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 falling out of love - ▽ ft. LEXIE

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MessageSujet: falling out of love - ▽ ft. LEXIE falling out of love - ▽ ft. LEXIE  EmptyVen 8 Nov - 20:45

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When the sun has set, no candle can replace it.
― George R.R. Martin



    Mon amour réveille toi. Ses yeux étaient toujours clos, ce sourire éclos d’éveil lui frôlait les lèvres comme chaque matin où elle se soupçonnait observé. Je dévorais ses traits des yeux, je ne me lasserai jamais de la complimenter ainsi, de trouver sa peau toujours un peu plus douce que son plumage. La routine c’était tout naturellement installée, elle allait de son côté et moi du mien, s’embrassant pour la route, juste assez pour se donner l’envie de tout laisser derrière pour ne vivre que de ça, de nous. Mes doigts glissèrent contre ses hanches, la ramenant à moi une dernière fois. «Comment ai-je pu être si chanceux?» Soufflais-je contre ses lèvres, plus à ma réalité qu’à la sienne. Je l’embrassai avec ardeur et passion, lui coupant le souffle pour marquer ma présence, lui embrassant le menton et puis le cou, m’en mordant les lèvres de ne pouvoir me servir du reste de moi pour lui faire perdre la tête. «Hum, un de ses jours il faudra bien que je...» Oh. Et c’est ainsi que me vain l’idée de lui arracher ce oui qui ferait de chaque nouveau jour le plus beau que je n’ai jamais vécu.

    Et c’est la tête ailleurs et conquise que je passais le reste de ma journée à méditer ma demande. J’étais aussi sûr de la vouloir que d’obtenir une réponse positive. Elle avait cette manière d’aimer si bien et de l’exprimer si fort qu’aucun doute n’arrivait à troubler mon esprit. Je voulais lui rendre la pareille, l'inonder de certitude, lui offrir la preuve ultime de mon complet dévouement. J’avais la taciturne timidité de retenir à l’intérieur ce qui se brûlait d’être dit. Je n’avais été ni sérieusement romantique, ni totalement spontané depuis notre rencontre et elle méritait au moins cet effort que je faisais d’enfin la surprendre. Ce soir, elle aurait droit à un tout nouveau canard. En sortant des cuisines, là où je passais la grande majorité de mes heures loin de Lexie, je passai par la bijouterie du coin pour lui acheter la bague qui lui ressemblait le plus, petite, modeste, mais scintillante de ce petit quelque chose de magique. Je l’imaginais pendu à son doigt et je sentais mes papillons s’embrasser de fierté d’avoir su retenir toutes ses années un ange aussi pure. Sans elle je serais toujours en deuil, sans moi elle serait toujours seule. Il n’y avait que nous deux qui comprenions ce qui créait notre identité, notre couple si solidement encré dans la terre comme dans l’imaginaire. Rien au monde ne pourrait nous séparer, rien que je ne laisserais s’interposer entre mon bonheur et ma manière de la faire sourire.

    Une fois à la maison, je dissimulai ce minuscule trésor au fond de ma poche, puis m’assis au coin du lit, les pieds pendant dans l’air, fixant le plafond et pensant à nos débuts. Ces petites boucles roses, son manque de ponctualité, cette manière d’être forte tout en restant vulnérable, la confiance aveugle qu’elle m’avait toujours accordée, son regard chaud et amoureux, ses doigts qui caressent mon âme tout en m’essoufflant les muscles. Elle est simplement parfaite, coupable et complice de toutes mes joies, présente pour consoler mes peines. Et la voilà qui rentre. Mon coeur s’impatiente de communiquer au sien sa joie de le retrouver. Mon regard s’accroche à ses deux émeraudes et je crois déjà avoir révélé tous mes secrets quand elle s’approche pour voler mon sourire d’un court baiser. Mes doigts se glissent dans ses cheveux, tirant doucement sur l’élastique pour voir cette cascade blonde caresser lentement ces épaules. «Ce soir on sort.» Dis-je les yeux étoilés de la voir si belle et si près. Je lui laissai la chambre pour ce vêtir loin de mon regard affamé, me retournant juste avant de refermer la porte. «Oh! Et ne poses pas de questions s’il te plaît.» Et évidemment, sa curiosité l’emporta sur ma demande et je fus assaillis d’interrogations de toutes les couleurs jusqu’à me faire taire complètement. Elle avait enfilé, comme à son habitude, une robe à la dernière mode, un tissus cruellement flatteur, une couleur parfaitement choisie. Mon estomac se noua encore, je l’avais vu sous tous ses angles, toutes ses formes et je trouvais encore le moyen de perdre le souffle en découvrant un nouveau détail que je n’avais pas encore assimilé... et dont je tombais amoureux instantanément. Je lui attrapai la main, silencieux comme d’ordinaire, alors qu’il aurait été si simple de la complimenter. Elle se glissa côté passager, sa paume trouvant ma cuisse pour ne jamais me laisser une seconde de répits. Je soupirai amoureusement.

    Cela faisait trois ou quatre minutes que nous étions sur la route, le temps était quelques peu gris et obscure et ma tête bien ailleurs. J’étais nerveux, soucieux de ne pas avoir surestimé mes chances de lui faire plaisir ce soir. Nous parlions de famille, de mariage, d’amour, nous parlions de tout sauf du bon moment. Était-ce trop tôt ou bien trop tard? Lui ferais-je peur? Et moi, que voulais-je? Et juste au moment où je me rappelai enfin que je n’avais toujours voulu qu’elle, que mourir en n’ayant toucher que ses lèvres seraient ma plus belle bénédiction... un arrêt fut manqué, une voiture fut frappé. La nôtre. Sur le côté, le sien. Et je perdis lâchement connaissance, impuissant devant la réalité, trop épuisé de souffrir, mon bras, je crois, s’est cassé. Juste un crie, juste un regard et je l'aperçois souffler son dernier mot avant de clore les yeux. J’ignore ce qu’elle a dit, j’observe seulement, elle est couverte, ces cheveux d’une blondeur naturelle se retrouve maintenant horriblement rouge. Puis le noir total.


    ***

    Il n’y avait que du noir. Dehors et en dedans. Une parfaite solitude menant au désespoir de survivre. Chaque jour, le poids du monde s’écrasait sur mes épaules pour me rappeler la profondeur de mon amour. Il n’y avait toujours eu qu’elle. De ce tout premier baiser timide et sucré à cet ultime adieu que je commençais déjà à mijoter dans mon esprit. Les médecins n’avaient d’espoir qu’en ma présence, le haussement d’épaule de plus en plus fréquent. Cela faisait cinq jours qu’elle ne m’avait pas souris, je n’avais jamais dû vivre aussi solitairement, jamais. Je me sentais horriblement coupable, le pire étant de ne même pas pouvoir en parler à ma meilleure amie, elle sommeillait depuis lors. Mes doigts se refermèrent sur les siens, de mon bras encore fonctionnel, l’autre avait été fracturé à d’innombrables endroits, on s’étonnait encore de pouvoir le récupérer. Je ne ressentais rien de physique, ma plus grande douleur se trouvait entre mes deux oreilles et plus j’y croyais, plus je la regardais et plus mon regard se brouillait. Pour l’énième fois, j’en conclus que je me retrouvais en enfer. Je ne voulais pas penser au pire, la perdre serait me déclarer mort, mais c’était tout ce à quoi je réussissais à réfléchir, ô combien il serait cruel de nous avouer condamné. Son visage était inerte comme je l’avais si souvent vu, mais en avait perdu tout son charme. Je donnerais tout pour l’entendre se réveiller, littéralement tout. À ses chevets on pouvait voir des fleurs en tous genre, personne ne semblait s’être décidé sur ses préférés. Elle préférait les marguerites, mais je n’avais même plus la force de le dire. Ma voix était rouillé, vieillis et cassé, je ne l’employais qu’en de rares occasions, pour piquer une colère aux infirmières ou pour m’insulter face au miroir. Je penchai la tête vers l’arrière, m’adressant aux cieux en derniers espoirs. «Si vous nous laissez une deuxième chance, je jure que je ne serai jamais rien de moins que parfait, je lui offrirai tout ce qu’elle a toujours voulu, je ne me retiendrai plus de dire, ni de faire, je ne...» Un léger frisson me traversa l’échine en sentant sa paume se presser contre la mienne. Je tournai la tête vers son visage, ses deux yeux étaient grand ouverts, observant la blancheur de la chambre puis nos doigts entremêlés. J’échappai de peu à l’arrêt cardiaque, un sourire grimpant sur mon visage et s’y installant pour de bon. «Lexie, je...» Je me redressai, bondissant sur mes genoux faibles de n’avoir reçu aucun repos ces derniers jours. «C’était affreux, tu...» Les larmes me montèrent aux yeux, certaines s’échappèrent avant que je ne puisse en décider autrement. «Tu n’as pas le droit de me quitter, c’était insupportable, j’ai cru que... promet que tu me feras plus jamais ça! » Ah, comme je m’étais ennuyé de ces yeux ... je ne voulais plus qu’elle les ferme, plus qu’elle ne les cligne. J’étais presque en colère et tellement surtout follement heureux. Je repris possession de mon bras, attrapant cette petite boîte déformé par l’impact qui avait faillis coûté nos deux vies. M’aidant du bout des doigts de ma main endommagée, grimaçant ma douleur sans réellement m’en plaindre, je l’ouvris, un petit couinement s’en échappa. «Je sais que ce n’est absolument pas le bon moment, mais je ne veux pas... Ne peux pas perdre une seconde de plus, Lexie je sens que si je ne le demande pas tout de suite, ces mots me brûleront les lèvres jusqu’à les celer définitivement.» Ma langue glissa sur mes lèvres, ô comme j’aimerais pouvoir l’embrasser, mais je devais savoir d’abord, l’entendre réparer mon coeur brisé. «Daisy... veux-tu m’épouser?»  
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MessageSujet: Re: falling out of love - ▽ ft. LEXIE falling out of love - ▽ ft. LEXIE  EmptyJeu 21 Nov - 22:43


    J'étais encore toute étonnée de sortir de mon rêve, mon corps a demi endormi, je me sentais comme ci je venais de naître. Surprise toujours d'avoir déjà oublié les fantômes croisés au pays de Morphée. Sa main me ramena doucement à la réalité, glissa contre mes hanches, pour ensuite me rapprocher doucement à lui. Mes yeux presque éclos avaient retrouvé les siens, profonds et envoutants, à m'en faire complètement fondre, à faire naître se sourire ravissant au coin de mes lèvres comme un soleil qui se levait en moi à chaque vision de lui. «Comment ai-je pu être si chanceux?» Ma passion trop longtemps endormie se réveilla au son de sa voix, son souffle ci près et, oh, sa bouche. Mes lèvres s'entrouvrirent pour récupérer les siennes et il s'en empara comme j'aimais tant, à en insufflez la vie en moi, à en redécouvrir une partie de mon être que je croyais complètement perdue, que je ne croyais plus ressentir... Et me revoilà entièrement sous son emprise. Un baiser là et là et je n'étais plus. «Hum, un de ses jours il faudra bien que je...» Hum? Ma curiosité était piquée à vif, il n'avait jamais l'air de le faire exprès mais le faisait très souvent. J'ai tenté de deviner la suite de ses dires en fouillant au fin fond de son regard, mais j'ai fini par trouver un autre trésor dans ses beaux yeux, si mystérieux et amoureux, qui m'animaient chaque fois avec la même magie, de celle qui change l'hiver en printemps. Peu importe le temps qu'il faisait derrière cette fenêtre, car sur nos coeur se levait le soleil. Sur mes lèvres, le sourire de me sentir désirée. Et j'avais la chance d'un nouveau matin du monde à vivre à ses cotés.

    Nous vivions ensemble depuis quelques temps, un début d'éternité qui me semblait trop court. Depuis ma rencontre avec Donald, il ne passait pas un seul jour sans que je ne le veuille, le désir de tout mon être et ne l'aime de toute mon âme. Il était devenu en un battement de cil, mon tout. Le premier, l'unique et je le savais d'avance, il était aussi mon dernier, je ne pourrai aimer un autre comme je l'aimais lui. Je ne me sentais jamais aussi bien qu'en sa présence et il me prouva la réciproque. Nous sommes inséparables, dépendants l'un à l'autre comme le sont des âmes soeurs, pire. J'y croyais fort, il était la mienne. Je l'avais vu naitre dès le croisement avec ces deux petits yeux de braise ce soir de veille et depuis, l'on chemine, soufflant sur la cendre de notre amour braisé. Entre nos coeurs est né une union de rêve inexplicable, entre nos âmes existe la destinée d'un amour incontournable. Ô, que je t'aime.

    La ville dans les oreilles, je marchais dans la rue où nous habitions depuis notre arrivée ici. Notre appartement était cosy et douillet, tout à fait à notre image. Je souriais toujours en passant le pas de la porte de l'immeuble inondée par de beaux souvenirs de cette époque où l'on n'aurait jamais parié sur ce destin qui nous attendait. Ce choc entre nous, nous aura bien changé la vie. Aujourd'hui, j'étais journaliste, épanouie dans mon travail et dans ma vie de femme. Amoureuse et comblée. Tout ce à quoi je pensais à présent était d'agrandir notre bonheur, notre famille. Je repensais encore à ce qu'il m'avait dit ce matin, tandis que ma main poussée la porte de notre chez nous, sourire aux lèvres. « C'est moi mon coeur! » La journée avait été terriblement longue sans lui, comme toujours, j'étais pressée de l'enlacer et je n'hésitais jamais quant à ma façon de faire... Je le retrouvais rapidement dans la chambre, assit sur le bord du lit en pleine rêverie. Il avait les mêmes airs sur son visage qu'au matin et semblait aux anges. Un vrai délice de le voir ainsi et mon coeur en réclamait encore. Je lui volai ses lèvres, entourai mes bras autour de son cou, nos pieds se touchaient par leur pointe, mon coeur en papillonnait de bonheur, complètement fou de lui. «Ce soir on sort.» Dit-il après avoir défait ma coiffure. J'aurais pu lui en vouloir si... hum, non en faite. J'étais déjà bien loin dans son regard étoilé au mille lueurs. Hypnotisée et curieuse de savoir ce qu'il préparait. Je n'attendis d'ailleurs pas longtemps avant de satisfaire ma curiosité. « On sort où? Je dois mettre quel genre de tenue? Faut que tu me dises, je peux pas y aller n'importe comment mon coeur... » J'étais coupée dans mes questionnements par sa fuite, il était déjà entrain de quitter la chambre, lâchant juste avant de refermer derrière lui. «Oh! Et ne poses pas de questions s’il te plaît.» Arg! Il m'énervait. Oui, complètement, j'étais prête à traverser ce mur et à lui sauter dessus, je voyais déjà comment me venger de tout ça... Seulement je n'avais pas le temps. Je m'empressai de me préparer, en quelques dizaine de minutes c'était fait. J'étais toute pomponnée, soignée et jolie. Je n'oubliais jamais de déposer un petit noeud dans mes cheveux, aujourd'hui, hum... Rose! Enfin prête, je le rejoignais et nous commençons le trajet jusqu'à sa surprise. Une fois dans la voiture, je n'ai pas pu me retenir plus d'une minute avant de l'envahir de questions, mais il restait silencieux et paraissait toujours ailleurs. Je crois qu'il n'avait jamais garder autant de mystère que ce jour là et je ne comprenais toujours pas pour quoi. Puis, le choc. Une voiture nous percuta de plein fouet coté passagers. Une seconde plus tard, je lançais un dernier regard, prononçais mes dernières paroles, pour mon unique amour. « Donald... » Une immense peur m'envahit, certainement la peur que l'on a quand on réalise qu'on va mourir de façon imminente. L'impression que le temps s'est arrêté et je réalisais que ma vie s'arrêtait ici, et maintenant.



    ***


    Je n'ai pas eu conscience de l'accident, je me suis simplement éveillée avec le sentiment de n'être pas dans le bon sens, de flotter au-dessus de mon corps. Sans perdre la capacité réelle de me déplacer, j'avais l'impression qu'un enfant me prenait la main et j'éprouvais la même allégresse que quand mon frère me disait 'allez viens, on va se promener'. J'étais calme, sereine, je n'avais pas peur. J'étais dans un endroit très lumineux, l'herbe semblait vivante, comme douée de conscience. Et le plus remarquable était que je baignais dans l'amour. Pas l'amour comme on le connaît dans la vie quotidienne. Quelque chose de profondément différent, et de mille fois plus intense. Je me suis rendue compte que j'était dans un tunnel. Un long tunnel sans fin. Il n'y avait qu'une tache blanche au fond. Juste le blanc. Un blanc absolu. Je n'ai jamais vu un blanc comme ça. Même la neige n'est pas aussi blanche. Immédiatement, je me suis sentie très légère et je me suis dit alors, si c'est ça mourir, je ne crains pas la mort. Là où j'étais, je ressentais un bien être total, l'extase, le nirvana, c'était trop fort et trop réel. J'étais à la porte de l’éternité.

    Ce qui m'a retenu à la vie? La voix de mes proches dont je ressentais la présence comme jamais. Mon coma dura cinq jours, jusqu'au moment où les bribes d'une ultime prière vinrent directement guider mon âme à se remettre dans le bon sens. «Si vous nous laissez une deuxième chance, je jure que je ne serai jamais rien de moins que parfait, je lui offrirai tout ce qu’elle a toujours voulu, je ne me retiendrai plus de dire, ni de faire, je ne... » Je pouvais sentir un bouillonnement dans le creux de ma main qui éveilla tout mon corps. De peur, de hâte, d'émoi, mes doigts tentèrent de la saisir et le contact avec cette nouvelle texture éveilla tous mes sens. Je ne sais pas ce qui me traversa à ce moment, mais j'en fus bouleversée au plus profond de moi, envahis et transpercée. Sans image, sans yeux, je pouvais en frémir d'amour. Je n'avais jamais ressenti ce sentiment, mais j'étais prête, je crois, à le découvrir de mes propres yeux. Mes paupières se trouvèrent plus légères, aptes à laisser mon regard découvrir l'endroit où j'appartenais. Doucement, la lumière m'éblouit, anima mes deux perles émeraudes qui vite inspectèrent les lieux. Une pièce blanchâtre comme je la voyais auparavant dans mes rêves... ou cauchemars, peu importe, mais cela avait radicalement changer ma vie. Je pouvais le sentir et tout me disait que plus rien ne serait comme avant. Et c'est à cet 'avant' que mon esprit bloqua, me rendant soudainement compte que je n'en avais que de vagues souvenirs. Surement l'après coup à ce qui m'était arrivée et j'allais bientôt le savoir. Je n'étais pas seule. Mes yeux cherchèrent du regard ma main et mon coeur s'emballa à cette vision, il y en avait une autre. Blottis contre la mienne, je commençais tout juste à comprendre d'où venait cette chaleur alors que mon regard n'attendit pas pour découvrir la suite. «Lexie, je...» Un homme. Humain. Grand, brun, au regard ténébreux, qui me confondait avec une autre de toute évidence. Il avait pourtant l'air heureux de me voir, même extrêmement heureux bondissant sur ces jambes et se rapprochant de ma personne. Oh mon dieu. Je priais pour que quelqu'un vienne à mon secours. Je ne savais rien, de lui, d'ici, à en être paralysée de peur. «C’était affreux, tu...» Mes yeux le fixèrent péniblement, souffrant de ce manque de savoir et de peur. Tandis que de son coté, quelques larmes s'échappèrent tout en me déchirant le coeur. «Tu n’as pas le droit de me quitter, c’était insupportable, j’ai cru que... promet que tu me feras plus jamais ça! » Il me suppliait presque de lui promettre quelque chose que je ne comprenais même pas. Tous ses mots étaient sans sens à mes yeux, sans valeur, sans aucune raison de lui donner ce qu'il voulait. Je souhaitais le repousser, mais mon corps ne bougea pas, je restais immobile dans mon lit sans savoir quoi faire. Je ne savais plus, ni qui, ni quoi, ni comment... si ce n'était que j'avais besoin de garder sa main près de la mienne, d'en absorber toute sa chaleur égoïstement. C'était un tel baume raffiné pour mon coeur, me gardant dans le silence sans en faire l'effort. «Je sais que ce n’est absolument pas le bon moment, mais je ne veux pas... Ne peux pas perdre une seconde de plus, Lexie je sens que si je ne le demande pas tout de suite, ces mots me brûleront les lèvres jusqu’à les celer définitivement.» Se saisissant d'un petit boitier dans sa poche avec douleur, il l'ouvrit et me la posa sous les yeux. Une bague. Brillante et précieuse, belle à m'en refléter dans ses cristaux. Je faillis ne plus la quitter du regard si... si seulement il n'avait pas dit ces mots. «Daisy... veux-tu m’épouser?» Soudain, mon prénom. Raisonnant encore et encore dans ma tête. Il le connaissait? Me connaissait? Je devais répondre? Oh, cette bague aurait tellement l'air parfaite sur mon doigt... Ceux ci, hésitèrent même à l'essayer, mais ma raison me repris assez vite. Mes yeux suppliant pour que tout cela cesse, n'arrêtaient plus de le fixer, de le détailler, de retracer ses traits, de les deviner et plus j'essayais de me les rappeler, plus je m'embrouillais dans mes pensées. Tout se mélanger, à n'en plus rien voir, à m'en faire perdre complètement la tête. Un tourbillon de question qui resta sans réponse. Une seule certitude, je ne pouvais définitivement pas épouser un inconnu. Pourtant... je pouvais ressentir ce désir me brulant de l'intérieur, ce petit quelque chose qui... Oh, donnes moi tes mains, donnes moi tes mains que mon âme y dorme éternellement.

    « Je... » Je ne savais pas quoi lui répondre. Non, évidemment, mais je préférais d'abord savoir... Mon regard s'ancra dans le sien. « Je suis censée vous connaitre? » Je commençais à avoir froid, du bout de mes pattes au sommet de ma tête, plus qu'à l'habitude. J'en frissonnais et m'asséchais de l'intérieur. Je n'avais aucune douleur particulière dans le corps, mais je me sentais... différente. « Savez-vous où je suis? Que m'est - il arrivé? » Je commençais à être bavarde, mal à l'aise et surtout, pas à ma place. Je me hâtais à sortir d'ici et cette idée devint mon obsession. Je devais prendre l'air, marcher, voir des têtes familières. Malcom. Il me fallait ma seule famille, mon unique frère, où était - il et qui était cette homme à mon chevet? Pas le temps de le savoir, je ne savais même pas si je pouvais lui faire confiance, et... si seulement il ne m'avait pas fait cette demande. Je n'avais surement pas donné la réponse qu'il attendait et je ne m'en préoccupais pas vraiment au fond, mais il avait l'air si triste. La culpabilité attendra, j'envoyais valser le drap pour ensuite glisser de l'autre coté du lit, loin de lui. Prête à me redresser sur mes pattes dans un geste que je croyais quotidien, acquis, mais c'est ainsi que je m'effondrais. Perdant l'équilibre, j'entrainais dans ma chute tous les câbles qui me retenait à ce lieux. L'hôpital, c'était ça, je m'en rappelais à présent, ces machines, cette pièce et l'odeur désagréable, ce mélange de javel et d'inconnu. Le sol était gelé et mon corps le devenait tout autant. Un coup d'oeil sur celui ci presque nu et je fis la découverte de la perte de mes plumes. Réellement, je le voyais de mes propres yeux et en ressentais la douleur de l'intérieur. J'avais des jambes, ainsi qu'un corps tout à fait... humain. « Oh mon dieu, mais qu'est-ce qu'il m'arrive?! » Trop réel pour être un rêve, pourtant cela revenait de la magie, de l'impossible. Ma vision se brouilla sur les paumes de mes mains qui se posèrent sous mes yeux et je ne pu retenir les quelques perles salées qui s'échouèrent en leur creux. C'était moi, vraiment moi? J'avais du mal à y croire mais je ne pouvais pas nier la réalité, ce que je voyais, ressentais, mon apparence, mes cheveux pendant sur mes épaules, les lignes dans ma main, ce corps tout entier dont je n'avais plus la force de bouger... Je ne me reconnaissais pas. A en angoisser complètement. Je ne me sentais pas à l'aise, envahis par un malaise et la peur me saisissait, s'imprégnait de moi. Je ne sais rien, je ne peux pas, mais mon imagination restait étendue et moi, tremblante, me repliant sur moi même à même le sol, j'entourais mes genoux de mes bras, blottis dans les ténèbres et son épaisse froideur. Dans l'espoir d'échapper à l'assaut qui me tue.


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