua la serveuse en arrachant une feuille gribouillée de lettres et de chiffres.
De nouveau seule, Aka vérifia son portable: un message de Sofia. Cette bonne femme avait du mal avec la technologie, si bien qu'elle avait pris l'habitude de demander de l'aide à une autre personne à chaque fois qu'il était question d'écrire un texto ou de composer un numéro; du haut de ses 35 ans, elle était pourtant jeune, non ? M. Vispeer, lui, s'était plutôt bien adapté: son job ne lui permettait aucun répit, l'obligeant à toujours être en contact, et cela tous les jours de l'année, qu'il soit en plein diner de famille ou entrain de dormir. Le texto était écrit majoritairement en arabe, parsemé de quelques mots français: à force de vivre dans un pays qui n'est pas le notre, on perd toujours quelques morceaux de l'ancien.
On m'a dit que tu t'es encore enfuie. Tu as de la chance, Layth n'a pas eu l'air de l'avoir remarqué. Ma petite, fais attention à toi surtout !
Ta Sofia, bsx.
Ah oui, j'allais oublier: dis à cet idiot de blondinet, de un, d'arrêter de d'harceler la maison de fleurs et de poèmes et de deux, qu'il ne te plaît pas ! Je sais qu'il est gentil mais ces rendez-vous qu'organisent ton père me donnent vraiment des migraines horribles: j'ai l'impression de sentir la rose !

Elle ne put s'empêcher de rire en silence avant de répondre Je le ferai dès que je rentrerai, ne t'inquiète pas Amma. En vérité, Sofia n'était qu'une amie proche de son père, et non sa tante: était-ce une coutume ou une habitude, ça, Aka l'ignorait, mais chaque ami proche était considéré comme faisant parti de la famille. Certaine maison aime sans compter: bonjour le nombre de pseudo-cousins ou de frères présents à un mariage ou à une bagarre pour la rédaction d'un testament ! Peut-être que, auparavant, c'était le cas chez les Vispeer, mais tant pis: la fille du consul arabe ne s'en souvenait pas et c'était mieux comme ça.
Sa famille se résumait à sa maison, point final.



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Dernière édition par "Aka" Jas Vispeer le Lun 21 Juil - 11:09, édité 1 fois
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Pocahontas Mojag Powhatan

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MessageSujet: Re: Death is only synonymous with rebirth. Death is only synonymous with rebirth. EmptyLun 14 Juil - 22:16


death is only synonymous with rebirth.


je resterai avec toi ce soir, je te tiendrai contre moi jusqu'à ce que la lumière du jour apparaisse. le matin, je vois un nouveau jour grandir, et nous ferons tout notre possible pour rester en vie. ⊹ C’était tellement perturbant de la voir là, debout dans le café. C’était sûrement étrange comme pensée, mais c’était un peu comme voir une revenante. Tu n’étais pas à ton premier revenant, étant retombée sur ton défunt Kocoum dans ce même café quelques semaines plus tôt. Mais là, c’était tout à fait différent. Car en plus d’être perturbée par l’idée de la voir sur ses pieds, tu étais tiraillée entre la considérer comme une amie, ou comme une inconnue. A ses yeux, tu n’étais certes qu’une simple et pure étrangère, mais pour ton cas personnel, ton cas unique, ça n’était pas si simple. A partir de quand pouvait-on considérer connaître quelqu’un, au juste ? Fallait-il tout savoir d’une personne pour ne plus l’appeler inconnue ? Fallait-il avoir avec cette dernière juste quelques affinités pour la considérer comme une amie ? Ou veiller des jours et des jours à son lit, sans jamais lui avoir parlé, sans jamais avoir croisé son regard suffisait-il pour dire la connaître ? Bien des questions que voilà dans ta petite tête, sans que tu ne puisses trouver une quelconque réponse. Ces semaines passées depuis sa disparition de la chambre d’hôpital, tu ne les avais pas passés à te dire tout ceci, non. Tu t’étais juste sans cesse demandé où elle avait pu partir, et surtout, si son cas s’était arrangé. C’était vraiment bête de te soucier de quelqu’un comme ça, comme si tu n’avais pas assez de problèmes dans ta propre vie. Mais à nouveau c’était plus fort que toi, bien plus fort que ta propre raison, aussi maigre soit-elle déjà.
Tu remarques alors que tu n’es pas d’une toute discrétion quand tu croises vivement son regard dans ta direction. Le visage assez fermé, semblant plutôt perturbé par ton comportement. Assez paniquée à l’idée de l’apeurer, ou de juste paraître étrange à ses yeux pour une première impression, tu fis alors dos à la salle, te trouvant toujours derrière le comptoir et faisait fit de ranger les tasses convenablement. C’est d’ailleurs quand l’une d’entre elles faillit de justement te glisser des doigts que tu remarquas à quel point tu tremblais. Tu t’arrêtas donc dans ton rangement, inspirant et expirant un bon coup. « Mojag, tu es sure que ça va ? » La voix vint te faire quelque peu sursauter. C’était une collègue, apparemment inquiète pour toi comme toutes les autres. Comme tous les jours. Tu vins alors lui adresser ton plus beau sourire, remettant une mèche de cheveu en place pour cacher au maximum cet air paniqué et perdu que tu avais. « Oui, oui ne t’en fais pas, ça va super. », te contentas-tu de répondre en soufflant un bon coup pour une dernière fois. Elle acquiesça alors, n’allant pas plus loin dans le doute et retournant à son service. Tandis que toi, reprenant le contrôle de tes émotions, tu vins à nouveau relever ton regard vers la jeune rescapée, de manière un peu plus discrète cette fois-ci. Elle semblait être demandée sur son portable, machine que personnellement tu ne contrôlais pas tellement. Nakoma avait pourtant tout fait pour t’aider à t’en servir, ça ne rentrait tout simplement pas dans ta petite tête. Tu avais déjà assez de mal comme ça à apprendre la langue locale, tu n’allais pas te mettre à la découverte de leur technologie maintenant.

Tu n’arrivais plus à détourner ton regard d’elle. C’était comme si tu voulais vérifier qu’elle était véritablement là, en chair et en os devant toi. Elle que tu avais pris l’habitude de voir étendue sur ce lit d’hôpital, les yeux incessamment clos et l’absente totale d’expression sur son visage. A cet instant, dans l’état dans lequel elle avait été plongé si longtemps, elle t’avait paru alors si fragile. Tel un effet miroir, tu t’étais retrouvée en elle. Retrouvée cette maladie qui te rongeait dans cette faiblesse humaine. Tu n’avais pas eu pitié, oh ça non. Tu savais que trop bien qu’être l’objet de la pitié des autres, c’était irritant. Non, tu étais plutôt compréhensive à ce qu’elle vivait. Et c’est avec cette compréhension que tu vins t’attacher à elle. Sans jamais lui parler, sans jamais n’avoir d’autre contact avec elle que ton regard penché vers elle, tu lui avais faite une place dans ton cœur. Une place suffisamment grande pour que tu viennes t’inquiéter pour elle.
Te réveillant de tes pensées, tu observas ta collègue préparer la commande de ta précieuse inconnue. Craquant tes doigts, tel un tic que tu avais pris avec le temps, tu pris en main le plateau de sa commande. « Laisse, je m’en occupe. Merci encore d’avoir pris ma place. » Un léger sourire en sa direction, et te voilà te dirigeant vers la table de la belle occidentale, tout sourire aux lèvres. Tu lui déposas alors soigneusement ses commandes face à elle, prenant soin à ne pas te montrer comme toujours maladroite. Ç’aurait été dommage de déjà lui renverser son frappucino dès votre première « rencontre ». « Et voilà pour vous, concluais-tu gaiment, ne pouvant décidément pas quitter des yeux son si grand et profond regard. Dîtes-moi si je suis trop indiscrète, mais je ne vous ai jamais vu dans le coin. Vous êtes nouvelle en vile ? », questionnas-tu sans gêne, aussi ouverte étais-tu avec les gens. Surtout avec elle, que tu avais une fois encore l’impression de tant connaître malgré tout.





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MessageSujet: Re: Death is only synonymous with rebirth. Death is only synonymous with rebirth. EmptyLun 21 Juil - 11:48



❝ Death is only synonimous with rebirth ❞
DES FOIS ON A PAS BESOIN D'ESPERER POUR AVOIR




Lorsqu'elle releva la tête, son portable verrouillé, Aka se retrouva nez à nez avec son petit-déjeuner.
« Et voilà pour vous. »
Après l'avoir immédiatement remerciée avec un sourire d'affamée, elle réalisa qu'un relaiement s'était opéré entre-temps avec la serveuse qui plus tôt ne semblait pas dans son assiette. Sans perdre de temps, celle-ci même renchérit:
« Dîtes-moi si je suis trop indiscrète, mais je ne vous ai jamais vu dans le coin. Vous êtes nouvelle en ville ? »

Cette fille était, primo, sublime. Pourtant ses traits ne trompaient pas: effectivement, malgré son attitude enjouée, elle avait le visage légèrement creusé et des cernes prononcées qui ne la faisaient pas pour autant passer pour un mort-vivant. Jas ne trouvait pas les mots; elle lui faisait penser aux malades qu'elle avait croisés dans les couloirs lors de sa sortie d'hôpital: ils avaient ces mêmes lignes tracées par le temps et la maladie qui leur bouffait le coeur, le cerveau ou le foie sur leur figure, mais les leurs étaient bien plus prononcées, bien plus profondes, bien plus effrayantes.
Secondo, elle était futée. Ou alors elle était du genre à avoir beaucoup "d'amis", Fantasia Hill étant plus ou moins une "petite" ville, ou elle connaissait tout le monde via les réseaux sociaux, ou encore une connaissance du maire, toujours au courant de l'arrivée des nouveaux venus (idée qui ressemble un peu à la première).

- C'est exact. Ou du moins à quelques détails près. répondit-elle en baissant les yeux, un sourire aux lèvres; deux petites fossettes étaient apparues. Soudainement sa tête se releva: son regard noisette s'encra alors dans celui de son interlocutrice, visiblement ravie de pouvoir parler à quelqu'un d'aussi bon matin; elle souriait de plus belle. - Je m'appelle Aka. L'irakienne fit taire son nom: là n'était pas la question et elle n'était pas obligée de le prononcer. En plus de cela, si son père apprenait qu'elle était -encore- partie à la sauvette depuis sa suite, elle ne saurait comment vivre avec deux fois plus de gardes, de garçons ennuyeux, et de leçons sur le monde du travail.
Tout ce qu'elle cherchait, c'était de fuir ce bordel routinier qui résumait sa vie. Comme un oiseau en cage, et dorée en plus. Certes bien nourri, certes sur-aimé, certes vivant dans un habitat entretenu de A à Z, mais bien inutile, comme une quelconque babiole servant de décoration. Mais tout ce qu'on veut, c'est voler ! De quitter cette jolie prison et de devenir quelqu'un, de trouver notre place dans un monde inconnu qui ne nous a jamais vu ! Changer de vie, ne plus être dépendant et vivre par nous-même, voler de nos propres ailes ! C'était son rêve et son but.
Vivre dans un hôtel fut le premier pas vers la liberté, mais lorsque la chambre, ou plutôt suite, est financée par quelqu'un d'autre, c'était tout sauf convaincant: ce qu'il lui restait à faire était de travailler. Oui, travailler. Elle pourrait alors véritablement vivre par elle-même, avoir un appartement ou une petite maison rien qu'à elle, où elle pourrait payer le loyer par ses propres moyens et être comme les autres. Et elle voyait une chance ici de réaliser ce souhait, ou du moins, de s'en rapprocher, mais c'était tout sauf gagner. Mademoiselle n'avait jamais eu besoin de rédiger un cv, d'arriver à l'heure pour un entretien d'embauche ou de trimer, ça jamais ! Mais il y a un début à tout, et ce serait obligatoirement sans son protecteur de père.
- Ce n'est peut-être pas le moment mais.. poursuivit-elle en jouant avec une paille, un peu hésitante, comme si elle pesait le pour du contre de ses pensées, avant de presque exploser, des étoiles plein les yeux, mais est-ce que vous embauchez par hasard ? Enfin, juste par curiosité. Pour se taire, elle s'empressa de boire son café, si bien qu'elle le finit en une gorgée, faillant de se brûler la langue.



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Death is only synonymous with rebirth.

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