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(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Vide
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 (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil.

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Talie-Rose Aurore Grimm

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Talie-Rose Aurore Grimm
J'ai posé bagages ici le : 08/10/2013 Jouant le rôle de : la rose – princesse aurore. #teamsleepingbeauty. Nombre de messages : 270 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : sixteen saltines (ava) olympe & tumblr (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : elizabeth olsen.
MessageSujet: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyDim 24 Aoû - 9:35



T’AIMER COMME ON AIME LE SOLEIL.


Tu es heureuse. Pour la première fois depuis bien longtemps dans ta vie, tu es juste heureuse. Tout simplement heureuse. Les journées semblent plus ensoleillées, plus brillantes. Tu ne cauchemardes presque plus – ne restent que ces souvenirs qui te hantent la nuit. Mais tu as décidé de profiter de ta liberté, de ta toute nouvelle existence. Tu veux oublier ta Maîtresse et vivre comme tu l’entends désormais. Tu veux te détacher complètement de son influence néfaste qui a manqué de te tuer. Tu veux juste redevenir une jeune femme normale sans plus jamais souffrir le martyr. Sans plus jamais éprouver cette passion dévorante pour une personne qui n’est pas digne de confiance ou d’intérêt. Tu as fini par comprendre qu’elle ne t’aimait pas, qu’elle ne t’aimerait jamais. Tu as finalement compris que tu devais arrêter de mourir d’amour pour elle parce que ça n’en valait pas la peine. Tu perdais ton temps, ton énergie et ta vie pour quelqu’un qui ne te rendrait jamais ces sentiments si puissants. Alors tu as décidé d’aller de l’avant. Tu t’es mis un grand coup de pied aux fesses et tu as repris ta marche. Tu as commencé à te reconstruire, loin d’elle, protégée par Attina et sa sœur qui sont comme deux anges gardiens pour toi. Tu as repris en mains ton Destin. Et même si tout n’est pas rose tous les jours, même s’il reste ce vide profond au creux de ta poitrine, tu dois par-dessus tout tenter de l’oublier. De vivre avec pour l’éternité. Tu sais que jamais ça ne marchera, tu sais que jamais elle ne t’aimera mais tu peux au moins l’empêcher de te ruiner l’existence une seconde de plus. Tu peux au moins faire en sorte que ce nouveau départ soit le tien, que cette nouvelle vie soit la tienne. Et pas celle d’une fichue marionnette trop amoureuse pour prendre des décisions par elle-même. Tu as encore peur de la recroiser un jour, que ton corps et ton cœur surtout te trahissent en sa présence. Mais tu veux être forte désormais. Tu veux te laisser une chance d’être heureuse.

Et tu sais quelle est la personne qui arrivera à ramener ce sourire franc sur tes lèvres maintenant. Tu sais quelle est la personne qui saura apaiser tes maux et ta douleur, effacer ces souvenirs noirs qui t’empoisonnent l’existence. Elle. Abigaëlle. Ta douce et tendre Abi. Ce petit bout de femme aux cheveux de feu qui ne quitte plus ton esprit depuis quelques temps. Comme si elle avait bouleversé ta vie. Et c’était un peu le cas, il faut l’avouer. Parce qu’elle t’apprend la douceur et l’amour sans honte ni souffrance. Elle t’apprend les sentiments qui réparent les cœurs, pas ceux qui les brisent et les brûlent. Son sourire a réchauffé ta peau comme un soleil d’été et, petit à petit, tu t’es sentie animée par un tout nouveau sentiment qui s’épanouissait en toi. Un sentiment si fort qu’il t’a un peu effrayée au début mais tu t’es peu à peu habituée à lui et désormais, il fait partie intégrante de toi. De ton être. Ton âme est comme illuminée par la seule présence de la rousse dans ta tête. Et même si tu aimeras toujours ta Maîtresse malgré toi, tu sais que tu pourrais vivre quelque chose de doux avec elle. Quelque chose de vrai et qui te fera du bien. Elle réparera ton corps brisé, ton cœur en miettes. Elle réparera ton être malmené. Et c’est si bon de te sentir aimée ainsi, de ne sentir que la douceur de sa main dans la tienne, de ses lèvres sur les tiennes. C’est si bon que tu n’as plus envie de t’en passer. Tu n’as plus envie de te retenir, de te cacher. Tu veux vivre à fond cette ébauche de relation qui promet déjà d’être merveilleuse. Tu veux te donner une chance d’être heureuse, d’avoir quelqu’un dans ta vie qui te respecte assez pour ne pas te briser. Quelqu’un qui t’aime pour ce que tu es.

Alors c’est pour ça que tu as pris la décision de débarquer un peu en surprise chez elle, à sa chambre au Meli Melo House, le pensionnat de la ville. Tu ne lui as rien dit de ta venue, c’était un peu comme si tu voulais juste la surprendre, marquer le coup. Montrer que tu pouvais désormais être libre de tes actes, sans te soucier de qui que ce soit – et surtout pas d’Elle. Tu secoues la tête pour te sortir cette image de l’esprit alors que tu vois se dessiner devant toi le grand bâtiment de la résidence. Une petite boule au ventre te rappelle que tu es un peu nerveuse, un peu anxieuse. Comme à chaque fois que tu dois voir Abigaëlle. Sa présence, sa compagnie est pourtant très agréable et tu te sens bien avec elle. Tu oublies tout. Mais reste cette peur de lui apporter des ennuis sans vraiment le vouloir, reste cette angoisse de la voir s’éloigner parce que ton passé t’aura rattrapée. Si tu es décidée à tourner la page, à avancer, tu sais aussi que ta Maîtresse ne rendra pas les armes aussi facilement. Tu sais qu’elle cherchera par tous les moyens à te faire revenir au loft parce qu’elle déteste que tu lui échappes. Que tu lui tiennes tête. Preuve en est ce jour où tu l’as croisée à la sortie d’un magasin de vêtements et où tu t’es sentie flancher malgré toi. C’est difficile de lui résister, difficile de contenir cette passion dévorante quand tu l’as en face de toi. Tu as du mal à te retenir quand elle est là, parce qu’elle déclenche en toi des torrents brûlants d’une dévotion sans limite. Et tu ne veux plus de tout ça. Tu ne veux plus parce que tu sais désormais que quelque chose de meilleur, de plus sain t’attend ailleurs. Juste là, entre ces murs qui enferment un petit bout de femme au cœur aussi doux que du chocolat fondu. Le bonheur est à seulement quelques pas, à juste quelques pas. C’est comme si tu voyais l’arrivée d’une longue course effrénée, comme si tu voyais enfin la lumière au bout du tunnel. Les derniers mètres sont les plus difficiles parce que tu sais que c’est un grand tournant à prendre mais tu ne veux pas perdre courage. Pas maintenant que tu as pris la décision de te libérer complètement. Tu peux y arriver si tu gardes le peu de force qu’il te reste.

Devant la porte, tu as tout de même un moment d’hésitation avant de frapper. Et si elle n’était pas là ? Est-ce que tu devais l’attendre ou repartir chez Attina ? Le Destin semble de ton côté parce que tu vois son visage de poupée de porcelaine se dessiner bientôt alors qu’elle t’ouvre son petit monde à elle. Un sourire se dessine sur tes lèvres, ton cœur fait comme un soubresaut dans ta cage thoracique. Tu n’avais jamais ressenti une si grande bouffée de bonheur depuis longtemps. Depuis ton véritable monde à toi, en vérité. « Bonjour, Abi, tu la salues doucement, la joie colorant doucement tes joues de rouge. J’espère que je ne te dérange pas, je… » Tu mords ta lèvre inférieure dans un tic nerveux avant de sentir ton corps se dandiner sur place. Et si c’était le mauvais moment. « Je pensais à toi et je me suis dit que… que je pouvais passer te voir, tu bégayes un peu et les mots te semblent comme une excuse bien minable tout à coup. » Tu n’as peut-être pas besoin d’une excuse pour venir la voir, qui sait ? Un peu de spontanéité est toujours grandement apprécié. Et ça lui prouve que tu es prête à t’investir, que tu ne vas plus reculer comme tu avais l’habitude de faire dès que ça devenait un peu plus sérieux entre vous. C’est une étape importante pour toi, tu as la sensation que ta vie peut changer en cet instant. Qu’Abi peut changer ta vie à tout moment. « Tu vas bien ? »




tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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Abigaelle A. Blair

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Abigaelle A. Blair
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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyDim 24 Aoû - 16:09


Talie & Abigaëlle

☼ T'aimer comme on aime le soleil. ☼


(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_n0wu1ykVEE1qit0n2o3_250 (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_me6f4zXm2a1r3g2a4o4_250

(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Stickers-fresque-ornement-design-img1
Chaleur... C'est la sensation qui parcourt la totalité de mon corps lorsque, lentement, j'ouvre les yeux. Je n'ai pas idée de l'heure qu'il peut être, je sais seulement que le soleil est déjà à son zénith et qu'il laisse ses rayons percer le double vitrage de ma fenêtre. Habituellement, j'aime la chaleur, les beaux jours. Mais aujourd'hui, cette sensation de chaleur m'agresse particulièrement. Serait-ce à cause de ces maux terribles qui ont élus domicile dans mon crâne, depuis maintenant plusieurs jours ? Ah oui... Dans un soupire lourd et profond, je me remémore que la soirée d'hier n'a pas été épargnée par ma nouvelle passion pour l'alcool... Il faudrait vraiment que je cesse de persévérer dans ce vice qui ne m'apporte rien de bon. A cette allure, ce sera bientôt l'alcool mon véritable problème et non plus Talie. Il faut dire que cela fait maintenant plusieurs semaines que je n'ai plus de nouvelles d'elle et que je n'essaie pas d'en prendre. En prendre pour quoi faire ? Lui demander comment va sa tutrice ? Comment vont leurs ébats sexuels ? Et si oui, ou merde, elle compte m'expliquer la vérité derrière tout ce qu'elle m'a fait croire. Tant de sentiments, tant de joie, tant de douceur, tant de confiance, tant d'espoirs... Inutiles. Une part de moi souffre, une autre est en colère. L'une l'aime terriblement, l'autre la hais. Que faire ? J'ai choisis d'attendre. De patienter. De laisser au temps faire son travail, lui qui possède le don d'aider à effacer les mauvaises choses. Mais efface-t'il vraiment, ou se contente t'il de l'enfouir quelque part ? Peut-on vraiment oublier la douleur d'une trahison ? L'humiliation et la déception, maître mots de cette chère amie trahison, qui nous poursuit indéfiniment une fois dernier son coup donné. J'étais déçue, tellement déçue... Et je me sentais bête d'avoir cru, qu'un jour, quelqu'un m'aimerait vraiment. Aujourd'hui, je me sentais seule et perdue. Sentiments sûrement normaux lorsque notre seule source d'amour s'en est allée.

C'est avec difficulté que j'avais finalement réussi à sortir de mon lit. Mon corps était courbaturé dans son entièreté et je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour me retrouver dans un état pareil. Mon regard se plongeant dans le miroir de ma salle de bain, je me trouvais hideuse. Je faisais peine à voir. Les cernes n'avaient jamais étaient aussi tombantes et foncées. Ma peau asséchée n'avait jamais été aussi froide. Sans parler de l'état de mes cheveux qui, peu à peu, reprenait leur couleur initiale, un brun fade et sans vie. Une grimace rapide à mon double et je me glissais dans la douche pour me sortir de cet état pitoyable, dans lequel je ne pouvais m'empêcher de m'enfoncer chaque soir. Et une fois habillée, je regagnais mon lit, sans savoir quoi faire. Je n'avais goût à rien la journée. C'est lorsque la nuit tombait que je reprenais mon costume de revancharde, prête à tout affronter. A tout oublier. Mais ce n'était que le début de l'après-midi et c'était le soleil, et non la lune, qui était roi du ciel. Je soupirais, pour la énième fois depuis mon réveil. Je décidais de faire un peu de ménage, en espérant que cela use le temps et que, rapidement, je me retrouve face à la nuit. Me munissant donc de mon chiffon à poussière, je me mis à dépoussiérer les babioles inutiles qui traînaient sur mes étagères pleines de romans. Des romans que je ne connaissais pas, puisque je n'avais aucun souvenirs de les avoir lu. Mon amnésie me laissait dans un endroit partiellement inconnu, avec des objets que je devais affectionnée, avant, lorsque je savais qui j'étais et d'où je venais.

Soudainement, un bruit sourd retentit à la porte. Je sursautais, tant je n'avais pas l'habitude des visites. Ce devait être le directeur qui m'informait de quelque chose concernant le pensionnat, pensais-je. Je jetais donc mon chiffon en travers de la pièce, constatant que les tâches ménagères n'éloignaient pas mon humeur massacrante. Une main sur la poignée, l'autre ballante près de ma hanche, j'ouvrais la porte plus rapidement que je ne l'aurai dû. Et la suite se passa au ralentis. Mon coeur s'arrêta de battre. Mes yeux devinrent des billes luisantes. Mes poumons s'étouffèrent entre eux. Ma main se mit à broyer la porte entre ses doigts, alors que de l'autre, je serrais le poing. Mon sang se glaça en même temps qu'il bouillit à mes oreilles. Mes dents grincèrent entre elle et, sans prévenir, mon cerveau explosa aux premières paroles de l'invité.
Talie.
Je ne pouvais pas y croire. J'étais sûrement en plein rêve, ou plutôt plein cauchemar. Était-elle vraiment là ? Était-elle seule, ou accompagnée de son Aphria adorée ? Que venait-elle faire ici ? Tant de questions qui surplombait mon esprit, mais qui pourtant restés prisonnières de mes lèvres. Son visage était plus étincelant que jamais, ce qui me surprit. Ses yeux pétillaient comme la première fois où je l'avais embrassée et ses joues se tintèrent avec discrétion. Quelque chose avait changé chez elle... Était-ce mon absence dans sa vie ? Dans ce cas, que faisait-elle ici, chez moi, pour la toute première fois ? Mon sentiment premier était une colère noire et, pourtant, j'avais cette pulsion insupportable, cette envie de lui sauter dessus, de l'embrasser avec tout l'amour que je possédais pour elle, espérant l'évacuer de mon corps une bonne fois pour toute. Mais tout ça, tout ce courage, resta cloîtré en moi et la réalité se résumait à ma présence figée comme une statut, mon teint encore plus pâle que d'habitude.

« Entre, je t'en prie. » C'est la seule chose qui voulut bien sortir de ma bouche. Minable, comparé à ce qui se tramait dans ma cervelle d'amoureuse. Je déglutissais difficilement lorsqu'elle passa ma porte et que, lentement, son parfum parvint à mes narines. Un parfum que je reconnaîtrais entre milles, celui qui m'avait fait faillir tant de fois. Je refermais finalement la porte, me tournant vers elle. Heureuse. C'est le sentiment qu'elle semblait ressentir là, tout de suite. Et je me sentis mal à l'aise, tout autant que jalouse, de voir qu'elle s'en sortait bien sans moi, sans notre relation. Je restais dos collé contre ma porte d'entrée, l'admirant d'un oeil, la jugeant de l'autre. J'espérais qu'elle m'explique rapidement pourquoi elle était là, c'était tout ce que je voulais savoir... En tout cas, pour l'instant. Mais elle ne semblait pas décider à parler de ça. Je n'étais malheureusement pas apte à la patience aujourd'hui, comparé au temps passé où je pouvais rester des heures face à elle, à attendre une réponse quelconque sortir de sa magnifique bouche. « Je ne comprend pas ce que tu fais ici. » Ma voix ne pouvait pas être autrement que froide et timide à la fois. Mon regard, lui, était figé sur sa personne. La réalité, c'est que j'avais peur de flancher et de lui sauter dans les bras, peut-être comme elle l'attendait. Et son sourire si angélique me donnait envie de partir en courant, parce que je savais que d'une minute à l'autre, je viendrais plaquer mes lèvres contre les siennes, avide.


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I'll give her one more time. We'll give you one more fight. Said one more line. There'll be a riot, cause I know you.
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Talie-Rose Aurore Grimm

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyLun 8 Sep - 8:25



T’AIMER COMME ON AIME LE SOLEIL.


L’accueil est froid et tu ne comprends pas pourquoi. Tu ne comprends pas cette lueur glaciale dans son regard d’habitude si doux et tendre lorsqu’il est posé sur toi. Tu ne comprends pas sa pâleur et ses lèvres pincées. Tu ne comprends pas la retenue dans ses mots. Tu ne comprends pas son comportement insensé. Est-ce que tu la déranges ? Est-ce que tu tombes à un mauvais moment ? Peut-être aurais-tu dû la prévenir. Peut-être est-elle occupée ou bien peut-être en a-t-elle marre de toi et de tes simagrées. Tu croyais pourtant qu’après votre dernière soirée, tout allait bien entre vous. Tout était si parfait ce soir-là et même ces deux énergumènes n’avaient pas réussi à vous gâcher la soirée. Alors pourquoi était-elle si froide tout à coup ? Pourquoi tant de réserve, aujourd’hui ? Tandis que toi, tu te sens submergée par un bonheur tout nouveau, voilà qu’Abigaëlle te regardait comme une étrangère. Comme une ennemie. Tu ne comprends pas sa froideur. La lèvre inférieure entre tes dents, tu n’oses même plus bouger. Tu es déjà en train d’imaginer une excuse pour pouvoir déguerpir au plus vite et fuir cette situation inconfortable. Douloureuse. Ça te fait mal de la voir ainsi, semblant si fâchée. Ça te fait mal de la voir t’accueillir ainsi. Et tu aimerais savoir pourquoi. Tes souvenirs sont-ils faussés ? N’a-t-elle pas apprécié votre soirée ou n’en a-t-elle pas les mêmes souvenirs, la même impression que toi ? Tu as soudain peur de t’être trompée. Peut-être que tu as mal interprété son attitude, ses sourires et ses regards ? Peut-être as-tu mal compris ce qu’elle attendait de toi. Et cette pensée laisse un goût amer au fond de ta bouche, un nœud serré à ton estomac. Pourtant, tu pensais que la rousse avait envie de tout ça, elle aussi. C’est ce que tu avais cru lire dans ses grands yeux quand elle te regardait. Quelle idiote tu fais. Pourquoi s’intéresserait-elle à toi ? Tu es insignifiante et complètement cassée. Tu es un véritable jouet et ta Maîtresse te retient encore entre ses griffes acérées. Tu n’es pas libre ; tu es enchaînée à un Destin funeste que tu as essayé de fuir sans pour autant y arriver.

Timidement, tu t’avances à l’intérieur de sa chambre lorsqu’elle t’invite à y entrer. Tu n’oses pas même desserrer les lèvres de peur de recevoir sa colère en pleine poitrine. Tu aimerais pourtant lui demander si tu as fait quelque chose de mal, si tu l’as blessée d’une quelconque façon. Il doit bien y avoir une explication à tout ça. Tu aimerais avoir cette faculté à noyer le poisson dans des paroles futiles et insensées ; tu aimerais être comme toutes ces filles volubiles que rien n’effraie. Mais tu n’es qu’une petite sotte, une gamine qui se cache derrière ses mains comme si elle espérait devenir invisible aux yeux des autres. Et c’est ce que tu aimerais être en cet instant – invisible. Tu aimerais juste disparaître dans un gouffre sans fond, juste pour éviter ce regard électrique. Tu retrouves cette sensation que tu avais  ressentie lors de votre première rencontre, à la cafétéria. Cette envie de t’évanouir dans les airs, de mourir six pieds sous terre pour ne plus te sentir blessée, humiliée. Mais c’était avant qu’elle ne vienne à ton secours, avant que sa douceur ne soit comme un baume sur tes plaies à vif. Et tout s’était envolé. Plus de peur, plus de douleur. Juste un apaisement total qui t’avait fait oublier où tu te trouvais, ce que tu faisais. Qui tu étais. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien de tout ça. De toute cette douceur en elle. Il y a juste cette distance qu’elle instaure entre elle et toi. Et ce vide béant qui se creuse dans ton estomac. Alors quand elle te parle, lorsque ses mots t’agressent, tu rentres la tête entre tes épaules. Soudain pâle, tu sens monter une vague de tristesse et quelques larmes embuent tes yeux. Pourquoi tout est si différent, maintenant ? Que s’st-il passé pour qu’elle se comporte ainsi, elle qui a toujours été si avenante à ton égard ? « Je… je… tu bégayes lamentablement, les joues rougies de honte. » Oui, tu as honte. Honte de ne pas être capable de soutenir son regard ; honte de ne pas pouvoir mettre des mots sur cette peur qui te serre l’estomac. Honte d’être toi. Parce que, là, en cet instant, tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu ne sais pas pourquoi tu es là. Tu voulais lui faire une jolie surprise, passer un moment en sa compagnie. Tu voulais être avec elle, tout simplement. Mais il semblerait que cette envie soit juste le dernier de ses soucis. Alors tu restes plantée là, le regard fixé sur le bout de tes petites ballerines blanches et tu te retiens de pleurer. Tu es pathétique et tu le sais. Mais Abigaëlle était, en dehors d’Attina, d’Alana et d’Aloïse, la seule personne pour qui tu comptais. Tout du moins, c’était ce que tu croyais.

Tu avais pensé que tu étais importante à ses yeux, aussi importante qu’elle l’était aux tiens. Tu as mis du temps à la laisser pénétrer dans ton petit univers mais tu y étais finalement arrivée. Avec beaucoup de peine, tu avais réussi à lui accorder ton entière confiance. Ton amitié. Puis quelque chose de plus fort a envahi ta poitrine, faisant battre ton cœur à nouveau. Le faisant chanter cette mélodie que tu entonnais avant dans les bois. Avec Philippe. Tu avais pensé qu’elle était ta chance d’être heureuse à nouveau, d’être amoureuse à nouveau. Mais d’un amour pur et sincère, pas de cette passion dévastatrice qui te ramène inlassablement à ta Maîtresse. Mais à croire que tu n’as plus le droit à ce bonheur, à croire que tu n’es plus faite pour ça. Tu as eu ta chance et tu l’as ratée, il n’y aura pas de seconde fois. C’est triste pour toi. « Je voulais te voir… tu essayes de te justifier alors que dans ta bouche, ces mots sonnent comme une excuse débile. Je pensais que… » Et tu pensais quoi ? Qu’elle allait te sauter dans les bras ? Oui, tu l’espérais. Comme une idiote, tu as espéré qu’elle soit heureuse de te voir. Mais tu ne pouvais apparemment pas être plus loin de la vérité. « Que l’on pourrait passer un moment ensemble… » Tu te sens complètement idiote. Il est évident qu’elle n’a pas les mêmes attentes que toi, vis-à-vis de vous. Sans doute la lasses-tu avec tes minauderies et tes gestes toujours gauches. Tu n’es pas intéressante, dans le fond. Tu n’as rien à lui offrir sinon un pauvre cœur brisé qui ne bat qu’à moitié. En quoi est-ce satisfaisant pour autrui ? Tu ne lui offrirais que des miettes, des restes. Et elle mérite bien mieux que ça. Elle mérite bien mieux que toi. Dans un geste fébrile, tu passes une main dans tes mèches blondes. Tu la sens trembler contre ton crâne. Ta bouche sèche expire quelques souffles erratiques, tu as le cœur juste au bord des lèvres et du mal à retenir ces sanglots qui te nouent la gorge. « Je suis désolée… si je te dérange… Je ne voulais pas, je… tu lâches timidement et, dans tes chaussures, tu as tes doigts de pieds tout recroquevillés. Je voulais te faire la surprise… Je pensais que tu serais contente, j’ai… Mh… » Qu’est-ce que tu pourrais dire de plus ? Qu’est-ce que tu pourrais faire de plus ? Tu es perdue et tu ne comprends rien à ce qui est en train de se passer. « J’ai fait quelque chose de mal… ? »




tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyMar 9 Sep - 16:31


Talie & Abigaëlle

☼ T'aimer comme on aime le soleil. ☼


(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_n0wu1ykVEE1qit0n2o3_250 (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_me6f4zXm2a1r3g2a4o4_250

(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Stickers-fresque-ornement-design-img1
A peine prononcés, je regrettais mes mots. Son visage se ternis lentement et la pâleur habituelle de sa peau reprit le dessus sur ses couleurs rosées, qui était jadis synonyme de bonheur. Je sentis soudainement une distance extrême se créer entre nous. Nous qui étions si souvent en fusion parfaite lors de nos discussions ou même de nos pensées, notre façon de voir les choses, la vie. Plus rien ne semblait nous relier, tout à coup. Et cela devrait me ravir, car je m'étais persuadé qu'il fallait l'oublier. Pourtant, je ne me sentais pas heureuse à cet instant. La colère fit lentement place à la douleur et au regret. Si j'écoutais mon organe vitale, je foncerais droit sur elle. Je l'enlacerais jusqu'à l'étouffer pour qu'elle ravale ses larmes et qu'elle retrouve son joli sourire. Ensuite je l'embrasserai, pour la première fois, avec toute l'envie que j'ai toujours eu à son égard. Puis qui sait où ce baiser nous mènerait ? Mais je restais ainsi, figée face à cette jeune femme qui semblait être incomprise et qui ne me comprenait pas non plus.

Avait-t-elle oublier ce que sa tutrice m'avait fait ? Nous a fait, devrais-je plutôt dire. Parce qu'au delà son désir de me réduire à néant, elle voulait briser notre relation. Et il semblerait qu'elle ait réussi son pari, tant le silence entre ma phrase et sa supposée réponse était d'une longueur interminable. Tout s'embrouillait dans mon esprit, je ne savais plus ce que je devais faire. Lui hurler dessus comme si c'était elle qui m'avait agressée l'autre soir, ou bien fondre en larmes pour lui faire comprendre à quel point la douleur était insupportable ? Ou bien même passer au-dessus de cet événement et lui promettre que rien ne pourrait nous briser ? Pourtant, si je me remémorais la discussion enragée que j'avais eu avec Aphria, Talie ne m'aimait pas réellement et je n'étais qu'un jouet pour elle. Cette phrase sonnait tellement faux face au comportement actuelle de ma belle. Je ne savais plus qui croire. A qui me fier ? Ce n'est qu'un long soupire qui s'échappait de mes lèvres en réponses à toutes mes questions. Il était clair que je n'aurai jamais la vérité, de toutes manières.

Je serrais peu à peu mes poings, alors que Talie daignait enfin répondre à ma question. Sa voix était fragile, timide, effrayée, hésitante et remplis de tristesse. Elle balbutiait quelque chose d’incompréhensible. Je dépistais alors chez elle la honte, ce sentiment qui s'emparait d'elle tellement souvent. Elle tentait tant bien que mal de construire une phrase correcte, de mettre de l'ordre dans ce qu'elle voulait exprimer. Mais rien ne sortait comme elle l'aurait voulu. Après plusieurs minutes et plusieurs explications je sentais mon cœur gonfler. Serait-ce aujourd'hui qu'il exploserait ? Elle voulait me voir, passer un moment avec moi, elle voulait me faire une surprise. Et tout ces mots sonnaient avec une sincérité déconcertante, à tel point que si je m'écoutais j'y croirais dur comme fer. Comme j'avais toujours cru en elle. Je pinçais mes lèvres entre elle, voulant à tout prix résister à la tentation de la croire sur parole. Mon cerveau me répétait sans cesse qu'elle mentait pour me faire plaisir, pour entretenir un feu que j'avais toujours cru réel et passionné. Mais il n'en était rien. J'en étais persuadé depuis cette intervention minable de sa tutrice. Elle avait tout foutu en l'air. Nous n'étions plus que des étrangers, soudainement.

« J’ai fait quelque chose de mal… ? » conclue-t-elle après avoir tenter de rassembler ses pensées convenablement. Un reflux acide se répandit alors dans ma gorge, laissant son goût atroce dans ma bouche. J'avais envie de hurler, cette fois, de lui demander si elle se foutait de moi. Est-ce qu'elle était sérieuse ? Mais malgré la haine qui m'envahissait toute entière, je me devais de rester calme, sinon je la retrouverais roulée en boule sous mon lit, tellement la peur était commune chez elle. Je fermais alors les yeux, très fort, me répétant de rester sereine. Mes poings serrés, je soupirais longuement, évacuant cette pression terrible, qui me donnait envie de tout casser. « J'espère... J'espère que tu plaisantes Talie ? » C'est la seule chose plus ou moins calme que je réussis à sortir. On sentait à ma voix qu'elle tentait de rester neutre, pourtant une once de colère pointait le bout de son nez, si on me connaissait bien. Et Talie me connaissait bien. Je reprenais de plus belle, ne voulant pas m'arrêter sur ma lancée. « Me prendre pour acquise, pour un jouet, c'est tout ce que tu as trouvé à faire ? Tu n'avais personne d'autre à qui faire croire que tu l'aimais ? » J'étais partie dans mes explications et peu à peu, ma voix vrillait par la colère, celle-ci mêlait à la douleur. « J'ai reçu des centaines d'insultes par Aphria, ta tutrice, pendant des jours, sans savoir qui elle était ni même ce que j'avais fait ! » Ca devenait compulsif, je ne pouvais plus m'arrêter de débiter ma haine. « Tutrice dont tu m'as caché toute l'existence d'ailleurs. Et pourquoi, Talie ? Tu avais peur de me décevoir !? En tout cas je suis déçue. Comment as-tu osée... » Ne supportant plus le poids de la colère, je passais mes mains dans mes cheveux, violemment, les ramenant en arrière à toute vitesse. « Comment tu as pu me faire ça ? Je t'ai donné tout ce que j'avais Talie. Tu m'as mentis, tu m'as fait croire que j'étais la seule. Et tu m'as surtout fait croire que tu m'aimais... »

Je regrettais aussitôt d'avoir tout dit, d'une traite, sans lui laisser une seule minute de répit. J'étais soulagée malgré tout, alors que la rage ne faisait que s’accroître au creux de mon ventre. Prise à la gorge par la douleur, je fondais alors en larmes, ne pouvant plus contenir mon émotion. Mes bras vinrent entourer eux-même ma taille, m'offrant alors le seul bouclier qu'il me restait. Les sanglots explosèrent et je ne pouvais plus me retenir, les larmes coulaient à flots, emportant le peu de mascara que j'avais posé sur mes cils le matin même. « L'amour... C'est quoi ça ? Qui est-ce qui a inventé ce truc, bon sang !? » Jamais je n'avais flanché de la sorte devant quelqu'un. Ni même pour quelqu'un, d'ailleurs. Même avec mon amnésie et l'année délirante que je venais de vivre, jamais je ne m'étais noyée sous les larmes de la sorte. Ma vision était floue, imparfaite et je ne pouvais même plus capturer l'expression de Talie. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle ressentait, ni même comment elle réagissait à cet instant.

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyDim 19 Oct - 18:18



T’AIMER COMME ON AIME LE SOLEIL.


Tout s’embrouille dans ta tête. Tu ne comprends rien à tout ce qu’il se passe. Tout allait pourtant si bien, entre vous. Pourquoi est-ce que, d’un seul coup, tout semblait changé ? Tu vois dans ses grands yeux couleur chocolat fondu que la colère et la douleur secouent son corps tout entier. Et tu ne comprends pas. Tu pensais qu’elle serait heureuse de te voir. Toi qui ne t’étais jamais montrée spontanée avec elle, toi qui avais toujours été timide et maladroite. Tu avais espéré qu’elle soit touchée par cet effort. Tu as mis longtemps avant de te décider à prendre le chemin du pensionnat. Tu t’étais posé mille et une questions, tu avais senti l’angoisse former un nœud à ton estomac. Puis tu t’étais mise en route, comme ça. Sur un coup de tête. Sans plus réfléchir à ce que tu allais faire ou dire, tu t’étais rendue au Meli Melo House. Et tu avais frappé à sa porte. Mais maintenant que tu y es, tu regrettes un peu de ne pas avoir essayé de la prévenir avant. Peut-être est-elle le genre de personne à ne pas aimer les surprises, les imprévus ? Tu sais que, toi, tu en serais complètement paniquée. Mais tu es clairement un cas particulier. Et Abigaëlle avait toujours eu l’air tellement ouverte, tellement aimable que tu ne t’étais jamais dit que la surprendre serait un problème. Alors tu ne sais pas quoi faire exactement. Tu te sens tout d’un coup intimidée, plus qu’à l’accoutumée, et tu te demandes si tu ne ferais pas mieux de repartir tout de suite. Sans même demander une explication, sans même essayer de faire la conversation. Tu la déranges, c’est certain. Et c’est la première fois que tu te sens de trop en sa compagnie. C’est la première fois qu’elle te donne cette impression-là. Et ça fait mal, vraiment mal. Parce que, depuis que tu la connaissais, tu avais appris à accepter sa présence dans ta vie. Tu l’as laissée entrer dans ton quotidien, puis dans ta tête. Et enfin dans ton cœur. Tu n’aurais jamais cru cela possible mais tu as véritablement développé des sentiments pour la jeune rousse et, même si ta vie semble compliquée et pas facile, elle était ton rayon de soleil. Ta lueur d’espoir. Comment alors encaisser le fait que tu n’es qu’une nuisance pour elle aussi ? Comment accepter qu’elle te regarde comme te regarde alors Maléfique, comme une gêne, comme une moins que rien ? Tu pensais que ce serait différent avec elle. Tu pensais que tu n’aurais jamais mal, jamais peur. Tu pensais que ce serait simple. À croire que la vie en a décidé autrement ; à croire que tu dois encore un peu plus en baver. À croire que le bonheur n’est décidément pas fait pour toi, petite poupée.

Sans doute es-tu coupable de quelque chose dont tu n’as pas conscience. Oui, tu as dû dire, ou faire, quelque chose qui lui a déplu. C’est pour ça que ta venue semble tant lui déplaire. Parce qu’elle t’en veut. De quoi, tu n’en sais encore rien mais si tu veux que tout s’arrange entre vous, tu dois le lui demander. Tu oses, timidement, laisser échapper ces quelques paroles, cette question qui te brûle les lèvres et te fait battre le cœur plus que de raison. Son soupir en dit long et tu rentres un peu plus la tête entre tes épaules. Finalement, tu n’es plus tellement sûre de vouloir entendre la réponse. Mais les mots sont lâchés, crus et tranchants. Il y a comme une lame qui te déchire le ventre. Parce qu’alors tu comprends. « Ma… tutrice ? tu lâches dans un souffle étranglé, le corps tremblant. » Oui, évidemment, tu aurais dû t’en douter. Tu aurais dû te douter que ta Maîtresse aurait tout découvert de ton histoire avec Abi un jour ou l’autre, d’une façon ou d’une autre. Elle sait toujours tout de toi, de ce que tu fais, de ce que tu penses. Alors tu aurais dû te douter que ce petit secret que tu chérissais tant n’en resterait pas un bien longtemps et qu’elle mettrait tout en œuvre pour te gâcher la vie une nouvelle fois. Tu n’arrives pas à croire qu’elle ait fait ça. Tu n’arrives pas à croire qu’elle soit allée aussi loin juste pour briser ce que vous liait, toi et la jeune femme à la chevelure de feu. Pourquoi ? S’était-elle sentir trop menacée par la présence d’Abigaëlle dans ta vie ? Trouvait-elle qu’elle prenait trop de place, qu’elle était trop dangereuse pour votre petit quotidien bien carré et ordonné ? Elle avait tout gâché. Tout gâché d’une relation qui comptait beaucoup à tes yeux, une relation qui te faisait respirer. Qui te donnait l’envie d’avancer. Et voilà que tout était piétiné, détruit, morcelé. Un peu comme ton cœur qui bat trop faiblement dans ta poitrine. Tu n’as pas le droit au bonheur, elle éteindra la moindre lueur d’espoir dans ta vie, jusqu’à ce que tu t’éteignes toi aussi. Comment a-t-elle osé te faire ça ? Elle ne t’aime même pas, elle te déteste ! Et il a pourtant fallu qu’elle s’en prenne à Abigaëlle et ruine ce bonheur tout neuf qui rendait ta vie un peu meilleure. Tu devrais être en colère, tu devrais lui en vouloir ; tu n’arrives qu’à te sentir dégoûtée, démolie. Il y a ce goût de bile sur tes lèvres et tu as envie de vomir. Tout ça ne finira donc jamais ? Quand est-ce que tu verras la fin de ce cauchemar ? En fuyant le loft, tu as espéré mettre une certaine distance entre ta Maîtresse et toi, mais à croire qu’elle est partout autour de toi. Toujours. À chaque instant. Elle te hante. Tu as pensé que cette petite bulle douce et chaude comme du coton que tu avais créée avec Abi serait hors d’atteinte, tu as pensé qu’elle n’éclaterait jamais. Et le rêve vient de se terminer. Tout est fini désormais. « Abi, ce n’est pas ce que tu crois… tu plaides d’une petite voix intimidée, sans oser t’affirmer. »

Comment lui faire comprendre que tout est faux ? Qu’Aphria lui a menti, que tes sentiments ont toujours été sincères ? Pourquoi te croirait-elle ? Tu n’as fait que lui cacher la vérité de ta situation, tu ne lui parlais jamais de toi. De ta vie. Elle ne connaissait pas l’existence de ta Maîtresse, elle ne savait rien de ton passé. Et là, une inconnue débarque pour lui raconter toutes ces horreurs sur toi, sur ce que tu ressens. Tu peux comprendre qu’elle soit en colère après toi, qu’elle t’en veuille, qu’elle pense que tu t’es moquée d’elle. « Je… je ne t’ai jamais menti… sur ce que je ressentais, tu tentes doucement, les larmes au bord des yeux. Tu dois me croire… Jamais je ne t’aurais fait ça. Tu comptes trop pour moi, je… » Il y a toutes ces choses que tu aimerais lui dire, tous ces mots qui se pressent à ta bouche sans oser en sortir. Tu ne peux pas lui dire que tu l’aimes, car tu aimes ta Maîtresse. Mais ce que tu ressens pour Abigaëlle est inexplicable, il n’y a pas de mots pour le décrire. Tu n’as jamais ressenti ça auparavant, sauf peut-être lorsque tu as fait la rencontre de Philippe. Et alors tu ne connaissais rien à l’amour, à ce sentiment s’épanouissant comme une fleur sous le soleil printanier. C’est un attachement profond et immuable. Ce sentiment restera gravé en toi, parce que la jeune femme à la chevelure de feu a changé ta vie. « Ma vie est… compliquée, et si je ne t’en ai pas parlé c’est que… tu ne comprendrais pas, tu continues sur le même ton, mordant ta lèvre inférieure entre deux morceaux de phrase. Je ne voulais pas te mêler à toutes mes histoires… Je voulais juste… profiter de mon temps avec toi quand je le pouvais encore. » Peut-être as-tu toujours su au fond de toi que cette histoire était vouée à l’échec. Peut-être as-tu toujours su en vérité que ça ne durerait jamais. Parce qu’il y a Aphria, parce qu’il y a cette âme, ce corps et ce cœur qui lui appartiennent jusqu’à la fin des temps. Mais tu as fermé les yeux. Tu as voulu y croire malgré la douleur que cela t’infligerait. Tu as voulu y croire parce que ça te permettait de vivre encore un peu, d’être heureuse encore un instant. Et maintenant, tout s’est effondré. Tel un château de cartes, ta Maîtresse a fait envoyer valser ces instants de paix et de tranquillité, te ramenant dans son monde noir et sombre dans lequel elle t’avait enfermée. « Je n’ai jamais joué avec toi, je te le jure Abi, tu lâches d’une voix implorante. Elle t’a menti, crois-moi s’il te plaît… » Tu te rends compte que si tu la perds, tu n’auras plus personne pour te rendre le sourire. Si tu la perds, tu seras de nouveau seule. Il y a comme un trou béant qui se creuse à l’intérieur de ton ventre à la seule pensée de la voir te tourner le dos pour de bon. Elle ne peut pas t’abandonner. Elle ne va pas t’abandonner, pas vrai ? Qu’est-ce que tu ferais, sans elle ? Comment est-ce que tu survivrais ? « Crois-moi, pitié… » Tu renifles peu élégamment, tandis que quelques larmes se mettent à couler.




tu vois, je n’y peux rien ce monde n’est pas pour moi, ce monde n’est pas le mien
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Abigaelle A. Blair

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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyVen 7 Nov - 23:40


Talie & Abigaëlle

☼ T'aimer comme on aime le soleil. ☼


(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_n0wu1ykVEE1qit0n2o3_250 (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_ne05prbSe91rvv9gno3_250

(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Stickers-fresque-ornement-design-img1
Le secret lâché, les mots ayant éclatés, je me sentais étrangement soulagé et à la fois remplis d'une douleur incontrôlable. J'étais submergé par la moindre petite émotion qui traversé mon corps, mon coeur, mon âme, mon esprit. Mon être tout entier. Il faut dire que cela faisait des jours et des nuits entières que je m'endormais et me réveillais avec les paroles répugnantes d'Aphria dans la tête. Et j'en avais déjà trop  dans ma petite cervelle de jeune femme orpheline. Mais ces mots là, cette discussion précise avaient défiée tout mes problèmes, toutes mes douleurs. Aphria avait mis la barre haute. Très haute. Ou devrais-je dire Talie ? Mon coeur battait la chamade, ne voulant pas croire à la scène qui se déroulait sous mes yeux désemparés. Elle était là, chez moi, pour la toute première fois. Pourquoi faisait-elle ça maintenant ? Au moment où tout était foutu, où c'était trop tard ?

Suite à mes paroles, je réussis à percevoir dans son regard une illumination. Je savais qu'elle venait soudainement de comprendre la totalité de ce qu'il s'était passé ce soir là. Le soir où sa tutrice m'avait crachée dessus, comme si je n'étais rien d'autre que de la vermine. Et je ne pu retenir des sanglots bruyant en me rendant compte qu'Aphria avait raison sur toute la ligne. L'air figé et déformé par le dégoût sur le visage de Talie me confirmait que tout était vrai. Tout. Je n'avais jamais été la seule et unique dans le coeur, ni même la tête de ma belle blonde. J'avais été enfermée dans une bulle artificielle où Talie me laissait seule et pleine d'illusion. Jamais je n'aurai pu croire que ma naïveté me posséderait à ce point là, au point de me faire avoir sur une relation que je pensais sincère et profonde. Celle-ci n'était en réalité que mensonge.

« Abi, ce n’est pas ce que tu crois… » La simple entente de cette phrase me donnait la nausée. Je n'avais pas envie d'entendre ses excuses, ses minables excuses. J'avais juste envie qu'elle s'en aille ou bien qu'elle me prouve clairement qu'elle m'aimait. Pour de vrai. Et encore... Je ne me sentais pas forcément capable de répondre à une étreinte amoureuse en cet instant. Ma vue était trop brouillée par les larmes brûlantes sur mes joues. Mon esprit était trop en colère. Mon coeur trop en miette. « Arrête Talie... Je ne veux rien savoir... » Mais c'était trop lui demander de se taire. Elle se sentait coupable, je le sentais dans la vibration de sa voix. Elle était sur le fil. Sa toute petite voix pouvait dérailler à n'importe quel moment, j'en étais sûre. Pourtant, elle se tuait à me donner des explications qui n'auraient aucun impact. Le mal était fait. « Je… je ne t’ai jamais menti… sur ce que je ressentais, tu dois me croire… Jamais je ne t’aurais fait ça. Tu comptes trop pour moi, je… » Elle n'avait jamais autant parlé en si peu de secondes. C'était incroyable. Il lui fallait être au bord du gouffre, le couteau sous la gorge, pour enfin s'ouvrir. Mais que devais-je faire ? Reconnaître les efforts qu'elle était en train de faire et tout simplement oublier ? Oublier que je n'étais qu'un simple jouet ? Impossible. « Je compte trop pour toi !? Et c'est ainsi que tu montres aux gens que tu aimes tes sentiments ? Tu leurs cache des secrets fondamentaux sur ta vie ? Par exemple, une autre relation ? Une relation qui a plus de place dans ta vie que la notre !? » Ma voix n'avait plus la fragilité des minutes précédentes. Je déployais ma gorge pour lui dire combien j'avais mal, combien la colère m'envahissait et elle devait sûrement le ressentir.

Mon regard, lui, captait le sien avec intensité et hargne. Les regards tendres, patients et compréhensifs avaient désertés mon visage. Je ne lui réservais plus ce genre d'attentions. Je ne savais plus si elle les méritait. La distance entre nos deux corps était trop grande au goût de mes membres. J'avais envie de tout casser et à la fois de la serrer dans mes bras. Je voulais la supplier de me dire que ce n'était qu'un cauchemar et que cette Aphria n'existait pas dans sa vie. Mais ma fierté avait triplée de volume avec les événements et je n'étais pas prête à faire le premier pas dans cet état. « Pourquoi tu ne m'as rien dit ? » Froide, mais légèrement calmé, je la fusillais du regard, lui laissant une seule et unique phrase pour arranger le coup et sauver les morceaux de cette relation secrète et... invisible. « Ma vie est… compliquée, et si je ne t’en ai pas parlé c’est que… tu ne comprendrais pas, je ne voulais pas te mêler à toutes mes histoires… Je voulais juste… profiter de mon temps avec toi quand je le pouvais encore. » Sa réponse n'avait pas l'effet escompté et je restais de marbre, sans voix. Que dire ? Que faire ? Tout se bousculé dans ma tête remplis et vide à la fois. Le paradoxe était de mise.

« Je n’ai jamais joué avec toi, je te le jure Abi. Elle t’a menti, crois-moi s’il te plaît… » Ces derniers mots me fît à nouveau sortir de mes gonds. « Te croire ? Mais pourquoi devrais-je faire ça Talie ? Ca fait des mois que tu me mènes en bateau, que tu ne me dis pas un mot sur toi, ta vie. Je dois tout deviner. Tout. Je veux bien que tu sois réservée, mais pas malhonnête. Pas ça. Tu as joué avec moi, que tu le veuilles ou non. Parce que l'autre soir, quand ta putain de tutrice m'a craché à la gueule, j'étais rien de plus qu'une vulgaire poupée ! » Au plus je laissais couler mes mots, au plus le flot de colère remonté dans ma gorge. Je finis par exploser, agrippant mes cheveux, les yeux fermés, les paupières plissées à leur maximum. Je priais pour me réveiller. « Crois-moi, pitié... » Ma réponse fut alors courte et brève. Je me tournais vers la table qui trônait au milieu de ma chambre, les yeux exorbités par la rage et je m'y avançais pour la dévasté d'un coup de bras, laissant pour témoin de la scène le bruit douloureux des objets cassés, ces choses matériels qui ne valent aucun réconfort quand l'équilibre est brisé. Le fracas de mes biens contre le sol était aussi vif et intense que celui de mon coeur. Et puis, sans trop savoir pour quelle raison valable, je me ruais sur Talie, me retrouvant nez à nez avec elle. Mon souffle était fort, si fort que ma seule respiration lui aurait suffit comme oxygène. Mais je n'étais pas son oxygène. Non, ce n'était pas moi. « J'ai découvert l'amour avec toi, ses joies et ses bonheur. Et maintenant j'en découvre les douleurs. Comment as-tu pu Talie ? Comment !? » Mes lèvres appelaient les siennes, mais mon esprit m'interdisais le moindre  contact physique. Celui-ci réduirait à néant mes efforts de ces derniers jours à me tenir loin d'elle.



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Dernière édition par Abigaelle A. Blair le Mer 11 Mai - 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyMar 25 Nov - 0:07



T’AIMER COMME ON AIME LE SOLEIL.


Tu n’arrives pas à y croire ; tu ne veux pas y croire. C’est impossible, impensable. Et en même temps, tu n’arrives même pas à en être étonnée. Non, tu ne t’étonnes même pas d’apprendre que ta Maîtresse s’est immiscée dans ta vie privée, s’est immiscée entre Abigaëlle et toi. Elle a semé la graine du doute dans son esprit et voilà que tout s’effondrait. Voilà que votre fragile histoire qui débutait alors si bien chute tel un château de cartes balayé par le vent qui souffle. Tu mords ta langue jusqu’au sang pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler. Tu te sens trahie, honteuse. Tu te sens en colère aussi, parce que tout ça est trop injuste. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Comment a-t-elle su pour Abi et toi ? Que lui a-t-elle véritablement raconté ? Qu’est-ce que la rouquine a cru de ses paroles pleines de fiel et de mensonges ? Mais à en juger par l’attitude de ta douce amie, ta Maîtresse a réussi. Elle a réussi à détruire la seule lueur d’espoir dans ta vie ; elle a réussi à t’arracher ton seul petit bonheur sur Terre. Toi qui avais beaucoup d’espoirs, toi qui rêvais de pouvoir enfin t’abandonner à elle sans plus jamais te sentir retenue par cette passion dévorante pour Aphria. Et voilà que tout était terminé avant même d’avoir réellement commencé. Comme une idiote, tu restes là à observer la rousse, le regard embué et la parole bafouillante et misérable, sans savoir quoi faire ou quoi dire pour espérer arranger la situation entre vous. Elle est si en colère contre toi, son regard brille comme les éclairs et ses mots sont comme la foudre qui tomberait sur toi, alors tu n’es capable que de te murer dans un silence maladroit, de lâcher quelques minables excuses par-ci par-là sans même y mettre la moindre conviction. Parce que tout est perdu. Parce que tout est fini. Tu avais fui le manoir, cette vie de marionnette pour enfin tenter de vivre ta propre vie, de vivre pour toi et non à travers cette femme qui ne t’aimait pas. Mais tout est gâché désormais, tout est terminé. Tu n’as plus l’envie de rester libre si tu es finalement seule. Cette nouvelle vie était pour toi l’occasion de concrétiser ton affection pour Abigaëlle, d’oublier ta Maîtresse et de prendre enfin le contrôle de ton existence qui ne t’appartenait plus depuis trop longtemps déjà. Mais, sans même le savoir, Aphria était toujours là, comme une ombre planant au-dessus de toi, de ton quotidien. Menaçante et imposante, elle est là à chacun de tes pas. D’abord au creux de ton estomac qui se contracte douloureusement sous le manque de cocaïne, puis dans le fond de ta poitrine où ton cœur se meurt au ralenti, en manque de sa passion dévastatrice. Et maintenant, ici, dans cette chambre du pensionnat, entre Abi et toi. Comme une véritable éléphant dans la pièce, trop énorme pour pouvoir l’occulter. Trop voyant pour pouvoir faire comme s’il n’avait jamais existé. Tu dois te rendre à l’évidence, cette vie n’est pas faite pour toi. Tu n’es plus capable de vivre seulement pour toi. Parce qu’il y aura toujours Aphria quelque part pour te rappeler que cette existence ne t’appartient pas. Que ce corps, ce cœur, cette âme ne sont pas à toi. Mais à cette Maîtresse que tu aimes et adores malgré toi.

« Je… je voulais justement me détacher de cette relation, tu avoues doucement, entre deux reniflements retenus. Parce qu’elle me fait du mal. Parce qu’elle n’est pas bonne pour moi. » Jamais encore tu ne l’avais admis à voix haute, jamais encore tu n’avais prononcé ces mots. Ces mots pleins de vérité, ces mots pleins de douleur. Et la réalité te frappe alors en pleine face, comme un gifle trop violente. Une claque trop cuisante. Ta relation avec ta Maîtresse est néfaste. Tu le sais au fond de toi, tu arrives enfin à l’admettre à haute voix. Et tes espoirs quant à cette fugue avaient été tels que tu avais cru que la liberté te donnerait des ailes. Te donnerait la force de croire encore que tu es capable de faire quelque chose de ta vie, toute seule, sans avoir cet amour dans le cœur qui te détruit. « Et si je ne t’en ai pas parlé avant, c’est parce que… lâches-tu avec difficulté avant de t’interrompre, avalant ta salive comme si ta gorge était nouée. C’est parce que j’ai honte. J’ai honte d’être aussi dépendante d’une personne qui me fait du mal, j’ai honte de ne pas réussir à me sortir de cette histoire. » La honte te colle à la peau comme de la glu, comme une substance visqueuse et dégoûtante qui pue. Comment avouer à d’autres que tu n’es qu’une junkie à la cocaïne, droguée à la malfaisante Maléfique ? Ils ne comprendraient pas, personne ne comprendrait. Personne ne peut comprendre ce que tu vis, ce que tu ressens. Cet élan d’amour malsain que tu éprouves envers elle, cette envie de t’en libérer mais ce besoin d’elle qui t’entrave dans tes tentatives de fuite en avant. Tu les ressens jusque dans tes tripes, tes boyaux. Tu ne vis plus que pour ça, qu’à travers ça. Tu n’existes plus si elle n’est pas là. Tu ne vis plus. Depuis que tu as quitté le loft, ton quotidien est dur. Long, ardu. Il est comme une course interminable et harassante. Tu t’essouffles à espérer un jour te sortir de ce gouffre sans fond. Tu continues d’espérer comme une idiote éperdue d’amour. Parfois, tu rêves qu’elle t’aime enfin en retour et alors tu es la plus heureuse du monde ; et puis vient le matin, vient l’aurore et ses déconvenues. Vient une nouvelle journée et ses déceptions. Parce que tu sais que ça n’arrivera jamais, parce que tu sais que tout ça ne restera à jamais qu’un rêve. Et c’est plus douloureux encore. Comme une lame, enfoncée loin dans ton âme qui aspire ton souffle jusqu’au dernier battement de ton cœur. C’est une mort lente. Et tu souffres, encore et encore. Et tu supplies qu’on t’achève mais rien ne se passe. Personne ne bouge. Ils te regardent tous, en train d’agoniser comme une bête blessée. Une bête à abattre. Et tu as juste l’envie d’en finir pour de bon. « Et j’ai honte de ce que je suis devenue, miaules-tu avant d’éclater en sanglots bruyants. » Tu te hais tellement. Tu te détestes tant que tu voudrais te frapper, te défigurer. Arracher ta peau de tes mains nues, te griffer jusqu’à en saigner. T’ouvrir la poitrine pour t’arracher ce cœur mort qui ne bat plus que pour elle. Te crever une bonne fois pour toutes et enfin fermer les yeux sur ce monde perdu.

Et dans un élan de détresse et de peur mélangées, tu viens te pendre à la nuque d’Abigaëlle, tout en continuant de pleurer comme une enfant. Tu aimerais tellement qu’elle comprenne, qu’elle te comprenne. Tu aimerais tellement qu’elle puisse croire à toute cette histoire, à tout ton charabia. Tu aimerais tellement qu’elle te revienne. Qu’elle continue de t’aimer malgré le mal que tu lui as fait. « Je suis désolée, pardonne-moi, tu plaides en laissant d’autres larmes couler sur tes joues rougies. Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée. » C’est comme une litanie sans fin, un refrain qui te donne envie de vomir. Tu ne devrais pas avoir à lui demander pardon, c’est pas ça finalement l’amour. Mais tu es là, accrochée à son cou, ta bouche cherchant la sienne avec un désespoir qui vient du fond de ta poitrine. Tu t’en fiches d’avoir l’air paumée, pathétique. Tu t’en fiches de faire pitié. Tu voudrais juste qu’Abigaëlle continue de t’aimer. Avec passion, tu te hisses sur la pointe des pieds et poses tes lèvres sur les siennes. Maladroitement, brusquement. Tu écarquilles les yeux un instant sous le choc de vos dents les unes contre les autres avant de presser les paupières comme pour ne plus voir le monde autour de toi en train de tanguer. Tu enroules un peu plus tes bras autour d’elle, ton corps se collant au sien sans aucune pudeur comme pour te fondre en elle. Jamais tu n’avais été aussi entreprenante avant ; jamais tu n’aurais osé lui sauter dessus de la sorte. Mais tu es tellement désespérée que tu es prête à n’importe quoi, à vraiment n’importe quoi. « Aime-moi, souffles-tu entre deux caresses de ta bouche. Aime-moi… » C’est comme un vœu, une supplique. C’est dit avec tant de ferveur que ta voix vibre à l’unisson avec tout ton corps qui tremble. Et tu l’embrasses encore, comme une folle en manque, comme une fille éperdue. Comme une âme en peine. Il y a cette vague de désarroi qui t’envahit, des images qui défilent à toute vitesse dans ton esprit embrouillé. Ta Maîtresse, Abi, ton bras mutilé, ton corps qui ploie sous le plaisir, vos baisers, vos étreintes. Des images qui flashent et t’éblouissent. Ta tête tourne. Tu es comme emportée par ce tourbillon fait de révolte, de haine et d’amour confondus, comme si tout ce que tu ressentais se mélangeait tout à coup à l’intérieur de toi. « Aime-moi… » Qu’elle t’aime encore une fois, qu’elle t’aime une dernière fois. Qu’elle te fasse connaître cette flamme douce et chaude avant de retourner à l’obscurité, au froid et à l’Enfer ; qu’elle t’éblouisse de ta lumière avant que, sur toi, ne se referment les ténèbres.




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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyMar 16 Déc - 22:30


Talie & Abigaëlle

☼ T'aimer comme on aime le soleil. ☼


(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_n0wu1ykVEE1qit0n2o3_250 (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Tumblr_ne05prbSe91rvv9gno3_250

(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Stickers-fresque-ornement-design-img1
Honte. C'était ce mot qu'elle venait de prononcer et qui restait coincé dans mon ouïe fine. Elle avait eu tant de difficulté à le dire, tant de douleur à l'énoncer. Son chagrin me piquait soudainement en plein coeur, une part de moi trouva soudainement le moyen de compatir à sa douleur. Malgré ma colère, mon dégoût, ma tristesse, le fait de la voir ici, dans mon monde, alors qu'elle n'avait fait que me mentir pendant des mois. Jamais je ne pourrais oublier, pardonner, ni même tolérer ce qu'elle avait fait. Pourtant, je ne pouvais pas me sortir de la tête ce mot. Honte. Pour la première fois depuis qu'elle avait débarqué ici, je l'écoutais pour de vrai. Je prenais soin de traduire chacun de ses mots, comme j'avais eu l'habitude de le faire si souvent. Mais cette fois, j'étais surprise de ne pas avoir à traduire grand chose, car elle s'exprimait. Talie me parlait, réellement. C'était une victoire immense, noyée dans un océan de douleur et de trahison. Je n'avais rien à répondre cette fois, je la laissais débiter ses mots, sentant toujours mes poings serrés. J'étais prête à tout cogner, c'est vrai, mais j'écoutais son explication car, aussi fou cela semblait son histoire, c'était la vérité. Et je n'avais qu'à fixer la belle dans ses yeux tremblants pour connaître le chagrin qui l'enrobait. Je n'arrivais pas à croire que tout ça était vrai. J'étais perdue. Perdue entre mon amour, entre ma compassion et ma colère cuisante. Où me situer dans ce fourmillements de sentiments, remplis de contradictions indissociables ?

J'étais presque prête à lâcher la totalité de ma colère par des mots extrêmement blessants. Une part de moi hurlait à mon esprit de lui dire une bonne fois pour toute que je ne voulais plus la voir et que toutes ses explications elle pouvait se les garder, parce qu'elle avait mentis et ça n'avait aucune justification possible. La vérité, c'est que Talie avait été d'un égoïsme royal. Elle n'avait pensé qu'à son intérêt, son confort, sa sécurité. Alors qu'elle n'avait fait qu'aggraver sa situation. Et la mienne, par la même occasion. Je me décidais donc, plus calmement, à lâcher l'exactitude de son comportement. « Tu as été égoïste, Talie. Terriblement égoïste. Tu as préféré planqué tout ça, afin de préserver ta petite vie, ta routine, aussi loufoque soit-elle. Et tu n'as jamais pensé une seule seconde à moi, à Aphria. Tu n'as pas eu l'idée d'envisager tout ça. Ca nous aurait sauvé. Tu sais, tu aurais du m'envoyé balader le jour où je t'ai aidé à ramasser ton plateau. » Mes mots étaient dit sur un ton glacial. Je m'effrayais moi-même d'être si méprisante. Peut-être était-ce juste parce que j'étais pleine de mépris, à cet instant précis.

« Je suis désolée, pardonne-moi. Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée. » C'était tout ce qu'elle avait trouvé à répondre. Je crois qu'il n'y avait plus rien à dire, de toutes façons. Soudainement, elle se retrouvait si près de moi que mes os me brûlèrent. Elle saisit ma nuque avec tant de détresse et d'envie que j'en eu le souffle coupé. Mes bras étaient toujours tendus le long de mon corps, luttant contre l'envie dévastatrice de la serrer dans mes bras, comme jamais. Pour l'emprisonner et ne jamais la rendre à ce monde. Et puis, je me rappelais soudainement qu'elle était déjà la prisonnière de quelqu'un. Mon regard fixait le sien, sans jamais s'en décrocher. La lueur de rage dans mes iris s'était enfuis, il ne restait qu'une neutralité qui rendait folle Talie. Et dans la plus grande surprise du monde, elle m'embrassa. Ce geste s'était passé comme au ralentis. Je l'avais vu venir, mais je n'avais pas réussis à réagir. J'avais vu son regard sombre et perdu chercher par détresse ma bouche, s'en approcher, la saisir, ne plus la lâcher. Et cette fois, je sombrais avec elle dans le chagrin. Mes poings se desserrèrent automatiquement et mes bras vinrent l'enlacer contre moi. Son corps tremblant et brûlant se plaqua contre le mien avec violence.

Puis tout s’accéléra subitement. « Aime-moi… » répétait-elle pleine d'espoir, comme une bouteille à la mer qui attend le sable fin d'une plage paradisiaque. Et que faire, à part l'aimer ? Je ne prenais pas soin de lui répondre tout haut, mais dans mon esprit je lui avais répéter autant de fois que je l'aimais. Et que ça ne durerait pas, je le savais, elle le savait. C'était sûrement pour ça que la fougue était au rendez-vous. Le temps s'arrêta une seconde dans mon esprit, et je me rendu compte que c'était sûrement la dernière fois que j'approchais Talie à moins d'un kilomètre. Il était temps de l'avoir comme je ne l'avais jamais eu, de me donner comme je ne m'étais jamais donné. Je voulais l'aimer, une dernière fois. J'intensifiais alors le baiser en glissant brutalement ma langue dans sa bouche, afin de me mêler à la sienne sans aucune pudeur. Nos salives se mélangèrent et rien n'avait jamais été aussi délicieux. L'étreinte réconfortante que je lui avais offert quelques secondes auparavant se transforma. Mes mains vinrent saisir son visage avec force, peut-être trop, peu m'importait. Je n'avais pas envie de me contrôler, pas maintenant. Pas ici. Pas avec elle.

Rapidement, le baiser de détresse pris la forme d'une étreinte d'envie et de désir, brûlante à en faire cramer le pensionnat. Mes mains quittèrent son visage pour commencer la quête de son corps, mes doigts glissant alors sans aucune timidité sous son tee-shirt, afin d'y caresser le bas de son dos, puis son milieu, pour finir par ses omoplates. J'avais suivit avec constance sa colonne vertébrale du bout de mes doigts. Le baiser s'intensifier et de légers gémissements s'extirpaient de ma gorge. Désir ou douleur ? Je n'avais aucun moyen de le savoir. Tout ce que je savais, c'est que je voulais profiter. Je finis par retirer son tee-shirt, sans prendre le temps d'être douce et romantique. Je n'étais soudainement plus l'Abigaëlle romantique qui prend soin de tout faire avec sensibilité et délicatesse. Je n'étais plus qu'une boule de nerfs, un mélange de coeur brisé et d'hormones en feu. Je quittais alors les lèvres de ma belle pour glisser ma bouche sur sa mâchoire, embrassant ensuite la peau douce et fragile de son cou juste après avoir lancé un regard aguicheur au peu de son corps déshabillé. Je la voulais, maintenant, tout de suite. Et c'était pour la première et dernière fois.


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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyJeu 8 Jan - 21:42




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MessageSujet: Re: (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. (abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. EmptyJeu 29 Jan - 0:05


Talie & Abigaëlle

☼ T'aimer comme on aime le soleil. ☼


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(abigalie) ▲ t’aimer comme on aime le soleil. Stickers-fresque-ornement-design-img1
J'ai ce drôle de sentiment de tout contrôler. Oui, j'ai l'impression de maîtriser la situation, de savoir ce que je fais, où ça nous mène. Oui, je sais où ça nous mène. Sans doute vers un vide éternel qui brisera tout sur le champ, dans un éternel chaos que Talie semble connaître bien mieux que moi. La vérité est que je ne contrôle rien. Elle est face à moi comme le plus beau cadeau que j'ai reçu depuis mon réveil amnésique et à la fois, elle est le poison qui m'a rongé. Qui me ronge. Et qui me rongera encore longtemps. Le temps que j'oublis l'espoir que j'avais mis sur nous, sur cette relation douce et secrète dans laquelle j'étais devenue une pauvre imbécile naïve et aveugle. J'ouvrais les yeux aujourd'hui, maintenant, et c'était peut-être pour cette raison que j'empoignais son corps avec moins de délicatesse. La vérité, c'est que tout était foutu. Nous le savions autant l'une que l'autre.

Elle se libérait, elle aussi. Son comportement n'avait rien à voir avec celui que j'avais tenté d'apprivoiser ces derniers mois. Elle savait que si elle devait tout donner, c'était maintenant, dans ce court instant d'intensité et de douleur qui ne méritait pas d'avoir de regrets. Tout était déjà tellement compliqué et difficile à accepter. Accepter que c'est un monde qui s'écroule, un monde dans lequel j'étais prête à tout pour elle. J'aurai pu lui promettre la lune, elle l'aurait eu, sans aucun doute. Et elle le savait aussi bien que moi. Ses mains prirent possession de mon haut, qu'elle me retirait avec une assurance que je ne lui connaissais pas. Dans mes innombrables rêves d'elle et moi, je me voyais me déshabillé car elle aurait eu trop peur. Et voilà qu'elle prenait les choses en mains à son tour. Si tout allait bien, j'aurai souris, mais pourquoi sourire ? La seule et unique raison de ce comportement était le besoin de boucler ça correctement. Comme on se le devait. Ses mains froides et moites se posèrent sur mes hanches frissonnantes et je sentis une brûlure féroce m'envahir. Rien qui ne ressemblait à de l'amour. Juste du plaisir mêlé à de la colère. Un goût amer dans la bouche, je continuais pourtant mon chemin langoureux sur la peau de son cou. Mes mains voyageaient dans son dos et je n'osais la défaire de son soutien gorge. J'avais peur de sa réaction. Peur de la brutaliser. Même si elle semblait me montrer le contraire.

C'est alors qu'un geste fou me coupa le souffle. Ses mains tremblantes vinrent défaire le bout de tissu qui recouvrait ma poitrine, d'une rapidité sans égale. Je remontais alors mon visage face au sien, lui lançant un regard froid mais fier. J'étais fière de ce qu'elle venait d'accomplir. Elle prenait les devants et ça sans gêne, ni honte, sans se poser de question. Elle se contentait de le faire par envie. Si seulement tout avait pu se passer ainsi. Ma poitrine était alors nue face à elle, contre ses mains qui me caressaient délicatement. Mon coeur loupa un battement à l'idée que je me retrouvais nue pour la première fois devant quelqu'un, devant une femme. Ce bonheur superficiel m'envahit et j'oubliais durant quelques secondes la douleur qui irradiait l'intégralité de mon corps. C'était un mélange cruel de sensations et de sentiments. Tantôt douloureux, tantôt magique, cette situation avait tout d'une quatrième dimension. Les sentiments les plus opposés se confrontaient les uns aux autres, se défiant mutuellement. Que le meilleur gagne. J'avais déjà ma petite idée sur le vainqueur.

En un éclair, nous nous retrouvions allongé, Talie au dessus de moi et mon regard la dévorant toute entière. Une paralysie légère m'envahissait, c'était à mon tour d'avoir peur. Je n'osais la déshabiller. Je mettais ça sur le compte de "la première fois". J'étais terrifiée de penser que ma première fois, si importante, serait la seule et unique avec elle. La seule et unique avec mon premier grand amour. La vie est cruelle. Mais alors que je plongeais dans mes ténèbres, sa langue vint caresser le bout de mes seins qui se durcissent aussitôt. Un gémissement plus fort que précédemment et incontrôlable s'extirpa de ma gorge en feu. Je sentis alors mon jean se défaire et glisser le long de mes cuisses. J'ondulais légèrement des hanches pour l'aider, jusqu'à ce que j'aperçois Talie se défaire elle-même de son soutien gorge et de son jean. Le souffle coupé, j'admirais alors sa poitrine parfaite, aussi pâle que la peau de son visage, le bout de ses seins qui pointaient déjà vers moi. Et ses jambes incroyables. Elle était parfaite et je lui en voulais énormément à cet instant d'avoir tout gâché de la sorte. Elle n'avait pas le droit de réduire à néant ce soupçon de pureté que nous avions battis dans ce monde de fou.

Notre baiser repris de plus belle, son corps une fois allongé sur le mien dans une grâce qui était insupportable, tant c'était parfait. Tout était parfait. Excepté peut-être que notre relation n'avait été qu'un mensonge dans lequel je m'étais noyé. Dans cette pensée récurrente, je me dis soudainement qu'il était temps d'arrêter de penser. Il était temps d'agir. Non, je ne la récupérerais jamais et non je ne le voulais pas, car je savais pertinemment qu'elle ne serait jamais mienne. Alors, d'un mouvement rapide, j'échangeais nos positions, me retrouvant sur elle, le regard broyant le sien. Mes yeux n'étaient sûrement pas en accord avec le reste de mon corps. C'était les seuls témoins de mon état psychologique. Je reprenais alors le baiser, laissant mes lèvres courir le long de sa mâchoire, de son cou... Me délectant de chaque parcelle de sa peau sucré. Je m'arrêtais longuement sur ses seins, que j'embrassais de toutes les manières possibles et inimaginables. Je les caressais aussi. J'étais soudainement certaine d'aimer les femmes, pour de bon.

Je découvrais alors Talie sous un nouveau jour, celui de la torture parfaite qui semblait la rongeait tant c'était bon. Je continuais le chemin de ma langue vers son ventre, la faisant tournoyer autour de son nombril. J'arrivais soudainement à la limite de son unique et dernier vêtement. Mon coeur s'arrêta soudainement, pris de panique et d'envie à la fois. Je fermais les yeux un instant pour me donner du courage et je lui retirais alors ce bout de tissu devenu de trop. C'est alors que je découvris un endroit du corps qui m'était totalement inconnu sous cet angle. L'excitation battait son plein dans mon coeur et ailleurs. Je pouvais sentir le battement plus que rapide du coeur de la belle blonde. Elle devait être aussi anxieuse que moi. Je lui lançais un regard légèrement inquiet, mais toujours aussi froid. Et puis, sans vraiment connaître la méthode, je fis glisser deux de mes doigts contre son entre, la sentant alors se cambrer violemment. De léger vas et viens prirent possession de mes doigts. Mon coeur s'enflammait. La douleur n'avait soudainement plus d'importance. Car je faisais l'amour à une femme, pour la première fois.


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