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 Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur]

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MessageSujet: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyVen 24 Oct - 18:51



❝Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir❞
Toi & Moi
De ses boutons de nacres l’ours inanimé plantait son regard vide sur la silhouette illuminée des fins rayons de la lune levée, Hosanna assise sur son lit aux reflets fleuris esquissa un timide sourire, porta ses doigts à ses lèvres douces, pleines d’une renaissance macabre. Ses oreillers éparpillés, ses cheveux lâchés dans une cascade de boucles ouvragées tel un délice sensuel qui auréolait le visage angélique de la sublime semblaient briller dans la chaleur tamisée que miroitaient quelques flammes contre les murs du présent ceux-ci peint dans des tons envahissant l’humeur chasseresse de tristesse, de peur, d’angoisse. Car l’enfant des forêts ressentait ce tourbillon en son sein meurtri, ressentait les limbes horribles de mots non placés, non consentis, non accueillis ; elle souhaitait les rejeter dans les gouffres fétides de l’oubli comme une chaussette sale tombant dans le panier à cet effet. Elle s’allongea lentement comme pour essayer d’hurler au sommeil que la sage princesse avait besoin de son bercement protecteur, Morphée dans les songes de l’aimé avait ce baiser palpitant d’un amant rêvé, d’un guerrier mielleux qui apaisait l’âme toujours effrayée, toujours battante de la brune nymphe des prairies. Hélas le patienté ne venait pas aujourd’hui, embourbé peut-être dans les rives nitescences de son royaume lointain, l’obéissante ne possédait que ses jades fabuleuses luisante dans la chambre étouffante des peluches, des vêtements, pleurant les souvenirs enlevés quelques lambeaux de visions égarées valsant devant son nez coquin. Elle ouï dans les abysses de son cerveau embrumé un cri d’horreur, une vaste salle enténébrée qu’elle n’arrivait pas à se remémorer ou bien était-ce une mauvaise chimère la poursuivant lorsque fut venu l’heure du coucher. Posant ses pieds à terre elle s’enfuit vers l’animal obèse, tant bien que mal le déplaça pour le mettre entre deux grands oreillers sensiblement destinées au bien-être du gardien qui serait chargé de veiller sur elle. Sa fine chemise de nuit toute d’or habillée, d’un blanc crémeux harmonie des teintes de pêche que reluisait son épiderme tentateur de fillette éduquée était promesse à la décadence, au pêché enivrant de la luxure ignorée, ainsi elle enjoliva déjà le supplice d’une position insouciante ses jambes étroitement serrant l’objet contre sa poitrine riche, ses bras tout autour étreinte désespérée à l’appel de l’inconscient. « Je sais que tu es vivant mais que tu ne veux pas le dire. Je ne t’en veux pas chacun a le droit à ses secrets ». Rituel effronté qu’elle se permettait seule dans l’antre sécuritaire, elle pansait d’une parole les malheurs à son cœur boursouflé de terreurs, une honte qu’elle s’autorisait loin du regard du patriarche de la chambre d’à côté. Un morceau de drap entre ses dents immaculées, elle gigota encore défaisant les tissus onctueux d’un lit voilé à l’innocence, des méditations d’angelots sur les parcelles d’étoffes décorant la chambre de pastelles encensées. Il était là, proche d’elle, pas dans l’autel de son espace ni dans le salon absent, ni dans la cuisine où, le matin-même de ses mains graciles de ménagère elle avait préparé succulentes bavaroises et autres joyeusetés de son palais gourmand, ni dans la salle de bain tout de marbre suintante. Elle l’imaginait dans son lit lui aussi, une chambre aux allures sombres mais rassurantes qu’elle avait seulement entraperçu lorsqu’il l’avait sorti de cette cage éprouvante. Son sauveur, son justicier. Les marques corail de ses bras requiem d’un moment obscurci par la fuite psychologique de l’enfant grignotaient les pauvres subsistances à son sommeil pourtant lourd de promesses oniriques. Pas ce soir ; le silence imposant fabriqua un cocon de froidure dans les couloirs impersonnels qu’elle détestait fouler des pieds, vite vite gazelle galopait pour retrouver la chaleur sentencieuse de sa cellule de maîtresse. Elle hésita un moment, un éternel instant avant de franchir péniblement, pénitente, le corridor menant à la porte grandiloquente de la seigneurie royale ; timidement elle l’entrouvre laissant échapper un filet de lumière incendiant ses orbes de muse conquise. C’est lui qu’elle voit le premier, l’envie intense de venir se blottir dans ses bras de guerrier, l’envie d’apposer le bisou d’une sainte sur son front de dominant. « Je… Est-ce que je peux venir dormir avec toi ? ». Tête baissée adorable soumise elle se concentre sur les fresques illusoires d’un sol moucheté de rien, pas de saleté, pas de défaut rampant dans cette pseudonyme maison reposant au loin du centre-ville. Elle a sur ses joues d’adulée une nuance de rosée clairvoyante, elle rougit, se touche les cheveux espérant une réponse positive qu’elle attend, vaguement honteuse de son comportement. Pouvait-on quérir de dormir avec le roi quand elle n’était qu’une orpheline insignifiante ? « J’ai peur. S’il revenait ? Le monstre qui m’a enfermé… s’il revenait ? Peut-être est-il même là dans cette maison à l’heure qu’il est et que je peux pas le voir parce que j’ai presque jamais vu son visage. Peut-être qu’il me reveux, qu’il attend la période propice pour me prendre à nouveau ? ». Le flux monstrueux de phrases s’étend, s’étend tapisserie pourfendue de cet effroi qu’elle ne peut nommer, un sanglot étrangle sa gorge de brebis martyre avant de s’avancer un peu plus cherchant le réconfort que l’ogre peut lui offrir.


© Pando
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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyVen 24 Oct - 22:12


Take this evil grin
& love me for my sins
Creeping in your dreams, coming, going as he pleases. Stealing hearts, robbing minds, taking whatever he finds. Breaking hearts, stripping minds, leaves his careless mess behind. If you catch him by surprise , just don't look into his eyes-


Dormir est un privilège qu’il ne semble pas pouvoir acquérir. Pas de monnaie pour ça, pas de mensonges, RIEN. Il peut acheter le silence d’un homme, meurtrir l’esprit et les souvenirs d’autrui, mais le sommeil, il ne peut pas le conjurer. Triste vérité. Lazur ne peut tromper Morphée qui l’a depuis longtemps abandonné pour laisser place à un frère moins enviable – les cauchemars qui galopent. Les nuits sont peuplées de créatures informes, de chimères que son esprit aime à confectionner à partir de souvenirs d’une autre vie. Le feu crépite encore, incendie la pièce d’éclats mordorés qu’il ne peut que deviner. Se souvenir est complexe. Mettre une image sur les couleurs, se remémorer que le rouge et l’orange sont les nuances du feu. Des listes tenues à jour pour ne pas oublier. Les cendres à présent dans l’âtre et le sommeil qui répond absent pour une nuit de plus. Parfois, le refuge est trouvé au bureau, le sommeil vient le chercher lorsqu’à bout de connaissances, il s’endort dans le fauteuil, livre quittant sa main. Pas ce soir. La chambre accueille l’absence. Il se loge dans le lit royal, ne comble pas le vide qui nécessite une seconde personne. Du temps qui s’écoule, mais les yeux restent ouverts. Un grincement, des pas qui se faufilent dans le couloir. L’alerte est donnée. Lazur écoute, patiemment, attend. Meurtrier qu’on ne peut duper. La mort l’a frappé une fois, une seconde n’est pas tolérable. Une lame sous l’oreiller, prise ferme, mais l’arme est lâchée lorsque la silhouette se découpe dans l’embrasure. Princesse. Une fraction de seconde il oublie les paroles, ne voit plus que la femme qu’il convoite, celle qu’il lui appartenait. Une seconde suivante et il oublie tout. « Tu es assez grande pour dormir seule, non ? » Les mots fouettent le silence, bafouent la timidité de celle qui s’est permis d’entrer, petite voleuse qu’il observe, elle qui se présente dans une simple soierie. Les couvertures sont rejetées au loin. Pas une invitation, certainement pas. Assis sur le rebord du lit, il semble juger la demande. Accepter ! Qu’elle vienne quérir sa présence est tout ce qu’il demande, qu’elle n’ait aucun autre repère est ce qu’il souhaite. Viens à moi. La main ne se tend pas, c’est le corps qui se déplace, d’une peau masquée par un unique vêtement. La conscience qu’il lui offre l’homme et non pas l’Implacable est là. Les pas foulent le sol glacé, s’approchent de l’enfant timide qui évoque sa peur d’un monstre qu’il connaît, qu’il a côtoyé. Tu vis avec le diable. Un sourire fissure les lèvres, se veut rassurant, mais c’est une ironie devant la situation. « As-tu vérifié que la porte d’entrée était fermée ? Il ne peut pas entrer ici » Les mots sont un souffle, d’une douceur qu’il n’emploie que pour elle.  Une main glisse sur la joue rougie par la timidité, l’expression est ravissante, il voudrait qu’elle soit toujours ainsi – si docile, incapable de songer aux horreurs, incapable de voir que l’Ignoble, c’est lui. « Les monstres sont dans les couloirs que tu viens de traverser, des ombres qui se glissent à chacun de tes pas. » L’assurance en premier, puis la peur qu’il insuffle pour ne lui laisser aucun répit, que toujours elle soit effrayée, et surtout la nuit. Un doigt qui se pose que les lèvres, effleure, puis disparaît. « Ton monde coloré ne te suffit plus pour affronter tes cauchemars ? » De l’étonnement qu’il fait transparaître, du faux, encore. La vérité est absente du personnage qu’il a construit. Juste des masques. « Je ne peux pas dormir avec toi » La question est renversée. Dormir. Un mot qu’il bafouerait à l’instant où elle prendrait place dans le lit. L’écho du passé se joint au présent et soudainement, il n’est plus capable de voir un autre détail que les poignets, eux qu’il a encerclés d’une corde, meurtris pour obtenir l’obéissance. Maintenus fermement. Les larmes de la douleur ont fait frémir la pièce. Un écho contre les pierres d’un château. Un corps qu’il a pris contre sa volonté. Les yeux se ferment, chassent les souvenirs diaboliques. Lui dire oui, c’est accepter le sacrifice, pas encore. Dormir, juste dormir. L’ogre fait un pas de côté, déjoue les distances et les yeux quittent Hosanna. Ne plus la voir. « Retourne dans ta chambre » Un commandement qui surgit d’une voix de glace, assassine. « Sors d'ici » Une parole qui ne demande aucune contestation. Et aussitôt il lui tourne le dos, marque la volonté des mots. Lui octroyer une place entre les draps, il ne peut pas, n’en est pas capable. Volonté qui capitulera.
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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptySam 25 Oct - 13:28



❝Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir❞
Toi & Moi
Fort dans son vêtement de satin le maître se lève empereur tyrannique qui impose la courtoisie de la mélancolie, il était assis entre quelques oreillers confortables tandis que l’épouse de marbre dans son linceul de soie l’observe, apeurée par ce barbare colérique. Elle ne veut pas attiser le courroux de Jupiter non plus que de pourvoir à ses gestes implacables ; elle a senti en de rares occasions que les mots, que les effleurements qu’il se permettait possédaient leur pouvoir de destruction. Je suis désolée je ne voulais pas… Je ne voulais pas te déranger. Je vois bien que je suis de trop. Les sons se perdent dans l’atmosphère gonflée des lippes de l’enfant, de l’innocente, de la vierge emportée dans cette grotte nauséabonde ; elle n’y décèle qu’un air d’envergure de mort ; le plus important, le monarque l’effleure d’un pouce despotique. Trop petite, minuscule, un lutin dans une nébuleuse titanesque qui virevoltent, l’entraine, l’essouffle, une fée perméable à ce mystère de l’attirance qu’elle ressent pour le sauveur qui, l’ayant adouci vers des lumières clémentes se construit à l’image d’un roc, d’une statue mirobolante qu’elle enduit à chaque pas de vertus, de qualités, de capacités, de dons enlevant la confiance étiolée de la libertine figée dans un capharnaüm de senteurs brûlant, hantant ses canaux lacrymaux, ses veines embrasées des injections fâcheuses qu’elle occulte ô laconique aveugle dans son étau de frayeur ! Il emploie une amertume acide quand elle observe ses lèvres se mouvoir dans le crible du dôme opaque, l’alcôve fictive d’un propriétaire discrétionnaire ne paraît pas défendre la gamine repliée sur elle-même par les injonctions du luciférien qui lui ordonne de quitter, de rompre un demi-lien qu’elle coud fidèlement à chaque aube réveillée pour s’attacher un peu plus à son métabolisme de puissant dieu vengeur. Pétrifiée, ses cils déploient des grisâtres gémissements qui se taisent sur la peau parcheminée du nourrisson tremblant, elle n’a pas de peluche à laquelle se raccrocher juste ce tombeau de corps, ce temple nourricier qui semble encore appartenir au titan retourné. Il ne souhaite pas la voir, sa vue le dégoute ; il ne veut pas l’approcher, sa présence l’exècre. « Je… Pardon. ». Des spasmes de sanglots possèdent la naufragée qui courre pour échapper aux ombres éphémères, qui courre pour échapper à ces bribes de violentes actions tourbillonnant follement dans son esprit perturbé, détruit, manipulé, anesthésié de la pacificatrice sommeillant dans les précipices de son inconscient névralgique. Un tour de poignée, la porte est close, toujours elle vérifie le verrou défenseur de cette porte haïe délivrant les pires crimes de l’humanité. Il lui a dit. Elle ne perd pas de temps, elle vole rapidement vers l’ours géant qu’elle a adopté, cadeau tendre du mari à la fiancée obligée. Sa tête rubéole de cheveux ondulés s’acharne sur le ventre poli de la bestiole poilue, ses mains vagabondent, caressent confiante la monture rassurante où elle a pris soin de oindre les particularités magiques d’un garde consolant. « Il y a toujours des monstres mais je savais pas qu’ils étaient aussi dans les couloirs. Je suis stupide. » Les démons, les insectes purulents d’horreur, les bruits du plafond et cette eau qui s’égoutte patiemment tic tic tic dans la cuve du temps elle les avait rejoint dans la macabre danse des damnées, des victimes, des poupées destinée à l’abattoir d’un mariage arrangé, au plaisir souffrant des hommes victorieux, glorieux de prendre par la force si nécessaire les naïades courageuses se débattant des bras mortifères accolés à leur cadavre futur. Elle avait été enfermée dans les bois trépidants d’un hôpital, d’un orphelinat attardé où le vice suait les atrocités évidentes. Lui, lui l’avait préservé d’autre instant abominable qu’elle essayait de peindre, de conjurer par des moyens sucrés de biche écervelée ; par des couleurs pastelles, des décorations jonchant les armoires fabriquées dans le moule industriel transpirant les contes de fée lumineux. « Si même ma chambre ne peut me protéger… où est-ce que je vais aller ? S’il veut que je parte ou que je déménage parce qu’il en a marre de moi… je vais partir où ? Tu seras toujours avec moi hein ? Tu affronteras les tentacules qui me veulent du mal hein Ambroise ? ». Le teddy bear de la demoiselle se noya dans l’étreinte arrosée d’angoisse de l’enfant-femme qui se blotti dans la toison synthétique, respira l’effluve des gâteries effacées dans la cuisine noircie par l’obscurité. Elle entendit les pas de l’orageux dans les couloirs, prévit douteuse les remarques appréhendées, envisagées qu’il pourrait lui balancer si jamais il venait dans son antre. Elle ne fermait pas sa porte à clé laissant un passage attentif au supérieur, espoir craintif d’une rencontre étoilée seulement la mer tempétueuse avait percé en son cœur meurtri un rapt narquois sinuant les courbes de ce sang pleureur. « Je vais tâcher de m’endormir alors parce que le néant de la sieste est une échappatoire comme une autre hein ? Je pourrais prendre des somnifères. Je crois qu’il y en a dans la salle de bain. » Silencieusement, apeurée, guettant les ouatées voleuses de chair, elle risqua une seconde fois de lâcher l’éclairée chambre pour partir en quête des cachets de rêves. Que Dieu ne puisse pas me surprendre.              

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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptySam 25 Oct - 18:49


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L’enfant qui vient quérir sa présence, l’enfant qui se dérobe sous le commandement d’une voix de fer. Il ne peut pas lui accorder sa demande, il ne peut pas accepter sa présence ici, dans la chambre qu’il a toujours tenue fermée à son regard. Verrou. Pas encore, il ne peut pas accepter sa présence ici, un danger qu’il représente pour elle. La pièce se dévoile pourtant aux yeux de la nymphe éveillée. Des couleurs supposées chatoyantes, d’un sanctuaire qu’on ne veut quitter, qu’il a construit dans l’idée d’y passer une vie. Souverain qui règne sur un domaine, et une vie qu’il tient entre ses doigts, fil qu’il maintient d’une main qui se veut hésitante. Le chaos qu’il provoque chez elle est inattendu, cette soudaine tristesse qui transparaît. Cela, il ne s’y attendait pas. C’est la perte des repères. La réjouissance prend le pas sur la fuite d’Hosanna. Le puzzle se reconstruit selon ses envies, et chaque pièce semble enfin avoir retrouvé sa place. Du mouvement de la fuite, il amorce un geste, un bras qui se tend, une main qui capture l’ombre qu’elle laisse grandir derrière elle. Plus rien. Les pas s’ébrouent dans le couloir, s’éternisent et disparaissent, avalés par le silence d’une maison vide, factice pour les regards. Du bonheur qu’il a façonné, une vie qu’il a construite pour éradiquer les doutes. Un instant il reste immobile, le regard perdu dans l’embrasure de la porte, lui qui ouvre sur les ombres desquelles il n’a aucune frayeur. La maison est son domaine, demeure qu’il mène d’un commandement. C’est son labyrinthe dont il peut mouvoir l’issue d’un claquement de doigts. Les questions se chevauchent, l’esprit s’embrume. Rattraper celle qui s’est enfuie, l’accueillir entre ses bras ou refermer la porte. Hésitation. Le passé fracasse le présent, cherche ce qui lui appartient. Motya le seigneur implacable, et Lazur, le monstre tapi derrière ses costumes. Pas de différence, juste des méthodes.

De plusieurs minutes qui s’écoulent, il franchit la frontière de la chambre. Les pas sont marqués dans le couloir, pour s’assurer qu’elle est bien retournée dans sa tour d’ivoire, chambre d’une couleur qu’il ne peut pas percevoir – rose qu’elle lui a demandé. Ridicule a t-il pensé le jour là, et plus encore lorsqu’elle a désiré tout une forteresse de parfaite princesse. Jamais il n’est entré dans la bulle protectrice, lui octroyant ce monde. Il a compris de quoi elle cherchait à se protéger, de ce qu’il lui avait implanté dans la tête, des idées terrifiantes, des peurs angoissantes. Pas de monstre ici, juste un beau diable qui mène une mascarade à son terme. Le corps se fige dans un coin, incertain quant à la prochaine action. Aller la chercher, lui demander pardon. Si tu viens avec moi, tu ne quittes pas la chambre avant l’aube. Les attitudes se provoquent. D’autres pas réveillent la maison et il écoute, silencieux, attentif aux dérives nocturnes, devine le chemin qu’elle entreprend. Doucement il marche dans ses pas, doucement il s’approche et le prédateur bondit d’un seul geste. Une main enserre le cou avec force, ramène le corps contre le sien. Plus aucun mouvement. L’autre bras barre la poitrine, maintient les bras. « A quoi joues-tu jolie princesse ? La nuit ne t’appartient pas. Que devrais-je faire faire de toi ? Tu te souviens ? » La voix est celle de l’Autre, basse, d’une menace qui glisse comme un serpent, les mots qui coulent à l’oreille alors que des lèvres il effleure la nuque, elle qui révèle la marque commune. « Tu es seule, il n’est pas là, il ne sera pas toujours là. A chaque pas dans la nuit, tu es à moi » Le monstre goûte à la peur que l’enfant distille, de tremblements qu’il ressent. C’est une bêtise de reprendre un rôle oublié, imprudent, mais ces moments-là permettent d’éveiller les vices, de les laisser transparaître – plus de belle armure et paroles consolatrices. Juste la terreur qui éclabousse. « Où courrais-tu ? » La réponse meurt, il ne lui laisse aucune issue et la main se resserre toujours plus sur le cou, un lien qui entrave le souffle. Tu ne mourras pas ce soir, peut-être demain, ou dans trois jours. Ta vie m’appartient, sache-le. La faucheuse guette, attend patiemment l’âme que Lazur ne sacrifiera pas. La poupée inanimée glisse entre ses doigts. Pas de cadavre. Inconsciente. Délicatement il la pose au sol, de peur d’y briser quelques pièces. Les mèches de cheveux bafouant le visage sont écartées. Jolie porcelaine qu’il brise et recolle avec aisance. Des minutes passent où il se gorge de la beauté, admire celle qui lui appartient, celle qu’il doit contempler, ne pas ravir, ne pas répéter les mêmes erreurs. Gagner la confiance, qu’importe les moyens, gagner sa vie. Des paroles à son oreille, des mots rassurants afin qu’elle reprenne conscience. « Je suis là » d’un murmure.
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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyDim 26 Oct - 18:13



❝Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir❞
Toi & Moi
Les sbires pervers de la maisonnée trainaient des chaines cliquetantes sur le parquet artificiel, neuf, sol verni par quelques mains ouvrières qui façonnèrent le Mensonge totalitaire sur les navires de la dépendance ; ils se nommaient Angoisse, Terreur, Horreur, Sanglots tout contre le cœur de la poupée de chiffon. Celui-ci battant lorsque les substituts de lumières déguisaient le charbon en monceaux d’ocre et d’argent, baignaient les façades moribondes d’une lueur figée un rappel à la chambre noire qu’elle éprouvait quotidiennement dans les méandres de son esprit endormi. Contrôlée par cette mélasse d’émotions tapageuses, la fillette allumait un souffle de néons englobant alors les couloirs, les pans du tombeau perfide spécialement conçu à son effigie celui d’une meurtrie piquée par les seringues de l’Autorité. La salle d’eau également dressée par des nuances d’ébène semblait respirer la quiétude d’une sérénité factice qu’Hosanna souhaitait repeindre et décorer à sa manière ; elle imaginait un cocon sublime de beige, de blanc, de jaune harmonie des teintes spécialistes à la défense des monstres tout contre son sein palpitant. Ce soir-là l’angelot débrouillard voulu prendre quelques pilules d’Alice qui la transporteraient vers des royaumes enchantés de panoramas dorés, bruissant le bonheur d’un songe mérité, elle n’avait aperçu le diable souverain dans ses pas rentré, elle n’avait aperçu le douloureux malheur s’abattant d’un bras maintenant, d’un nez inspirant l’odeur de panique qui jaillissait maintenant entre ses pores de victime affolée. Une voix susurrant dans son oreille percée de fins symboles enjolivant encore l’exquise créature enfermée dans l’étau implacable du démon, impuissante à l’action ses larmes démontraient les litanies subites de l’enfant émue, ses cheveux contre sa frêle épaule alors qu’elle essayait de placer un mot, une phrase… un gémissement seulement qui s’envola des barrières de lèvres de l’adorable asexué. Elle sentait la mort, la dernière Heure de son glaive attendant, elle allait trépasser dans l’ignominie d’une prison de verre sans avoir profiter des vertiges délicieux d’une vie anéantie par l’avalanche de facéties que le subordonné avait quémandé à sa reine candide. L’étreinte pourfendeuse se pria plus forte encore alors que la jeune oiselle tomba dans l’oubli de l’inconscience après avoir prononcé une malédiction redondante d’un monde ancien totalement masqué par les traits brouillons du marionnettiste. « Ma sœur… Ma sœur sauve moi ». Une brume de visions voilés par des robes ouvragées de mousseline, des éclats de rire cristallins lors des bals offert aux peuples à la demande de la gâtée la plus jeune s’assourdissaient dans les nébuleuses tourmentés de l’auréole nimbée d’incompréhension. Une phrase d’outre-tombe assermentée de nombreuses fois par des lèvres rêches, deux traits secs qu’elle voyait à présent se mouver, ses bras ballants par la faiblesse d’un coma instantané et ses perles floutées par des lamentations tenues à l’écart. Ne pleure pas ne pleure pas. Pas devant lui pas devant lui. Mantra cognant les plaies de ses cages thoraciques alors qu’elle essayait de se relever, de se tenir sur ses deux branches tremblantes. L’effroi froid d’Hosanna tourbillonnait dans ses veines sanglantes d’un hymne à la fuite qu’elle n’entendit pas, trop assujettie au Pandémonium face à sa tête porcelaine. Il avait de ses cheveux en broussaille où elle aimait y plonger sa main tiède pendant ces moments de gloire dans le bureau de satin, touchant les babioles désuètes, caressant l’écrin d’un carnet de cuir qu’elle ouvrait, qu’elle lisait partiellement découvrant un peu plus les Vices acerbes de certains de ses patients. Elle lui posait quelques rubéoles de questions à demi voix, juchée sur les commandements de l’empirique despote se faisant angoisse elle-même alors qu’elle trouvait des excuses hésitantes pour retourner au logis protecteur. Sa lippe inférieure avalée par sa supérieure elle scruta le bain appréhension de se regagner en bataille avec l’ogre titanesque de ses cauchemars, s’adjura une raison d’avoir chuté dans cette salle toujours charbonneuse. « Il… Il était là. Il était là derrière moi et… et… Je ne sais pas ce qui s’est passé ! Il… Il avait toujours cette voix affreuse qui sifflait dans mes oreilles quand j’étais enfermée dans la cellule de fer ! ». Un flot de consternation, une pluie de larmes envahirent le drapeau sous leurs griffes les joues éreintées de l’innocente chérubine qui tenta vainement de reprendre un bol d’air frais dans les sangsues de son cœur chamarrée. Elle s’accrocha alors, désespérée aux manches du gardien de ses aubes, de ses aurores, colla son ouï contre le torse du virile pour se rassurer de son existence. « Il ne t’a pas fait de mal ? Tu ne m’as pas raconté comment tu avais su me libérer de son emprise et de cette prison. Et s’il revenait pour te tuer et me reprendre hein ? ». Ô sommeil taquin dans tes serres amusées désirais-tu purifier l’ondine baillant d’une magnifique lettre de sa bouche vermeille ! Sa paume frotta ses paupières de poussières du marchand de sable tandis qu’elle s’avança jusqu’à son gîte de coquine libératrice ne prenant en compte que ce lit salvateur l’attendant après cet étouffement de labeur. « J’ai rêvé que j’avais une sœur, une grande sœur qui me souriant tout le temps, qui m’enlaçait de ses bras graciles de futur reine justicière. Elle avait des cheveux de lins et un diadème dans ses cheveux parfumés. J’aurai bien aimé avoir une sœur moi aussi. Une grande sœur toujours prête à bondir quand le danger aurait surgit. ». Elle appliqua ses lèvres gourmandes sur la joue râpeuse de Lazur, posa sa tête sur son épaule appréciant sa présence réconfortante.
                                          

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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyMer 5 Nov - 15:12


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& love me for my sins
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Créature infernale qui se joue des craintes. C’est de l’Autre qu’elle a peur, d’un double qu’il a façonné pour que jamais elle ne lui échappe, pas encore. Des méthodes qu’on ne peut évoquer, de la violence qui perce encore sur la peau. Le regard coule sur les veines qu’il a meurtries, explosé, du sang qu’il a contaminé. La drogue s’est infiltrée pendant des mois dans le corps, jusqu’à lui faire perdre toute conscience, notion de la réalité. Qu’elle ne se souvienne de rien, ne soit plus qu’à lui, pas au monde extérieur où il l’a dérobé. C’est une enfant qui se réfugie dans ses bras. Petite princesse dont il est le cauchemar enveloppé dans une armure blanche. Beau prince. Faux roi drapé de fierté, détenteur d’une tour de cristal. Monstre voilé par de terrifiants mensonges. Le corps frêle est entouré de ses doigts. des paumes qui sont délicates. Si loin du comportement antérieur. Pas de violence, pas à nouveau. Lazur joue sur les registres, et les masques qui dansent selon ses commandes « Ne t’inquiète pas, je suis là. Personne n’est entré. Personne ne peut entrer ici » Il est le gardien des clés, des portes toujours closes, de l’entrée qui ne tolère aucune intrusion. « Tu es en sécurité avec moi, tu te souviens ? » La douceur de la voix calme les terreurs, peut apaiser toutes les craintes. Il module les intonations, obtient ce qu’il souhaite. Un pouce qui glisse sur la joue, retrace la peur. D’un mot elle évoque ce qu’il a volontairement oublié de préciser. Comment est-il parvenu à défier un dragon ? C’est une nouvelle histoire qui doit être façonnée, d’un puzzle qui doit être cohérent pour ne pas qu’on voit les pièces manquantes. Créer un cadre, et ensuite remplir l’intérieur, distiller quelques informations pour recréer une mémoire, des souvenirs. Tout est parti de cette volonté, d’éradiquer la princesse sauvageonne et de lui donner une poupée obéissante. « Il n’avait pas le droit de te garder là-bas, de te maltraiter, tu arrives à te souvenir de ce qu’il s’est passé ? » Le souvenir est le mot clé de toute leur relation. Le passé est connu, lui se souvient de sa vie antérieure, mais Hosanna, elle est la princesse arrachée à une pièce noire, à l’absence de vie. De quelques mots il s’assure qu’elle ne possède pas d’autres traces du passé. « Il ne reviendra pas pour toi. Je le tuerai avant et ferai tomber sa tête. C’est ainsi que l’on tue les monstres »

L’ennemi est évoqué, le sien, son monstre à lui, sa peur primaire. C’est une sœur vengeresse. Une Diane sans pitié, verseuse du sang, vengeresse. De la lame sur son cou, il peut encore sentir le métal. Le froid et les frissons qui parcourent la peau avant l’unique cou. Le geste est inconscient. Il frotte la nuque de ses doigts, se rassure et touche ce qui est une cicatrice qu’on ne voit voir, juste effleurer. Toujours il regarde derrière lui. Épie son ombre afin de voir si elle ne se dédouble pas. La sœur. C’est elle dont il a juré de faire tomber la tête, de la faire rouler au sol et de la soulever, face au monde, face à Hosanna. Regarde ta vengeance, regarde ta soeur, regarde ce que je fais des ennemis. Elle qui l’a assassiné une fois. La seconde mise à mort doit être inversée. La colère agace son visage, un tic nerveux agite ses lèvres. « Il est normal que tu rêves de ce que tu ne possèdes pas. Tu n’as plus aucune famille Hosa. J’ai cherché si tu avais encore des parents, mais il n’y avait personne… je suis désolé » Fausse tristesse qu’il conjure dans ses paroles, dans quelques désolations qui ne sont que des réjouissances. La soeur doit être effacée de la mémoire. Un regard est jeté vers la pharmacie, les seringues qu’il ne cache pas, les lames qu’il plantera à nouveau dans la chair. Une main passe sous les genoux. Le corps est arrimé contre le sien. Poupée qu’il porte entre ses doigts. « Tu n’as rien d’une petite fille mais puisqu’il faut traverser les couloirs, je préfère t’avoir auprès de moi. » Des créatures tapies dans les ombres, derrière les tableaux, sous les pages. Il manipule la peur. « Je ne veux pas savoir ce que tu as pris dans la pharmacie, mais un surdosage peut causer ta mort » L’énervement ne prime pas. De ce qu’elle a dérobé, il ne sait pas, pourrait deviner, mais Lazur se contente de la prévenir, d’évoquer la colère si l’action se répète. Les couloirs sont franchis, et si il se dirige dans un premier temps vers la porte d’une chambre qui n’est pas la sienne, il se ravise, continue son chemin jusqu’à son domaine. L’enfant craintive est déposée sur le lit, belle offrande, agneau envoyé au sacrifice pour satisfaire l’ogre. Il détourne le regard. Refuse les pensées qui assaillent. À lui.
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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyJeu 6 Nov - 19:20



❝LES TERREURS ENFANTINES DEVENUES CHAIRE ET CUIR❞
Toi & Moi
Tic s’ébruitent les gouttelettes sur le lavabo de fer ; tic s’égouttent les larmes de l’enfant enveloppé dans une couverture de patchwork ; tic les gonds somnolent ; tic l’aiguille creuse le bras de Causette le monstre susurre à ses oreilles plaintives. Elle secoue la tête, effrayé la doucette de retrouver l’ogre discret sur un pan du mur de la douche qu’elle éclaire de ses orbes pâles, une flamme vidée par les horreurs affamées dans son esprit laminé, léthargique d’une victime associée à la destruction. Poupée à présent, sage, fidèle, maintenant filée de manipulation dorées. « Oui je me souviens. Je me souviens du fer sur mes épaules quand je tentais de m’échapper, de la seringue toujours quand je me réveillais ; il faisait exprès de vérifier si le liquide coulait bien avant de pourfendre mon bras comme un barbare. Je me souviens de… des coups qu’il me portait quand je n’étais pas sage et que je désobéissais. Je n’ai plus envie. Plus du tout envie de me remémorer ! ». Les flots subliment les joues marmoréennes d’Hosanna qui déchire la manche du mâle, ce rocher englobé de métal rouillé, des rouages distendus qu’elle considère saints, ce chemin herbeux de tentacules tapies sous l’oreiller. Des cauchemars enfantins dont elle s’illusionne contrôler quelques maigres espérances tandis qu’aveuglée elle sillonne cette grotte platonique, les ombres se réverbèrent sur les gouffres de ses angoisses ajoutées, des pas qu’elle augmente la princesse tiaré d’effroi qu’il abuse à placer, un baume cartésien sur les voiles déjà ensemencées des terreurs nocturnes. « Nan ! Nan ne le tue pas ! On ne combat pas le feu par le feu. Je ne sais plus qui me l’avait dit mais elle avait raison. ». Dans ses iris pailletés de verts écarlates elle recèle des demandes indirectes, une étreinte, une douceur qu’elle n’obtenait pas dans cette cage mortifère, une pièce insalubre où bourdonnaient les sentences d’une éducation à refaire, à redéfinir alors que la jeune rebelle voulu fuir. Fuir les tempêtes violentines, échapper aux bras damnés de cette chimérique apparition drapée dans des costumes de satin, dans un linceul de puissance qu’elle redoutait elle, la colombe enchaînée le rameau d’olivier à la dérive des fleuves enneigés.

C’est portée vers sa chambre qu’elle espère, une chambre rose sucrerie qu’elle a pris plaisir à peindre lorsque délivrée fut jetée vers ces longs dédales de la maison esthétique, clinique ; des murs froids mouchetés de gris, homogènes qu’elle aimerait égayer de ses pinceaux turquoises. La veille, allongée sur le canapé de cuir, un plaid serré sur ses vêtements coquets, ses cheveux lâchés nimbés d’une délicate veste de fourrure immaculée le regard rivé vers les chants de la captive d’un dessin animé éclaboussé de couleurs et de mésaventures qu’elle avait apprécié ; Raiponce rayonnait dans les méandres de son âme fragmentée, déstructurée. L’extérieur était-il seulement mauvais ? « Non aujourd’hui je n’ai rien pris. Je voulais parce que je n’arrivais pas à trouver le sommeil mais il est arrivé et… mais alors s’il n’était pas là… qui était-ce ? Je dormais déjà ? » Offrande au matelas douillet, l’agneau ne semble bouger, pétrifié par cette nouveauté d’une pièce réchauffée mais inconnue ; l’endroit où dormait le sauveur, le messie, le salvateur, le lieu où, chaque nuits il s’ajournait sur ce même où elle était assise. Légèrement tremblant des paroles qu’il lui avait assené à l’aube de sa demande, tout à l’heure, elle respire étrangement, peureuse, replie ses jambes fuselées de tentatrice inconsciente alors qu’elle fixe la porte refermée, cette porte qui mène à d’autre, à celui rassurant resté dans les limbes des ombrages noirauds. « Je ne suis pas sûre que tu veuilles dormir avec moi. Je ferai bien de retourner dans ma chambre, je n’ai pas envie de déranger ou de t’embêter. Je l’ai déjà fait suffisamment et ça doit être déroutant pour toi. ». Avec Lazur, la poupée se montrait docile toujours souriante un zeste cependant de frayeur et d’agitation palpitait dans son organe colorié qu’elle réfrénait, occultait ; Lazur son maître qu’elle aimait, dévouée éternellement à ce soldat lui ayant offert une autre vie que celle du donjon endormie à toutes heures des matinées, des soirées. « Je t’ai réveillé avant ou... est-ce que tu vas pas me jeter du lit parce que j’aurai fait une bêtise ? ». Simple manière d’exprimer la passion de voguer vers la sécurité, les talismans gardiens de ses sommeils à présent mielleux contrairement aux dessins des mois cousus de drogues et de lévitations obligées ; sa peluche enfin celle à taille humaine qu’elle exige embrasser contre elle, sentir ses poils contre sa joue et ses pattes contre son dos, se rouler exagérément dans ce grand lit confortable aux couvertures fleuries envoilés par des cocons de tendresses rappelant les univers enchantés des milles et une nuit. L’idée lui vint de prendre un livre relié, un livre où les griffures noires d’encres narraient des histoires fantastiques d’homme se défaisant de la misère du monde, sur sa table de nuit attendant. Se mordant sa douce jonquille de lippe elle hésite, embarque sur la moquette ouvragé, dévêtue de sa manche droit percevant nettement son épaule où se reflétait la marque invisible une clé éphémère d’un écho ancien sur sa nuque de cygne ivoirien. « Je reviens, je vais essayer de dormir. ». Elle aimerait franchir pour accaparer l’intention de l’objet mais les yeux noirs du rédempteur la scrute bizarrement ; une menace qu’elle comprend implicitement ; ses doigts sur ses lèvres avalées.


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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptyMar 11 Nov - 16:18


Take this evil grin
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Faire appel à ses souvenirs, à l’horreur qu’il façonné de toutes pièces, de cette chambre noire dans laquelle il l’a confiné pendant des mois afin de détruire une vie, de redessiner les contours, d’invoquer d’autres images, d’éradiquer une autre vie. Des mois pour marquer l’esprit, et le corps violenté, taché. Des souvenirs qu’elle évoque, il doit retenir le rictus, la satisfaction grandissante de la peur qu’elle ressent, de ce qu’il a su insuffler. Plus de princesse vagabonde, plus de princesse libre. Des pleurs qui jaillissent sur les joues de la belle, il les capture de ses lèvres qu’il pose, délicatement, d’un geste doux qu’il n’a qu’avec elle, d’un personnage qu’il a lui aussi repensé pour lui plaire. Le monstre c’est au-dehors. « Calme-toi, il n’y a personne d’autre ici, personne pour te blesser. Le monstre n’est plus là » Les paroles qu’elle prononce l’étonnent. Pourquoi ne pas tuer le monstre ? Pourquoi ne pas lui trancher la tête comme elle a su si bien le faire ? Pas elle, c’est la sœur qui est responsable de la mise à mort. « Tu trouves justifié qu’il vive encore ? Qu’après ce qu’il t’a fait, il ait encore le droit de vivre ? Pourquoi ne pas vouloir le tuer ? C’est la justice que tu souhaites ? Appliquer quelques textes afin de le condamner ? La prison n’arrête pas les monstres Hosa, elle les dessine » C’est de sa condamnation qu’il parle, de la lame sur sa nuque sans aucun procès, aucune autre parole que la vengeance d’une sœur. Est-ce que tu m’aurais tué, toi ? C’est une question à laquelle la réponse s’est perdue. Plus de mémoire. Pourtant, Lazur est curieux de la réponse, curieux de connaître son avis, curieux de voir si la princesse aurait su tacher ses mains pour punir la monstruosité.

Ce n’est pas une enfant entre ses bras, l’âge de l’innocence est passé. Pourtant, elle a tout perdu de la vie d’autrefois. Ne reste que la peur. Déposée en offrande, il ne peut détourner le regard, ne peut abandonner l’idée qui taraude l’esprit, martèle dangereusement. Il ne sait pas combien de temps encore il pourra jouer à ce petit jeu du prince. Réclamer le corps est ce qu’il veut, proclamer le mariage, mais les intentions sont encore rejetées. « Tu fais des crises de somnambulisme » Paroles brèves, mais suffisantes pour expliquer le cauchemar, de la créature qu’il redevient lorsque le contrôle s’effrite. « Tu te perds souvent dans les couloirs et généralement je te ramène à ta chambre car tu ne te réveilles pas » Moduler la voix pour qu’elle y croie, d’une assurance et apaisement. Le visage est effleuré d’un doigt, de la porcelaine qui s’effrite. « Reste avec moi, s’il te plaît » La demande lui coûte, d’une supplication qui passe la barrière de ses lèvres. « Si j’ai refusé tout à l’heure, c’est parce que j’oublie tes craintes, j’oublie que tu as besoin d’une présence » Doucement il s’assoit aux côtés de la poupée égarée. Elle qui semble perdue dans l’immensité de la pièce, avalée par les murs. « Tu ne me déranges jamais, c’est compris ? Ne pense pas ça, ne pense pas une seconde être un poids pour moi. Tu es ici parce que je l’ai voulu, et tu as le droit de venir me demander ce que tu veux, sauf une énième peluche pour agrémenter ta collection » Un sourire égaye le visage, donne l’allure du protecteur. Il connaît les protections dont elle a besoin, les peluches qui sont le refuge. De la magie qu’elle invoque, mais tellement inutile dans ce monde. « Tu crois que je pourrais te rejeter ? » La marque accroche son regard, d’Hosa, il n’est plus capable de voir que la symbolique qu’elle laisse à sa vue. La clé à la nuque, la peau qu’il veut embrasser. « Reste avec moi pour ce soir, et demain matin tu pourras rejoindre ta chambre. C’est bien toi qui voulais dormir ici, pourquoi changer d’avis ? » Du livre qu’elle tente d’attraper, des histoires qu’elle veut connaître, il s’avance dans la pièce, capture une couverture grisâtre. Épais volume qu’il tient entre ses doigts. « Les contes sont dans la bibliothèque. Ça… » Il tend l’ouvrage en direction d’Hosanna. « …c’est de l’Histoire, mais peut-être que ça pourrait te plaire, mais il n’y a pas de princesse, juste des représentations de créatures anciennes »  
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MessageSujet: Re: Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] Les terreurs enfantines devenues chaire et cuir [Lazur] EmptySam 15 Nov - 9:55



❝LES TERREURS ENFANTINES DEVENUES CHAIRE ET CUIR❞
Toi & Moi
Sage agnelle sur les robes du lit du démon immobile elle n’ose s’installer plus avant sur le navire des trépas, l’effrayée les ambres au sol fuie le regard du prestidigitateur qui assume l’explication des mystères. Elle accepte, elle écoute, elle se noie bravement dans la soumission des épouses d’un autre temps, d’un autre lieu, antiques muses éblouissantes dans les lacs des larmes perlées de sublimes, ces bijoux affolants offerts aux puissants qu’elle puise sur ses paupières divines. « Je ne savais pas que j’étais somnambule. Je dois faire plein de bruit. ». Dit-elle arrachant un bâillement de sable, ses yeux doucement se fermant sur les rives ophidiennes mugissantes des rêves de labeurs ; paniquée la doucette prend la manche du roi une caresse magistrale sur sa joue rougie par l’évènement occulté et d’un cristal cassé sa voix timidement éplorée annonce les nocturnes frayeurs de ses opaques fumées. « Je fais de plus en plus de cauchemars et, avant de m’endormir je le sens tout proche de moi. Son souffle, son haleine et son murmure. Je l’entends ouvrir la porte et moi de me terrer dans un coin d’espoir qu’il ne me voit pas. J’ai fait quelque chose pour mériter ça ? Pourquoi moi ? ». Question habituelle des victimes traumatisées, les belles saintes sur les destriers flamboyant de pureté déracinée par les ignobles, enlevée les Sabines de joie pour le plaisir des convoitises embrumées des encens salaces ; elle, sanglotant encore des réminiscences de cet abject moment secoue les draps pour se cacher des funestes échappées, s’allongeant alors recouverte du linceul grisâtre d’un maussade châtiment. Elle n’observe pas le sourire de figue et de raisin sur le visage de Lazur, elle qui se terre comportement adorable d’une évadée martyrisée. « J’ai besoin de peluches. Elles m’aident quand tu n’es pas là et même quand tu es là. Elles me consolent, me rassurent, m’enlacent innocemment et c’est tout ce que je souhaite. ». Avoue-t-elle dans une faible diction l’esprit vagabond partant insouciant vers ce monde sacralisé du sommeil bénéfique, réducteur pour la vierge écarlate cependant des voyages glacés sur les monts piquetant des meurtres et des absurdités. Elle confesse ses pêchés, ses pensées, ses malédictions ; des journées à se recueillir entre les bras du serpent, du trompeur, du manipulateur ; plaçant sa tête sur le torse musclé du gardien elle effleure des arabesques mielleuses petite chérubine étouffant le cadavre du sommeil qui vient douloureusement se lover contre le cerveau voilé. « Tu finiras par te lasser de moi j’en suis sûre comme ma sœur m’a fait attendre avant de venir me sauver. Et j’ai prié, j’ai prié pour la liberté ; des années avant de revoir la lumière chérie de mon enfance. ». Pauvre silhouette attachée au rocher à ses côtés, ses mains serrant comme le talisman d’un nourrisson l’exquis marquis, elle divague, marche sur l’au-delà des mondes ; révélateur, matériel ne semblant pas remarqué les importantes pierreries qu’elle pêche à haut bruit ; le livre oublié dans les précipices de l’oubli. « Je suis désolée, je pense que je n’arriverais plus à écouter quoi que ce soit pour ce soir, je m’endors. Je… Merci d’avoir accepté dans ta chambre je sais que ce lieu est un antre pour chacun. ». Tellement de choses qu’elle voudrait encore partager, tellement de choses qu’elle voudrait raconter à ce grégeois de marbre, heureuse d’avancer encore sur le chemin de l’affection désirée ! C’est ce vile prédateur bercement fantasque des horaires des lunes souriantes qui décide des assoupissements ; encore un mot qu’elle arrive à placer dans les méandres floutés de sa conscience anesthésiée. « Es-tu Eros et moi Psyché ? Ce livre m’y fait penser. ». Mythe sculpté dans les matières d’or et d’argent, de lune et de soleil, de feu et d’eau ; deux moitiés massacrées par les Olympiens cartésiens, colériques, lui était Judas quand elle était Marie. « Je ne suis rien pour toi qu’une compagne que tu gardes par plaisir ? ». Elle aimerait écouter les réponses, curiosité des semblables, des questions qu’elle tisse avant de s’amadouer du rédempteur marchand. Sa paume glisse vers l’étroitesse du sommier, le corps se délasse, les lèvres s’entrouvrent légèrement promesses Eden d’une tentation des démoniaques. Tout contre l’autre corps viril dont elle nargue la débauche cette Madeleine sacrificielle, brebis tourmentée des délices d’une prison mordorée.

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