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 De nos amours décomposés (Hosa)

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MessageSujet: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyDim 16 Nov - 12:22

De nos amours décomposés

Le corps est jeté dans le coffre, d’un cadavre, d’une victoire, sur lequel il ne veut plus avoir à poser un regard. La sœur enfin retrouvée, la sœur enfin tuée, massacrée, décapitée. « Perdu Anna. Mais sois rassurée, je vais prendre soin de ta soeur » comme un au revoir, de l’amusement qui tinte dans la voix et le coffre s’abat sur le corps sans vie, corps explosé, d’une cage thoracique exposée. Le cœur est jeté sur la route, un rappel de ce qui n’existe plus, d’une chaussure qui détruit un peu plus la vie. Le visage ruisselle de sang, et les vêtements ne sont plus qu’un amas de cette odeur acre. Le sang est un détail dans sa folie. Le véhicule trace la nuit. Lazur n’a aucune considération pour la limitation de vitesse. D’un sombre destrier oublié. Il cavale l’empereur, n’a plus qu’une seule idée en tête, une envie, des entrailles qu’on rogne par le désir. Pas de feu ardent et de ces foutaises de contes de fées pour princesse égarée, c’est une faim, l’appétit de l’ogre qui a attendu trop longtemps. Du corps dans le coffre, il ne prendra pas le temps de l’enterrer, de l’essence, une allumette, mais demain. La mort est derrière lui. La porte s’ouvre, claque contre le mur. Aucune lumière, absence d’Hosanna. Manteau, veste, clés de voiture, tout vole à travers la pièce, éclaboussent les murs de carmin. Les cauchemars se réunissent, ogre, loups, sorciers, wendigo, il mélange les apparences. Les ombres courent dans la maison, s’étendent, cherchent à éveiller l’innocente qui dort, elle qu’il réclame. De Lénore que la mort est venue réclamer. L’heure lui est inconnue. Nuit ombrageuse, d’aiguilles du temps qui courent, cherchent le jour. Il avance à travers le dédale d’un blanc nacré, cherche la chambre de celle qu’il est venu chercher – les noces de sang. Sacre funeste. La porte s’entrouvre sur un monde en nuances de gris. Du rose qu’il ne peut pas percevoir, de la protection qu’elle pense obtenir, il n’en voit rien. À pas de loup il avance, c’est à peine si le plancher craque sous son poids. « Hosa… réveille-toi » La voix tremble, un murmure incertain. Il est gagné par la folie, perd le contrôle. La main tachée de sang court sur le visage de l’endormie, écarte quelques mèches de cheveux. Une seconde il est frappé par la beauté, prêt à reculer, à ne pas la dérober, mais le galop revient, des tambours à ses oreilles, des chuchotements. Pas de patience. L’impossible contrôle. Il emporte la princesse avec lui, de bras puissants qui soulèvent le corps sans aucun effort. Brebis égarée entre les bras. Joyaux d’un royaume perdu. Elle est à lui. L’offrande est déposée sur le lit, si petite, frêle, d’un sacrifice qu’il a attendu. Les images se superposent à son esprit, de toutes les fois où elle est venue dormir avec lui, innocente, ne voyant pas le mal, l’ignoble qui vivait avec elle. « Hosa ! » tempête la voix, marque le sursaut d’un réveil. Il ne veut pas d’une endormie, d’une poupée de chiffon. La précipitation gagne les gestes qui de méticuleux deviennent éparses, incapable de défaire correctement la soie. D’un geste il déchire le tissu, révèle le corps. « La princesse est enfin éveillée… » Un sourire rayé se faufile sur le visage taché. Et les yeux sont incandescents, du loup, des reflets mortuaires de la lune. Plus un homme, mais l’animal, la créature avilie par le désir, par les bas instincts, devenue incapable de se souvenir de son humanité.

« Tiens ! tiens ! vois-tu s’agiter, auprès de ces potences, des fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu’on me suive et qu’on danse le bal des noces….. Nous allons au banquet joyeux. » ► Bürger
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Dernière édition par M.B. Lazur Vronski le Mer 18 Mar - 0:59, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMar 18 Nov - 11:20

De nos amours décomposés

Avalant lentement une cerise qu’elle pêcha dans le gobelet turquoise d’une eau crème, Hosanna la vaillante contempla le papier peint fleurit de sa chambre Barbie ; des teintes pastels incendiant les malheurs des couloirs de la clinique silencieuses ; des lys figés sur un papyrus sale esquissant des talismans enfantins qu’elle gardait près d’elle en son cœur sanguinolent ; des peluches espoir cascadant sur les nombreuses étagères de l’appartement illusoire. Habillée d’une mousseline de dentelle, ses manches vaporeuses sur ses poignets d’or, elle entreprit de tirer la couette pailletée de motifs enchantés, monta sur le matelas moelleux Paddington assis sur les monticules d’oreillers qu’elle avait placé pour se protéger des peurs indues de l’heure apprivoisée. Les yeux se fermaient à la berceuse du soleil couchant, une aurore clairsemée des orbes orangers où le bruissement des feuillages naufragés tintait l’accalmie de l’assoupissement. Quelques jours explosés sur les rives sableuses d’une demande ; celle de dormir à ses côtés ; elle retrouvait son antre pour la première fois depuis la confession d’une éplorée abattue.

Ô funeste tragédie de ton empire crée les litanies, les sanglots à venir ! Tendre enfant à l’abattoir féroce, sauvage, palpable, cascadant les meurtriers anoblis. Tendre enfant destiné au plaisir des crachins suant les diatribes fécondes d’un malsain. Entends-tu les pas de ton sommeil voltigeur ? Les bras lourds de titan portant l’épousée de marbre, dans un nid, une alcôve de lames elle repose figée encore, des yeux se levant, des paupières frémissantes, des mains frottant les poussières oniriques d’un réveil forcé c’est le corps dans sa parure royale. Eve déshabillée ! Eve choquée ! Eve petite fille apeurée de voir le monstre, le loup dans ses braises le désir ignoble guettant le corps. Car elle n’est plus qu’une silhouette, une beauté sincère, pure, chaste, manipulée par les mois de sanglots et les gouttelettes du lavabo dans cette chambre ferrée de châtiments immondices corrompus. Elle soulève son visage endolori par la brusque surprise, elle lève son regard affligé, peureux, rempli le calice de ses lamentations muettes, détourne l’angoisse d’un événement futur qu’elle pressent. Son cœur s’affole dans les contrées de son angoisse battante, rythmant les mélodieux orages s’écroulant sur les monticules de souvenirs éclats de diamant explosant sur les rives marmoréennes de ses pensées tourbillonnantes. Elle ne sait dire rien pour l’instant. Elle aimerait galoper, fuir, fuir, fuir, de ses pieds céleste, atteindre la porte salvatrice, protectrice ; elle aimerait se mouvoir discrètement, repousser les assauts de l’empereur Néron, elle aimerait incendier les obstacles pour apaiser les flammes de l’écho de sa chamarre. D’une voix faible teintée d’un mélange de soumission, de courage, de désespoir, d’incompréhension, de tristesse mais d’obéissance, de traumatisme ; les sons enjolivés de sa voix fluette mordent les astres sanguinolent de la chambre précipice. « Q… que fais-tu ? ». Précipitamment elle ressert les joints de son habit détruit, cache les prunelles laiteuses de son physique, honteuse de ses joues rougie par le profane, elle fiance ses lippes rosées des étoiles une langue de bébé. Il ne lui a pas laissé le temps de s’affaler, de s’habituer à l’environnement repentant des caprices, des malheurs qu’elle baume doucement par la présence de messie. Est-il bien le même là drapée dans les victoires ignorées de la sublime ? Est-il lui, ce prince qu’elle admire ? « Je… Je ne suis pas prête. ». Abasourdie, elle répugne le sang qu’elle observe sur le faciès du destrier, du guerrier ; ce sang carmin qu’elle aperçoit également sur le sien d’une trace bavant les commissures de son nez sculpturale. Les vêtements du soldat, les étoffes du fou sur son dos d’olympien elle se cogne contre le mur à l’opposé des promesses de sérénité. « Laisse-moi partir. Je dormais bien… je… ». Pétrifiée, tremblante, elle sent monter les flots de la tristesse, gravé les plaies d’un second crime. Perdue, elle ne connait les moyens de se débattre sous le joug galbé du vampire qui s’avance fortuitement, conquérant seigneur. Parler, parler semble le moyen de l’arrêter… pour un temps, une minute, une heure, une journée, une nuit ; les fils de ses réflexions s’étiolent, tapisserie ravagée par l’animal totalitaire. « Que s’est-il passé ? Tu es blessé ? ». Ses ongles manucurés d’une aquarelle pastelle, rose toujours, elle attaque impuissante les peaux éparpillés de ses phalanges immaculée ses agates fixées sur l’ouverture coincée dans l’entrebâillement du gouffre.

« Je ne te maudis pas, mon coeur dût-il se briser,
Ô mon aimée à jamais perdue, je ne te maudis pas !
Tu rayonnes dans l’éclat de tes diamants,
Mais nul rayon n’en tombe dans la nuit de ton coeur.
Je ne le sais que trop. Ne t’ai-je pas vue en rêve ?
J’ai vu la nuit qui remplit ton âme,
J’ai vu le serpent qui te ronge le coeur,
J’ai vu, mon cher amour, ta détresse infinie. » ► Heinrich Heine
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyVen 21 Nov - 17:02

De nos amours décomposés

La belle endormie. Les gestes sont fous, de vêtements qu’il veut enlever, d’un tissu devenu barrière. Il se perd l’homme. Et soudain les yeux fixent les siens, affolés, il ne saisit pas la crainte qui gagne la pièce, d’une peste rutilante qu’il doit piétiner, éradiquer. Il n’existe plus rien d’autre qu’un corps qu’il réclame, pas une âme, pas une personne, mais elle, juste, sa femme. D’une vision moyenâgeuse, du guerrier victorieux réclamant un trophée. Apaiser la crainte par quelques mots, jouer au chevalier, il ne sait plus, a oublié son rôle dans l’histoire. L’armure blanche est fracturée, souillée par les crachats monstrueux, de vers qui rognent la cuirasse, et laissent apparent toute une monstruosité. Les yeux vocifèrent l’envie, d’éclats rouges qui se débattent comme d’autant de harpies venues goûter au festin. « J’ai été suffisamment patient Hosa, maintenant, cesse de jouer à l’enfant et défait tes vêtements » Les mots tonnent dans un murmure, une voix éraillée par le désir, de ces supplices des hommes, de la volonté de capturer. Sa main agrippe le vide, de celle qui se faufile comme une souris apeurée, là pour être jetée dans la gueule du serpent. Et il avance le reptile, sournois personnage qui n’en a que pour la peur qu’elle dégage. La crainte le ravit, fait de lui un empereur, il n’y a rien d’autre qui puisse lui faire plus plaisir que ça, ou peut-être que… le corps dénudé de tissus inutiles. Elle s’échappe l’effrayée, court loin de l’issue, de la porte qu’il masque. Serein il avance le cerbère, du monstre ténébreux venu réclamer son du. Il avance en conquérant le soldat maculé de sang, d’une stature effrayante, éclaboussé de la mort qu’il tient comme compagne. Les mots d’Hosanna l’amusent, d’un rire qu’il retient dans la gorge, siffle entre ses lèvres. « Rien… ne t’inquiète pas pour moi » Une main qu’il tend à son regard, n’en perçoit que des nuances grisâtres, ne peut pas admirer la couleur, quel gâchis que cette vision bafouée ! Il se souvient encore du sang, de cette couleur incroyable mais n’en reste que l’odeur, acre, de celles des batailles qu’il a connues. J’ai tué ta sœur, son cœur explosé sur la route. Veux-tu voir son cadavre ? Elle s’est défendue mais pas assez, walkyrie déchue. Le regard suinte la démence, d’une incapacité de contrôle. « Ne te débat pas, à chaque pas en arrière j’avancerai » Une main qui s’abat sur l’épaule, empêche les mouvements, la prison se forme, tentacules qui entourent la chair d’opale. D’un geste il arrache la soie, déchire les derniers remparts. Il n’a plus rien d’humain celui qui observe la jeune princesse, juste un ogre devant le festin. Les lèvres s’écrasent contre leurs jumelles, de la bestialité qui ne se déguise plus. Absence de concordance, absence de douceur. « Sois tu te montres docile et tu ne connaîtras pas de souffrance, sois tu me défie et crois-moi que je n’aurai aucune considération pour toi… ton choix Hosa » Il s’écarte, laisse un choix, d'un pile ou face inutile. Homme qui s’adosse au mur, le souffle toujours court, d’une envie irrépressible, d’une douleur.

« Tiens ! tiens ! vois-tu s’agiter, auprès de ces potences, des fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu’on me suive et qu’on danse le bal des noces….. Nous allons au banquet joyeux. » ► Bürger
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptySam 22 Nov - 10:19

De nos amours décomposés

Ecoute

Les miroirs éclatés au trépident des jouvences éternelles, Hosanna la belle colombe dégoupillée, déplumée de ses élytres ivoirienne, crème de ses onyx reflétant l’angoisse du monstre devenu terreur ; le non se meurt sur ses lèvres pâles d’une morsure pétrifiée, ses dents de nacres beau mélange que ce carillon de lait ; la peur se tortille sur les traits baissés de la séraphine maladroite. Le bourreau s’avance certain de la décision de la victime, plus une âme volante la main empêtrée du lagon de plaisir qu’il imagine ; la fluette choquée de l’apercevoir ainsi. « Tu n’es pas celui qui m’a sauvé. Il ne ferait jamais ça. ». Roule dans sa gorge les sonorités de tristesse, de conscience volée embrumées encore par les aiguilles tourmentées de cette prison arborés, excédée des paroles volages, mesquines, perfides que l’être de glaise s’amusait à procréer dans les vertiges de son éclat mordoré. Princesse déchue d’un royaume de lumière, elle entend le sifflement strident jaillissant des lippes de l’amer, une déchirure maléfique d’un rideau de soie griffé. Les paumes bravaches où s’écoule la rivière de maux ravage les derniers boucliers de l’amazone blessée, capturée, effacée au profit de l’adorable, la mélancolique, la peureuse Hosa, créature artificielle de beauté. Elle tremble l’oiselle sous les coups traîtres du malin, absorbant l’épiderme soyeux un peu de ce sang rouage des malsains. Elle recule encore suite aux torrents méchants de l’ogre affamé qu’elle craint maintenant sous ses sanglots d’infante larmoyante ; aucunes perles de cristal pourtant ne viennent éclore sur ses paupières de poussières étoilées. Déshabillée ! Honteuse de ses cadavres de malheurs. Embrassée ! Désespérée par la violence des larbins de gloire. Hosanna figée dans l’immensité des blafards néons d’un plafond musqué des sentences inégales, des châtiments déloyaux, des punitions injustes qu’elle parjure de ses gouttelettes de sainte conquise à l’exquise promesse charnelle qu’elle rejette. L’homme est là, pressentiment d’une excitation quant au festin de roi qui patiente, un choix d’espoir qu’elle subodore, un soupçon de regain qu’elle oppose à sa légère menace, avertissement d’un écho foudroyant. Elle oublie la première ordonnance, ouvre le guet de ce cheval inquisiteur. « Je veux retourner dormir dans ma chambre ». Chevrote la voix de timidité sous la conduite, la régence de l’affolement, courageuse divine que son nu corps voudrait se terrer dans les limbes des joyaux de tissus arrachés en tas sous les cieux sauvages rougeoyants des barbares psaumes de Lazur plus qu’un brasier de souvenirs crépitant. Elle n’ose s’approcher de la sculpture étranglée de désir pour sa pâle luminescente, galope dans les couloirs impersonnels tandis que l’autre double savamment mêlée de fleurs opalines recueille la nymphe affolée dans un lit fraicheur des forêts, des cascades, des bruissements cotonneux des réminiscences étincelantes. Sa chevelure froissée par l’étreinte titanesque, des boucles stagnantes sur un oreiller ouvragé, la respiration coupée saccadée des déséquilibres de son aurore palpitante. Serrant, étranglant par la panique encore lovée dans son sein d’épousée maudite, l’ours inanimé protège l’efflorée amaigrie par le fardeau de verre. « Il ne viendra plus. Il… Il est simplement de mauvaise humeur. ». Toujours cette cavalcade de naïveté sur sa bouche de déplorée flotte des comparses ailés de vermines rongeant les fils de ces rubéoles électrifiés. La porte, ô porte de la chasse totalement dégagée par l’inconsidérée.

« JE T’OFFRE MA NUDITÉ.
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMar 25 Nov - 11:32

De nos amours décomposés


Le sauveur, celui qui marche en armure blanche, prêt à détruire quelques chimères de créatures. Un rire s’étrangle dans la gorge, fait étalage de toute sa monstruosité, se répercute contre les murs en milliers d’échos assourdissants. Il n’a rien de l’image du chevalier, du beau prince des contes, lui, c’est l’ignoble, celui qu’on évite, l’homme qu’il ne faut pas aider dans la foret, celui qui invente milles histoires pour s’accaparer de jolies princesses et ensuite leur trancher la tête, voir le sang s’écouler – qu’elles sont glorieuses, ainsi détruites, des poupées qu’il a piétinées dans l’espoir de retrouver l’amour perdu. Pas de pitié ici. Rien. Juste la folie qui gagne l’homme, de celle de la possession. Tu es à moi scande le regard, de ces ambres meurtrières où le ravissement est absolu, d’un corps dénudé offert à sa vue et bientôt à son toucher. Des doigts il effleure la peau, comme la crainte de la voir s’effriter, de n’en faire qu’un petit tas de cendres. « Pas ce soir Hosanna, tu m’appartiens » Souffle le cerbère qui voit s’envoler une âme appétissante, de ces raretés qu’il ne voit plus. Le sang l’entourant devient une odeur entêtante, et il se surprend à humer l’air, vil chasseur qui avance à nouveau vers sa proie, du calme apparent qu’il a retrouvé. Les couloirs sont sa création, du dédale qu’il maîtrise, de la porte qu’il connaît, là, vers un refuge qu’elle a fondé, de quelques amulettes magiques pour la protéger. Il ricane l’ensanglanté. Pas de porte ici, mais une ouverture vers la chambre. Lazur est figé dans l’encadrement, comme de ces démons ne pouvant franchir le seuil d’une église, martelé par les regards des gargouilles protectrices. Pas de protection ici, juste le chasseur savourant l’instant, attendant l’attaque, l’éveil de la proie. Les pas sont légers contre le plancher, connaissent les endroits à éviter, comme des bûchers qu’il ne veut pas éveiller. Diable. Le corps désiré est enroulé dans quelques couvertures, caché à sa vue. D’un geste sec il arrache les tissus, rend la clarté. La main de l’ogre s’abat sur le cou de cygne. « Je t’ai laissé une chance, mais tu n’en a pas voulu, non, tu préfères courir et vivre comme la princesse que tu n’es pas. Il n’y a personne Hosa, plus personne pour te sauver alors maintenant, viens avec moi » Plus personne. La sœur n’est plus qu’un souvenir, ne reste que le sang sur ses vêtements, et le visage, qui en est maculé, comme une peinture guerrière. D’un geste elle est relevée la princesse, arrachée à sa peluche protectrice. D’un corps qu’il envoie contre le mur, d’une poupée de chiffon projetée. Des débris, des os qui cognent le mur, son agréable. « J’ai été patient… j’ai attendu » Les pas avancent, du serpent à la gueule ouverte. Il n’existe plus d’issue. D’une joue qu’il caresse, d’un geste tendre, d’une fausseté qu’il offre avec quelques tempêtes. La peau se dévoile à ses lèvres, pas de baisers, mais des morsures, de la joue, au cou, puis à l’épaule qu’il meurtrit, de marques qu’il trace, des impressions criant toujours la même idée : à moi. « Tu m’appartiens Hosa. Tu te souviens quand tu m’as demandé où était ma femme, oui… tu t’en souviens, soit heureuse d’apprendre que je l’ai retrouvé » Le rictus s’arrime au visage, de l’homme dément, aveuglé. L’animal furieux. D’un geste il emporte l’épouse entre ses bras, retient la lionne, un retour vers la torture.


« Tiens ! tiens ! vois-tu s’agiter, auprès de ces potences, des fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu’on me suive et qu’on danse le bal des noces….. Nous allons au banquet joyeux. » ► Bürger
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptySam 29 Nov - 13:17

De nos amours décomposés

Sur ses cotes fêlées elle ressent les semences de l’effroi, celles virevoltantes dans les veines défragmentées de ses doigts gelés ; sa peluche contre sa généreuse poitrine essoufflée, l’oreille à l’aguet des pas narquois, féroces, illégitimes du coriace. Nul parole empli ses lèvres boursoufflées de frayeur, les sanglots ne se déchainent pas encore, la respiration alourdit par les exercices sereins qu’elle s’échine à effleurer de son souffle irrégulier ; le prédateur contemplant la gazelle apeurée l’arme sonnant les violences futures, présentes, passées. Disloquée la poupée de verre, éclatée la ballerine de porcelaine contre le mur en pierre jetée, coupe les battements de son cœur une avalanche de cheveux ébène coule sur les épaules lointaines de la figurine manipulée. Des mots qu’elle assimile maladroitement, des aiguilles qu’elle navre en secouant la tête le flot de ses mèches bruyantes, bouclées, soyeuses d’une beauté maltraitée. Elle essaie de repousser le navire de ses bras affaiblis, le torse de son apôtre guerroyant ses pieds enchainés dans la bourbe des maux venimeux alors que l’autre, le monstre, l’implacable de morsures la marque comme du bétail ! Elle regrette les tendres bercements dans ses tentacules autrefois, celui qu’elle considérait comme un sauveur écarlate, un messie adorable, un prince charmant de son sourire l’amertume époustouflé. Les pensées ne viennent plus, les réflexions s’ankylosent dans les nébuleuses opaques de son esprit tourmenté ; il lui fait mal mais hurle en silence dans les marécages de sa destinée. « Je… je ne suis pas ta femme. Non je suis pas ta femme. ». Elle ne veut pas le croire, pas croire la demande implicite qui éjacule de ses lippes terrifiantes, elle ne peut pas entendre la déclaration de cet inhumain tandis qu’il l’emmène à nouveau dans les précipices funèbres de cette chambre redoutée. « Pourquoi ? Pourquoi c’était moi et pas une autre ? Pourquoi ? ». Elle se débat des ventouses de l’animal, ses jambes tapent les chambranles explosées de ses chaussons délicats, ses mains cherchent appuie pour mieux le dégorger ; trop fort cependant le diable de ses nuits noires. Elle tombe sur la dure terre égratignée des pas esquisses cruelles de Lazur cet empereur malavisé, dangereux qu’elle observe paniquée se terrant vers des contrées plus clémentes, celles d’une armoire ; dégringolent les gestes déstructurés tandis qu’elle se referme l’huitre, se couvre de ses mains, de ses genoux, bombe sa poitrine secrètement mouillée des lamentations embuée de ses paupières bleutées. Elle bouche ses oreilles auréolées de fines boucles d’or blanc un tableau profané d’un chasseur pourléchant sa peau moirée, sultane ses yeux gisant des envies folles de manger la brebis. Le rouge sanguinolent des pores de sa peau de lait, le loup trop proche d’elle qui s’ébat dans les ombres d’un placard protecteur, la voix s’exprimant un murmure claqué dans les tréfonds de sa pitié. « Je veux pas le faire aujourd’hui ni jamais maintenant. S’il te plait je… Je ne veux pas te voir. ». Un gémissement s’échappe proprement de la gorge de l’enfant celle offerte au Léviathan, meurtrie sous les arcades des plaies enchantées de Dieu miséricordieux elle rajoute plaintivement. « Je ne veux pas te voir nu. ». Elle se recule toujours souhaite se fondre dans les plâtres de la prison l’émoi de l’immaculée colombe bigarrée car elle l’entend se réunir.

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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMar 2 Déc - 11:20

De nos amours décomposés


Le festin est présenté, d’une brebis égarée qu’il tient entre les griffes acérées. Fauve en cavale, des lames qui se plantent dans la chair du cou, dévore le cygne. Il se délecte de l’offrande, des marques qu'il laisse, d’un cou sanguinolent qu’il lèche, vil loup dont seul le sang semble pouvoir le repaître. Elle se débat entre ses bras, cherche une issue, mais il maintient les serres comme d’autant de mâchoires qui se referment sur le corps frèle, de quelques os qu’il va briser dans sa démence. Hanches et épaules qu’il sent craquer entre ses paumes d’ogre. C’est le commencement, d’un cauchemar qui se referme sur la belle. La furie échappe à son contrôle alors que la chambre est à nouveau dépassée, de l’antre mortuaire, là où les noces sombres vont avoir lieues. Un moment qu’il a attendu, d’une patience étonnante. Cinq mois avant la capture, cinq mois avant de céder. Le sang qui cavale sur son visage, l’adrénaline de la mort est responsable de cet épanchement d’animalité. Peut-être que… de la douceur chez le seigneur ? De la tendresse chez l’hydre ? Rien de tout cela. Parfois il s’est juré de changer le passé, de lui faire connaître la douceur. Que de mensonges, de quelques paroles là pour rassurer. Lazur le terrifiant. Les figures s’interchangent, et voilà l’ignoble des contes, d’un seigneur affamé, d’un nom qui se murmure encore parmi les plus fous : Motya. L’armoire enferme l’épouse, de portes qui cachent la vue. Il admire sa volonté, et surtout cette naïveté, de croire que l’assassin s’arrêtera avant la mort, que quelques paroles parviendront à lui redonner conscience de ses actes, de leur atrocité. Foutaises de croire de pareilles inepties, de ce qu’on raconte aux enfants. La folie ne se contrôle pas, ne s’arrête pas à quelques mots savamment prononcés. La penderie est la cachette de quelques rêves, des enfants qui s’y dérobent, jouent, et soudainement, c’est un refuge contre les infâmes créatures. Les portes ouvertes, il est accroupi devant l’apeurée. « Pourquoi toi ? Pourquoi choisir un cygne ? Tu connais la réponse, tu sais qu’il n’existe pas de jouissance plus incroyable que de briser quelqu’un, et toi, ma jolie princesse, tu es parfaite » D’un geste les cheveux sont attrapés, d’un ordre qui relève le corps tout entier, bascule la tête en arrière. Il l’emmène à lui, triste animal balancé à l’abattoir. Le corps s’échoue encore contre le mur, le visage claque la pierre, de cheveux toujours maintenus dans la patte d’un ours. Il se presse l’homme, contre les chairs vierges. « Tu veux savoir Hosa ? Savoir ce qu’il va se passer ? Et si je te prenais là, comme le vulgaire animal que tu es, la gamine effrayée » Le cliquetis de la ceinture, du cuir qu’il tient à présent dans une main et enroule autour du cou meurtri, animal tenu en laisse, animal maintenu contre toute volonté. Il serre jusqu’à étouffer la vie. « C’est ce que tu veux Hosa ? L’animalité » De la main qui maintenait les cheveux, elle agrippe les hanches, coule le long de la peau. Elle n’a plus de vêtement l’enfant, dévêtue, offerte au loup. D’une commande, il l’oblige à écarter les cuisses, indécence de la posture. De la chair à consommer, de la chair pour le satisfaire. Des doigts il vole, prend, pénètre ce qu’elle lui refuse, violence absolue de l’acte, d’un commencement. « Hosa, jolie princesse, ça te plaît ? Peut-être que tu en crevais d’envie, que c’est ce que tu voulais à chaque fois que tu franchissais la porte de ma chambre, vile poupée » Qu’il souffle au cou. Le cuir s’échoue au sol. Il se lasse l’homme, s’écarte, et la marionnette est envoyée au centre du lit, d’un chiffon malpropre qu’il rejette. « Considère cette nuit comme tes noces » Le sourire s’étend au visage, d’une grimace, un ricanement perpétuel inscrit dans les traits. De quelques gestes il défait le carcan des tissus, rend l’égalité des corps. Impérieuse monstruosité. « Tu peux hurler, te débattre, je serai ravi de dresser l’animal que tu es »


« Tiens ! tiens ! vois-tu s’agiter, auprès de ces potences, des fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu’on me suive et qu’on danse le bal des noces….. Nous allons au banquet joyeux. » ► Bürger
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMer 3 Déc - 13:44

De nos amours décomposés

Ravie d’un pirate obèse la délicate rose recroquevillée sur son lit de dentelle, terrorisée la pimprenelle de ces assauts étrangers, barbares, totalitaires, despotiques, a des agates noyées, nouées, asphyxiées de torrents de pluie que ses iris mouillés supplient le guerrier. Lazur effacé par le masque de vérité jointant sur sa face cascadant les dérives mortuaires, l’ogre des contes qu’elle ignorait ramène la poule sur le plateau d’or des mains de couverts cherchant la peau de chagrin, touchant vainqueur la Venus des Olympiens, Iphigénie offerte au Minotaure dans ce bourbier sans fin. Elle sent le cuir pourchasser le cou gracile, enlever la vie fardeau blessé d’une éprouvée ; jamais un gémissement, jamais une plainte ne sortirent de ses lèvres boursoufflées lorsque de la chambre noire par le garde elle passa les célestes porte du jardin envahi de rose, de papier peint, d’un lit confortable ; un nid bienheureux qu’elle affectionnait chaudement de ses pas abusés de peur. Elle n’entend plus les douloureux maux versés à son oreille sanguinolente, elle n’écoute pas les supplices destructeurs, les serres de l’anaconda sur sa silhouette forcée ; les doigts titanesques rappent le cocon familier, un cri perce les entrailles de la sainte, un spasme sanglotant dans la mer déchainée de son trésor dépouillé ; la fillette de sa chevelure dépareillée par les étreintes monstrueuses de l’inhumain glapit quelques silences sur son éternel fardeau, disloquée, jetée à ce mur terroriste cet effroi cavalcadant dans ses veines embrasées par la grisaille des fers anoblis. Elle ne pleure pas encore ou, dans sa solitaire psyché, ne s’aperçoit pas de la victime dans les bras de la charogne affamée, n’entrevoit pas la torture dégoupillée que le malin va opérer sur son temple ravagé. Sa peau de lait rougie par les serres du prédateur humant le parfum mêlé de naufrage et d’écume, une ivoirienne luxure qu’il palpe, avale par la présence charismatique du gouffre enterré ; Hosanna rivée telle une chienne par la corde de virilité. A cet instant, à ce moment, à ce poids, à ce supplice elle souhaite mourir, s’engouffrer dans les limbes, dans l’abysse mélodique du suicide, souhaite disparaitre pour que jamais l’autre s’immerge dans les profondeurs de son opalescente armure un tas de cendre sous ses doigts faméliques d’avoir attendu. Fou ! Elle ne croit plus ! Balancée sac de peinture caressé exclusivement sur le port du navire tempétueux c’est un oreiller qu’elle attrape face au danger immédiat, le Léviathan souriant à la surprise raffinée qu’il cassera brutalement, ce tissu enrubanné par la tendresse d’un velours côtelé elle enfonce son visage disgracié dans les méandres des dorures, petite dulcinée mâtée par les sévices du maître sadique, son ventre danse des envolées de lamentation et les larmes ô larmes s’écrasent sur le voile opaque. Elle ne l’a pas vu dans la splendeur religieuse d’un homme, son dard clairvoyant désirant la jumelle, elle n’a pas vu le conquérant préfère s’apaiser dans les sons vermeilles d’une berceuse que sa mère lui chantonnait, retrouver les réminiscences d’un délice ancien où les oiseaux s’harmonisaient sous la brise mielleuse, le zéphyr supporté par le duvet de la tiare égayée. Courbée, en quatre, elle recouvre son corps, elle recouvre le Graal espérant encore qu’il se stoppera, que la crise cessera. « S’il te plait. S’il te plait. Je vais être sage mais pas ce soir. Pas ce soir. ».

« JE T’OFFRE MA NUDITÉ.
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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyLun 8 Déc - 20:58

De nos amours décomposés

Frêle au centre du lit, agneau sacrifié pour le désir du seigneur. Il l’a voit se recroqueviller, espérer disparaître entre les draps de satin. Enfant maladroite. Nudité dont il ne tire pas un semblant de honte, glorification. Le carnassier s’est défait des tissus tachés, mais le visage est encore peint, et les mains, c’est tout un tableau délirant. Chacal. De ces carnassiers que rien ne satisfait. Ce sont les noces pourpres qu’il va célébrer sans le consentement de l’épouse. De gestes brusques, il déplie le corps, érige une crucifixion. Au-dessus d’elle, de ces fauves prêts à dévorer la proie capturée. Les yeux hurlent à la démence. « Pas ce soir ? Et demain tu me diras non, comme les suivants » L’attente insupportable, d’une patience qu’il ne se permet jamais, lui qui acquiert ce qu’il souhaite, immédiatement. Pas l’habitude d’entendre un refus. Autrui n’entre pas en compte, ses volontés, ses désirs et qu’importe ce qui est piétiné sous le galop impérieux. « Après cette nuit, tu chercheras à t’enfuir, à franchir la porte… » Plus près de l’oreille, comme un secret que les murs ne doivent pas entendre. «… mais tu ne trouveras rien au dehors, pas de réconfort » Il ne sait pas ce qu’il reste de l’imagerie qu’il a crée pour elle, des monstruosités au dehors de la maison. Des mois à détruire un cerveau, à reconstruire une vie. A présent, il délite tout pour un simple plaisir. La main se glisse au à la nuque, là où se trouve la marque, de celle qu’ils partagent, du lien qui ne peut être brisé que par la mort de l’un. Des serres au cou. Regarde-moi, ne ferme pas les yeux stupide enfant.  « Tu l’as déjà vu, mais sais-tu ce qu’elle représente ? » L’appartenance. L’impossible séparation. Contre ses lèvres à présent. « Tu m’appartiens, tu as toujours été à moi, maintenant si tu le veux bien, il est temps d’honorer ton rôle d’épouse » Pas d’amour, de bêtises, juste la haine, d’une morsure à la bouche, du sang qu’il fait couler, d’un commencement. Vierge jetée sur l’autel. Délicatesse et amour de la première fois, foutaises qu’il jette au vent. Pas de considération. Juste lui rappeler l’obéissance qu’elle lui doit. Les issues sont closes. Gueule de loup. Il se satisfait de la peur, des pleurs et des supplications. Continue Hosa, implore-moi. Des cuisses qu’il écarte, du sang profanateur qu’il va verser. Il tient l’instant en équilibre. L’espoir d’une chance, que tout ne soit qu’au mauvais cauchemar, que le rêve s’achève, il sait qu’elle y croit, implore quelques dieux à son secours. La poupée est entre ses doigts. D’un mouvement impérieux il prend la reine, cravache le corps résistant. Il délaisse les pleurs, et les coups, avance la partie. Le voile se déchire sous les assauts. Plus rien d’humain, il n’existe qu’un animal, un loup affamé qui festoie.

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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMar 9 Déc - 11:29

De nos amours décomposés

Ruisselle de ses océans un couloir de sang transparent, ses iris cascadées de larmes gigantesques noyées dans les flambeaux de sa tristesse ; Hosanna dérive aux mélopées affamée son corps déplié par la force du titan gourmand. Proche est-il sur sa joue immaculée appose sa barbe de guerrier, des mots suppliciés qui s’écrasent au zéphyr fourvoyant dans ses oreilles sculptées qu’elle secoue apeurée ; la panique affreuse mélodie bat en son cœur titubant des cauchemars réels, songes voltigeant sous les yeux de la biche manipulée. Un sursaut de refus lorsqu’elle baisse son regard au néant, elle occulte le monstre tout au-dessus d’elle, puissante hécatombe de malheur mouillant la silhouette tremblotante de la donzelle. Sa respiration coupée quelques coups faiblesse avachie sous ses veines mordorées où pleure les cris éteints chandelle noiraude de la victime, ses jambes fuselée, magnifiques d’une princesse autrefois heureuse, joyeuse de vivre sous les peupliers, les bambous ouvragés, les fleuves fantasques d’une eau pure, se plient, de délient… Et l’épée de cet assassin pénètre le jardin de son obscur étroitesse ! Et le glaive pourfend la tendresse d’une oiselle, épousée maudite d’un seigneur sanguinaire ! Elle s’ébroue difficilement sous l’autre, l’ombre avide de caresse, mange la brebis doucereuse d’espoir qu’elle souffle, n’entretient plus désormais ; Hosanna la délivrance enchaînée dans les bras meurtrier d’un pseudo mari qu’elle damne. Des spasmes vibrants poursuivent le chaud ventre de l’adorable enfant, elle n’aperçoit pas le filet de bruine sur son visage transpirant la honte ; ses mains, dans une illusion d’effleurement essaient de chasser le pan qui bourre de sa semence sa divine clairvoyance. « Retire toi ! Retire-toi de moi je t’en supplie ! ». Elle a mal dans les vertiges de sa soumissions, mal de ce labeur, de ses enchainements de reins qu’elle aimerait effacer, recommencer, fuir ce mot carillonne dans les ténèbres de son esprit anesthésié ; l’image d’une robe vaporeuse des esquisses de mèches tourbillonnantes dans les bois déchus d’un paysage désertique et le morbide destrier attrapant à la volée la parure écho d’un désir éclatant. Des brumes de vision viennent illuminer le faon de réalité sa tête éjectée au plafond, aux cieux charbons qu’elle métamorphose de lanterne éclairant son chemin de poussière. Son bras s’étend, serre les draps dilapidés, froissés par la bataille lascivement terminée par le bourreau satisfait de la traque ; une bête qu’il dresse à son vouloir de marbre. Elle, pauvre vierge écartelée, souffre la débauche d’un succube relevant ses jupons horrifiques, l’ange rempli des dards de la concupiscence ressource ses maigres forces, dernière avalanche. « Dit moi que c’est fini ! C’est fini ! Je… j’ai mal ! Tu me torture ! ». Armes enchâssées dans les mépris du diable, elles qui s’empoisonne dans les lamentations de la fiancée au suppuré démon, la voix résonne désespérément contre les murs arrosés de foncé, de morne, de noirceur qu’elle souhaiterait reformer de couleurs, de pastels, d’aquarelles. Elle ne tombe pas dans l’oubli de l’évanouissement ; elle subit les pénétrations du sultan heureux gourmet non repu de la peau formidable de la jouvence décédée. Les frappes de la maladroite, de la jonquille détruite semblent un rythme cadencé d’une sérénité dangereuse, ses muscles se froisse par l’assaut répétitif, elle fond dans les limbes ouvertes du traumatisme. Elle chuchote la fillette tout contre l’oreiller qu’elle étrangle, qu’elle mord, qu’elle griffe. « C’est juste un mauvais moment. Ca existe pas, c’est un rêve. ». Son âme apaise les requiem infernaux, d’un baume de refoulement qu’elle étale sur son cerveau foisonnant de cicatrices, de stries emmêlées des réminiscences du passé.

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MessageSujet: Re: De nos amours décomposés (Hosa) De nos amours décomposés (Hosa) EmptyMar 23 Déc - 16:02

De nos amours décomposés

Elle ne s’échappe pas la princesse, il l’a tient, la maintient entre ses griffes de bête affamée et les coups cravachent sur le corps, de mouvements frénétiques, sans aucun regard pour elle, sans aucune considération pour celle qu’il prend sans retour. Animalité de l’homme, réduit au néant du désir. Le corps se brise à son contact, il déchire, ravage, ne laisse rien. D’une résistance, il pourfend et son rire s’étouffe à la gorge de la suppliciée, le cou est meurtri, d’un bleu qu’il va laisser, de marques sur les chairs. Les stries de la résistance, de la déboséissance. Qu’elle se souvienne pour demain, et après, à jamais, qu’elle garde les empreintes mortuaires du roi fou. Le diable recouvre sa vierge perdue, elle disparaît avec lui. La patience est un mot oublié. Les mots sont bafoués. Supplications ignorées. À lui. D’un geste brutal il se retire, laisse un souffle à l’effrayée. L’allure impressionne, effraie, là, de ce sang mêlé à la débauche. Baignade salvatrice pour le terrifiant. Qu’elle rampe, s’échappe, tout est vain. Ce n’est pas terminé, un commencement. Une patte agrippe la hanche fuyarde, les doigts qu’il imprime, du bleu douloureux. L’enfant qui pense que tout est déjà achevé, que le rideau tombe sur un spectacle mortuaire. « Tu peux pleurer jolie Hosa, hurler si tu veux, j’en serai ravi » Qu’il glisse contre la nuque, d’un baiser, d’une morsure d’où s’égoutte le sang. D’un geste, il bascule l’épouse, éloigne son regard de supplications, face contre les draps, d’une main qu’il presse à l’arrière de la tête, étouffe la pleureuse. « Ce n’est que le commencement, je réclame une nuit, juste quelques heures et après tu pourras ramper dans ta chambre » Elle gît sur le lit, une offrande bafouée, marquée. Le regard ricoche la chambre, cherche l’objet de ses futures décadences. Le tissu s’enroule à sa main, d’une cravate dont il ordonne une nouvelle utilité. Pas de jeux communs, d’autres envies, plus curieuses. L’empereur retourne au lit, se plaît à voir qu’elle n’a pas bougé, que la peur qu’il distille l’empêche à présent de se révolter. Pourtant, il aime la rébellion des poupées, de ces femmes qu’il a aimées – non, détruites. Aucune considération pour les vies, elles ne sont là que pour assouvir son désir. Les femmes sont déshumanisées, deviennent des objets. La main agrippe les cheveux, d’une tête qu’il tire vers lui. À genoux. Le répit est une illusion. De doigts il caresse le visage souillé des peurs, la joue, puis les lèvres. La cravate est bandée à la bouche, d’une pression sur les joues pour l’obliger à ouvrir.  Le tissu meurtrit les lèvres, d’un mors confectionné, domestication de la femme qu’il fait ployer. D’un geste il tire, bascule la tête en arrière. « Regarde-toi Hosa, enfant soumise à ma volonté » Sifflements à l’oreille, un rire encore. À nouveau il prend, violente les chairs. Frénésie. C’est le râle de l’animal qui s’échappe à ses lèvres. La furie des mouvements, le choc des corps, et la main libre s’enroule aux hanches, l’autre tient la femme animalisée. La vierge est sacrifiée sur son autel, du lit qui accueille les râles de l’homme. Soubresauts du fou ravi. Les mouvements s’épuisent et le roi s’échoue, laisse s’enfuir la femme tyrannisée.

« Tiens ! tiens ! vois-tu s’agiter, auprès de ces potences, des fantômes aériens, que la lune argente et rend visibles ? Ils dansent autour de la roue. Çà ! coquins, approchez ; qu’on me suive et qu’on danse le bal des noces….. Nous allons au banquet joyeux. » ► Bürger
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