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 I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥

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MessageSujet: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptyLun 21 Juil - 21:43

Aurore ♥ Pimprenelle
Sorry seems to be the hardest word
Un brusque frisson me parcourt le corps quand je songe à Aurore et à tout ce qu’elle a subi. Ma Aurore… ma douce petite princesse. Dire que j’avais consacré ma vie entière à tenter de la protéger de la malédiction, des griffes de Maléfique. Déjà, nous pensions lui être venues en aide en conjurant le sort, faisant un sorte que ce ne soit qu’un sommeil éternel et non la mort qui la happe. Un baiser devait la réveiller et c’est en assistant le prince de ses rêves que la malédiction avait été levée. Aurore était saine et sauve, mariée à son beau prince. Tout était rentré dans l’ordre et la fin heureuse était là, comme il devait être. Les méchants avaient été détruits et Maléfique avait chu. Mais si j’avais su qu’elle préparait dans l’ombre une vengeance autrement plus grande et redoutable, je l’aurai occis moi-même, m’assurant qu’elle brûle en enfer. Il n’était pas acceptable qu’elle torture ainsi mon innocente petite princesse !

Une ville dépourvue de magie. Une fille où nous étions tous perdus et livrés à nous-mêmes. Quel meilleur endroit pour mettre à exécution ses plans diaboliques ? La magie n’était plus un facteur à prendre en compte et elle ne s’attendait très certainement pas qu’une créature dotée de pouvoir vienne lui mettre des bâtons dans les roues. Même moi, je ne pouvais plus rien faire. Autrefois, j’avais vécu seize ans sans baguette magique pour qu’Aurore ne se doute jamais que nous étions des marraines fées, mais l’absence de magie m’avait cruellement manqué. Je pensais ne jamais avoir à m’en détacher. Mais c’était sans compter sur Fantasia Hill. Toutefois, j’étais intimement convaincue que Maléfique dissimulait nos baguettes chez elle. J’avais bien tenté de les retrouver mais avec Diablo sur le dos toute la journée, j’avais toutes les peines du monde à trouver un moment pour effectuer mes recherches. J’avais beau dire que c’était pour mieux effectuer mon ménage et mon rangement, son sbire de malheur ne démordait pas quand il s’agissait de garder un tiroir ou un placard. Il faudrait donc que je prenne mon mal en patience…

Tant qu’Aurore était loin des griffes de Maléfique, je pouvais me permettre d’étendre mon plan et de faire durer les choses afin de diminuer les soupçons qui auraient pu peser sur moi. Durant quelques semaines, Aphria m’avait congédié et j’avais compris qu’Aurore avait été retrouvée. J’en avais été malade, prête à réagir pour lui venir en aide mais je n’aurai fait qu’aggraver la situation. Que fallait-il alors faire ? Quelle était la solution ? Des jours durant, j’avais échafaudé des plans, fait un sorte qu’Aphria me reprenne à son service pour que je puisse faire fuir Aurore, mais en vain. Finalement, j’avais appris il y a peu que ma douce princesse s’en était allée. En réalité, je l’avais appris car Maléfique s’était aussitôt retournée vers moi. Il n’y avait aucun doute que mes services avaient dû la satisfaire et les portes du loft m’étaient à nouveau ouvertes, mais Aurore n’était plus là. Où la trouver ? Par chance, mon amie Attina savait pour le lien qui m’unissait à la pauvre princesse et elle m’avait fait parvenir discrètement l’information. Talie était chez la sirène, cachée et à l’abri. Quel n’avait pas été mon soulagement de l’apprendre !

Aussi cette fois-ci, j’avais décidé qu’il était tant que ma petite princesse me rencontre et qu’elle comprenne qu’elle n’était définitivement pas seule. Cependant, je craignais cette rencontre plus que toute chose au monde. C’était pourquoi, j’attendais depuis dix bonnes minutes devant cette porte sans parvenir à frapper. Finalement, je pris mon courage à deux mains. Un coup, deux coups. J’attends. J’ai le cœur qui bat la chamade. Quelques secondes plus tard, c’est la jolie sirène qui vient m’ouvrir. Je lui souris.

« Bonjour Attina. Talie est là ? » je demande doucement.

La jeune femme acquiesce et me fait signe d’avancer. Je rentre donc. Talie… comme ça me fait bizarre de l’appeler ainsi… Son vrai nom était Aurore… Toutefois, j’avais bien passé des années à l’appeler Rose… Je suis Attina qui me conduit jusqu’à la chambre de ma petite princesse. Sachant que nous aurions besoin d’intimité, elle me laisse après une tendre étreinte pour me donner du courage. Je la regarde partir en souriant avant de recentrer mon attention sur la porte. Encore une toute dernière barrière qui me séparait de ma princesse… Je prends une grande inspiration et je toque à la porte. Mon cœur rate en battement quand elle s’ouvre sur ma petite princesse.

« Euuh… je sais qu’on ne se connaît pas mais… Attina m’a… enfin… Il faut que nous nous parlions… » je bredouille maladroitement. Il faut que je me reprenne. Je tends la main. « Je… je m’appelle Aloïse. Et toi tu es Talie c’est ça ? »

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Dernière édition par Aloïse P. Hawthorne le Lun 27 Oct - 19:15, édité 3 fois
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Talie-Rose Aurore Grimm

My life with you
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LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: mourir.
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Talie-Rose Aurore Grimm
J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: Re: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptySam 26 Juil - 9:21



FREE ME, BEFORE I SLIP AWAY.


Tu fixes ton regard sur le plafond blanc de ta petite chambre toute chaude que tu as décorée selon tes goûts. Il y a beaucoup de rose, à vrai dire. C’est une véritable chambre de princesse, de la Princesse que tu as été. C’est comme te rappeler un peu de cette vie que tu as vécue voilà ce qui te semble être des millénaires. C’est comme si tu étais devenue une personne différente depuis. Peut-être que ta vie à Fantasia Hill t’a changée, peut-être qu’Elle t’a changée. Ta Maîtresse. Secouant la tête avec faiblesse, tu te refuses à penser elle. Tu veux juste profiter du calme et de la paix que t’offrent ces quatre murs t’entourant. Ils sont ta forteresse, ta cachette. Comme pendant toutes ces années où tu as vécu avec tes marraines, ces trois fées qui n’avaient que pour but de te protéger. Elles t’ont aimée comme une mère l’aurait fait et tu n’as jamais vraiment eu l’occasion de les remercier pour ces années de sacrifices durant lesquelles elles n’ont jamais vécu que pour toi. Elles t’ont tellement donné. Et tu n’as jamais véritablement montré toute ta reconnaissance, parce que tu grandissais. Parce que tu découvrais ton amour pour Philippe, parce que tu t’endormais profondément pendant cent ans. Mais elles ont toujours été là, chaque jour jusqu’à tes seize ans. Elles te choyaient comme la princesse que tu étais, même si tu n’en étais pas consciente à ce moment-là. Cette période de ta vie passée a sûrement été la plus merveilleuse parce que tu étais alors insouciante. Tu étais heureuse, de la façon la plus simple qui puisse exister. Elle a été la plus merveilleuse parce qu’il n’y avait pas ce vide en toi qu’Elle a creusé à force de coups et de baisers.

La tendre Attina te fait un peu penser à ces trois bonnes fées. Elle est aussi bonne, aussi douce. Aussi protectrice et maternelle qu’elles l’ont été. Elle pose toujours sur toi ce regard empli de compassion, d’amour presque. Depuis que tu vis chez elle et sa sœur Alana, tu retrouves le goût de ces années vécues auprès de tes marraines en plein cœur de la forêt avant que la malédiction ne te frappe. Pour un peu, tu aurais pensé qu’Attina était une des trois anciennes fées. Avec elle tout semble à nouveau si magique. Si doux. Et tu ne pourrais être plus heureuse, plus choyée. Elle prend tant soin de toi, comme si tu faisais partie de sa famille. Comme si le même sang coulait dans vos veines, comme si vous étiez liées. Et pourtant il n’en est rien. Elle t’a juste rencontrée au moment le plus opportun, a soupçonné très vite que tout ne se passait pas si bien que ça dans ta vie. Et c’était tout. Depuis ce jour, elle avait toujours été là pour toi. Quoi que tu fasses, quoi que tu demandes. Elle avait toujours été là, comme une ombre veillant sur toi. Comme un halo de protection qui t’entourait malgré tout. Malgré toi et tes envies d’autodestruction. Quand tu as eu véritablement envie d’en finir, elle a été la lumière dans la nuit noire. Elle a été ta lueur d’espoir. La seule qui existait dans ton quotidien infernal. Et tu l’as trouvée, prête à t’aider volontiers. Tu n’as pas eu à supplier, tu n’as rien eu à donner en échange. Elle t’a simplement sauvée. Comme une héroïne des temps modernes, la cape et les bottes en cuir en moins. Elle est venue à ton secours ce soir-là et depuis, tout commence enfin à s’arranger. Ne reste que ton manque de ta Maîtresse, ne restent que les crampes au ventre à cause du manque de drogue mais ça en vaut la peine. Tout ça en vaut la peine. Parce que tu es désormais libre de vivre ta vie comme tu l’as toujours souhaité. De te reprendre en mains, de goûter à un bonheur qu’on t’a enlevé, qu’on t’a toujours refusé depuis ton arrivée ici, dans ce nouveau monde. Tu n’es pas encore très habile en ce qui concerne de vivre pour toi seule sans penser aux autres, mais tu fais des efforts. Tu t’améliores. Tu as bon espoir, un jour tout rentrera véritablement dans l’ordre.

Alors que tu es toujours dans tes pensées, quelques coups frappés à la porte de l’appartement résonnent faiblement dans ta chambre. Vous recevez toujours peu de visiteurs, c’est très calme ici. Tu te dis que ce doit être Sea, la nièce de tes deux logeuses qui vient pour le déjeuner. Tu as encore du chemin à faire pour te sentir à l’aise avec elle aussi, mais elle est gentille. Elle a toujours essayé de te parler, de ne pas te faire sentir invisible. Elle a des yeux plein de douceurs, un visage rond qui inspire confiance. Pourtant, tu n’oses pas bouger. Tu attends. Tu attends qu’elle vienne toquer à ta porte. Tu as encore du mal à aller vers les gens de ta propre initiative. Tu restes quelqu’un de timide, d’introverti. Parfois, tu rougis tellement que des plaques couleur de sang apparaissent sur ta gorge. Il t’arrive même de bafouiller. Parce que, enfermée dans le loft comme tu l’as été, tu mets beaucoup de temps à reprendre contact avec les gens alentour. Avec le monde extérieur. Et tout ça te fait si peur que tu peines à te laisser aller. Alors quand tu entends frapper à ta porte de chambre, tu souris avec chaleur. Avec bonheur. Un sourire tout simple que tu n’avais jamais eu avant. « Je suis trop contente de te voir, tu… commences-tu alors que tu ouvres ta porte en vitesse, le regard illuminé. » Mais tu te stoppes bien vite et ton sourire se fane, car ce n’est pas Sea de l’autre côté. Ce n’est pas même Attina, c’est une personne que tu ne connais pas. Que tu n’as jamais vue de ta vie. Ton premier réflexe est de te cacher derrière ta porte entrouverte, ne laissant dépasser qu’un bout de ta tête blonde effrayée. Le visage est pourtant doux et souriant. Amical. Mais la peur, vicieuse, te grimpe jusqu’à l’estomac, jusqu’au cœur. Tu la sens qui s’enroule très vite autour de toi. « Bonjour, tu réponds à mi-voix tout en clignant des yeux. » Tu ne sais pas quoi faire. Tu n’arrives même pas à appeler Attina pour qu’elle te vienne une nouvelle fois en aide. Et si c’était Aphria qui l’envoyait ?

Avalant ta salive avec difficulté, tu restes un moment à la fixer du regard alors qu’elle commence à se présenter. Elle connait ton prénom, en plus. Et cette simple idée amène un tremblement à tes jambes. Elle ne peut pas être ici sous les ordres de ta Maîtresse, impossible. Elle ne sait pas où habite Attina. Elle ne sait pas où tu es. Et si ta logeuse ne savait pas qui cette jeune femme était, elle ne l’aurait pas laissée venir jusqu’à toi, pas vrai ? Aussi quand elle tend une main blanche et gracile vers toi, tu la détailles comme si c’était un véritable danger. Tu ne sais pas quoi faire. « Qui… qui êtes-vous… ? tu oses à peine demander, sans répondre à son geste en ta direction. Je… je ne vous connais pas… » Ta voix tremble et tes doigts se resserrent sur le bois de la porte comme si tu avais peur de tomber. Qu’est-ce qu’elle te veut ? Et de quoi pourrait-elle bien te parler ? À petits pas, tu t’écartes quand même comme pour l’inviter à rentrer dans cette pièce qui t’a été attribuée. Il ne peut rien t’arriver, Attina n’est pas très loin. Elle n’oserait pas la laisser te faire du mal, n’est-ce pas ? Fixant tes pieds, tu attends patiemment qu’elle s’installe sur ton petit lit aux draps un peu froissés. « De quoi vous vouliez me parler alors ? » Ce n’est qu’un filet de voix, comme un murmure. Tu n’as pas envie que le cauchemar recommence. Pas encore, pas tout de suite.




tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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MessageSujet: Re: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptyVen 15 Aoû - 1:10

Aurore ♥ Pimprenelle
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Face à cette porte close, je suis en proie à une forte hésitation. Qu’allai-je découvrir derrière cette porte ? Supporterai-je d’être face à ce petit être brisé et fragile que je n’avais su protéger ? J’étais pétrie de culpabilité contre moi-même et de rage contre Maléfique. La colère bouillait en moi comme un volcan tandis que mon poing restait en suspens, prêt à frapper. A ce moment-là, je savais que je ne pourrai pas retourner en arrière, qu’il faudrait que j’affronte le reflet de mon incompétence et de mon impuissance. J’avais failli à sauver cette enfant que j’avais chéri durant seize longues années… Une créature si vulnérable dont j’avais juré de prendre soin à sa naissance. Si je crois que si je devais croiser les parents d’Aurore, je n’oserai pas les regarder dans les yeux. Je ne savais déjà pas si je saurai affronter le regard de ma tendre petite pupille. Si belle, si douce, si innocente… quel autre monstre doté d’aussi mauvaises intentions telle que Maléfique aurait pu faire subir un tel sort à cette pauvre rose à peine éclose ? Je pourrai comprendre une haine profonde envers nous, les trois marraines fées, je pouvais concevoir une rancune contre les parents de l’enfant qui n’avaient pas jugé bon de l’inviter, mais s’en prendre à la seule créature qui ne pouvait se défendre, je considérai cela comme la pire des vilénies et la cruelle des façons de se venger d’une offense. J’aurai mille fois souhaité prendre la place d’Aurore, subir tout ce qu’elle avait subi pour alléger son fardeau, pour la garder pure et intacte. J’étais prête à tout endurer pour elle et juste pour elle. Elle était aujourd’hui ma raison de me battre et d’exister. Je ne trouverai de repos que lorsque je l’aurai vengée et que j’aurai fait payer à Maléfique tous ses méfaits. Un tel monstre ne devait exister. L’épée de Philip n’avait pas eu raison d’elle. Soit. Je m’occuperai moi-même de son cas. Avec ou sans magie, je la ferai plier.

Finalement, mon poing s’abat plusieurs fois sur la porte. Une première fois timidement… plus je donne des coups plus assurés pour être certaine d’être entendue. Instantanément, les battements de mon cœur s’affolent. Les secondes s’étirent, interminable jusqu’à ce que la porte s’ouvre. C’est un grand sourire qui m’accueille mais bien vite la surprise vient effacer ce si doux sourire que j’avais tant de fois reçu jadis. Et soudain, c’est mon cœur qui se fend en constatant la crainte et la détresse qui voile son regard. Je retiens ma respiration, mon cœur étant soumis à une douleur atroce. Je voudrais la prendre dans mes bras, lui dire qui je suis, qu’elle est en sécurité, effacer toutes ses cicatrices d’un coup de baguette magique mais je sais que c’est impossible. Cette réalité me meurtrit l’âme d’autant plus.

Néanmoins, je tente de faire face à la vague de chagrin mêlé à la rage souveraine qui monte en moi. Je souris bien que l’envie m’en manque. Un sourire chaud et rassurant, du moins, je l’espère de tout cœur alors qu’elle m’observe comme si j’étais une étrangère… une inconnue… Je parviens à puiser du courage dans mon amour pour elle afin de me montrer la plus douce possible avec elle. Pourtant, ma voix est balbutiante, enrouée par l’émotion qui monte en moi. Son bonjour n’est qu’un murmure, et tout à coup, je me rappelle toutes les fois où elle a franchi la porte de la maison en chantant ou en nous appelant de sa voix gracile. Mon Aurore… ma douce Aurore… où es-tu donc passée ?...

Je me présente. Je cherche à la mettre en confiance en parlant d’Attina. Elle ne pourra pas douter de moi si elle sait qu’Attina est au courant, n’est-ce pas ? Alors pourquoi cette frayeur dans tes prunelles ma merveilleuse princesse ? Bon sang… j’ai si mal en la regardant…

« Qui… qui êtes-vous ? Je… je ne vous connais pas… »

Si un jour j’avais su que je me retrouverai dans une telle situation, je ne l’aurai jamais cru. Je n’aurai jamais pu songer qu’une si horrible éventualité puisse être possible… Elle ne savait pas qui j’étais. Elle se méfiait comme si je pouvais lui faire de mal… Quand es-tu devenue aussi craintive ma pauvre enfant ?... J’étais pleinement consciente que mon apparence avait changé du tout au tout en arrivant à Fantasia Hill. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me reconnaisse. Toutefois, l’entendre de sa bouche me crevait le cœur. D’autant que sa voix était prise de tremblements et je cerne parfaitement les frémissements qui parcourent son corps. Je reste un instant le regard figé sur cette main qui tremble sur la poignée, qui la serre à s’en faire blanchir les jointures. Mon sourire s’évanouit et une violence nausée me monte. Qu’avais-je fait ?... Je ne pense même pas à lui répondre, ni même à conserver ce visage de façade que j’arborais pour à la mettre en confiance. J’étais tout simplement dégoûtée… Dégoûtée par la vie, par ces contes de fées dont j’avais tant de fois prêché les fins heureuses et dégoûtée par moi-même… Je n'avais été qu'une idiote !

J’émerge de ma terrible contemplation quand je la sens bouger. Je relève brusquement le regard, comme éveillée d’un mauvais songe. Je voudrais croire que tout ceci n’est qu’un cauchemar et que je vais me réveiller. Mais mes tristes espérances ne me rappellent que plus encore l’injustice et la dureté de cette existence. Aurore s’écarte pour me laisser rentrer et c’est après une longue hésitation que je me décide à rentrer dans sa chambre. J’avance presque comme un automate, la colonne vertébrale raidie. Je me sens glacée jusqu’à la moelle et j’ai les jambes en coton, prêtes à défaillir. Je me laisse lamentablement tomber sur le lit, abattue. Mes mains sont jointes sur mes genoux. Négligemment, je les tords entre elles de gêne et de honte. Car oui… j’avais honte de me présenter à elle, de devoir lui dire qui j’étais réellement et surtout, lui dire que j’étais en retard…

« De quoi vous vouliez me parler alors ? »

Une fois encore, sa voix n’est qu’un murmure craintif, le miroir d’une terreur sans nom qui semble broyer ses entrailles. Je décide de prendre sur moi. Je dois me montrer forte pour elle. Je prends une grande inspiration avant d’esquisser sourire chaud et rassurant, duquel perçait une légère tristesse. Je tapote la place à côté de moi.

« Viens t’asseoir à côté de moi. » je lui dis doucement. Mais immédiatement, je la sens réticente. Je m’empresse d’ajouter. « Je t’en prie… n’aie pas peur de moi. Je ne te veux aucun mal. Attina est une amie et moi aussi. »

Ce dernier argument parviendra peut-être à la convaincre et c’est d’un pas hésitant que je la vois s’approcher de moi. Je voudrais la prendre dans mes bras, la consoler, lui dire que je suis là pour la protéger mais une petite voix dans ma tête me dit que c’est encore un peu trop tôt. Timidement, elle prend place à mon côté, m’observant comme un petit animal craintif. Alors avec une infinie précaution et des gestes doux, je prends ses mains entre les miennes et je les caresse doucement. Je relève un regard brillant vers elle.

« Tu sais… tu n’as plus à avoir peur. Maintenant, je suis là et je vais te protéger. Elle ne posera plus jamais la main sur toi… » je confie avec la tendresse d’une mère, la voix brisée par les sanglots qui me serrent la gorge. Je risque très lentement une main sur la joue de ma petite princesse. Je la caresse délicatement. « Je te promets qu’à partir d’aujourd’hui, je veillerai constamment sur toi. Tu ne souffriras plus… Cette fois, je ne te laisserai pas seule… » Ma dernière phrase meurt dans un sanglot. Je plaque une main sur ma bouche pour retenir les hoquets qui veulent franchir la barrière de mes lèvres. « Ô Rose… ma douce petite princesse… » je pleure dans un souffle. « Je suis désolée… tellement désolée ne pas avoir été là… j’aurai voulu te sauver. Tu n’aurais jamais dû vivre tout ça… » Je me laisse emporter par ce flot de sentiments qui restent emprisonnés dans ma poitrine. les larmes jaillissent et je me jette à genoux devant elle, emprisonnant plus fermement ses mains dans les miennes. Je plonge mon regard embrumé de larmes vers elle. « Nous avions juré de te protéger… nous avons failli… j’ai failli… oh je t’en prie ma princesse… pardonne-moi… » je supplie, posant ma tête sur ses mains. « Pardonne-moi pour tout… »

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Talie-Rose Aurore Grimm

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J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: Re: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptyDim 19 Oct - 9:32



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Ton ventre se noue. Tu ne sais pas qui elle est, tu ne sais pas ce qu’elle te veut. Pourquoi est-elle là ? Comment a-t-elle su que tu vivais ici ? Tant de questions qui se bousculent dans ton crâne et qui te donnent le tournis. Tu ne sais pas quoi penser de tout ça. Attina n’aurait jamais fait entrer quelqu’un chez elle, pour te voir, en sachant que cette personne te voulait du mal, pas vrai ? Elle te protège, elle prend soin de toi. Jamais elle ne laisserait quelqu’un te blesser. Alors la jeune femme en face de toi doit être une de ses amies. Sauf que tu ne la connais pas. Et tu as beaucoup de mal avec les gens que tu ne connais pas. Tu aimerais que Attina soit là, avec vous. Sa présence te rassurerait, elle t’aiderait à oublier ce nœud qui enserre ton estomac. Elle te dirait que tout va bien, que l’on ne te veut aucun mal. Que cette jeune femme est une amie – sûrement. Mais elle n’est pas là, tu as entendu la porte d’entrée de l’appartement qui claquait, elle a crié quelque chose comme quoi elle reviendrait dans peu de temps. Des courses à faire ou un truc dans le même genre. Tu es toute seule. Tu es toute seule avec une inconnue et cela t’effraie. Tu l’observes longuement, laisses tes yeux dériver sur les traits fins de son visage pâle, sur ses boucles brunes qui lui arrivent plus bas que les épaules. Elle a l’air absolument adorable. Elle est mignonne. Elle semble gentille et inoffensive. Elle a dans les yeux cette chaleur presque maternelle que tu retrouves souvent dans le regard de la plus grande des sœurs Tysee. Si elle te voulait du mal, elle l’aurait déjà montré, non ? Tu ne sais pas trop. Tu hésites, tu restes plantée là, droite comme un piquet, à faire un effort monstre pour ne pas te dandiner d’un pied sur l’autre tellement tu te sens mal à l’aise. C’est encore pire lorsque, assise sur ton lit, elle t’invite à la rejoindre dans un sourire avenant et empli de douceur. Avalant ta salive, tu fais un pas en arrière comme en signe de protection et ton geste semble la blesser pour une raison qui t’échappe. Elle te supplie de ne pas avoir peur et tu as envie de la croire. Tu as envie de trouver en elle une nouvelle main tendue, une épaule réconfortante. Peut-être gagneras-tu à lui faire confiance ? Tu sais qu’Attina ne ferait jamais en sorte que tu te retrouves blessée, surtout pas sous son propre toit. Et, honnêtement, est-ce que cette jeune brunette pourrait réellement faire pire que ta Maîtresse ? Tu en doutes sincèrement. Alors pourquoi ne pas laisser une chance à une inconnue pour une fois, et faire confiance à la vie ? Même si elle n’a pas été très tendre avec toi, ces derniers jours passés chez les sœurs Tysee t’ont bien montré qu’il restait encore des gens bons ici-bas.

Doucement, tu viens t’asseoir sur ton propre lit comme elle te l’a demandé. Ni trop près, ni trop loin. Juste une distance raisonnable pour ne pas paraître impolie. Tu as le cœur qui cogne fort contre tes côtes, ton ventre qui se tord dans tous les sens. Dans ta tête, tout s’embrouille. Parce que tu ne sais pas ce qu’il t’attend. Tu sursautes un peu quand ses mains, chaudes comparées aux tiennes si glacées, se posent sur ta peau. Elle se montre si familière avec toi, comme si elle te connaissait depuis des années déjà. Et tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas ces mots hésitants, ces larmes de culpabilité dans son regard ; tu ne comprends pas toute cette peine qui semble la déchirer. Elle semble au courant de ce qu’il se passe dans ta vie, mais comment ? Est-ce Attina qui l’a mise au courant ? Mais pourquoi ? « Je… je ne comprends pas, tu lâches d’un ton hésitant alors que tu as soudainement envie de pleurer toi aussi, sans trop savoir pourquoi. » Et puis, elle utilise un de tes surnoms. Ce surnom que tu as entendu pendant presque toute ta vie d’avant. Ce surnom que seules trois personnes connaissaient – Rose. Ta respiration se coupe, ton corps se fige. Non, ça ne peut pas être l’une d’entre elles. Impossible, pas ici. Tu fixes ce visage baigné de larmes et de remords, ce corps qui s’agenouille devant toi pour implorer ton pardon. Pour implorer un pardon qui n’existe pas. Qu’as-tu à lui pardonner, au fond ? Ce n’est en rien sa faute si tu as été trop naïve, si tu es tombée dans ce piège pour la seconde fois. Une de tes marraines bonnes fées est juste là. Avec toi. Tu es partagée entre un bonheur sans nom et l’angoisse de voir s’évanouir un mirage qui te briserait un peu plus. Tu as peur qu’elle disparaisse dans un nuage de fumée comme tous ces rêves au petit matin. Elle sert un peu plus tes mains et tu t’accroches à ses paumes comme si ta vie en dépendait. Comme si elle était ta bouée de sauvetage et que toi, échouée en pleine mer agitée, tu n’avais plus qu’elle pour éviter de te noyer. Tu n’oses pas croire à ce cadeau que vient de te faire la vie. C’est impensable, inimaginable. C’est trop beau – trop beau pour être vrai peut-être. Sans même le contrôler, quelque larmes coulent le long de tes joues. Ta vue se brouille et le visage devient flou derrière l’écran humide. Mais tu sens sa présence. Partout autour de toi. Tu retrouves ce sentiment de protection et de paix que tu ressentais lorsque tu vivais avec tes trois tantes dans une cabane en pleine forêt. Ça a été la meilleure période de toute ta vie, un véritable paradis sur terre. Car on n’attendait rien de toi, on ne te voulait aucun mal. Tu vivais, et voilà tout. Tu n’avais besoin de rien de plus.

« Laquelle de mes trois marraines es-tu ? tu demandes doucement entre deux reniflements. Tante Flora ne se serait jamais laissée autant aller, tu ne peux être que Pimprenelle ou Pâquerette. » La plus sensible avait toujours été Pâquerette, Pimprenelle étant la canaille des trois et Flora la voix de la raison. À elles trois, elles formaient un parfait ensemble et elles t’avaient élevée comme de véritables mères. Elles avaient été là, à chacun de tes pas. Quand tu n’avais alors que seize ans, tu les pensais trop protectrices, trop apeurées de te voir découvrir le monde. Aujourd’hui, tu regrettes cette époque où elles te prévenaient des dangers de la vie, où elles veillaient sur toi comme sur leur propre existence. Désormais, tu n’as plus personne pour te dire de ne pas faire ceci ou de ne pas te rendre là. Tu es toute seule, tu dois prendre tes décisions par toi-même. Et c’est dur. C’est plus dur que tu ne l’imaginais. Parce que tu sembles prendre à chaque fois le mauvais chemin, la mauvaise direction. Si elles avaient été là, avec toi, jamais tu ne serais tombée dans les griffes de ta Maîtresse. Tu serais libre, heureuse. Tu aurais retrouvé Philippe et tout irait pour le mieux. « Oh comme je suis heureuse de te revoir, tu souffles d’un ton ému avant de te jeter à son cou, pleurant à chaudes larmes, entre joie et soulagement. Je suis tellement, tellement heureuse… » Maintenant qu’elle est là, tout ira mieux. Pas vrai ? Elle et ses cousines avaient toujours réussi à faire de ta vie quelque chose de merveilleux et d’inattendu. Tu ne peux cependant pas espérer qu’elle t’arrache à l’emprise de Maléfique mais tu espères qu’elle rendra ce cauchemar plus facile à vivre. Tu ne sais pas comment, tu ne sais pas quand, mais si tu croises à nouveau sa route c’est bien le signe du destin que tu vie peut changer enfin. « Tu n’es coupable de rien, la tranquillises-tu avec un sourire tendre. Ce n’est pas ta faute, tu ne savais pas. Tu ne pouvais rien faire. Je ne t’en veux même pas, et comment pourrais-je t’en vouloir ? Vous avez toujours été là pour moi, vous avez tellement donné pour moi. » Tu as toujours pensé qu’elles avaient beaucoup sacrifié de leur existence pour toi. Bien sûr, c’était là une mission donnée par le Roi ton père mais tu as toujours eu la sensation que ces années représentaient bien plus à leurs yeux. Elles étaient devenues des mères de famille, des femmes au foyer. Et tu étais leur enfant. « Maintenant que tu es de nouveau là, tout s’arrangera. » Tu ne sais pas encore si tu peux y croire, si tu veux te laisser aller à l’espoir, mais quand tu te serres contre elle, quand sa chaleur t’envahit comme un nouveau soleil, tu ne peux t’empêcher de rêver à de meilleurs jours désormais.




tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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MessageSujet: Re: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptyDim 30 Nov - 4:01

Aurore ♥ Pimprenelle
Sorry seems to be the hardest word


Jamais la culpabilité ne l’avait étreinte de manière aussi forte. Elle pouvait la sentir serrer mon cœur, opprimer douloureusement sa poitrine, nouer sa gorge et tordre ses entrailles. Elle songea à tous ces jours, toutes ces semaines, tous ces mois où sa petite protégée avait vécu dans la souffrance et les ténèbres auprès d’un être aussi démoniaque qu’était Maléfique. Où était-elle, elle qui avait juré devant les parents de la princesse qu’elle la protégerait pour toujours ? Où était-elle quand Maléfique avait levé sa terrible malédiction ? Où était-elle quand sa douce Aurore souffrait et qu’elle était impuissante ? La culpabilité se disputait à une rage bouillante contre la sorcière qui était l’auteure de tous ces crimes. Quand elle voyait la crainte dans les prunelles autrefois pétillantes de sa princesse, elle ne pouvait s’empêcher de sentir un profond dégoût naître dans sa poitrine. Elle ne pouvait contenir toute l’amertume qu’elle possédait en songeant à tout le mal que la jeune femme avait pu endurer tandis qu’elle était si loin… si impuissante… Pimprenelle était la marraine de Rose. Elle était censée la protégée comme elle l’avait toujours fait. Le chagrin l’accablait autant que la honte. Elle aurait dû être présente. Elle aurait dû prendre soin d’elle et la protéger. Elle aurait dû voir dès le début que ce sort étrange n’était qu’une malédiction jetée par Maléfique. Quelle idiote elle avait fait… Quelle enfant naïve elle avait été de croire un seul instant que le cauchemar était derrière eux, alors qu’en réalité il était juste tapi dans l’ombre, prêt à fondre sur eux à tout moment. C’était plus que ne pouvait le supporter la bonne fée quand elle voyait la peur qui voilait son regard. Non… elle ne pouvait pas avoir peur d’elle. Elle ne pouvait pas avoir peur de sa marraine. Ou juste de l’inconnue qu’elle était à ses yeux. Elle n’a pas le droit de sursauter quand la fée lui prend les mains. Pourquoi tant de crainte pour un être qui lui voulait autant de bien ? Cette simple pensée révoltait Aloïse car elle savait que cette réaction était de l’entière faute de cette sorcière de Maléfique.

La petite fée ne put retenir les larmes qui menaçaient la lisière de ses yeux. Elle sentit les pleurs l’étreindre mais elle parla tout de même. Elle devait lui dire combien elle était désolée, elle devait lui assurer que désormais, son cauchemar était terminé, qu’elle veillerait sur elle désormais et qu’elle n’aurait plus à craindre l’avenir. Elle devait lui dire qu’elle n’était plus seule, qu’elle ne le serait plus jamais et qu’elle prendrait soin d’elle. Elle devait lui dire qu’elle était sa marraine et qu’elle la protégerait comme elle l’avait fait durant plus de seize. Elle devait lui dire qu’elle l’aimait et qu’elle regrettait de ne pas avoir été là. Ce fut à genoux, ses mains dans les siennes que Pimprenelle implora son pardon. Elle avait besoin d’entendre qu’elle ne lui en voulait pas, qu’elle était heureuse de la revoir, qu’elle se sentait plus en sécurité… Elle avait juste besoin de retrouver sa tendre filleule. A cette révélation, les mains de Talie se resserrèrent plus fort sur les siennes et elle peut sentir toute l’émotion qui l’envahit et qui transparait aussi sur son visage. Au travers de ses pleurs, la fée esquissa un léger sourire. Elle la retrouvait enfin… l’éclat dans son regard malgré les larmes qui les menaçaient la lisière de ses yeux. Finalement, elles ravagèrent ses joues et Aloïse leva une douce main pour effacer tendrement ses larmes qui coulaient. Comme elle aurait souhaité prendre toute cette douleur et l’étouffer contre elle. Elle aurait souhaité vivre mille supplices plutôt que de savoir que sa nièce adorée avait pu être malheureuse l’espace d’un seul instant.

« Laquelle de mes trois marraines es-tu ? Tante Flora ne se serait jamais laissée autant aller, tu ne peux être que Pimprenelle ou Pâquerette. »

La fée ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en entendant les déductions de sa petite Aurore. Elle avait toujours su les cerner, chacun étant d’un caractère bien différent. Pimprenelle se mit alors à songer à ses sœurs qu’elle avait perdues à cause de la malédiction. Les retrouverait-elle un jour ? Mais pour l’heure, elle avait retrouvé sa protégée et c’était ce qui lui importait.

« Je suis Pimprenelle. » avoua-t-elle finalement en caressant la joue de sa nièce.

A ce dernier aveu, la princesse laissa éclater tout son soulagement et sa joie de revoir sa marraine. Elle se jeta à son cou et Aloïse caressa tendrement ses cheveux, la berçant doucement comme on le ferait avec un nouveau-né. Elle ne pleurait plus cette distance entre elles. Désormais, elles étaient unies et heureuses d’être ensemble. De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues en la sentant proche d’elle, en sachant qu’elle était dans ses bras et que désormais, elle ne risquait plus rien. Elle serait là pour la protéger quoi qu’il advienne. Elle s’en faisait une promesse.

« Tu n’es coupable de rien. Ce n’est pas ta faute, tu ne savais pas. Tu ne pouvais rien faire. Je ne t’en veux même pas, et comment pourrais-je t’en vouloir ? Vous avez toujours été là pour moi, vous avez tellement donné pour moi. »

Malgré ces tendres sourires, elle ne peut s’empêcher de secouer la tête. Sa raison était rassurée que sa fille la pardonne, mais son cœur ne pouvait faire s’envoler la culpabilité.

« Mais j’aurai dû savoir. J’aurai dû être là et te protéger à l’instant même où cette malédiction est tombée. Tu n’aurais jamais dû vivre ça… J’aurai dû savoir ce que prévoyait Maléfique. Ma mission a toujours été de te protéger et j’ai failli. » expliqua-t-elle avec cette pointe constant de reproche qu’elle avait dans la voix quand il s’agissait d’elle.

Ce fut sa nièce qui la rassura bien rapidement en lui disant que maintenant qu’elle était là, toute allait s’arranger. Pimprenelle sourit. Elle souhaitait y croire plus que tout et elle s’agrippait en effet à sa détermination de faire plier Maléfique, de lui faire regretter tout ce qu’elle avait pu faire et de venger sa douce Rose. La fée attrapa les mains de la princesse et l’aida à se relever pour qu’elles puissent s’asseoir plus confortablement sur le lit. Elle replaça tendrement une mèche de ses beaux cheveux blonds derrière son oreille. Elle planta ensuite ses prunelles dans les siennes, serrant ses doigts entre les siens.

« Tu n’auras plus à avoir peur de rien Rose. Aujourd’hui, je m’occupe de tout. Tout va s’arranger car je vais prendre soin de toi et je te protégerai quoi qu’il advienne. » annonça-t-elle avec assurance. Elle poursuivit avec la même sûre détermination qui pointait dans sa voix. « Je continuerai de chercher Pâquerette et Flora. Elles pourront m’épauler dans cette tâche et nous serons de nouveau toutes ensembles. Je te fais la promesse que je lui ferai payer tout ce qu’elle t’a fait subir. Cette sorcière est un monstre ! Je trouverai un moyen de retirer ses pouvoirs à Maléfique, de lever la malédiction et de la détruire. Nous pourrons enfin rentrer chez nous ma princesse. Tout redeviendra comme autrefois. Je t’en fais la promesse. » ses prunelles ne quittaient pas celles de la princesse. Elle avait besoin qu’elle croie en ce qu’elle lui disait, en cet avenir meilleur qui se dessinait devant elle. Elle pouvait aujourd’hui croire en un avenir radieux. « Mais dis-moi… as-tu retrouvé d’autres membres de notre conte ? Est-ce que… tu as retrouvé Philip ? » Sans doute étais-ce une question idiote. Si elle avait réellement retrouvé Philip, son beau prince l’aurait protégé n’est-ce pas ?


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Talie-Rose Aurore Grimm

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J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: Re: I still am your fairy godmother ஓ Talie ♥ I still am your fairy godmother ஓ  Talie ♥ EmptyDim 30 Nov - 22:10



FREE ME, BEFORE I SLIP AWAY.


Retrouver une de tes marraines dans cette vie de cauchemar est comme apercevoir une arc-en-ciel après la pluie. Comme apercevoir le printemps qui pointe le bout de son nez après un long hiver. Sa seule présence ramène tout un tas de sentiments à l’intérieur de ta poitrine. La sécurité, la chaleur, la douceur, l’amour. L’espoir. Il y a comme une vague chaude et rassurante qui t’envahit et tu te sens, pour la première fois depuis très longtemps, à ta place. Avec une personne qui te veut du bien, uniquement du bien. Et c’est comme si ton petit univers tournait de nouveau rond, comme si tout se remettait en place, lentement, comme les pièces d’un même puzzle qui s’emboîtaient les unes aux autres pour ne former qu’un seul ensemble. Sa présence à tes côtés te rassurent, c’est pareil à une petite voix te soufflant doucement que tout va finir par s’arranger, que tu n’es pas seule. Que l’on va t’aider. Et tu aimerais tellement y croire, tu aimerais tellement croire à cette lueur d’espoir qui brille soudainement en toi. Mais tu te retiens, tu t’en empêches. Parce que tu sais qu’un rêve brisé est douloureux. Parce que tu sais qu’on se remet jamais vraiment d’un espoir déçu. Et tu ne veux pas souffrir plus, tu veux t’éviter d’autres douleurs qui viendront s’ajouter à celles déjà présentes au fond de ton cœur. Tu ne t’en relèverais pas, ce serait trop difficile. Plusieurs fois, tu t’étais surprise à rêver que l’on vienne te sortir de cet Enfer ; plusieurs fois, tu as espéré que quelqu’un vole à ton secours. À ton arrivée à Fantasia Hill, tu as rêvé d’un futur aux côtés de Philippe, d’une vie à deux même en ces lieux pourtant si étranger à vos us et coutumes. Du moment qu’il était là, tu étais heureuse. Tu ne demandais rien de plus. Et puis ta Maîtresse est arrivée, elle a débarqué dans vos vies comme une tempête de glace et de feu, détruisant tout sur son passage, ne laissant derrière elle que des cendres de vos rêves et de vos espoirs. Tes espoirs. Elle a envoyé balader tous ces projets d’avenir, elle a tué votre amour ; elle a fait de toi son objet, sa poupée et tu n’as plus été la même dès lors. Tu n’as plus été que l’ombre de toi-même, un fantôme. Une carcasse vide, sans âme et sans vie. Sans repère. Aphria n’a plus été que ta seule lumière dans l’obscurité – une lumière  aux couleurs du purgatoire. Tu l’as dans la peau et tu ne vis plus que par elle désormais. Seule dans un monde qui n’est pas le tien, tu es tombée sous son joug. Tu es tombée amoureuse. Aujourd’hui, tu te sens bien stupide, bien idiote d’avoir offert ton cœur, ton corps et ton âme à une personne qui ne cherche qu’à te nuire et, si tu pouvais revenir en arrière, peut-être que tu changerais le cours des choses alors. Tu n’en es même pas sûre, tellement tu te sens dépendante de ta Maîtresse. Même libérée de sa prison dorée, tu te sens encore proche d’elle. Comme si elle était là, partout autour de toi, à te surveiller. La nuit, tu sens même son souffle sur ta peau, ses baisers sur tes lèvres. Tu sens sa passion dévorante et puissante ; tu sens sa violence. Et tous ces sentiments te font ployer le corps. La douleur est toujours aussi insoutenable. Et tu donnerais n’importe quoi pour ne plus être hantée par cette beauté du Diable.

Alors tu fixes ton regard embrumé sur le visage pâle de ta marraine. Pimprenelle. Ta Pimprenelle, la douce, la joyeuse. La canaille. Celle qui était comme un rayon de soleil même dans les jours de pluie. Et c’est un véritable élan d’amour qui te pousse contre elle, qui te jette dans ses bras. Ce puissant sentiment de soulagement de la savoir là, avec toi. Les larmes explosent et tu laisses libre cours à ton désarroi, à ta peine. Tu pleures sur ces années passées à souffrir, à hurler d’amour et d’horreur, à attendre en silence que quelqu’un veuille bien te sauver. Tu pleures sur cet amour à sens unique, sur cet amour perdu. Tu pleures sur ce conte de fées qui n’existe plus. « Je suis tellement heureuse de te revoir, tu souffles entre deux reniflements. » Mais comme toujours, ce bonheur est vite entaché. Entaché d’une culpabilité tranchante et de reproches. Tu vois ta marraine s’en vouloir, tu vois ses yeux s’assombrir et tu tentes de la rassurer comme tu le peux. Tu essayes de trouver les mots justes pour lui faire comprendre qu’elle n’y peut rien. Qu’elle n’aurait rien pu faire de plus sinon repousser une échéance qui tomberait tôt ou tard. C’est comme si tu avais été destinée à appartenir à Maléfique depuis le tout début. La victoire de Philippe sur ce dragon et le sort jeté le jour de ton baptême n’avait été qu’une courte pause dans cette course menant à ta perte. Une simple parenthèse. Une parenthèse enchantée qui avait dû se refermer. « Tu n’aurais rien pu faire, je suppose qu’elle est trop puissante, tu avoues sur un ton fataliste et avec un petit haussement d’épaules comme si tu t’étais résignée. Elle obtient toujours ce qu’elle veut. Et elle me voulait, depuis le jour où mes parents ne l’ont pas invitée à la réception en mon honneur. Elle m’a toujours voulue. Et aujourd’hui, elle m’a obtenue. » Oui, résignée. Tu t’étais résignée à accepter cette situation. Tu as compris voilà longtemps que tel était ton destin, telle serait ta vie. Une existence à son service, une existence passée à l’aimer en silence sans espoir de voir cet amour t’être retourné un jour. Et c’est douloureux. C’est aussi pathétique. Tu te sens pathétique et misérable. Parce que tu voudrais tant ne plus être là, ne plus exister. T’en aller. Cette vie n’est pas pour toi, ce monde n’est pas fait pour une fille comme toi. Trop fragile, trop tranquille. Trop naïve aussi. Et même toute une armée de tes marraines n’y pourrait rien. Parce que c’est toi le problème. C’est toi qui es mal foutue, c’est toi qui ne prends pas le bon chemin. Les bonnes décisions. Tu rates tout. Alors peut-être n’as-tu que ce que tu mérites, au fond. Peut-être mérites-tu cette existence de servitude, cette souffrance. Ce vide à l’intérieur de toi. Tu as fait tant de mal déjà. Tu voudrais pouvoir revenir en arrière et quitter Philippe sans lui briser le cœur, tu voudrais pouvoir être plus forte et mieux endurer les humiliations que ta Maîtresse te fait subir. Tu voudrais être une autre, une autre que toi. Un autre mieux que toi.

« Je… » Ton souffle s’accélère, puis se coupe. Ton cœur bat fort dans ta poitrine. C’est douloureux d’entendre Pimprenelle prononcer ce nom. Ce nom dans sa bouche, c’est comme la lame qui glissait sur ton bras. C’est comme une gifle violente et crue, c’est comme un coup de ceinture. C’est douloureux et tu as envie de pleurer à nouveau. Tu as envie de vomir tes boyaux. « Je l’ai retrouvé… tu avoues, tête baissée et paupières pressées comme pour faire fuir son visage de ta mémoire. » Oui, tu as retrouvé Philippe. Il a même été la première personne que tu as retrouvée ici. Et si pendant quelques instants votre bonheur a été complet, l’arrivée de Maléfique a tout chamboulé. Et, dès lors, tu as été perdue. Tu as été damnée. « Mais, je… Je ne l’ai pas revu depuis très longtemps. Il… il me déteste à présent. » Cette vérité est douloureuse, elle te fait mal. Elle te tord le cœur et l’estomac, amenant comme un goût de bile à tes lèvres sèches. Philippe te déteste, quel triste constat. C’est même au-delà de la simple haine à ton égard. Tu crois que s’il pouvait, il te rendrait toute cette souffrance que tu lui as infligée, au centuple. Tu revois son regard perdu, haineux. Tu revois ses grands yeux qui se fanent, tu entends même son cœur qui se brise entre ses côtes. Comment mettre des mots sur cette culpabilité tranchante, sur cette souffrance innommable ? Comment parler de ton Prince sans t’effondrer à nouveau ? Et Pimprenelle, qu’en dira-t-elle ? Elle sera probablement déçue. Elle sera déçue de sa filleule. Déçue de toi. « Elle… elle m’a fait faire quelque chose d’horrible et je… J’ai essayé de ne pas le faire mais… Elle a menacé Philippe et je ne pouvais pas… je ne pouvais pas le mettre en danger, tu expliques à mi-mots, la voix entrecoupée de hoquets irréguliers. Elle m’a obligée à le quitter, à lui briser le cœur. J’ai dû lui faire croire que je ne l’avais pas attendu, que j’avais connu d’autres hommes que lui… » Cet aveu te donne mal au cœur, tu as la nausée. Tu te souviens de ces mots que tu lui as crachés à la figure alors que ton estomac se renversait. La seule idée d’être touchée par un autre homme que ton Prince te révulsait à l’époque. Elle te révulse encore aujourd’hui mais tu as été l’objet de luxure des sbires de ta Maîtresse tellement de fois que tu ne comptes plus. Tellement que, maintenant, tout ça n’a plus vraiment d’importance. « Mais ce n’est pas vrai ! tu te récris, la mine paniquée. Ce n’est pas vrai, je te le jure ! J’ai dû dire ça pour qu’il me quitte, pour qu’il s’éloigne. Pour qu’il ne cherche plus à me revoir ! Pour le sauver… J’ai dit ça pour le sauver… C’était le seul moyen… » Le seul moyen de lui épargner de pires souffrances, le seul moyen de l’éloigner de la violence d’Aphria. Le seul moyen de le protéger de tout ça. Si tu étais prête à endurer tous les maux de la Terre, tu ne le voulais pas pour lui. Pour l’homme que tu aimais. « Le seul moyen. » Et que tu aimes encore quelque part, au fond de toi.




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