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 FLASHBACK + j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs

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MessageSujet: FLASHBACK + j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs FLASHBACK +  j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs EmptyVen 21 Nov - 21:02



❝Rolly x Perdy

   ∞ j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs.


BIP BIP BIP. CLAC. Sans aucune douceur, ta main s’abat sur le réveil situé beaucoup trop prêt de ta tête. Un bâillement sonore envahi la pièce, tandis que tu te retournes dans ton lit pour mieux te rendormir. A la troisième sonnerie répétitive, tu finis par te lever en grognant. Parfois tu te dis que tu as gardé des bruits significatifs de ton ancienne vie, puis le miroir te rappelle qui tu es maintenant et tu souris. Tu es beaucoup plus canon, ça c’est sûr. Un frisson parcourt ton corps quand tes grands pieds se posent sur le sol gelé. Du revers de ta main tu tapes sur le mur, foutu manque d’argent et manque d’aide. On t’avait dit que tu serais aidé et inséré dans cette nouvelle vie, mais ce n’était pas vrai. La vie est dure quand on n’a pas les moyens et tu es loin de les avoir. Tu attrapes un tee-shirt posé sur le rebord de la chaise et l’enfile à grande vitesse, bien triste de quitter la douce chaleur du lit. C’est au tour de ton ventre de grogner, mais tu ne l’écoutes pas ; tu ne l’écoutes plus. Avant tu étais tenté de toujours manger, de grignoter constamment, mais tu t’obliges à avoir une hygiène de vie saine. Alors tu cesses de l’écouter. Cette maladie te ronge l’âme et pour l’oublier tu allumes un jet d’eau mi  tiède -faute d’argent tu ne peux pas avoir plus chaud- et tu te fourres dessous.

Comme tout le monde tu as commencé à travailler là où il y avait de la place : les cuisines d’une prison. Ô joie. Cet endroit lugubre te donne la chair de poule, toi qui es si innocent, mais tu serres ta veste et continue ton chemin. Tu n’as pas le choix en réalité, il est temps pour toi de te débrouiller dans la vie avec ce que l’on t’offre, tu sais que tu n’auras rien de plus. Tu files à la cuisine pour préparer le premier repas des prisonniers, ce n’est jamais bien évolué, ce n’est jamais grandiose. Toi tu rêves d’un restaurant étoilé où les assiettes sont minuscules, mais les mets délicieux, ici c’est tout l’inverse. En plus, aujourd’hui c’est mardi. Le jour où Pedro ne travaille pas, le jour où tu dois aller servir les plats directement aux prisonniers. Tu détestes aller là-bas, tu ne sais jamais sur qui tu vas tomber et ta peur est palpable dans l’air. Les prisonniers rient souvent de toi. Et leurs regards te foutent la chair de poule. Et leurs soufflent te terrifient. Tu chasses ces images de ta tête qui, de toute manière, vont devenir réelles dans si peu de temps, et te remets à mélanger tes plats. Tu essaies toujours de faire du mieux que tu peux, parce que tu aimes trop faire à manger pour leur offrir une soupe dégueulasse. Tu n’as pas beaucoup d’ingrédient potable, mais tu y rajoutes une touche de savoir-faire.

« Bouge-toi Rolly. » te brusque Nathan, comme si tu avais envie de traîner ici plus longtemps que nécessaire. C’est sûrement fait exprès pour te rabaisser, mais tu ne réagis pas. Tu sais que cela ne sert à rien avec ton collègue du jour. Alors tu avances ton charriot dans le couloir, en essayant de regarder le moins possible dans les cellules, mais dès que tu le peux tu et forces à sourire. Tu ne veux surtout pas les juger ou les mépriser, comme le font les autres. Non, toi tu es humain. Pourtant ils te terrifient. Elles aussi te terrifient. Tous ceux présents entre ces murs-là, oui, on a compris. Alors tu presses le pas et tu continues. Tu as si peur de reconnaître une personne, de voir un visage de ton enfance, un visage d’un ami, pourquoi as-tu peur ? Sûrement parce que tu n’oses imaginer ce qu’ils ont fait, tu n’as pas accès au dossier, tu n’es pas dans le secret, mais tu ne souhaites pas l’être. L’accès à leur cellule te suffit amplement. Alors que tu te perds dans tes pensées ton pied bute sur la roue et les morceaux de pains qui se trouvaient sur le dessus glissent lentement vers le sol, tu vois l’action comme au ralentis sans pouvoir rien faire pour les arrêter. Zoup sur le sol. Tu te mords la lèvre et te baisses pour tout ramasser le plus vite possible. « Non mais Rolly, c’est pas vrai ! » hurle Nathan d’une voix si forte que chacune des personnes présentes dans la prison a dû entendez ton nom et comprendre ta bêtise. Pourtant tu n’as presque rien fait de mal. Tu te presses de ramasser les morceaux de pain que tu jettes dans le fond du charriot. « Ehp, pssst, Rolly. » Tu ne peux ignorer la voix de femme qui t’appelle. Elle est dans la cellule face à la tienne, elle vient de voir toute l’action comme aux premières loges. Quel honneur pour elle. Tu voudrais détourner le regard et t’en aller en courant, mais elle t’a appelé par ton nom et cette voix n’a rien de celles des autres. Ce n’est pas un cri de joie pour t’offenser, c’est comme un appel d’un autre monde. Tu lèves les yeux vers elle et son regard, son visage, te surprend. Elle n’a pas les pupilles en feu, les yeux dilatées et moqueuses, le regard accusateur. Elle paraît presque douce avec son joli visage et ses longs cheveux. Elle a presque l’air normal comparé aux restes des détenus. Planté au milieu du couloir alors que Nathan t’attend à l’autre bout, tu la regardes et tu te tais. Qu’as-tu à lui dire à cette inconnue ? Pourquoi t’a-t-elle interpellé d’ailleurs ? « Vous voulez plus de pain ? » Ancré dans la réalité tu ne poses plus de questions, tu lui proposes ce que tu as sous la main plutôt que de la questionner sur ce qu’elle cherche. Parce que tu as peur de te prendre une nouvelle tornade monumentale quand elle te rejettera en riant à gorge déployée, quand elle se moquera comme les yeux. Seulement tu es fasciné par ses yeux et c’est bien plus fort que toi.


❝ Tu me donnes toutes ta tendresse et tout ton amour. en tenant toutes tes promesses, jour après jour ❞
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Dernière édition par Eliot Rolly Smith le Mar 23 Déc - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FLASHBACK + j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs FLASHBACK +  j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs EmptyLun 22 Déc - 21:33



❝Rolly x Perdy

   ∞ j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs.


Posée sur ce qui est censé être ton lit, le regard perdu entre les barreaux de la prison, tu te perds alors dans tes pensées. Ta tête est lourde de questions, aucune ne trouvant réponse bien sur. Pourtant, enfermée depuis maintenant quelques mois, tu n'as que cela à faire, réfléchir. Te demander comment tout ceci a pu arriver, te demander pourquoi surtout. Et puis, compter les jours. Les uns après les autres, espérant être libérée avant la date prévue, naïvement. Mais tu le sais, ça ne sera pas le cas. Tu as fait la plus grosse erreur de ta vie, et aujourd'hui tu le payes. Une erreur, certes – mais une erreur que tu ne regrettes pas. Il fallait que tu le fasses, que tu répondes à cette pulsion meurtrière, incendiaire. Alors non, tu n'as pas réfléchie aux conséquences, car à cet instant la seule chose qui occupait réellement ton esprit, c'était tes enfants. Où étaient-ils ? Que leur était-il arrivé ? Étaient-il, au moins, eux aussi arrivés dans ce monde ? Si oui, à quoi pouvaient-ils diable ressembler ? Et surtout : se souvenaient-ils de toi ? Pensaient-ils toujours à toi, leur mère ? Ou cette nouvelle vie les avait-elle conduit vers d'autres horizons ? C'était juste atroce, de penser à ça. De penser que non, plus jamais tu ne reverrais tes enfants. Tu t'es alors sentie vide, inutile. Morte. Sans eux, tu t'es alors rendue compte que tu n'était pas grand chose, pour ne pas dire rien. Une mère demeure à jamais une mère. On peut divorcer de son époux, devenir veuve et se trouver un autre compagnon. Mais quand on a un enfant, c'est pour la vie. Véritablement, qu'on le veuille ou non. Et alors, il devient une part de nous-même, une part bien trop importante pour être pris à la légère.
Et voilà qu'aujourd'hui, on te retire non pas une, mais des dizaines de parts de toi-même. Tu n'es alors plus rien, rien qu'un sac d'os et de chair damné. Alors oui, tu as brûlé cette maison, espérant secrètement que son horrible propriétaire s'y trouverait. Oui, si c'était à refaire, tu le referais sans nulle hésitation. Et oui, oui tu t'es sentie vivante quand, d'un élan sur, tu as laissé coulé l'essence dans chaque pièce de cette demeure. Quand d'une pitchnette, tu as lancé l'allumette sur la traînée, et quand d'un seul souffle la maison toute entière s'est embrasée. Tu t'es sentie vivante et mieux : tu t'es sentie bien. Car cette femme, tu en étais persuadée, détenait tes bébés. Et cette femme, le jour de ta sortie, entendrait encore parler de toi, malgré la distance de sécurité imposée par le juge. Tu t'en fiches complètement. Tu n'as plus rien à perdre.

Le grincement du chariot, claquant contre le carrelage des couloirs, te réveilla. Tu te frottas alors les yeux, ne supportant plus aussi bien les faibles rayons de soleil qui pouvaient encore entrer dans ta cellule. Alors, tu te pousses un peu plus vers le fond de ton lit, le dos bientôt contre le mur. Et tu penches la tête en arrière, fermant les yeux pour apprécier les quelques bruits de la prison. Au moment du repas, tous s'animent alors. Et ça crée un tel brouhaha – ce que tu adores. Tu te sens alors moins seule, même si tu ne peux voir que le détenu d'en face, tu sembles pourtant partager l'heure du repas avec le couloir tout entier. Ça a au moins le don de te faire timidement sourire. Quelque chose tombe alors, ça agite les prisonniers. Ça semble même agiter le personnel de la prison, puisque voilà qu'on hausse la voix. Et que son nom résonne dans ton esprit. Rolly. Ce prénom se détache de tout autre bruit, flottant à toi comme une évidence. Presque comme un cadeau. Ni une, ni deux tu te relèves et te postes derrière les barreaux, y agrippant tes mains comme par réflexe. Ton regard se pose sur lui, instinctivement. Sur ce petit bonhomme à terre, qui ramasse ce qu'il vient honteusement de renverser. Il est alors de dos, mais déjà il t'intrigue. Mais déjà, tu te permets d'espérer qu'il s'agit du même Rolly. De ton Rolly. « Ehp, pssst, Rolly. » Tu n'as pas pu t'en empêcher, tu veux à tout prix en être certaine. Le voilà alors tournant son visage vers le tien, et tu t'empêches de forcer trop tôt tant d'espoir. Il approche alors vers toi, chaque pas qu'il fait en ta direction faisant flancher un peu plus ton cœur. Il est là, juste là derrière ces foutus barreaux. Face à toi. C'est plus fort que toi, sans que tu ne le veuilles, tu dévores du regard son visage tout entier. Chaque trait, chaque détail. Il est si familier, assez pour que tu en sois presque certaine. Un bon moment passe alors, dans le silence le plus royal, jusqu'à ce qu'il finisse par te demander si tu désirais un peu plus de pain. Cette fois-ci, tu ne peux plus te retenir et lâche un rire plus ou moins discret, les yeux pétillants. Ce petit bonhomme, tu le trouves alors tellement mignon. Tellement différent du reste du personnel. Tellement différent des gens de ce monde, même. « Non, non merci, parviens-tu à dire derrière ton immense sourire. Je voulais juste te regarder, c'est tout. » Tu te rends alors compte que ta phrase peut sembler bien étrange, c'est sur. Et pourtant, tu gardes ce même sourire jusqu'aux oreilles, ne parvenant tout simplement pas à cacher cette injustifiable joie. C'est obligé – c'est lui. C'est juste évident, peut-être même trop évident pour être certain. Mais pourtant, tout te rappelle ton enfant, chez ce jeune homme. Cette étincelle dans le regard, moins lumineuse que dans tes souvenirs mais malgré tout présente, persistante. « Rolly, c'est bien ça ?, tu tentes de calmer ton bonheur, ne désirant pas le faire fuir. Rolly.. » Son prénom sort alors dans un murmure, un souffle presque. Comme une mélodie à laquelle tu n'osais plus espérer – et comme tous les autres patronymes de tes enfants. « C'est un bien joli prénom que tu as là. »


❝ j'ai vu une étoile filante et j'ai pensé à toi. j'ai chanté une berceuse au bord de l'eau et j'ai su que si tu étais là, je te chanterais une chanson. ❞
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MessageSujet: Re: FLASHBACK + j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs FLASHBACK +  j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs EmptyMar 23 Déc - 15:00



❝Rolly x Perdy

   ∞ j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs.


C’est si étrange de se retrouver là, perdu au milieu de ce couloir bruyant. Tout le monde s’agite, crie dans tous les sens, veut à manger, t’interpelle… mais toi tu fais comme on t’a appris. Tu continues ta route pour ne faire que ton boulot. Tu sers à manger, tu donnes sa ration à chacun et tu t’en vas. Tes mouvements sont dignes de ceux d’un soldat, tu ne réfléchis plus tu agis, c’est si étrange pour toi. Avant tu étais un petit chiot qui jouissait de la vie, qui jouait et courait dans les tous sens. Tu étais libre de tes mouvements, tu étais un petit enfant. C’était si bon d’être un bébé qui n’avait qu’à se soucier de lui et de ses frères. Il ne t’était pas utile de penser et de te torturer les méninges. Pourtant aujourd’hui tu désobéis. Pourquoi ? Toi-même tu n’en as aucune idée. Sûrement parce que c’était un murmure doux, parce que ce n’était pas une parole pleine de force, un cri qui t’obligeait à venir. Cette fois-ci, la demoiselle ne faisait que murmurer, c’était lent, c’était presque invisible. Ce n’était qu’une complainte en somme, un désir qu’il t’était possible de rejeter. Que s’est-il passé dans ton cœur d’enfant ? Cette étincelle d’amour qui se répandait depuis toujours autour de toi, cette envie d’aider ton prochain. Ici tu n’en avais pas souvent l’occasion, ni l’envie. Aujourd’hui c’était différent, cette envie d’aller vers cette femme au visage pétillant, était trop soudaine pour que tu prennes le temps de l’analyser, parce que si jamais tu la repoussais, qui savait quand est-ce qu’elle reviendrait ? Non, aujourd’hui c’est décidé, tu prends ton courage à deux mains et tu y vas.

« Non merci. » Comme tout le monde tu as entendu beaucoup de rumeurs, ces horribles mots qui font couler tant d’encres, ces petits détails comme quoi les prisonniers étaient malpolis, mal élevés, des brutes, des truands. Pourtant elle dénonce l’inverse. Elle est polie, gentille, jolie. Elle n’a pas ce visage fou qui veut tuer tout ce qui bouge. Elle n’a pas non plus l’air d’une innocente jeune fille, si elle est présente entre ces murs c’est qu’elle a accompli quelque chose de grave, seulement elle est différente. Tu es gêné, mais tu restes. La façon qu’elle avait de te regarder, ce n’était pas juste une inconnue qui te dévisageait, c’était une femme qui s’accrochait à un souvenir. Tu souris, gêné, de lui faire tant d’effet. Tu n’es qu’un étranger pour cette femme, mais si jamais tu peux lui apporter du réconfort, tu en es heureux. Tu n’oses rien dire. « Je voulais juste te regarder, c'est tout. » Cette fois-ci tu rougis, en prenant peur. Pourtant le sourire qu’elle dégage paraît si sincère, paraît si bon. Elle ne ressemble en rien aux psychopathes de la télé et pourtant tu les connais eux ! Pour avoir regardé un bon nombre d’heure la petite boite qui parle, tu sais vraiment tout des psychopathes… Alors tu soutiens son regard, avec un air un peu perplexe. Tu songes à esquisser un mouvement pour partir, si elle n’a besoin de rien, tu n’as pas intérêt à rester plus longtemps ici. Seulement tu as l’impression que seul ton cerveau te dit de t’en aller, seul lui te pousse à partir loin d’ici, car ton cœur te dit l’inverse. C’est tellement étrange. Alors que tu sentais tes pieds s’éloigner, elle murmure ton nom. Avec une douceur que tu ne connais pas, avec un ton particulier, avec l’air de te connaître. Personne ne t’a appelé de cette manière dans cette nouvelle vie. Tu avais oublié de sentiment d’appartenir quelque part. Avant tu étais tellement habitué à ton importance que tu l’oubliais. C’était normal, pire encore, tu avais parfois l’impression d’être moins essentiel entre tes cent frères et sœurs. Alors que chacun vous appelait par le bon nom, personne ne se trompait. Ni Roger, ni Anita et encore moins Papa ou Maman. Pourquoi lorsqu’elle t’appelle tu sens cet élan de vérité, cette sensation d’avoir une place. « C'est un bien joli prénom que tu as là. » Tu rougis. Oui tu l’aimes bien ton prénom, en réalité ici tu le fais passer pour un surnom, parce que c’est étrange. Tout le monde trouve que ce n’est pas un vrai prénom, mais tu l’aimes. Parce qu’il te correspond, il traduit ce que tu es, qui tu es. Tu lui souris et acquiesces. « Ou…oui. » articules-tu en bégayant. Voilà maintenant qu’elle t’impressionne, tu ne sais plus comment lui répondre. Tu inspires et serres les poings pour te donner du courage. Tu sais que ton collègue ne va pas tarder à t’appeler, tu vas devoir partir, tu vas devoir fuir. Mais tu n’en as pas envie. Non, cette fois-ci c’est toi qui décide. « Enfin on m’appelle beaucoup Eliot aussi, parce que les gens trouvaient que le prénom donné par … par mes parents ‘Rolly’ faisait trop surnom, mais moi je l’aime bien. En fait. » Tu avais regardé tes pieds pendant que tu parlais. Gêné de raconter ta vie à une inconnue. En réalité tu la racontes à des dizaines d’inconnus, tous ceux autour de vous vous entendent aussi. Seulement tu n’en as rien à carrer, seuls les yeux de la jeune femme te fascinent. Seule elle compte. « Et vous… vous vous appelez comment ? » Cette demande te paraît superflue, comme si c’était étrange de se lier d’amitié avec une demoiselle en prison, une jeune femme que tu ne reverras sûrement jamais. Or, comme tu n’oses pas demander une explication quant à sa volonté de te regarder, tu demandes ce que tu as le droit de demander. Enfin elle peut cacher son identité, c’est son droit, ça se trouve elle va te mentir, mais tu es trop naïf pour croire cela. Tu as trop bon cœur pour penser que les gens autour de temps vont te mentir décemment.


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MessageSujet: Re: FLASHBACK + j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs FLASHBACK +  j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs EmptyMar 6 Jan - 13:37



❝Rolly x Perdy

   ∞ j'ai pas l'temps, mon esprit glisse ailleurs.


C'est presque impensable. Ça te semble juste impossible. Pas ici, pas maintenant – pas lui. Ce grand jeune homme là, juste en face de toi, il ne peut l'être. Et pourtant. Pourtant, tu te reprends à espérer, toi qui avais perdu toute espérance en arrivant en prison. Toi qui n'en avais jamais vraiment eu, en arrivant dans ce monde en fait. Tu as eu beau chercher, toujours et encore chercher après tes enfants, tu savais pertinemment que c'était foutu. Que tu ne retrouverais plus jamais tes bébés, pas même un. Que de toute manière, rien ne serait comme avant. Et que de toute manière, maintenant que tu étais derrière des barreaux, tu ne pouvais plus faire grand chose. À part prier pour que tes bébés soient à l'abri, qu'ils se soient retrouvés entre eux et qu'ensemble, ils rebâtissent une nouvelle vie. Même si tu n'es pas là, qu'au moins, ils soient heureux. Pour autant, ce bonhomme, il rallume quelque chose en toi. Une chose depuis bien longtemps éteinte. L'espoir renaît de lui-même, quand tes yeux croisent les siens. C'est inexplicable, c'est juste là et puis c'est tout. Il y a quelque chose qui se crée, quelque chose que les autres ne peuvent comprendre. Quelque chose qui se passe uniquement entre vous deux. Lui reste là, patient mais perplexe face à toi et à ton regard brûlant. Ton regard de mère, qui vient tout juste de revenir. Qui avait disparu quand avaient disparu tes enfants. Qui n'avait plus de raison d'être, s'ils n'étaient pas là. S'ils n'étaient pas à tes côtés, si tu ne pouvais plus entendre leur rire, leur pleur. Si tu ne pouvais plus entendre leur petite voix d'enfant t'appeler. Non, tu n'avais plus de raison d'être. Tu n'étais plus rien, rien qu'une enveloppe vide – rien que cette pauvre femme, enfermée derrière ces barreaux à se demander ce qu'elle fait encore ici, dans ce monde. Non, tu n'étais pas suicidaire, loin du monde. Jamais ces idées n'étaient venues à toi, car tu étais déjà morte. Oui, à l'intérieur, tu n'étais déjà plus rien, alors à quoi bon ?
Et voilà qu'il arrive, lui, qui répondait au doux nom de Rolly. Voilà qu'il arrive, et qu'il chamboule tout ça. Qu'il fait renaître la mère que tu es, sans même savoir qui tu es. Sans même que tu ne sois certaine de sa véritable identité. Alors peut-être que tu te trompes, comme tu t'es trompée sur l'identité de Cruella – brûlant la maison d'une innocente. Peut-être que tu délires, en fait. Que tu vois dans ce jeune homme ce que tu as envie de voir, tout simplement. Et non pas ce qui est réel. Peut-être es-tu en train de te forger de faux espoirs, es-tu en train de rêver pour mieux te réveiller par la suite. Mais ça paraît tellement réel. Mais ça fait tellement du bien, d'espérer à nouveau. « Enfin on m’appelle beaucoup Eliot aussi, parce que les gens trouvaient que le prénom donné par … par mes parents ‘Rolly’ faisait trop surnom, mais moi je l’aime bien. En fait. »  Malgré son allure, il a une petite voix. Très douce, comme un murmure. Le genre de voix que tu n'avais plus l'habitude d'entendre ici, derrière ces murs, où tous hurlent et crient à en perdre haleine. Il se détache tellement du lot, qu'à nouveau il te semble n'être qu'un rêve. Sa timidité te touche, te fait même un peu plus sourire. Il te renvoie l'image d'un enfant, totalement perdu. Te renvoie l'image de tes bébés, à nouveau. Toujours. Car tu ne cesses jamais de penser à chacun d'eux, car c'est bien par amour pour eux que tu te retrouves aujourd'hui ici, en prison. Autour de vous, c'est le silence total. Sans doute vous écoutent-ils, tous. Mais tu n'en as que faire. Tu t'es toujours foutue de l'avis ou du jugement des autres – encore plus dans ce monde. C'est toi et ce fameux Rolly. Juste vous deux, et au diable ce que pourrons penser les autres. Car tout ce qui compte sur l'instant, c'est son regard. Son regard étincelant, ce petit regard de chiot perdu. Ce regard qui donne tant d'espoir.

« Tu as bien raison de l'aimer, n'écoute pas ce que peuvent dire les autres. » Ta voix se veut toujours aussi rassurante, douce. Et ton regard ne s'est toujours pas détaché du sien, même quand lui le fuit pour regarder au sol, tu ne le quittes pas des yeux. Trop peur qu'il puisse disparaître au moindre battement de cils de ta part. Trop peur de ne soudainement plus fort sa solide silhouette face à toi. « Et vous… vous vous appelez comment ? » Sa gêne est présente, et elle te fait doucement rire à l'intérieur. Ses manières, ses réactions d'enfant te font tant de bien, s'il savait. Qu'il comprenait seulement que tu n'es pas une prisonnière parmi les prisonniers, mais qu'il est possible que tu sois bien plus que ça pour lui. Pour le petit bonhomme au regard de chien errant qu'il est. « Perdita, tu réponds, en toute simplicité, espérant au plus profond de ton être qu'il réagisse à ton prénom. Moi, c'est Perdita. » Tu répètes, tu veux être sure qu'il a bien entendu. Que le petit chiot en lui l'ait entendu.


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