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Aidaka ஜ A pure heart is superlatively rare and even more attractive. Vide
 

 Aidaka ஜ A pure heart is superlatively rare and even more attractive.

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Anonymous

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MessageSujet: Aidaka ஜ A pure heart is superlatively rare and even more attractive. Aidaka ஜ A pure heart is superlatively rare and even more attractive. EmptyLun 21 Juil - 17:13

Il est plus facile de renoncer à une passion que de la maîtriser.

Il est plus facile encore de se laisser consumer. Et toi, Jasmine, tu as toujours été ma passion et tu m’as toujours ravagé. Dois-je renoncer à toi, aujourd’hui, ou vas-tu rendre la douleur si intense qu’elle en deviendra pure douceur ?

Trois jours et deux nuits maintenant. Trois jours, deux nuits et deux insomnies. Un calvaire, un enfer, une réalité – une fatalité.
J’ai promis d’arrêter d’enchainer cigarette sur cigarette, ai juré à Tara de cesser d’accumuler verre sur verre et j’ai même repris le boulot, pour me tenir loin de tout cela. Étrangement, le chef n’a pas semblé en colère en me revoyant, même si je m’étais absenté plus de trois jours. Pas que je m’en plaigne, cela dit.
Faire de nouveau partie d’une intervention a été tout sauf simple ; et de nouveau, je me suis retrouvé penché au-dessus d’un enfant, à lui dire de tenir bon, à lui dire de ne pas lâcher prise, que tout irait bien. Tous ces mots qui tournaient en boucle dans mon esprit lorsque Cesare m’a planté une dague dans l’épaule. Je lui disais pourtant chaque mot qu’il fallait, restait souriant, gardant l’enfant contre mon torse, lui tenant lorsqu’il fallut le transporter.
C’est étrange, cela dit. Du feu n’émane pas la chaleur habituelle, de l’eau n’émane pas la douceur habituelle ; le soleil n’est plus chaleureux, le vent n’est plus le bienvenu ; l’été est tout sauf festif et là où nos plans m’emmenaient, Tara et moi, au-dessus des mers des Caraïbes ou sur les plus hauts monts du monde, quelque part dans l’infini, perdus dans l’univers, étreints pas différentes galaxies. Et ces rêves anéantis par une alliance, pas des vœux à peine pensés, un sermon qui vaut beaucoup aux yeux de la loi, qui n’est que sceau prouvant la fin du conte de fées aux miens.
L’amour artistique que j’éprouve pour Tara, cet amour doux et pourtant électrique qu’on éprouve l’un envers l’autre, tout ce pourquoi on a vécu, ainsi dévasté, écroulé comme un vulgaire château de cartes ? Que reste-t-il, aujourd’hui ?
La tristesse, le vide, la douleur absolue.

Je rentre chez moi directement, luttant pour cesser de penser à tout cela, luttant pour cesser de refaire jouer le film de l’intervention aujourd’hui, le visage de ce garçon de cendres enduit. Et sous le jet d’eau glaciale, je ne pense qu’au tracé des gouttes sur ma peau, repense cependant aux doigts de la belle blonde et, de fil en aiguille, je me dis qu’il va falloir que je m’affiche avec d’autres femmes. Et c’est à cet instant que je pense à Quinn.
Elle, elle pourrait jouer le rôle de ma petite amie. Et, très sincèrement, je ne pense pas qu’elle me refuserait pareille valeur.
Je me promets de lui fixer rendez-vous pour le lendemain et vais, pour l’heure, m’atteler à trouver des vêtements adéquats pour sortir prendre un verre. Après une journée épuisante, le moins que je puisse faire est de m’octroyer un petit remontant.
Et c’est sans surprise que je me dirige vers l’Olympe, une cigarette coincée entre mes lèvres.
L’endroit est merveilleux, une pure idylle pour les yeux, une fontaine de jouvence pour l’esprit ; des fresques minutieuses témoignant de grands évènements mythologiques, des poutres de marbre se dressant dignement, un plafond en voûte, éclaire ci et là, montrant plusieurs peintures de divers Dieux, notamment Athéna qui a le bras tendu et, un peu plus loin, Arès, avec sa propre lance plantée dans la cuisse. La musique y est bonne, entrainante et chaleureuse, qui ne vous donne pas d’atroces maux de tête mais qui vous incite à aller vous mêler à la sensualité palpable dans l’atmosphère. Les lumières y sont variées et on a droit à du rouge tapant là où sont disposés des canapés en cuir, une lumière blanche sortant du sol au niveau des balcons et un jeu de couleurs au comptoir.
Je salue le videur que j’ai appris à connaitre depuis le temps et pénètre ce temple de volupté et de jouissance, m’accordant une minute pour finir ma cigarette, l’écraser dans un cendrier à proximité et observer les personnes présentes, à la recherche d’une éventuelle connaissance. Je me dirige cependant vers le comptoir, las de chercher parmi ces visages trop éclairés quelqu’un qui pourrait me tenir compagnie ce soir, préférant un tête-à-tête avec leur cocktail maison à base de tequila et de whisky. Et pourtant, alors que je m’apprête à prendre place sur l’un des tabourets hauts, je la vois.
Elle.
Et je la reconnais.
Elle.
Est-ce que je rêve ?
Elle est là, assise… Réelle.

Je manque de perdre l’équilibre, m’agrippe fermement à un homme qui m’a tendu la main par réflexe.
Malgré le violet qui se reflète dans ses yeux, je reconnais bien là la pureté de ses iris ; malgré toutes les femmes magnifiques autour d’elle, sa beauté à elle est unique, brute ; malgré le monde fou, elle se démarque ; malgré la musique forte, j’entends mon cœur, tends l’oreille pour entendre le sien. Et en un rien de temps, l’odeur du sable me revient, la chaleur du désert me brûle la peau, le manque d’eau se fait ressentir – je me souviens qu’Aladin avait souvent soif.
Je remercie l’homme en lui affirmant que ça va aller et me dirige d’un pas incertain vers elle. Par chance, une place à sa droite est libre et j’y prends place naturellement, faisant signe au barman en commandant un verre d’Absolute, incertain quant à la capacité du cocktail à m’aider à me remettre de cela.
Et j’aimerai tendre la main pour la toucher, juste l’effleurer, voir si elle est réelle.
Elle ne me reconnaitra pas, elle. Forcément. Je n’ai jamais été qu’un objet, après tout. Que sait-elle, de ces sentiments que je voulais éprouver – à défaut de pouvoir réellement ressentir tout cela – à son égard ? Rien. Rien du tout.
Je la regarde un instant avant de soupirer et, sans m’en rendre compte, je me retrouve à lui adresser quelques mots.

« Liberté. C’est ce que tout le monde recherche, non ? Et vous aussi. Vous semblez indépendante, mais vous recherchez toujours la liberté, je me trompe ? »

Je me tais brusquement, ma voix se brisant littéralement. J’aimerai rajouter quelque chose, mais je n’arrive pas à prononcer un seul mot. Alors, à bout de souffle, le regard perdu dans les yeux de la belle créature, je lui dis ce qui me tourne réellement dans l’esprit, car je suis incapable de lui parler d’autre chose pour le moment – pas plus de liberté que d’un autre sujet.

« Tu… Vous… Pourquoi ? De quel droit fais-tu cela ? De quel droit fais-tu battre de nouveau mon cœur ? Tu n’en as pas le droit. Elle est la seule à le pouvoir et elle n’est plus mienne, tu… Pourquoi ? »

J’ai l’impression de trahir Tara en sentant ainsi mon cœur s’affoler et je sais bien que c’est mal, mais… Je ne cesse de regarder les lèvres de Jasmine. Je détourne les yeux pour planter mon regard dans le sien et un long frisson me parcourt le dos.
Non, je ne veux pas l’embrasser. Je la voulais mienne, je voulais l’aimer… Mais elle est arrivée trop tard dans ma vie et, je ne pourrai jamais l’en remercier assez : car grâce à son retard, j’ai connu l’amour de ma vie.
Je secoue la tête avant de lui sourire doucement.

« Excuse-moi, tu dois me prendre pour un fou. Je m’appelle Aiden. »
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Aidaka ஜ A pure heart is superlatively rare and even more attractive.

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