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Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Vide
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 Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS

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Invité
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MessageSujet: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyLun 10 Nov - 18:14

Lucky, la grande soeur adorée & Penny, la petite soeur junkie

« Retrouvailles entre soeurs ! »

2 heures 30 du matin, voilà l’heure qui avait annonçait ton déclin. Cela devait bien faire 4 heures que tu étais dans cette fête à essayer d’oublier et faire semblant de t’amuser. Tu passais ta vie à ça de toute manière, tu le savais dans ces moments là ta dignité en prenait un sérieux coup. Mais c’était comme ça, tu n’avais pas trouvé d’autres moyens pour ne plus être le chiot que tu avais été dans le temps. Il faisait chaud dans cette pièce, beaucoup trop chaud pour toi, il te fallait plus d’air, il fallait que tu respires, voir que tu vomisses tout l’alcool que tu avais ingurgité pendant la soirée. Une fois dehors, le vent sec et glacial te ramena un peu à la réalité. Ta tête tournait déjà mais la nausée était passée, il fallait que tu marches un peu. Tu essayais tant bien que mal de te souvenir, comment tu avais pu en arriver là mais rien à faire, ton cerveau refusait d’obtempérer et tes neurones devaient être morts par les quelques joints que tu avais fumé durant la soirée.  Tu prenais quelques expirations mais tu sentais tes pieds fléchirent sous le poid de ton corps, tu essayais de lutter pour faire quelques pas. Au bout de cinq minutes, tu reprenais un peu tes esprits et tu espérais que ça suffirait pour repartir de plus belles, en rentrant à l’intérieur le chaud te permis te réchauffait tes bras engourdis et tu mis à sourire bêtement, ça y’est le moment tant attendu était arrivé, tu ne pensais plus à rien à part à soif et à ta faim, tu rentras dans la cuisine, ouvrit le frigo dans l’espoir de voir une bière bien fraiche. Une fois trouvait, tu décapsula le bouchon qui et t’assis seule sur la première chaise à ta portée mais la sensation d’alcool te ramena des années antérieures à celle-ci.

Tu ne devais avoir que quelques mois, ta fratie nombreuse, une dizaine de chiots tâchetés comme toi et ton père juste derrière toi en train de regarder un de ses westerns tant chéris à l’époque. Tu étais bien, insouciante tu pouvais mordre la queue d’une de tes sœurs et te battre avec un de tes frères sans aucuns problèmes. Et ton père… ce père que tu adulais de toutes tes forces et à qui tu voulais ressembler te semblait bien loin à présent. D’un côté tu aurais tout donné pour retrouvait cette sensation de bonheur absolu mais d’un autre, tu avais grandi et ta liberté ne t’avais jamais semblé aussi intense que maintenant, tout comme le poids de tes décisions. Cette pensée te donna d’un seul un haut le cœur, tu te leva en vitesse de ta chaise pour partir en courant dans le lavabo qui se trouvait, heureusement pour toi à proximité. Il ne fallut que trois secondes pour que toute la nourriture et l’alcool accumulés tant ton organisme ne ressorte et se projette à l’extérieur. Tu te sentais mal mais avant que tu ne recommences à vomir, tu sentis une main chaude sur ton épaule et une autre relevait tes cheveux pour t’aider. Une fois finie, ton corps s’accroupit sur le sol et tu relevas la tête pour voir quelle âme charitable t’avait soutenue. Tu ne fus pas surprise de voir le sourire chaleureux d’une de tes amies Jude. Tu avais confiance en elle et pouvait presque tout lui dire « Merci ! Je ne me sens pas très bien comme tu peux le voir, ça te dit d’aller dehors pour que je puisse marcher. J’ai essayé tout à l’heure mais avec toi ça devrait m’aider un peu plus. » Elle te releva doucement et t’accompagna jusqu’à la sortie la plus proche pour que vous puissez parler en toute tranquillité. L’alcool devait être un facteur mais une sensation bizarre te donnait envie de déballer à Jude ton passé.

© Chieuze

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Jude Lucky-Ann Smith

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: profiter de ma vie.
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Jude Lucky-Ann Smith
J'ai posé bagages ici le : 03/07/2014 Jouant le rôle de : la miraculée – lucky. #team101dalmatians. Nombre de messages : 144 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : blondie (ava) sian (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : emma stone.
MessageSujet: Re: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyLun 17 Nov - 12:53



LIKE A STRANGER.


La musique entre dans ta peau comme autant de caresses à peine esquissées. Elle bouge à l’intérieur de ton corps qui frissonne en rythme avec le tempo rapide. Tes oreilles bourdonnent, ton cœur bat fort contre tes côtes. Si fort que ça deviendrait presque douloureux si tu n’étais pas complètement absorbée par la musique et l’ambiance électrique tout autour de toi. Tu ne sais pas quelle heure il est, tu ne sais pas depuis combien de temps tu es là et tu t’en fiches. Tu ne penses qu’à ton corps qui se déchaîne, les lumières qui te brûlent la rétine. Et c’est bon. C’est si bon de te sentir libre à nouveau, de tout oublier le temps d’une soirée. De ne plus penser à ton pauvre cœur malade, à ta santé fragile, à la mort qui te guette. À cette bombe à retardement que tu es devenue. Tu ne penses plus à la peine que tu vas causer à Grace, à Margo une fois que tu seras partie. Tu ne penses plus à cette anormalité qui vit en toi et te rend faible. Faible et dépendante. Qui fait de toi une handicapée. Non, ce soir, tu as tout envoyé balader. Tu te sens pousser des ailes, tu t’envoles haut dans le ciel et tu quittes ce monde terrestre et ce corps mal foutu. Tu es libre, oui, libre. Tu n’es plus malade, tu n’es plus en danger. Tu es comme tous ces gens qui vivent. Vivent vraiment sans avoir peur de la fin. Sans avoir peur de la mort. Il y a un peu d’alcool qui coule dans ton sang, il te réchauffe et embrume ton esprit. Le monde qui t’entoure devient un peu flou, comme virtuel. Tu vois les gens comme à travers un voile. Et tu ne ressens même plus la fatigue dans tes membres, le tumulte dans ton crâne. Tu vis. Tu vis à travers les chansons, à travers la danse, tu vis à travers la fête à outrance. Plus rien n’existe sinon ce frisson qui te parcourt comme la foudre, sinon ces pulsations à l’intérieur de tes côtes. Et c’est bon. C’est si bon de lâcher prise, de te laisser aller dans un total oubli de toi-même. Jamais tu ne t’es sentie aussi libre qu’en ces instants où tu fermes les yeux et te laisses guider par la mélodie bien trop forte, bien trop rythmée. Un corps masculin vient se coller au tien, les grandes mains effleurant tes hanches avec lenteur comme s’il avait peur de te toucher. Sans même le repousser, tu continues de danser, emportée et grisée par l’ambiance de fête et cette chaleur qui te brûle. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sens bien. Bien et apaisée. Tu sais bien que ça ne durera pas. Tu sais bien que, demain, tout reviendra comme une vague immense et glacée te broyant le corps. La tristesse et la peur créeront un vide aux creux de ton estomac qui semblera s’enrouler autour de ton cou jusqu’à t’étouffer. Tu sais que, demain, le cauchemar recommencera et que ce soir n’est qu’une parenthèse. Un moment hors du temps et de l’espace où tu n’existes plus vraiment. Où tu n’es plus vraiment toi. Où c’est plus facile de vivre, moins angoissant. Moins effrayant.

Tu dois cette soirée à ton amie Chryséïs. Ton amie de toutes les folies, ton amie de toutes les bêtises. Tu n’es plus qu’une véritable gamine avec elle à tes côtés et tu aimes ça. Tu sais que Grace n’approuverait pas celle que tu deviens en sa compagnie mais elle te fait du bien. Elle te fait du bien parce qu’elle ne sait pas que tu es malade, elle ne sait pas que tu es faible et fragile. Et elle te traite comme n’importe laquelle de ces personnes ici – comme quelqu’un de normal. Pas de pitié, pas de compassion, pas de fausses attentions. Elle est naturelle et sans prétention. Et toi, tu es juste Jude. Une jeune femme un peu paumée en recherche de sensations fortes pour se sentir un peu plus vivante encore. Pas de prétention, pas de responsabilité ou de devoir. Il faut simplement profiter de la vie comme elle vient, comme elle vous est amenée. Et c’est tout. Il n’existe rien de plus simple que d’être avec Chryséïs. Et c’est agréable de se sentir normale pour une fois, de se sentir comme tout le monde. Parce que, parfois, le poids de ton cœur qui fonctionne mal est trop lourd à porter. La peur te hante et te paralyse, elle t’empoisonne l’existence. Et tu te dis que jamais tu n’auras la chance alors de découvrir tout ce qu’il y a à voir dans ce monde. Jamais tu n’auras la chance de faire tout ce que tu rêverais de faire, de vivre tout ce que tu voudrais vivre. Et c’est comme si la blonde amenait cette lueur d’espoir en toi, cette sorte de brillance à ta vie qui te rappelle que tout n’est pas fini, que tu auras ta chance toi aussi. Ça fait du bien. Ça fait du bien de retrouver confiance en l’avenir et de te dire que tu réaliseras tes rêves si tu t’en donnes la peine. Ces pensées te réconfortent, te rengorgent de combativité. Et alors que les mains masculines s’égarent un peu plus sur tes hanches, tu rouvres les yeux et cherches ton amie du regard parmi la foule. Les corps se déhanchent à t’en donner le tournis et nulle part tu n’observes la chevelure blonde s’agitant en rythme. Tu as pensé qu’elle t’aurait rejoint sur la piste de danse, depuis le temps, elle qui déteste habituellement rester sur sa chaise plus de dix minutes consécutives. Fronçant les sourcils, légèrement inquiète de ne pas l’apercevoir près de toi, tu quittes la chaleur agréable de ces bras inconnus pour te faufiler jusqu’à votre petite table dans un coin reculé du Dancing Night. Ne trouvant que des chaises vides et un verre à peine entamé, tu commences à réellement te faire du souci. Elle ne serait pas partie sans te prévenir, elle serait venue te voir. Elle doit être alors quelque part. Encore une fois, tu scrutes la foule mouvante mais n’aperçois qu’un amas de corps enchevêtrés et il t’est impossible de la distinguer parmi tous ces gens. Tu mordilles instinctivement ta lèvre inférieure, te diriges alors vers les toilettes où tu la retrouves, buste penché sur la cuvette. Sa respiration trop lourde et ses hauts le cœur semblent se répercuter contre les murs en carrelage blanc. Et tu t’approches sans même réfléchir, prête à l’aider.

Posant une main réconfortante sur son dos, tu relèves ses mèches blondes de ton autre main. « Je suis là, ça va aller, tu souffles avec douceur tout en massant légèrement ses omoplates comme pour la soulager. » Chryséïs a toujours eu le tort d’abuser plus que toi de l’alcool et autres substances illicites. Et même si tu t’inquiétais toujours un peu de tels excès, tu n’avais jamais cherché à la refréner parce que tu partais du principe qu’elle avait le droit de profiter de sa vie comme elle l’entendait. L’existence est trop courte pour s’empêcher de vivre comme on le souhaite alors à quoi bon ? Lorsque les vomissements s’apaisent, elle se redresse lentement. Son visage est encore un peu pâle, elle a les joues rougies sous l’effort. Ses yeux un peu vitreux cherchent les tiens et elle te propose de prendre l’air, motion à laquelle tu acquiesces en souriant. « Allez viens, on va prendre l’air, lâches-tu en prenant son bras. Ça te fera du bien. » Tu la guides jusqu’à la petite cour à l’arrière de l’établissement et le vent frais te fait frissonner violemment. Le contraste entre la chaleur  moite et lourde de la boîte de nuit et l’air presque glacé du dehors est saisissant et c’en est presque douloureux à l’intérieur de ta poitrine. Tu te serres automatiquement contre elle alors que vous vous calez dans un coin, contre le mur fait de pierres. « Ça va aller ? Tu te sens mieux ? » Quand tu parles, il y a un peu de fumée blanche qui s’échappe de ta bouche et ça te rappelle ce long chemin dans la neige et le froid avec toute ta famille alors que vous recherchiez un abri pour la nuit. Tu sentais le froid te frapper jusqu’aux os, comme autant de lames qui te transperçaient à intervalles réguliers. C’était si douloureux, si affreux. Tu avais juste envie de t’allonger dans la neige et de dormir, de te recroqueviller sur ton tout petit corps de chienne et fermer les yeux jusqu’à ce que tout soit terminé. « J’ai des pastilles à la menthe si tu veux, ça fera passer le goût de vomis, tu ris légèrement avant de lui tendre ta petite boîte en métal que tu as récupérée dans ta poche de jean. Tu sais que je me suis inquiétée, j’ai cru que tu m’avais suivie quand je t’ai dit que j’allais danser. Je n’ai pas tout de suite fait attention que j’étais toute seule. Pourquoi tu ne m’as pas demandé de rester si tu ne te sentais pas bien déjà ? » Jamais tu ne l’aurais laissée dans son coin si tu avais su qu’elle allait mal. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi, à cette idiote !



i was alone and my stomach was twisted, but i can get up now the dark clouds have lifted. back in the old life, before you existed, i couldn't see right, my windows were misted. said one word, made me feel much better, starts with l and it's got four letters. things are looking up, looking up : there's magic everywhere you go 'cause love is on the radio ▬ mcfly, love is on the radio.
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MessageSujet: Re: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyLun 24 Nov - 21:38

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« Retrouvailles entre soeurs ! »

Le froid était en train de te paralyser sur place mais il fallait avouer que sentir une autre sensation que cette nausée te permettait de reprendre un peu tes esprits. Tu le savais, l'euphorie était passée et pendant des heures tu allais être une loque. A chaque fin de soirée, tu te demandais comment quelques verres d'alcool et quelques substances pouvaient te faire toucher le paradis pendant une poignée de secondes puis te faire vivre un vrai enfers pendant des heures voir des jours si la cuite était trop grosse. Tu avais l'impression que ton corps était en train de tomber mais non tu te tenais droite, la seule chose qui bougeait chez toi était tes lèvres qui essayaient tant bien que mal de prendre d'énormes inspiration, comme si cela pouvait t'aider. La seule chose qui te rappelait que ta vie n'était pas un échec monumental, se tenait juste à côté de toi. Rien que sa présence était une vraie bénédiction dans ton enfer. « Ça va aller ? Tu te sens mieux ? ». La voix de Jude te parvint comme si tu étais dans un rêve et qu'elle tentait de te réveiller. En même temps vu ton état, les deux situations étaient comparables. Malgré le mal dont tu souffrais, tu tentas d'aligner deux mots pour la rassurer « Mouais … j'ai connu pire disons ... ». Un relant de vodka fut comme l'effet d'une bombe pour ton foix et ton estomac, c'était comme si tout l'intérieur de toi était en train de se consumer et que tout était en feu. Ce que tu voulais c'était boire pour passer ce goût atroce. Jude qui était toujours là te proposa gentiment  « J’ai des pastilles à la menthe si tu veux, ça fera passer le goût de vomis » C'était comme si elle avait su au bon moment ce dont tu avais le plus besoin, outre d'un doliprane. Alors que ta peau devait être gelait par la température extérieur, l'intérieur de ton corps était bouillant et l'effet de la pastille ne fut que la bienvenue. Tu étais en train de savourer doucement le bonbon pour essayer de ressentir au maximum ses effets positifs quand ton amie commença à te faire un peu la morale  « Tu sais que je me suis inquiétée, j’ai cru que tu m’avais suivie quand je t’ai dit que j’allais danser. Je n’ai pas tout de suite fait attention que j’étais toute seule. Pourquoi tu ne m’as pas demandé de rester si tu ne te sentais pas bien déjà ? »  Quelle idiote et égoïste tu pouvais être quand tu t'y mettais. Tu te sentais tellement mal dans ta peau que tu ne pouvais pas imaginer que quelqu'un puisse se soucier de toi et pourtant tu étais loin d'être seule. Entre tes deux meilleurs amis, Vicky et Evan, toujours là pour te ramasser à la petite cuillère et Jude qui est prête à te suivre jusqu'au bout de la nuit alors qu'elle a déjà des problèmes bien plus gros que les tiens, tu savais que ton comportement de ce soir était ridicule. Tu n'osais plus la regarder, sur le moment tu avais même l'impression de te retrouver face à ta mère après lui avoir manqué de respect ou l'avoir déçu. Repenser à ta famille eut le même résultat qu'à chaque fois, tes lèvres se mirent à trembler et tes yeux se remplirent de larmes. Tu voulais te ressaisir, tu n'avais plus 4 ans, il fallait que tu grandisse un peu mais sans eux, tu n'étais qu'une part de toi, celle qui n'avait pas pu s'exprimer avant et celle aussi qui devait être contrôlée parfois pour ne pas dérailler comme tu avais pu le faire. Tu relevas la tête vers Jude, toujours en pleurs. Elle était un vrai rayon de soleil pour toi, elle qui n'avait pas la chance d'être en bonne santé comme toi, tu l'oubliais un peu trop souvent. Mais, même si tu pouvais te montrer totalement égocentrique dans ce genre de moment, elle ne te jugeait pas et tu n'eus pas honte d'exprimer sous ses yeux ta solitude qui te bouffait petit à petit. « Je suis désolée, je me suis comportée comme une conne ce soir, je n'aurais pas du autant boire et fumer mais j'avoue que je savais que ça finirait mal. C'est juste que pendant un infime petit moment, je voulais me sentir renaître, ne plus penser à ma famille, au fait que je me retrouve toute seule ici alors que j'avais une grande famille. Si seulement tu m'avais vu avant … j'étais le meilleur de moi même ! » Il fallait que ces mots sortent, plus tu parlais, plus ton cœur était léger comme soulagé d'un poids énorme. Tu ne parlais jamais de ton passé, c'était bien trop dur mais l'alcool et la présence réconfortante de la jolie rouquine t'aida à dévoiler ce que tu avais envie de dire depuis bien trop longtemps « J'étais toujours dans les pattes de mon père, si j'avais été avec eux ce soir je ne serais pas sortie, non ! Avec plaisir, je serais restée avec eux devant un bon western au chaud. Mes frères et sœurs auraient été là à se chamailler, 101, t'imagines, on était 101 dans ma famille … Putain c'est con, j'ai des amis, j'ai refais ma vie ici et tout pourrait aller bien mais je n'arrive pas à combler ce trou à part quand je plane ou que je suis saoule au point de ne plus me souvenir ... »  C'était dit, peut être qu'exprimer tes sentiments allait te permettre d'avancer.

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Jude Lucky-Ann Smith

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MessageSujet: Re: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyMar 25 Nov - 15:32



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Le froid balaye ton visage, c’est comme autant de gifles sur tes joues. Mais tu aimes cette sensation crue et un peu violente qui te remet les idées en place. La brume qui enveloppait ton cerveau semble se lever petit à petit, éclaircissant le monde qui t’entoure. La musique résonne un peu dans la rue, c’est juste un bruit de fond comme un battement sourd à l’intérieur de ta poitrine. La nuit est claire, pas un nuage ne semble filtrer à l’horizon. Malgré les lumières jaunâtres des lampadaires de la rue, tu aperçois quelques étoiles dans le ciel couleur d’encre de Chine. Elles scintillent comme des petits diamants, parfois s’éteignent puis se rallument. La lune ressemble à un énorme morceau de fromage tout rond, avec des trous à l’intérieur, tu trouves ça marrant. C’est une pensée enfantine, mais c’est la première qui a traversé ton esprit lorsque tu as levé le nez pour longuement observer le ciel au-dessus de vos têtes. À côté de toi, tu entends Chryséïs qui se remet peu à peu de ses émotions. Elle a toujours été le genre de personne à repousser ses propres limites, même quand il s’agissait de fête et d’alcool. Et c’est ce que tu aimes chez elle, parce qu’elle te fait te sentir vivante même si c’est de la mauvaise manière. Avec elle, tu ne te préoccupes de rien, pas même de ce corps mal fichu qui est toujours à la traîne. Avec elle, tu es juste Jude – une gamine un peu paumée en recherche de sensations fortes et de soirées jusqu’au bout de la nuit, sans penser au lendemain. Sans penser à la gueule de bois qui te donnera la nausée dès le matin. Tout paraît si simple, si facile avec la blonde. Qu’importe les cocktails qui défilent, qu’importe les heures passées à se déchaîner sur le dance-floor. Vous profitez de la vie ensemble, de votre jeunesse. Et malgré les désagréments comme ce soir, rien n’est plus vivifiant au fond. Elle te fait tout oublier. Tu resserres tes bras autour de ton corps lorsque le froid te transperce la peau. Tu détestes vraiment la terrible sensation de ces lames de glace qui pénètrent ta chair. Elle ramène bien trop de souvenirs douloureux à ta mémoire, des souvenirs auxquels tu ne veux pas penser ce soir. Des souvenirs que tu dois laisser dans un coin sombre de ton esprit. Alors tu fixes ton regard dans celui, empli de larmes, de ton amie et fronces les sourcils d’un air inquiet. « Hey, ça ne va pas ? tu demandes, de façon rhétorique avant de passer un bras autour de ses épaules et de la serrer tendrement contre toi. Allez, raconte-moi. Qu’est-ce qu’il se passe dans cette petite tête de blonde ? » Tu vois rarement Chryséïs en plein désarroi, elle qui a toujours le sourire aux lèvres et les yeux pétillant de vie. C’est un peu comme si elle te paraissait inébranlable, aussi immuable qu’un roc. Et voilà que ce soir, l’alcool faisait s’abaisser toutes ses barrières et qu’elle tombait enfin le masque – un peu comme toi, parfois, quand tu n’as pas d’autre solution. Vous vous ressemblez tellement toutes les deux que tu as parfois l’impression d’apercevoir ton reflet en elle. Comme si elle et toi ne faisiez plus qu’un.

Les mots s’échappent alors, ils sortent de sa bouche comme un véritable torrent tumultueux, trop longtemps retenu dans son lit. Ses paroles défilent, comme une histoire récitée à toute allure. Tu crois qu’elle retient ça depuis bien trop longtemps, que c’était trop douloureux pour elle de taire tout ce ressentiment. Alors tu l’écoutes. Tu l’écoutes et tu te rends compte que tu n’es finalement pas la seule à avoir perdu ta famille, à te retrouver seule ici sans personne de ta chair et de ton sang. Et tu sais ce qu’elle ressent. C’est dur, c’est long. C’est fatigant aussi. C’est fatigant parce que le manque devient constant, comme par vagues. Ce n’est pas juste par quelques intermittences, non, c’est tout le temps. À chaque seconde de chaque minute de chaque heure de chaque jour. Toujours. C’est un vide en vous que vous n’arrivez pas à combler, que même l’alcool et les substances illicites n’arrivent pas à combler. Parce que s’ils vous aident à oublier le temps d’une soirée ce trou béant dans votre poitrine, le lendemain la douleur revient. Plus forte encore, plus présente encore. Elle sera toujours là, à vous rappeler sans cesse que vous êtes seules et sans les vôtres. « Cent un ? » Le mot a été comme un coup de poing en plein plexus. Il t’a coupé la respiration, il a figé ton sang dans tes veines comme si ton corps tout entier venait de geler sur place. Cent un. Un nombre qui t’est familier, un nombre comme un porte bonheur. Un, zéro, un. Cent un. Tu la regardes comme si tu venais d’apercevoir un fantôme. Et peut-être était-ce ce qu’elle était ? Un fantôme de ton passé, une ombre de ta vie d’avant. Non, impossible. Et pourtant. Tu ne peux pas te tromper. Dans quelle autre famille, sinon la tienne, y aurait-il eu cent un membres ? Cent un. Pas cent ou quatre-vingt-dix-neuf ou cent deux. Non, cent un précisément. Tu avales ta salive, tu sens ton corps qui tremble. Fort, tellement fort. Tu as mal dans la poitrine et une vague brûlante de larmes emplit soudainement tes yeux. Tu n’oses pas y croire, tu ne veux pas y croire de peur d’être finalement déçue. Tu ne veux pas croire que ce soit une de tes sœurs qui est là, juste à côté de toi. Celle que tu pensais être une amie de débauche et de défonce est en réalité une de tes sœurs, de chair et de sang ? Non. Ce serait trop beau, trop beau pour être vrai. Et comment en être sûre ? Tu pourrais lui poser des questions. Mais, en même temps, tout concorde dans son récit. Tout concorde jusqu’au dessin animé que vous regardiez souvent à la télévision – Ouragan, un véritable modèle pour vous tous. « Et… ma question va sûrement te paraître bizarre mais est-ce que, dans ta famille, vous étiez étiez plutôt du genre quatre pattes, fourrure blanche à pois noirs ? tu lâches d’une voix tremblante. » Au pire, tu pourrais toujours mettre ça sur le compte de l’alcool si jamais tu t’étais trompée. De toute façon, tu as pris l’habitude de passer pour une gamine délurée qui aurait véritablement bien besoin de se faire soigner.

Ce serait tellement merveilleux. Ce serait tellement merveilleux qu’elle fasse partie des tiens, qu’elle soit une de tes sœurs. Ce serait comme reprendre espoir après avoir baissé les bras trop tôt, ce serait comme retrouver une partie de toi que tu avais perdue en arrivant ici, à Fantasia Hill. Oui, ce serait merveilleux. Comme un nouveau commencement, une toute autre vie. Tu aurais enfin la certitude que ta famille est bien là, quelque part, dans ces rues. Tout près. Si près que tu sentirais leur présence sans pourtant les voir réellement. Tu avais fini par croire qu’ils s’étaient tous envolés, te laissant croupir ici comme la dernière des misérables. « Mon Dieu… c’est pas vrai, souffles-tu, la respiration courte et hachée. C’est pas vrai… C’est toi ? C’est bien toi ? » Les mains fébriles, tu attrapes son visage en coupe, fixant chacun de ses traits comme si tu espérais t’en imprégner et les garder en mémoire à vie. Comme si tu espérais voir à travers ces grands yeux couleur d’océan ceux de l’une de tes sœurs chéries. Tes doigts tremblants balayent les mèches blondes, tu laisses couler quelques larmes sur tes joues rosies par le froid de la rue. Tu es encore tellement chamboulée par cette nouvelle que tu n’oses même pas y croire. Que tu n’oses même pas prononcer toutes ces phrases qui se bousculent dans ta tête. Elle est là, si proche de toi. Tu la touches, tu sens son souffle sur tes doigts. Tu connais le son de sa voix, la couleur de ses yeux. Ta sœur. Son image se brouille derrière l’écran de tes larmes mais tu arrives à sourire entre deux reniflements disgracieux. « C’est toi. » Et alors tu la presses contre toi sans ménagement, la serrant dans tes bras si fort que tu pourrais lui casser les os. L’explosion de bonheur dans le creux de ta poitrine est telle que c’est comme une euphorie incontrôlable qui s’empare de toi. Tu as envie de rire et de pleurer tour à tour et en même temps. « Laquelle de mes sœurs es-tu ? Hein, laquelle ? Oh et peu importe en fait, dans tous les cas je suis tellement, tellement heureuse de te retrouver, t’excites-tu en la prenant par les épaules puis en la serrant de nouveau contre toi. »



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MessageSujet: Re: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyJeu 8 Jan - 16:26

Lucky, la grande soeur adorée & Penny, la petite soeur junkie

« Retrouvailles entre soeurs ! »

Cela faisait deux années que tu gardais tout pour toi, deux ans de souffrance, de non-dits, de colères intérieures que tu n'arrivais pas à exprimer et c'était enfin sorti. D'accord pas de la meilleure façon et surtout pas dans un moment comme ça, tu aurais voulu en parler à ton meilleur ami, posé dans sa chambre et surtout sobre mais l'alcool te permettait de ne pas sombrer après ce flot continu d'aveux et de ressentiments. Tu levas ensuite la tête vers le ciel étoilée pour ne pas subir le regard de ton amie qui ne devait rien comprendre. Jude était pour toi une vraie battante, contrairement à toi elle arrivait à positiver malgré sa maladie et elle était toujours présente pour te suivre dans n’importe quelles galères. Tu le savais, un jour ou l'autre tu allais devoir baisser la tête pour faire lui faire face et lui expliquer tout et plus posément. Heureusement pour toi, ce trop plein d'émotion avait eu un effet bénéfique sur ton corps qui endurait tant bien que mal l'alcool ingurgitait durant cette soirée forte en sensation. Tu te mis à sourire tout seule en pensant à tout ce que tu avais fait à cette fête, dans quelques jours tu pourrait rigoler et tu allais enfin être soulagée d'un poids. Tu étais dans tes pensées quand Jude te ramena sur terre en te prenant à dépourvu avec cette question « Et… ma question va sûrement te paraître bizarre mais est-ce que, dans ta famille, vous étiez étiez plutôt du genre quatre pattes, fourrure blanche à pois noirs ? » Alors que jusqu'ici tu n'avais pas osé la regarder, car tu te disais qu'elle devait te prendre pour une fille qui avait trop bu et qui disait des phrases incompréhensible sur sa tristesse, elle venait de te prouver qu'elle avait compris tout ton petit discours mais quand plus elle pouvait aller au delà. Cette fois-ci ta curiosité l'emporta et tu plongea ton regard dans le sien. C'était un choc, tout en toi se mélangeait, de la joie d'avoir retrouvée un membre de ta famille, de la colère contre elle mais aussi toi de ne pas s'en être rendu compte avant mais surtout de la peur … Cela faisait des mois que la plus jeune des dalmatiennes avaient peur de ce qu'allait bien pouvoir penser sa famille en la retrouvant dans cet état là. Elle n'était presque plus qu'une coquille vide qui se débattait avec ses propres démons et le fait de savoir que Jude à qui elle avait presque tout dit était sa sœur lui déchira le cœur. Elle allait avoir des comptes à régler et elle le savait mais une petite voix dan sa tête lui disait qu'elle connaissait assez son amie pour savoir qu'elle allait savoir l'aider à se relever et qu'elle ne lui tournerait pas le dos. Elle allait lui demander de ne plus la laisser seule quand elle sentit les mains de celle qui était redevenue en quelques secondes sa sœur l'agrippait pour la prendre près d'elle et lui soulevait son visage comme si Jude voulait apprendre tous les contours de son visage. Ce contact la rassura, elle avait l'impression de devenir tellement légère qu'elle aurait pu s'envoler, et une chaleur qu'elle n'avait plus ressenti depuis son arrivé à Fantasia se répandit dans tout son cœur. Après que la jolie rouquine est finie de lui répétait que c'était bien elle et lui demandait laquelle de ses sœurs elle était pour au final lui dire que ça l'importait peu, la jeune Chryséis se demanda la même chose. C'est vrai que tout ce qui comptait était d'avoir retrouvé un membre de sa famille et donc une part d'elle même mais d'un autre côté, elle avait envie de savoir à qui elle s'adressait et surtout si cette dernière connaissait d'autres membres et surtout si elle avait revu ses parents et son papa chéri à qui Chrys' vouait une véritable culte même si d'un autre côté elle le haïssait de ne pas l'avoir retrouvé. Elle avait bien réussi à retrouver Jude ce soir.
Après une longue accolade dont tu profitas un maximum comme si vous étiez seul au monde et que tu voulais figé le temps. Ce moment fut pour toi un bonheur si intense que les larmes se mirent à couler encore une fois, cela faisait si longtemps que tu n'avais pas été aussi heureuse. Tu te sentais en sécurité dans les bras de ta grande sœur, le monde pouvait bien s'arrêtait de tourner que tu n'en avait rien à faire, tu avais l'impression qu'avec elle tout irait bien. Ce fut alors non sans une pointe de regret que tu te dégagea de votre étreinte fraternelle. Il fallait que tu lui parles, que tu comprennes qui elle était. « Je … Je n'y croyais plus ! Mais dis moi Jude qui est tu ? Je sais que ce qui importe en ce moment c'est nous deux, nos retrouvailles et j'espère la chance de retrouver le reste de ma famille mais j'ai besoin de savoir à qui je m'adresse. D'ailleurs pour répondre à ta question je suis Penny ! » Ton bonheur aurait pu être parfait si ce ne fut pas à ce moment là que tu te remémora qu'elle était malade. Et merde comment avait tu pu être aussi égoïste. Tu savais qu'elle avait besoin de souffler et s'amuser pour mieux lutter mais dès que tu devais appeler quelqu'un pour venir te chercher après une soirée ou dès que tu voulais te saouler pour ne plus te souvenir de ton identité c'était à elle que tu t'adressais. Amie, tu voyais en elle, une fille qui avait autant de problème que toi et qui devait y faire face en s'amusant qu'importe les conséquences. Sœur, ta vision venait de changer. Certes elle avait le droit de s'amuser, de boire quelques bières mais de la suivre dans toutes ses conneries ? NON ! Elle était ce qui t'était le plus précieux à présent et il fallait qu'elle reste en bonne santé pour ça.

© Chieuze

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Jude Lucky-Ann Smith

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J'ai posé bagages ici le : 03/07/2014 Jouant le rôle de : la miraculée – lucky. #team101dalmatians. Nombre de messages : 144 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : blondie (ava) sian (signa) wild heart. (code rp). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : emma stone.
MessageSujet: Re: Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS EmptyMer 21 Jan - 20:45



LIKE A STRANGER.


C’est presque incroyable ; c’est presque insensé. C’est presque trop merveilleux pour être vrai. Es-tu en train de rêver ? Un de ces rêves complètement magiques qui te remplissent la poitrine d’espoir et de bonheur et qui, au moment tant redouté du réveil, ne font qu’accentuer le vide à l’intérieur de toi, la boule douloureuse dans ta gorge. Et si c’est un de ces rêves-là, tu ne veux pas te réveiller. Pas alors que la flamme renaît en toi, pas alors que la joie t’inonde comme une vague gigantesque et brûlante. Mais si c’est la réalité, si ce corps de femme que tu tiens contre toi est bien celui de l’une de tes sœurs, alors c’est que la vie vient de te faire un cadeau. Un présent. C’est incroyable de te dire que tu viens de retrouver un membre de ta famille. Ta vraie famille. Celle avec qui tu partages ta chair et ton sang, celle qui était comme un cocon doux et protecteur les soirées d’hiver. Il y a tant de souvenirs qui affluent à ton esprit, comme si le film de toute ta vie de petite chienne se diffusait sur ta rétine illuminée de petites étoiles de bonheur. Habituellement, tu te forces à ne plus y penser, à ne plus te laisser envahir par ce passé trop douloureux ; mais, ce soir, tu te laisses aller à la chaleur qui se répand dans ta poitrine comme une vague brûlante. Tu aimerais t’y noyer pour ne pas avoir la peur au ventre que la bulle n’éclate. Tu ne veux plus écouter cette petite voix qui te siffle que tout ça n’est qu’éphémère, que tu finiras par te retrouver seule à nouveau. Non. Maintenant, ta sœur est là. Et toute ta famille est là, même si tu ne sais pas où exactement. Tu veux y croire, encore. À nouveau. Parce que ça te fait du bien, ça ramène ce sourire que tu avais perdu sur tes lèvres. Ça enlève comme un poids de ta poitrine. Et tu te dis alors que tout espoir n’est pas vaincu. Que tu peux enfin t’accrocher à quelque chose, à cet infime lueur qui brille dans cette nuit noire – cette même lueur qui illumine le regard de ta sœur. Il y a tant de questions, tant de choses à dire ; tout se bouscule dans ta tête et c’est comme un manège qui tourne trop vite. La sensation est grisante, elle te fait l’effet d’un alcool trop fort qui coule dans tes veines. Tu as chaud, si chaud soudainement alors que l’air frais te glace pourtant jusqu’aux os. Et tu ne le sens même pas, tu es comme insensible au froid. Parce que la chaleur que dégage ta sœur retrouvée est suffisante pour réchauffer ton corps tout entier. « Penny, tu souffles d’une petite voix rêveuse, ton regard posé sur elle. » Et dans votre étreinte qui a la violence du désespoir et du bonheur, tu te fais la réflexion que, pendant tout ce temps, ta sœur était là. Sous tes yeux. Et tu n’as rien vu, tu n’as rien compris. Elle était là et tu ne le savais même pas.

Tu revois ce petit minois adorable, toujours caché entre les pattes de votre père ; tu revois ces grandes billes couleur saphir qui se posent sur un monde tout nouveau, effrayant. Machinalement, automatiquement, tu avais toujours gardé un œil sur elle, même de loin. Comme si tu devais remplacer votre papa, comme si c’était ton rôle de grande sœur de veiller sur elle. Tu te souviens avoir été prête à mordre Horace – ou bien était-ce Jasper ? Tu ne te souviens plus – qui s’était un peu trop approché d’elle. Et tu avais grogné, grogné encore. Parce qu’il n’avait pas le droit de poser ses sales doigts tout gras sur ta sœur. Tu devais la protéger, comme tu aurais protégé n’importe quel membre de ta famille. « Ma petite Penny. » Tu caresses sa longue chevelure blonde, des larmes perlant au coin de tes yeux. C’est même étrange de te dire que tu pleures de bonheur. Dans ton souvenir, les larmes ont toujours été synonyme de douleur et de souffrance. De perte, de vide. Et ce soir, il y a tellement d’amour dans ton cœur qu’il en déborde et les perles salées ont embué tes pupilles. C’est bien trop d’émotions pour que tu arrives à les contenir. « C’est Lucky, lui apprends-tu dans un sourire tendre. Je suis Lucky. » Retrouver cette identité que tu pensais avoir perdue, oubliée laisse un goût étrange sur tes lèvres. C’est comme si tu faisais soudainement face à une étrangère. À quelqu’un que tu n’as pas vu depuis très longtemps – si longtemps que son image a commencé à s’effacer de ta mémoire. C’est comme si tu ne savais plus réellement qui est la dalmatienne Lucky derrière l’humaine Jude. Tu te souviens pourtant de tout ce que tu as pu vivre dans ta vie d’antan mais tu as la sensation que c’est une toute autre personne qui l’a vécu. Et retrouver Penny, retrouver une de tes sœurs ce soir te laisse l’espoir de renouer contact avec celle que tu étais auparavant. Avec cette petite chienne que tu as perdue en cours de route. Celle que tu as abandonnée quelque part, sur le chemin de cette nouvelle vie que tu t’es efforcée de construire petit à petit. Est-ce qu’elle fait toujours partie de toi ? Sûrement. Tu la sens parfois qui se débat comme si tu l’avais ligotée et bâillonnée pour ne plus l’entendre. Pour ne plus rien te rappeler de ton passé. Et voilà que Chryséïs – Penny – venait de la libérer. Par sa seule présence dans ton univers, Lucky était comme revenue à la vie. Quelque part, ça te fait du bien ; quelque part, ça te fait peur. Mais tu décides que rien ne doit venir entacher ton nouveau bonheur. « Tu ne peux pas t’imaginer combien de fois j’ai espéré, j’ai rêvé de ce moment, lâches-tu dans un murmure attendri. Ça fait tellement de bien de savoir que vous êtes là. Ma famille. » Ta vraie famille. Tu te demandes à quoi ils ressemblent tous, peut-être même les as-tu déjà croisés sans même te rendre compte de qui ils étaient ? Peut-être que, comme Chryséïs, tu les côtoies souvent sans même savoir qui ils sont réellement. C’est fou. Le monde te semble si petit, tout à coup. Minuscule. Assez minuscule pour te ramener les tiens, aujourd’hui.

« Est-ce que tu as déjà retrouvé certains de nos frères et sœurs ? tu demandes vivement, impatiente et nerveuse. Moi, personne. J’ai fini par croire que j’étais toute seule ici, dans ce monde étranger qui n’est pas le nôtre. Et je ne comprenais pas pourquoi vous n’y étiez pas non plus. » Tu as fini par arrêter de chercher, par ne plus vouloir espérer. Parce que ça faisait trop mal, parce que ça creusait un peu plus le trou béant dans ta poitrine. Parce que tu devais te faire à l’idée que jamais plus tu ne les reverrais. Il y aurait eu tellement de choses à découvrir en leur compagnie. Vous auriez pu parcourir ce nouveau monde, recommencer votre vie. Qui sait combien de temps tu resteras coincée ici ? Heureusement que ta route avait croisé celle de Grace et de Margo qui avaient été comme des étoiles dans un ciel noir et obscur. « On ne se quitte plus désormais, tu assures avec un petit hochement de tête décidé. Maintenant que je t’ai retrouvée, hors de question que je te perde une seconde fois. Je ne le supporterais pas. » La douleur de leur absence avait été telle que tu avais bien pensé ne jamais pouvoir t’en remettre et, même si tu avais fait avec, même si tu t’y étais peu à peu habituée, tu sais que ce serait bien trop douloureux de perdre quelqu’un à nouveau. Les cicatrices sur ton cœur ne se refermeraient jamais, tu aurais continuellement cette terrible sensation de saigner avec abondance sans avoir la chance de voir les plaies se refermer. C’était une épreuve de chaque seconde pour toi que de passer une journée de plus sans avoir de nouvelles de ta véritable famille. Grace et Margo avaient beau être extraordinaires avec toi, elles te comblaient d’amour et de bonheur, ça ne changeait rien au fait que tes parents, tes frères et te sœurs te manquaient terriblement. Rien ne remplacerait jamais cette chaleur que leur présence diffusait à l’intérieur de toi ; rien ne pourrait être aussi fort que l’amour dont ils te couvraient tous autrefois. « Et aussi, tu enchaînes avec une légère hésitation. Tu dois me promettre que tu vas faire attention à toi. » Tu enlaces doucement tes doigts aux siens, serrant sa main comme si ta vie ne dépendait. « Je ne veux plus que tu te bousilles la santé avec tout ça, on sait toutes les deux que c’est pas bon ce qu’on fait là, lâches-tu doucement, yeux baissés. Et je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit Je ne le permettrais pas… Ce serait trop dur. » Trop dur de la voir en danger, trop dur de la savoir au bord du précipice comme toi tu l’as été. C’est ton rôle de grande sœur de veiller sur elle, de la protéger. Quand tu n’étais encore que son amie, tu pouvais bien la raisonner mais tu ne te sentais pas le droit d’agir pour elle parce que tu n’aurais jamais autorisé quelqu’un à le faire pour toi. Quand tu y penses, tu te sens coupable car ce n’était pas le comportement d’une bonne amie mais maintenant tout va changer. Parce qu’elle n’est pas seulement cette amie qui tu t’es trouvée dans un tout nouveau monde étranger – elle est ta sœur. Elle est de ta chair et de ton sang, et tu donnerais ta vie pour la sauver. Même s’il s’agit de la sauver d’elle-même.



i was alone and my stomach was twisted, but i can get up now the dark clouds have lifted. back in the old life, before you existed, i couldn't see right, my windows were misted. said one word, made me feel much better, starts with l and it's got four letters. things are looking up, looking up : there's magic everywhere you go 'cause love is on the radio ▬ mcfly, love is on the radio.
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Quand le passé nous rattrape - JUDE & CHRYS

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