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(khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. Vide
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 (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres.

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Hadès Éleusis Klymenos

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Hadès Éleusis Klymenos
J'ai posé bagages ici le : 20/10/2014 Jouant le rôle de : l'infernal – hadès. #teamhercules. Nombre de messages : 117 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : yumiita. (ava) endlesslove (signa) wild heart (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : luke evans.
MessageSujet: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptyMar 28 Oct - 21:58



M’ÉTEINDRE ENTRE TES LÈVRES.


Tu ne devrais pas être là, et pourtant tu ne peux pas t’en empêcher. Tous les soirs. Ce même bar, cette même table, cette même scène. Et cette même chanteuse. Khadija. Son nom résonne dans ton crâne comme une litanie sans fin, doux tintement à tes oreilles qui te torture de la plus délicieuse des façons. Tu te détestes de frissonner à la simple pensée de sa peau sous tes doigts, de sa chaleur contre toi. Son souvenir te hante et son image est comme ancrée à l’intérieur de toi. Elle t’obsède. Et, tous les jours, tes pas te guident jusqu’à elle, jusqu’aux Rhumeries où tu l’as rencontrée pour la première fois. Dissimulé dans l’obscurité, tu attends comme un prédateur à l’affût de sa proie. Le cœur désordonné, les sens en alerte, tu patientes. Il y a ce nœud d’excitation au fond de ton ventre, comme si l’impatience te gagnait petit à petit. Comme si le désir devenait trop fort, trop puissant. Tu ne sais pas si elle a remarqué ta présence, si elle a fait attention à toi. Sent-elle ton regard de feu qui détaille ses formes avantageuses, qui suit chaque courbe de son corps souple et fin ? Tes pupilles se dilatent, tu as comme l’envie de te passer la langue sur tes lèvres. Tu n’aimes pas cette sensation de faim, de vide qu’elle laisse en toi. Tu as essayé de t’y faire, de vivre avec son absence mais elle t’a pris aux tripes comme un débutant. Tu t’es laissé prendre au piège de ses yeux de féline, comme un de ces gamins qui tombe en émoi devant la plus jolie fille de son collège. Alors, tu es là, comme un loup affamé, en manque. Ton corps n’attend plus qu’elle, ton âme semble s’agiter. Pendant un instant, tu méprises toutes ces sensations de mortel, tous ces émois auxquels tu ne devrais pas faire face. Tu avais toujours eu le contrôle de toi-même jusque là mais depuis que tu n’étais plus qu’un vulgaire humain, tu avais du mal à rester inflexible et impassible. Comment font-ils pour survivre à tant d’émotions si fortes que le corps en devient douloureux? Le vin rouge qui émoustille ton palais est comme une caresse. C’est âpre, presque violent mais tu aimes bien. L’excitation à l’intérieur de toi s’apaise un instant. Autour de toi, le monde continue sa course mais tu te sens comme étranger à tout ça. Comme extérieur à la vie humaine. Les discussions ne sont qu’un brouhaha imperceptible et tes oreilles bourdonnent. C’est un peu comme une mélodie lointaine, une musique que tu entends à chaque instant mais à laquelle tu ne fais plus attention. Tu t’es habitué à leur babillage, à leurs bavardages incessants. Pour un peu, tu les trouverais presque amusants dans leur simplicité d’esprit. Ils sont là, ils s’agitent. Ils parlent fort pour se faire entendre, ils usent de la violence pour se faire respecter. Ils se perdent dans l’alcool et la drogue pour oublier leur médiocrité. C’en est presque pathétique, tout compte fait. Ils sont si terre à terre. Si basiques, si primaires. Et tu te sens tellement au-dessus de tout ça, de toutes ces préoccupations inutiles et futiles. Leurs rires avinés te répugnent, ils ne sont clairement pas dignes de ton attention.

Et puis il y a elle. Cette sulfureuse brune qui a débarqué dans ta vie de misérable être humain comme un don du Ciel. Tu n’avais jamais cru en une bonne étoile quelconque et tu étais d’avis que si l’on désirait être chanceux, il fallait alors forcer le destin. Mais elle était arrivée, comme un présent de cette nouvelle existence. Comme la lumière au bout du tunnel. Khadija t’a beaucoup aidé à te faire à cette vie-là, à ce monde auquel tu n’appartiens pas. Sa compagnie était comme te sentir à nouveau toi. C’était inédit, incompréhensible aussi. Mais, pendant un temps, tu t’es laissé porter par toutes ces sensations nouvelles qui t’envahissaient. Toi qui avais vécu jusque là dans l’obscurité et la torpeur de la mort, tu découvrais peu à peu ce que signifiait la vie. Tu n’aurais jamais pensé qu’un tel ressenti puisse exister, puisse être à ta portée et pourtant c’était bel et bien là. Ancré en toi. Il y avait soudain ces pensées qui flashaient dans ton esprit, ces sourires qui fleurissaient sur ta bouche sans prévenir. Il y avait ce cœur qui se réveillait, doucement, comme après un long sommeil. Tout ça a été comme un ouragan pour toi. C’est comme si une tempête avait tout balayé et que tu te retrouvais démuni, face à une nouvelle vie qui commençait, te laissant désarmé. Toi, l’intraitable Dieu du monde souterrain te retrouvait aux prises de sentiments humains. Il n’y avait rien de pire pour toi, rien de plus humiliant. C’en était presque avilissant car tu te retrouvais aussi bas que ces vermines, que ces êtres inférieurs et sans éclat. Ta fierté mise à mal, tu as finalement pris tes distances en comprenant que cette histoire entre elle et toi devenait plus sérieuse. Plus intense. L’attachement que tu ressentais, qui te liait à la brune devenait trop imposant. Elle prenait trop de place. Tout a basculé le soir où elle a avoué t’aimer. Les mots ont plané dans l’air lourd et moite de la chambre, ils ont résonné contre les murs encore vibrants de vos soupirs suaves. Ton corps a frissonné, de plaisir ou d’effroi tu n’as jamais su. Restait seulement cet écho qui se répercutait dans ta poitrine comme le son d’un glas. Tu as serré les mâchoires, les poings. Tu as fermé les yeux. Ta respiration était pensante, bruyante. Presque sifflante. Il y avait comme un arrière goût acide au fond de ta gorge. Dégoût, tristesse, colère, tout un tas de sentiments se mélangeaient et tu n’as pas su comment réagir, quoi dire. Le silence s’est éternisé. Incapable de dire quoi que ce soit, tu as préféré fuir comme un lâche plutôt que d’affronter le regard de ta brune. C’était bien trop pour toi, trop à encaisser. Ses mots étaient venus comme une immense vague glacée déferlant sur la berge, s’écrasant contre des rochers. Et tu t’étais senti en train de te noyer. Te noyer sous son affection, sous son amour. Tu ne pouvais pas lui donner ce qu’elle attendait de toi, ce qu’elle désirait de toi. Alors tu l’as laissée là. Comme si elle n’était rien, comme si ça t’était égal. Et tu refusais d’être touché par sa déclaration, tu refusais de te montrer aussi humain. Tu es parti, juste comme ça. Sans un regard pour elle ou même un mot. Sans lui accorder quoi que ce soit.

Les applaudissements et quelques sifflements irrespectueux te tirent de ta rêverie. Les spots éclairent soudain la scène de ce halo de lumière blanche et elle est comme une apparition divine. Tu fixes ton regard sur elle, comme si tu cherchais à la transpercer de tes yeux. Comme si tu la défiais de regarder encore une fois dans ta direction, de remarquer ta présence au fond de la salle. Tu sens ton être qui l’interpelle, c’est comme un hurlement de bête à l’agonie. Comme un animal blessé qui appelle à l’aide. Tu savais pourtant que c’était une mauvaise idée que de continuer à venir l’écouter chanter mais c’est plus fort que toi. C’est une pulsion à l’intérieur de toi. Un besoin. Peut-être as-tu simplement envie qu’elle garde en elle ton souvenir, vos souvenirs. Peut-être la seule idée qu’elle t’oublie t’est-elle insupportable. Tu voudrais la hanter comme elle te hante, la troubler comme elle trouble. Elle doit sûrement te haïr pour ton comportement lâche mais ça t’est égal. Elle ne doit pas tirer un trait sur ce qu’il est passé, elle ne peut pas tirer un trait. Tu t’y refuses. Tu ne le permettrais pas. Égoïstement, elle est à toi. D’une façon pleine et entière, cette brune sulfureuse aux allures de tigresse est tienne. Et tout ce qui est à toi t’appartient pour l’éternité. Ses yeux de velours semblent te caresser avec chaleur. A-t-elle remarqué ta présence ? T’a-t-elle vu ? Ta gorge se contracte un peu, tes lèvres sont sèches. Tu te souviens de la brûlure de ses prunelles sur ta peau nue. Et bien trop vite, bien trop tôt, l’apparition disparaît. La scène est vide. C’est comme un mirage qui s’efface dans le lointain et tu as l’impression d’avoir rêvé tout de cette scène. D’avoir imaginé son corps sur les planches, sa voix qui t’enchante. Comme si tu avais déliré, l’espace d’un instant. Rapidement, tu laisses un billet sur le coin de ta table et enfile ta veste en cuir. La démarche assurée et souple, tu passes la porte, resserres le col de ton blouson lorsque la fraîcheur de la nuit te prend à la poitrine. Tu es devenu si sensible à ces températures hivernales que c’en est ridicule. Silencieusement, tes pas te guident jusqu’à l’arrière du bar où les employés ont l’habitude de sortir pour une pause cigarette bien méritée. Tu t’adosses au mur, mains dans les poches de ton jean foncé. Tu sais que tu es en train de jouer avec le feu, que tu es complètement fou de la narguer de cette façon-là. Mais il faut que tu la voies, juste une minute. Juste deux. Un court instant, pour sentir à nouveau son parfum capiteux sur tes lèvres, pour te brûler à la flamme de ses pupilles de sauvageonne. Dans un geste machinal, tu t’allumes une cigarette et laisses le goût âpre se déposer sur ta langue. La fumée envahit ta gorge et tu la relâches dans une volute qui se perd dans le vent frais de la soirée. Et tu n’as pas le temps de plus y penser qu’elle est là. Juste là, devant toi. Toujours aussi belle, toujours aussi envoûtante. Depuis combien de temps n’avez-vous pas été aussi proches ? Depuis combien de temps son regard ne t’a-t-il pas transpercé de cette façon ? C’est comme un poignard qui s’enfonce dans ta poitrine. La douleur est proche de l’orgasme. C’est bon de la sentir si près de toi. « Bonsoir Khadija, tu souffles, la voix rocailleuse et le ton posé. » Tu attends juste l’explosion. Avec elle, tout n’est que passion.



you make me wanna die
NOW THE CURTAIN IS DOWN, GOT MY KNEES ON THE GROUND, AIN'T BEGGING FOR YOUR LOVE. SADNESS IS GONE. KEEP ON LOOKING AHEAD, FAR AWAY FROM MY BED. MY TEARS DRIED UP ON THEIR OWN BUT I WANT YOU TO KNOW : I JUST WANT YOU TO MISS ME, SO YOU CAN FEEL MY PAIN. I JUST WANT YOU TO MISS ME SO I WON'T BLEED.
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Khadija Sabor Martell

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Khadija Sabor Martell
J'ai posé bagages ici le : 26/04/2014 Jouant le rôle de : la terrible sabor. (tarzan) Nombre de messages : 240 On me connait sous le pseudo : BELLA CIAO. (lorenza) Un merci à : inconnu (avatar) + endlesslove (sign). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : la sulfureuse gemma arterton .
MessageSujet: Re: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptyVen 31 Oct - 13:39

m'éteindre entre tes lèvres
KHADIJA & HADÈS



Les mains posées sur le pied du micro. Le corps enveloppé par cette robe, tendrement offerte par ta Reine. Les yeux clos, ta concentration se voulant inébranlable. Et cette mélodie, que tu chantais sans le moindre effort. Cette douce et langoureuse voix que tu prenais, sans trop forcer, accompagnant tous ces hommes dans leurs beuveries du samedi soir. Tu entendais ces incessants bavardages, ces remarques au bord de l'obscène lancées à ton égard. Et leur rire, haut et fort. Bien trop bruyant. Toutes ces choses qui te rappelaient, encore et encore, pourquoi tu haïssais tant l'Homme. Mais soit, tu étais habituée à ces comportements bestiaux et tu n'allais pas stopper ton show pour autant. Alors, au son d'une nouvelle remarque sur ton physique, tes yeux s'ouvrirent, plus assassins que jamais. Et enfin, cet être dénué d'intelligence vint se taire, et apprécier ta voix. La salle était pleine – comme chaque soir de week-end au bar. Si quelques personnes semblaient apprécier ton chant, une bonne majorité de la salle semblait occupée à tout autre chose. Mais qu'importe, si tu chantais, c'était avant tout pour toi. Car il y avait de ces choses que tu n'arrivais pas à exprimer, par la simple parole. De ces choses qui étaient beaucoup trop fortes et intenses pour être facilement exprimable. Alors, tu devais passer par le chant pour t'en délivrer – ne serait-ce que le temps d'un soir. Pour, à travers ces mélancoliques chansons, ressortir tes plus vilaines plaies. À commencer par lui. Lui qui, que tu le veuilles ou non, était désormais présent dans tous les aspects de ton existence. Le jour comme la nuit, il semblait s'amuser à te hanter, à jouer avec les plus fragiles de tes émotions. Tourner la page, tu aurais tant aimé pouvoir le faire. Tu avais même cru l'avoir fait, mais non. Ça n'était malheureusement pas si facile, d'oublier quelqu'un que l'on croyait si important. D'oublier la personne, cette personne que l'on croyait la bonne. Dont on pensait qu'elle changerait tout de notre vie, qu'elle l'a rendrait bien meilleure. Ou au moins, qu'elle lui donnerait un sens. On s'accroche à cette idée, bien trop durement, presque aveuglement. Voilà que l'on s'imagine déjà mille et une choses – surtout quand on est du genre gourde naïve, comme toi. Et puis, violemment, nos rêves se font poignarder par cette même personne. Comme une claque décrochée en pleine face, comme un réveil bien trop brutal, on se rend compte qu'on s'est gouré. Et ce, depuis le tout début. Et alors, cet amour est tué dans l’œuf. Il meurt avant d'avoir eu l'opportunité d'exister, réellement.  Et ça fait mal, mais alors tellement mal.
Ta partie s'achève, et avant d'aller rejoindre l'arrière salle – aménagée tant bien que mal en coulisses – tu jettes un dernier regard à la salle. Ce regard naturellement fauve, naturellement méprisant. Car c'est bien là tout ce qu'ils t'inspiraient : de la méprise, pure et dure. Tu n'avais jamais aimé ce monde et ces gens – c'est alors encore moins le cas depuis que ton cœur avait été brisé. Tu ne voyais que trop peu l'ensemble de la salle, cette dernière n'était pas grandement éclairée. Mais, alors que tu avais déjà mis un pied en dehors de la scène, ton attention se porta sur cette mystérieuse silhouette. Un peu comme chaque soir, en fait. Toujours cette même silhouette, toujours à la même place. Si bien que tu avais fini par croire qu'il ne s'agissait là que d'une ombre. D'une hallucination de ta part. Mais l'attraction qu'elle créait en toi était, quant à elle, bien réelle. C'était inexplicable – et particulièrement agaçant – mais cette silhouette sembler capter toute ton attention. Si bien que le propriétaire des Rhumeries du t'appeler une seconde fois pour que tu quittes enfin la scène. Un dernier regard lancé au fond de la salle, vers la cause de ce nouveau trouble. Et te voici à nouveau hantée par tous ces sentiments humains, bien trop nouveaux et trop forts pour toi. Le spectacle est terminée pour aujourd'hui et, malgré toi, tu es à nouveau libre pour penser à tout tes tracas. Pour laisser les plaies se rouvrir. Ça en devient si fatigant.

Dans les toilettes du bar, tu viens une dernière fois regarder ton reflet. Une dernière fois remettre cette rebelle tignasse en place. Une dernière fois remarquer l'absence d'étincelles dans ton regard. Tu soupires – agacée de te laisser affaiblir juste à cause de lui – et attrapes finalement ton manteau, au col de fourrure. Fausse, bien entendu. Paquet de cigarettes en main, addiction dont tu ne te passes plus, tu pars vers l'arrière du bar espérant y trouver de la compagnie. Histoire de faire passer, le temps d'une conversation inintéressante, ces idées qui te troublent. C'était vraisemblablement peine perdue, toi qui n'avait aucun ami en ces lieux. Et ce, malgré le fait que tu y travailles chaque soir. En y réfléchissant bien, tu n'avais pas d'amis, même en dehors du monde du travail. Il était vrai que tu n'en avais jamais vraiment cherché, après tout. Tu aurais aimé pensé qu'Aphria te suffisait, que sa compagnie était capable d'être la seule raison de ton bonheur. Mais non, c'était énervant, mais c'était faux. Que tu le veuille ou non, il manquait lui, pour que ton bonheur soit amplement satisfait.
Tu laissas un juron sortir de tes lèvres, véritablement irritée de ne faire que penser à lui ce soir. Et, attrapant une cigarette que tu portas à ta bouche, tu sortis du bar. Briquet en main, tu semblas soudainement intriguée. Toute aussi intriguée que toute à l'heure, à la fin du spectacle. Quand le spectre du fond de la salle avait attiré ton attention. Tu sentis alors ce même regard, cette même attention être portée sur toi. Mais pire que tout, tu sentis cette présence – bien trop familière – être là. Là, si proche de toi. D'un geste lent, si incrédule, tu tournas alors la tête. Et à cet instant, ton cœur vint battre si fort qu'il te sembla bientôt exploser. Hadès. Il n'était alors plus le fruit de ton imagination, plus un simple songe, une simple silhouette que tu te laissais parfois imaginer. Il était bel et bien là, si proche. Bien trop proche. « Bonsoir Khadija. » Au simple son de sa voix, tous vos souvenirs te revinrent. Douloureusement délicieux. Mais tu t'empêchas de tressaillir, t'empêchas d'exprimer l'once d'une émotion. Tu n'allais pas lui donner cette satisfaction. Alors tu roulas ton pouce sur la roulette du briquet, allumant cette cigarette sur laquelle tu t'empressas de tirer. Sans pour autant le quitter des yeux, comme si tu craignais qu'il ne s'efface dans la fumée à l'instant même où tu détourneras le regard. Le silence persiste alors, pénible et lourd. Et tu attends d'avoir fini ta cigarette, jetant le mégot, pour enfin te laisser expirer, péniblement. Véritablement agacée. « Je ne sais pas à quoi tu joues, Hadès. Ta voix était froide, tranchante. Exprimant à merveille ta crispation à cet instant. Mais je n'ai ni le temps, ni l'envie de te parler. » Tes sourcils viennent se arquer d'eux-mêmes, renforçant la dure image que tu te donnais. Alors qu'à l'intérieur, tu bouillonnais. Littéralement. « Alors si tu voulais bien passer ton chemin. »
electric bird.


    l'adieu
    mais c'est tellement plus facile d'haïr que de pardonner. △ je ne sais même pas ce qui me pousse exactement à vouloir me souvenir de tout à tout prix. t'oublier est devenu une obsession, mais j'ai l'impression d'avoir un petit démon en moi qui ne cessera de me décourager, de me donner envie de faire le contraire de ce que je me suis promis. ce petit démon qui me dit "ne l'oublie pas, il t'a rendue heureuse et au fond, tu as envie de t'y accrocher encore. il y a encore un espoir.".


Dernière édition par Khadija Sabor Martell le Ven 13 Mar - 12:05, édité 1 fois
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Hadès Éleusis Klymenos

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MessageSujet: Re: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptyVen 14 Nov - 23:30



M’ÉTEINDRE ENTRE TES LÈVRES.


Il y a d’abord son regard, sombre et brûlant comme le feu. Puis il y a son odeur, puissante et envoûtante. La flamme de son briquet fait jouer une ombre sur son visage de poupée de cire, fait briller comme une étincelle dans ses yeux de fauve. Et tu frissonnes. Malgré toi, il y a ce nœud au creux de ton ventre qui te rappelle combien tu te sens vivant maintenant. Combien elle te fait sentir vivant. Tu repousses ce sentiment trivial et inutile comme tu te débarrasserais des miettes de ton repas, balayant ces restes d’un coup de main désintéressé. Son mutisme t’amuse et tu as un rictus presque insolent sur les lèvres. Ses lèvres. Ton regard dérive sur cette bouche emprisonnant le bâton de nicotine et il y a ce fourmillement familier dans tes reins. Cette bouche pulpeuse, dangereuse. Cette bouche au pli ourlé que tu as embrassée, adorée. Vénérée. Son goût se dépose sur ta langue, un goût de fruit sauvage. Elle recrache une longue volute de fumée et c’est comme si tu n’aspirais plus que ce nuage grisâtre dans la nuit. Elle est là, si proche que c’en est presque douloureux ; si loin que c’en est véritablement insupportable. Son parfum envahit tes narines, la brûlure est délicieuse. C’est une souffrance agréable, une souffrance que tu pourrais endurer pour l’éternité. Tu étais le bourreau des âmes perdues ; te voilà désormais être déchu, tombé pour une femme. Une seule femme. Comment est-ce que cela avait-il pu t’arriver ? Tu restes immobile, à l’observer comme toutes ces fois où ton regard avait parcouru chacune de ses courbes parfaites. Tu connais la couleur de sa peau, la texture de sa chair ; tu connais chaque plein et délié de son corps de déesse. Tu te rappelles la rondeur de ses seins hauts et fermes, la cambrure de ses reins. Tu te rappelles le galbe de ses cuisses. Et ces images qui flottent, vicieuses, entre vous sont comme autant de flammes qui te brûlent, provoquent un incendie à l’intérieur de ton corps tendu. La brune réveille tant de sensations, tant d’émotions en toi que tu as l’impression de devenir fou. Complètement fou. Ivre de sa beauté chaude et sauvage, ivre de sa fougue. Ivre d’elle. Khadija est comme une addiction, un poison dans tes veines. Elle coule en toi, avec lenteur, avec douceur. Elle s’est insinuée sous ta peau, dans ta tête. Peut-être même dans ton cœur. Ton cœur qui ne battait plus, ton cœur qui était mort. Et voilà qu’elle ranime ta carcasse vide, ramène à la vie ce cadavre immobile. Est-elle sorcière ou magicienne ? Est-elle une de ces Moires qui avaient pouvoir de vie et de mort sur ces êtres humains à la vie si courte et si désolante ? Son pouvoir sur toi est immense et elle ne s’en rend pas compte. Elle ne voit pas. Elle ne voit pas l’effet qu’elle a sur toi, l’effet qu’elle provoque en toi. Tu sens ton corps l’appeler, la quémander. La désirer. C’est comme un élan de possession brutal et animal, un élan de possessivité. Tout ton être est comme mû vers elle, contre ton gré.

« Je ne joue pas, lâches-tu d’une voix monocorde et basse. Je n’aime pas jouer. C’est une perte de temps car je sais que je serai toujours gagnant. » Tout ça n’est pas un jeu pour toi. C’est même très sérieux. Sérieux parce que tu éprouves ce besoin intense de ressentir sa présence, sérieux parce que sa chaleur semble te brûler comme une coulée de lave en fusion. Et tu aimerais comprendre. Comprendre ces sentiments si humains, si terre à terre. Comprendre ce qu’elle a bien pu te faire, quel sort elle t’a jeté. Rien ne devrait t’atteindre ; tu devrais être au-dessus de toutes ces trivialités infantiles et grotesques. Et pourtant tu es là, ce soir encore, à rechercher son essence, sa présence. À rechercher la vie. Tu te dégoûtes de ressentir tout ça, d’être aussi faible face à une simple femme. Mais tu es là, bel et bien là. À graver en toi l’image de son visage de glace. Lisse comme de la porcelaine de Chine. Elle se cache derrière ses remparts, elle se dissimule dans cette forteresse où elle est reine. Et ça te plaît. Ça t’excite. Peut-être est-ce elle qui veut jouer finalement ? Jouer au chat et à la souris, à celui qui rendra les armes en premier. À celui qui cédera. Mais il y a trop de fierté entre vous, trop de vanité. L’un comme l’autre, vous êtes retranchés dans votre orgueil mal placé – ce même orgueil qui t’a poussé à la rejeter comme si elle n’était rien. Comme si rien de tout ça n’avait compté. Cependant tu dois bien avouer, au moins à toi-même, que sa compagnie t’a manqué. Que tu es bouffé par les regrets depuis cette nuit-là où tu as laissé un silence vide et froid répondre à ta place. Cette nuit où tu as fui comme un lâche, trop décontenancé par ce qu’il venait d’arriver. Ce n’était pas supposé se passer ainsi, de cette manière ; ce n’était pas censé être compliqué entre vous. Il n’y aurait jamais dû avoir d’attachement entre elle et toi, d’aucune sorte qui soit. Mais tu ne pouvais plus nier cet afflux, ce regain de vitalité qu’elle injectait en toi par hautes doses sans même s’en rendre compte. Quelque part, elle te rappelait un peu ta Perséphone, aux prémices de votre union funèbre, quand tu étais encore envoûté par son charme printanier et sa joie de vivre. Juste avant que tout ne s’effondre, ne soit gâché par sa seule folie. Tu es certainement le seul à blâmer, peut-être est-ce toi qui l’as rendue ainsi à l’enfermer dans ton monde des Ténèbres contre son gré pour lui imposer une vie sombre et morbide. Mais c’était plus fort que toi, elle devait t’appartenir. T’appartenir pour l’éternité. Et c’est ce que tu ressens pour la sulfureuse Khadija. Tu la voudrais tienne quand son esprit est bien trop libre ; tu la désires d’une façon pleine et entière quand tu ne fais que la blesser. Ambivalence et contradiction ont toujours été les maîtres mots de votre relation. Relation qui était comme un volcan entrant en éruption – chaude, brûlante, violente et dangereuse. Mortelle.

Comme dans un geste automatique auquel tu ne réfléchis pas, ta main empoigne son bras. Le contact de sa chair sous ta paume envoie comme un courant électrique dans tout ton être. Il y a l’image de son corps tremblant qui flashe sur tes paupières, il y a la mélodie de ses soupirs qui devient assourdissante. Il y a son odeur trop entêtante. « Il ne serait pas prudent de te laisser errer seule dans les rues à cette heure avancée de la nuit, tu articules, les dents serrées. Une jolie jeune femme telle que toi attire bien des convoitises et pas seulement chez les personnes les mieux attentionnées. » La seule idée de tous ces yeux trop brillants posés sur sa personne amène un drôle de goût acide à tes lèvres. Une vague de colère te noie la poitrine, c’est un peu comme une digue qui céderait sous la pression de l’eau. Sans le vouloir, tes doigts se resserrent sur le bras de Khadija. Tu lui fais peut-être mal mais tu n’y prends même pas garde. Il y a comme un voile rouge sur tes iris, une voile qui obscurcit ton jugement, tes pensées. Il n’y a plus que ce battement furieux contre tes côtes, un battement animal et douloureux. Un battement qui fait hurler une bête en toi, une bête que tu pensais endormie et apaisée depuis quelques temps déjà. Mais voilà qu’elle se réveillait, doucement, sûrement. Elle se réveillait, reprenait vie et peu à peu ne faisait plus qu’un avec toi. Comme si elle te possédait, comme si elle te dirigeait. Ta respiration s’accélère nettement, devenant lourde et profonde comme la respiration de ta Bête des Enfers, comme le grondement du souterrain dans lequel tu évoluais, dans lequel tu vivais. « Je vais te raccompagner chez toi, tu lâches finalement, ta voix bien trop rauque, bien trop sourde. » Ce n’est même pas une proposition, tes paroles sonnant comme un ordre. Tu ne lui laisses pas le choix, tu ne sais même pas si elle a terminé sa soirée aux Rhumeries ou non. Tu ne t’en préoccupes pas, en vérité. Quelle importance ? Selon toi, tous ces avinés se sont assez rincé l’œil pour ce soir. Ils ont assez profité de cette vue qu’offre la jeune femme sans même s’intéresser à l’effet qu’elle produit sur tous ces animaux en rut. Entend-elle leurs commentaires déplacés, remarque-t-elle leurs regards assoiffés de chair fraîche comme des loups sauvages aux babines écumantes de bave ? Probablement pas. Elle a toujours été au-dessus de tout ça, de ces êtres humains qui n’en sont pas vraiment à vos yeux. Vous vous ressemblez par certains côtés. Et c’est quelque chose que tu aimes entre vous. « Rentrons. »



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MessageSujet: Re: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptyLun 5 Jan - 12:45

m'éteindre entre tes lèvres
KHADIJA & HADÈS



Tu aimerais juste fuir. Oui, là tout de suite, la seule chose que tu désires réellement c'est de t'éclipser. De te faire toute petite et de disparaître sans laisser de trace. Mais tu es faites, coincée telle une proie face au plus tenace des prédateurs. Il est là, bien là,  et il ne te lâchera pas, tu le sais éperdument. Alors autant accélérer les choses, autant faire en sorte que cet instant ne s'éternise pas pour que tu puisses partir. Pour que tu puisses effacer cette rencontre de tes souvenirs et pour que tu puisses continue à faire comme s'il n'avait jamais été. Qu'il s'évapore tout entier de ta cervelle et qu'il ne reste rien de lui. Pas même un pincement au cœur, rien du tout. Il ne mérite pas toute cette importance que tu lui donnes, bien malgré toi. Ne mérite pas cette peine ni même cette haine que tu lui prêtes. Rien, il se doit de n'être qu'un rien pour toi. Seulement il est là – et pas seulement en face de toi, non. Il est là, tout le temps, sans cesse. Le jour comme la nuit, quand tu te lèves, quand tu te couches. Quand tu passes du temps aux bras d'autres hommes, ou même quand Aphria te fait don d'un baiser ; il est tout le temps là, bien ancré dans ta tête, solide, coriace. Il ne te lâche pas, pas une seconde pas un moment. Tu le vois partout, et ça te tue. Car toi, tu essayes de l'oublier, tu essayes de passer à autre chose et de faire de ces souvenirs qu'un songe d'horribles et vieux cauchemars. Tu n'arrives pas, ne veux pas te dire que si, tout cela s'est bien passé. Que ces souvenirs, ton corps s'en souvient encore. De ses mains sur ta peau, de ses lèvres sur tes traits et de son regard brûlant sur ton corps. Il semble encore le vivre, instant après instant, comme un manque à combler. Mais à présent, l'ancienne douceur de ses gestes te semblent trop violents, trop douloureux. Ses mains sont devenues des lames, te lacérant. Ses lèvres, des crocs, déchiquetant à vif. Et son regard, un véritable poignard envoyé droit dans ton cœur laissé à nu. Oui, il n'est rien que brutalité à présent – à tes yeux. C'est l'image que tu t'es forcée à avoir, histoire de réconforter ta fierté. Histoire de tirer quelque chose de cette foutue relation.
Pourtant, c'est un mélange d'émotions qui bouillonnent en toi. Toutes plus incontrôlables les unes que les autres, plus intenses. Mais tu restes de marbre, car tu as une image à faire tenir – car tu es Sabor, et que tu ne laisses pas dominer par de futiles pressentiments d'humain. Tout est alors calculé, du regard perçant à la bouche pincée. Du croisement de bras, sévère, à la droiture de ta posture. En face de toi, tu n'as pas n'importe qui. C'est Hadès. Et bien malgré toi, il sait tout de ta personne. L'ennemi n'est pas un inconnu, mais sans doute l'homme pour lequel tu n'as aucun secret. S'il ne joue pas – ce qu'il prétend – alors pourquoi est-il ici ? Te taquine-t'il ? Est-ce là de la provocation ? Si oui, cela marche à merveille, car te voilà hors de toi. Hors de toi, car tu ne sais juste pas quoi faire, quoi dire ni même quoi penser de sa présence. Et ça t'énerve, ça te crispe et met tes nerfs à vif, toi qui déjà ne vit pas des moments très faciles. Toi qui déjà a mille problèmes à gérer, voilà qu'il revient. Et qu'il devient le problème parmi tous les problèmes. Voilà qu'il reprend sa place dans tes soucis : la toute première. Surpassant tes tracas de tout les jours, en un instant il est revenu emmerder ton cœur. Et il le fait si bien.

Ainsi, sa main ferme mais délicate, attrapa ton bras, te les décroisant instantanément. Un déclic saute alors au fond de toi et un court instant, tout semble s'effacer. Tes sens sont alors en alertes et la seule chose qui n'a de sens, c'est cette main – sa main – sur toi. À nouveau. Comme une affreuse piqûre de rappel, une gifle monumentale qui te réveille de tes songes. Qui te fait savoir que oui, tout cela est réel. Malheureusement. Sa voix résonne en toi, mais ton regard reste figé sur sa main. Ta respiration s'accélère, bien que tu tentes de contrôler les battements de ton cœur. Trop de choses te reviennent en tête, ces choses que tu as passé des mois et des mois à refouler, à caser dans une petite boîte au fond de ta tête. Voici que la boîte implose, voici que tous ces souvenirs reprennent leur place en toi – et que la douleur revient, plus amère que jamais. Agréable, pour autant, à ta plus grande surprise. Comme si tu n'attendais que ça, comme si tu n'attendais qu'une chose, qu'elle s'ouvre à nouveau. Que tu puisses ressentir à nouveau toutes ces choses, aussi affligeantes soient-elles. Et que tu puisses te dire que oui, tu es belle et bien vivante. Plus que jamais, que tu te sentes revivre.
Alors oui, peut-être qu'au fond, sans même le savoir, tu n'attendais qu'une chose. Chaque matin, à ton réveil. Chaque soir, en allant dormir. Chaque fois que tu entrais, et ressortais des Rhumeries, oui, peut-être que tu n'attendais qu'une seule et même chose : qu'il soit là. Qu'il soit revenu – qu'il te soit revenu. Que tu puisses le revoir, le ressentir comme autrefois. Que tu puisses lui parler, lui exprimer toute ta rancoeur et tout le mal qu'il a laissé en toi. Mais à présent qu'il est là, tu n'y arrives pas. Rien ne sort, rien de plus que ton venin, bref et mauvais. Tu n'y arrives juste pas, c'est tout. Tu sais que tu peux devenir incontrôlable à tout moment, que des mots peuvent sortir contre ton gré. Ce genre de discours que tu te refuses à formuler, ne serait-ce que dans ta tête. Ce genre de discours auquel tu t'es déjà risquée une fois. Une seule et même fois. Une fois de trop – cette fois où il a fuit. « Je sais très bien me débrouiller, ton regard le fusille, assassine. Je n'ai nul besoin de toi, ne te fais pas de soucis pour cela. » Tu ne tentes pas même un sourire, pas même un élan de vie sur ton visage. Non, tu t'efforces à ne rien exprimer, à rester impassible. Il ne mérite rien de toi, rien de plus que du mépris. Mais voilà que ses doigts se referment un peu plus sur ta peau et qu'une grimace, rapide, te fend le visage. Ça n'est pas douloureux, mais c'est vif. Et ça t'empêche de te retirer. À nouveau, tu te sens dans le rôle de la proie entre les pattes du prédateur, à présent prêt à bondir à ton cou à n'importe quel instant. Tes sens sont encore aux aguets. Sa proposition de te ramener sonne alors comme une plaisanterie, à tes yeux. Est-ce encore une manière de sa part de te tester ? Si tel est le cas, ça ne te plaît décidément pas. Tu estimes qu'il a assez joué avec tes sentiments. « Je me passerai de ta compagnie, merci. » Toujours aussi sèche, toujours aussi brève. Car tu ne veux rien, mais alors absolument rien laisser paraître sans ta voix, dans le ton que tu emploies. Rien d'autre que de l'indifférence – et c'est bien plus dur que tu ne le pensais. Tu ne dois pas t'énerver, non. Cela lui donnerait de l'importance. Alors même si oui, il en a pour toi. Même si oui, tu es en colère – en rogne. Tu restes et resteras imperturbable. « J'ai très bien su me débrouiller sans toi. » Ça part ainsi, sans prévenir. Tu le regrettes un peu, d'ailleurs, car ça laisse paraître de la rancoeur, pure et dure. Et surtout, c'est sortit dans une sorte de murmure, entre tes dents. Un peu comme un soupir qui se perd dans le vent. Et puis voilà qu'il parle de vous dans un nous, son « rentrons » résonnant péniblement dans ton crâne. C'est peut-être un insignifiant détail, mais ça te chamboule un peu plus. Chacune de ses paroles te faisant un peu plus flancher, d'ailleurs. Tu pourrais te trouver mille et mille excuse à cela, oui. Tu pourrais dire que, si tu es si fragile ce soir, c'est parce que tu as passée une longue et pénible journée. Que c'est parce que tu es pressée de rentrer chez toi. Que c'est parce que tu commences à mourir gelée. Mais ça serait bien trop facile – et si peu sincère. Car non, tes journées se suivent et se ressemblent toutes – l'ennui te gagnant. Car non, tu n'es pas pressée de retourner chez toi, car tu t'y sais seule. Non, tu n'es pas en train de geler, car sa main contre ta peau habite ton corps tout entier d'une étonnante mais agréable chaleur.
Mais il t'est impossible de te dire que si tu es vulnérable et faible à cet instant, c'est bien – et seulement – à cause de lui. Jamais. « Hadès, ton regard s'adoucit alors légèrement, à la seule prononciation de son prénom, je ne sais pas ce que tu veux et je n'ai aucune envie de le savoir. Alors pars, et ne reviens plus ici. »
electric bird.


    l'adieu
    mais c'est tellement plus facile d'haïr que de pardonner. △ je ne sais même pas ce qui me pousse exactement à vouloir me souvenir de tout à tout prix. t'oublier est devenu une obsession, mais j'ai l'impression d'avoir un petit démon en moi qui ne cessera de me décourager, de me donner envie de faire le contraire de ce que je me suis promis. ce petit démon qui me dit "ne l'oublie pas, il t'a rendue heureuse et au fond, tu as envie de t'y accrocher encore. il y a encore un espoir.".


Dernière édition par Khadija Sabor Martell le Ven 13 Mar - 12:07, édité 1 fois
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Hadès Éleusis Klymenos

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MessageSujet: Re: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptySam 10 Jan - 9:48



M’ÉTEINDRE ENTRE TES LÈVRES.


La revoir ramène à ton esprit tous ces moments que vous avez partagés. Tout ces instants que tu affectionnais tant. La sentir si proche est une torture à la fois douloureuse et délicieuse parce que son regard te glace sang, parce que son parfum t’enivre comme le plus puissant des filtres. Tu ne saurais te mentir à toi-même – elle te manque. Sa compagnie te manque, vos discussions te manquent. Sa verve et son tempérament de feu te manquent. Elle te manque. Mais tu as été idiot, tu as été lâche. Tu as fui, tu as repoussé ces sentiments trop faillibles, trop nuisibles. Tu as fui ces sentiments trop humains. Ce n’est pas pour toi, ce n’est pas pour un être de ta condition. Tu ne peux pas te laisser aller à ce genre de trivialités, juste à cause d’une femme. Et quelle femme. Alors tu as préféré partir, tu as préféré l’abandonner. C’était plus simple que de lui répondre, que de mettre des mots sur ces maux qui te tordaient le corps et l’âme. Ses paroles reviennent parfois à ton esprit, tournant à l’intérieur de ta tête. Ils se fracassent les uns aux autres, ils se percutent et s’entrechoquent, il s’éclatent contre les parois de ton crâne. Ils sont comme des milliers de petites épines qui viennent égratigner ton cœur fait de glace. Tout était plus simple avant – avant elle. Mais tu étais tombé pour sa voix féline, pour son regard de velours. Tu étais tombé pour elle. Et même si tu avais tenté de t’éloigner, de l’éloigner de toi, tu n’avais pas pu t’empêcher de revenir auprès d’elle comme si ton être quémandait sa présence dans ton univers étriqué et sombre. Mais elle grogne, elle mord. Tu vois ses défenses qui se dressent comme des remparts entre elle et toi. Tu l’as blessée jusque dans sa chair et voilà qu’elle se retranchait derrière ses hautes murailles. Cette pensée te mène à sourire, un rictus  presque affable sur ta bouche sèche. Elle veut jouer les indifférentes mais son regard est bien trop brûlant pour ça. Tu vois toute la rancœur, tout le ressentiment qu’elle éprouve à ton encontre depuis ton abandon. C’est comme si, intérieurement, elle luttait contre elle-même pour ne rien montrer de ce qu’elle ressent véritablement. Tout comme toi, elle est submergée par ses émotions et elle veut les dissimuler à ta vue par seule fierté. C’est encore une raison pour toi de détester un peu plus les humains et leur vanité – tu n’avais pas de problème de sentiment, avant. Avant, tout était clair et limpide. Tout était en ordre. Avant, tu suivais le cours de la vie sans te préoccuper de rien sinon de garder ton royaume en ton seul pouvoir. Il n’y avait pas de cœur qui battait trop fort, à l’unisson avec un autre ; il n’y avait pas de soupirs timides échappés dans la pénombre. Il n’y avait pas tous ces souvenirs pour te hanter à chaque heure du jour et de la nuit. Il n’y avait rien de tout ça, de toutes ces sensations éphémères qui s’évanouissent au petit matin. Et, surtout, elle n’était pas là. Elle et ses grands yeux fauves, elle et sa démarche enchanteresse. Elle et son caractère comme la foudre. Khadija. Non, elle n’était pas là pour  mettre ton espace vital sans dessus-dessous ; elle n’était pas là pour faire vibrer ton corps comme on manipule l’argile. Elle n’était pas là pour te rendre complètement fou. « Je sais que tu es une grande fille et que tu n’as aucun souci pour mater tous ces mâles en rut qui te tourneraient autour, tu laisses échapper avec humeur dans un froncement de sourcils. Mais permets-moi, ma douce, d’insister pour cette fois. »

Tu as empoigné son bras, ta main entrant en contact avec son corps pour la première fois depuis ce qui te semble être une éternité. Tu te souviens de la texture de sa peau avec tant d’acuité que tu frissonnes lamentablement. Comme un de ces hommes gouverné par ses seules pulsions. Comme un animal. Et la bête en toi s’agite, se débat. Elle hurle et te mord les entrailles. Cette possessivité brûlante est comme une main de fer qui enserre ton cœur dans ta poitrine jusqu’à ce que les battements ralentissent et s’arrêtent. Et paradoxalement, ce seul toucher ranime en toi une flamme qui s’était éteinte cette nuit-là – cette nuit où tu l’as  laissée, le corps alangui et les pupilles dilatées, le cœur en berne, entre des draps froissés et encore brûlants et moites de votre félicité. C’est une flamme presque douce, toute en chaleur. Une flamme qui se diffuse à l’intérieur de ton corps comme si tu sentais couler ton sang dans tes veines pour la première fois. Tu repousses la vague de souvenirs qui veulent s’ancrer sur ta rétine comme à l’encre indélébile et tu serres les mâchoires. Et ton prénom dans sa bouche est une véritable mélodie, la voix carillonne à tes oreilles. C’est une caresse à fleur de peau, à peine esquissée comme le trait d’un dessin que l’on aurait pas terminé. Tu clos un instant tes paupières comme pour tenter de dominer ce tumulte des sentiments qui fait rage en toi. C’est une tempête, c’est un ouragan. C’est un tourbillon qui te fait plonger dans un abysse bien trop profond. « Pourtant, ça n’a rien de compliqué à savoir, tu rétorques dans un haussement nonchalant des épaules. Je veux te ramener chez toi pour t’éviter quelques déconvenues sur la route. » Passer du temps avec elle, renouer le contact. Retrouver cette intimité que vous partagiez ensemble avant que la bulle n’éclate. Est-il encore possible de réparer ce qui a été brisé ? Toi qui, pourtant, semais le désordre et le chaos sans t’occuper des cendres encore rougeoyantes que tu laissais sur ton passage ; aujourd’hui, tu observes les ruines de cette relation étrange et un goût amer et détestable se dépose sur tes lèvres. Tout est si confus, tout s’emmêle. Et tandis que vous marchez dans la nuit noire, ta main toujours enroulée autour de son bras, tu laisses le silence vous envelopper comme une protection. Comme une muraille entre vous. C’est si facile de te taire et de ne rien dévoiler. C’est si simple de masquer la vérité quand elle te paraît bien trop dangereuse. Dangereuse pour qui ? Pour toi ? Certainement pour elle aussi. Sa lumière s’éteindrait à ton contact, toi qui es comme un trou noir aspirant chaque plus petite entité gravitant autour de toi. Tu fanerais sa beauté, déchirerais son existence. Est-ce que ça vaudrait réellement la peine de te dévoiler aussi intimement ? « Écoute Khadija, tu lâches dans un léger soupir, te stoppant au beau milieu de la rue déserte. J’ai conscience que tu as tous les droits d’être en colère contre moi et de m’en vouloir. » Possiblement. Pour au moins te soulager de ce poids sur ta poitrine qui t’empêche peu à peu de respirer. Pour au moins te défaire de ces souvenirs qui viennent te hanter, t’obsédant. Ils sont comme ces serpents de la discorde qui s’enroulent autour de toi, autour de ton cou. « Je regrette. »

C’était dit, c’était avoué. C’était parti dans l’air comme un coup de tonnerre auquel on ne s’attendrait pas. Si tu n’étais pas maître de tes émotions, tu te serais surpris à sursauter en entendant cet aveu de ta propre bouche. Le dos droit, tu restes stoïque. Tu ne la regardes pas. Tu en es incapable, ses yeux te brûleraient l’âme. Tu fixes un point invisible devant toi, il n’y a que son parfum capiteux qui témoigne qu’elle est encore là, à côté de toi. « Mon attitude a été parfaitement inqualifiable et mon but n’a jamais été de te blesser, continues-tu toujours sur ce même ton égal et sans émotion. Ta… confession m’a pris au dépourvu. Et j’ai été lâche, je te l’accorde, mais je n’ai pas été capable de réagir autrement qu’en gardant le silence. Parce qu’il est parfois plus facile de se taire que de parler, de se dévoiler. » Il y avait eu tant d’émotions cette nuit-là. Ses mots ont été comme une vague venant noyer ta poitrine et tu étais comme mort à cet instant. Mort de son amour pour toi. Étrangement, tu t’étais aussi senti plus vivant que jamais et cette impression en aigre-doux avait été presque un choc pour toi. Comme un éclair qui s’abat sur ton corps, comme en tempête qui renverse ton navire. Comme une avalanche sous laquelle tu te retrouvais enseveli. « J’aimais notre situation, j’aimais nos moments partagés. J’aimais ta compagnie, sache-le, tu reprends après un silence. Mais cet aveu donnait une toute autre dimension à tout ce que l’on vivait. Une dimension à laquelle je n’avais pas pensé, une dimension que je n’avais peut-être pas eu envie d’envisager. Et, pourtant, être avec toi me paraît aussi naturel que de respirer aujourd’hui. » Aussi naturel que de vivre. Et c’est sûrement ce qui te perturbe tant, ce qui t’effraie aussi. Parce qu’elle bouleverse toutes tes croyances, tous tes principes ; parce qu’elle chamboule toute ton existence. Elle remet en question ces battements de cœur qui se précipitent contre tes côtes. Khadija sait déclencher en toi des émotions que tu te pensais incapable de ressentir auparavant. L’envie, le désir, la possessivité, tout ça était inné chez toi ; mais l’affection, la tendresse, cette flamme chaude qui brûle au creux de ton estomac – tu ne connais pas. Tu ne connais pas tout ça. C’est étranger pour toi. « Alors je te prie de bien vouloir excuser mon comportement de cette nuit-là, je n’ai jamais cherché à t’offenser. » Mais tu l’avais fait. Ta lâcheté avait été marquée sur sa peau d’albâtre et de simples mots ne pourraient pas effacer l’humiliation cuisante que tu avais causée. Ils étaient néanmoins dits, lâchés. Avoués. Ils étaient là, comme flottant dans l’air frais de la nuit. Ils étaient comme la preuve tangible de ta faiblesse face à la brune. Elle est ton talon d’Achille. « Et profite, tu ajoutes presque de façon ironique. Je ne serai pas aussi bavard tous les jours, ma sirène. » Un fin sourire de dérision fend ton visage assombri alors que, dans ta poitrine, il y a comme une vague de ressentiment qui vient te noyer le cœur.



you make me wanna die
NOW THE CURTAIN IS DOWN, GOT MY KNEES ON THE GROUND, AIN'T BEGGING FOR YOUR LOVE. SADNESS IS GONE. KEEP ON LOOKING AHEAD, FAR AWAY FROM MY BED. MY TEARS DRIED UP ON THEIR OWN BUT I WANT YOU TO KNOW : I JUST WANT YOU TO MISS ME, SO YOU CAN FEEL MY PAIN. I JUST WANT YOU TO MISS ME SO I WON'T BLEED.
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Khadija Sabor Martell

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MessageSujet: Re: (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. (khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres. EmptyVen 13 Mar - 13:40

m'éteindre entre tes lèvres
KHADIJA & HADÈS



Tout te revenaient en mémoire. Tout venaient se mélanger, se confondre au creux de ta tête, et ça faisait délicieusement mal. Assez pour que ça puisse t'énerver. Tu ne souhaitais pas l'admettre, mais à ce moment précis, tu étais totalement perdue. Tu te sentais piégée, bêtement, car tu n'avais pas prévu de le revoir. Pas aujourd'hui, jamais même. Et ça, ça fait paniquer l'éternelle calculatrice que tu es. Tu as toujours un plan d'avance, en temps normal. Tu sais toujours comment te sortir des situations délicates, comment passer outre les problèmes. Mais ce problème-ci, il t'est tombé dessus comme une gifle mal réceptionnée. Sans prévenir, te laissant juste sur le carreau à te demander comment tu en es arrivée là. Et c'est bien ce que tu ne cesses de te demander, au fur et à mesure que tes yeux viennent scruter les siens. Comment en es-tu arrivée là ? Arrivée à éprouver d'autres choses que la haine, ton perpétuel moteur de vie. Celui – le seul – qui t'animait chaque jour de ton existence. Avant, tu ne jurais que par elle, par ta haine. Chacun de tes choix, chacune des choses que tu accomplissais étaient uniquement motivées par elle. Et rien d'autre. Et voilà qu'il déboule dans ta vie et qu'il te change. Qu'il te fasse devenir la pire espèce qui soit : humaine. Car il a réveillé des sentiments en toi que tu croyais inexistants, des sentiments que tu n'aurais jamais imaginer connaître auparavant. Ce genre de sentiment qui séparait autrefois la bête solitaire que tu étais du reste des êtres vivants. Ce truc qui te fait tant peur et dans lequel tu t'étais promise de ne jamais tomber. Et, quand malheureusement tu y plonges tête première comme une idiote, il se tire. Tout bonnement. Après t'avoir salement changé, après avoir fait de toi la plus faible des choses, il claque la porte et ne revient jamais.
Jusqu'à ce jour. Ce jour maudit auquel tu n'étais pas préparée. Comme si de rien n'était. Comme si non, il ne s'était rien passé, jamais. Et ça, ça te fait remonter une sorte de vieille rancoeur, ce genre de rancoeur qui vous arrache la gorge, qui vous donne envie de tout cracher. De nos peines à notre rage. Mais il ne le mérite pas, tu le sais éperdument. Il ne mérite rien de toi, pas même ta colère. À nouveau, ça serait lui prouver qu'il peut être important à tes yeux – ce qu'il est, oh oui. Mais hors de question de le lui faire savoir. Il risquerait de s'en servir à nouveau contre toi, et tu n'es pas sure de pouvoir survivre à une nouvelle déception. Plus maintenant, tu n'es pas encore réparée de son ancienne trahison.

Il t'empoigne toujours, tu fais tout pour ne pas penser à sa main tenant ton bras. Ne pas penser que sa peau soit à nouveau entrer en contact avec toi. Mais cette chaleur qui t'envahit, ce qu'elle te rappelle, c'est impossible de passer outre. Il semble éviter le sujet, semble de pas vouloir t'avouer la véritable raison de sa venue. C'est frustrant, tu aimerais juste qu'il déballe ce qu'il a à te dire et qu'il disparaisse, comme il l'a fait durant tous ces mois. Qu'il te laisse enfin en paix, et non pas qu'il prétexte s'en faire pour ta sécurité. Il ment, tu le sens très bien. Tu as assez côtoyé d'hommes pour deviner car ils mentent. Du moins, quand il tourne autour du pot tel qu'Hadès est en train de le faire. Mais tu ne dis rien, tu feins l'indifférence et marche à ses côtés, dans le plus contrôlé des silences. Alors que tu aimerais tant lui jeter au visage le moindre de tes reproches. Arracher cette main qui te lie à lui et prendre de la distance. Assez pour ne pas te laisser berner par les souvenirs de sa peau contre la tienne. La rue est alors déserte, pas une âme aux environs. Comme chaque soir dans cette ville. Pas une once d'animation, la vie semble juste s'éteindre au coucher du soleil. Seules les plus horribles des créatures semblent oser affronter la nuit – horrible créature dont tu fais partie, tu le sais. Tu n'as jamais été une bonne personne, et ne compte pas le devenir. Non pas que tu t'apprécies telle que tu es, mais tu es juste devenue celle que tu devais être. Sans être le Diable absolu, tu es loin de porter une jolie auréole au-dessus de ta tête. Tu es juste une vilaine fille, qui aime à faire de vilaines choses. Ces vilaines choses qui mènent à traîner avec les plus vilains des garçons. Et à ça, on peut dire que tu as tiré le gros lot. Tu en sais assez sur Hadès pour savoir que non, il n'est pas un homme bon. Pour personne, sans doute pas pour lui-même. Car toute cette méchanceté qu'il s'efforce à faire régner autour de lui va finir par l'éloigner de tous. Et il se retrouvera seul dans son royaume du Mal. Si ce n'est ce qu'il souhaite, bien évidemment. Ce rôle qu'il se tue à jouer l'éloigne de tout – l'a amener à s'éloigner de toi. Tu n'es pas dupe, si certes tu as du mal à comprendre pourquoi il est partit ce soir-là, tu en connais l'une des raisons. Il a peur. Tout aussi peur que toi de devenir, ne serait-ce qu'un instant, humain. Vous partagez tout deux cette même animosité pour ces êtres-là, et cette haine commune qui aurait du vous rapprochez à fini par vous briser. Car vous étiez en train de devenir la chose que vous détestiez le plus au monde, l'un à cause de l'autre. C'est si ironique, tu en rirais presque s'il n'était pas à tes côtés. « C'est tellement absurde. » Tu laisses échapper, dans un murmure à peine audible. Oui, c'est complètement absurde, car tu étais là, à marcher dans les rues en pleine nuit avec l'homme que tu détestais sans doute le plus au monde. Et sans même en connaître la raison.
Et ça sort enfin. Ça vient comme ça, comme de rien, et ça te laisse sans voix. Tu fais tout pour ne rien laisser paraître sur ton visage, mais rien ne peut empêcher tes sourcils de se froncer quelque peu. Sous le choc. Agréablement sous le choc. Dieu que c'était bête, mais que ça fit du bien de l'entendre le dire. Un soupir de soulagement vint discrètement s'échapper, comme si enfin tu entendais ce que tu avais toujours souhaité entendre de sa part. Des remords. Des remords pas totalement assumés, mais des remords tout de même concernant cette dernière nuit partagée. Il savait donc tout le mal qu'il t'avait fait et sa présence aujourd'hui, à tes côtés, te prouvait que sa conscience n'était pas tranquille. Si tu n'étais pas aussi contrôlée, tu en sourirais même de satisfaction. Mais voilà qu'il ne s'arrête pas et qu'il vient même s'ouvrir à toi. S'ouvrir sur son véritable ressentie, sur la réelle raison de son vif départ. Tu ne ressens alors aucun mensonge dans sa parole, aucunement. Il est véritablement sincère avec toi, enfin. Véritablement sincère avec ses sentiments, chose qu'il n'avait pas l'air d'accepter auparavant. Au moment où il évoque ce qu'il nomme ta « confession », tu te raidis quelque peu. La façon dont il appelle cela t'agace quelque peu. On ne parle pas là d'une confession telle que l'on parle d'une chose anodine. C'est de tes sentiments dont il parle. Du plus humain de tes sentiments, à son égard qui plus est. Mais soit, Hadès a toujours été des plus maladroits concernant les relations humaines, ce qui t'a toujours un peu amusé, il faut l'admettre. Ça se voit, ça se lit simplement sur son visage qu'il n'est pas à l'aise. Qu'il n'aime pas à se livrer ainsi, encore moins sur ce sujet bien trop brûlant. Voilà que même son regard se porte ailleurs, alors que tu plonges le tien dans le sien. Assoiffée de son espèce de rédemption.

Et voilà la chose que tu attendais tant qui te vient enfin. Des excuses de sa part. Des excuses qui semblent résonner au fond de toi, qui se répètent encore et encore et qui font apparaître un fin sourire au bord de tes lèvres. Discret mais sincère, car enfin il t'a accordé sa confiance. En te livrant ses ressentis, il t'a accordé cette chose qu'il te refusait avant. Et Dieu que ça en fait des choses, pour une si simple soirée. Ton ego n'était certes pas complètement réparé – sans doute ne le serait-il jamais – mais il était assez apaisé pour que tu rentres les crocs. Quant à lui, il semble tout aussi plus détendu à présent, s'osant même à une pointe d'ironie qui te fit un peu plus sourire. Car il était vrai qu'il ne fut jamais aussi bavard qu'à cet instant. Mais qu'il ne s'en fasse pas, chacune de ses paroles allaient rester graver en toi pour un bon petit moment maintenant. Tu en avais réellement besoin. Pour te sentir mieux. Pour faire le deuil de cet amour à peine né. De cet amour auquel tu avais tant aspiré mais qui était tout bonnement impossible. Non pas uniquement par sa faute, mais parce que ça n'était pas fait pour vous, c'est tout. Vous n'étiez pas faits pour cela, et cette révélation te déchirait les quelques restes de ton cœur. « Et bien, à ton tour de ne plus oser le regarder, tes yeux se perdant vers ce ciel à présent dégagé. Si je m'attendais à cela. Je n'imagine pas à quel point ta fierté a été touché là, à m'avouer toutes ces choses. » Sans doute sa fierté avait-elle pris un aussi gros coup que ton ego, le sort où il t'abandonna. Un autre soupir s'échappe, toujours sous le coup du choc des aveux. Et enfin, tes yeux osent à nouveau s'inviter dans les siens. Profondément, comme un air de défi. « Hadès, est-ce réellement sincère tout cela ?, tu devais en être certaine, tu devais savoir s'il pensait pour de bon ce qu'il venait de te dire. Hors de question de vivre un nouveau faux-espoir. Hors de question de souffrir à nouveau de ta naïveté. J'ai besoin de savoir si tu me mens ou pas, car.., ta voix se coupe, le masque de l'indifférence tombe quand l'inquiétude s'installe dans ton regard. Car je ne veux pas avoir à souffrir encore de ta lâcheté. » Sans doute était-ce à ton tour de te confesser, mais cette unique parole vint te brûler les lèvres. Comme si ça ne voulait pas sortir. Comme si tes sentiments étaient ancrés au plus profond de ton être depuis bien trop longtemps. Tu n'étais juste pas capable de lui dire ce que tu ressentais réellement, car tu gardais un sacré mauvais souvenir de la dernière fois où tu avais osé lui faire part de tes pensées. C'était presque devenu impossible pour toi de lui parler, à présent. Par simple peur de dire une chose qu'il ne faudrait pas, par simple peur de le faire fuir, à nouveau. Chose à laquelle tu ne survivrais plus.
electric bird.


    l'adieu
    mais c'est tellement plus facile d'haïr que de pardonner. △ je ne sais même pas ce qui me pousse exactement à vouloir me souvenir de tout à tout prix. t'oublier est devenu une obsession, mais j'ai l'impression d'avoir un petit démon en moi qui ne cessera de me décourager, de me donner envie de faire le contraire de ce que je me suis promis. ce petit démon qui me dit "ne l'oublie pas, il t'a rendue heureuse et au fond, tu as envie de t'y accrocher encore. il y a encore un espoir.".
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(khadès) ╪ m’éteindre entre tes lèvres.

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