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(alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. Vide
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 (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes.

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Kiméo-Ed Swann Jelani

My life with you
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Kiméo-Ed Swann Jelani
J'ai posé bagages ici le : 18/11/2013 Jouant le rôle de : le débile – la hyène ed. #teamlionking. Nombre de messages : 197 On me connait sous le pseudo : olympe. Un merci à : nenes (ava) anaëlle (signa). Je suis fier(e) de porter l'avatar de : robert sheehan.
MessageSujet: (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. EmptySam 8 Mar - 14:54



deux enfants hors des normes.

La chaleur des cuisines et les odeurs mélangées de nourriture et d’épice ont toujours été pour toi comme un réconfort. Tu te souviens encore de toutes ces journées à entendre ton ventre gronder, à sentir cette faim insoutenable te tirailler. Alors cet environnement qui est désormais le tien, ton territoire, te rassure énormément. Tu t’y sens bien, à ta place. Derrière tes casseroles et tes plans de travail, tu es chez toi. Et on te respecte enfin. On te regarde avec admiration, comme si tu méritais bel et bien ton emploi de chef cuisinier. Bien souvent, tu as eu des compliments sur ta cuisine ; bien souvent, on t’a félicité. Et, chaque fois, tu as senti ton cœur faire une véritable embardée dans ta poitrine. Parce qu’on t’aimait – tout du moins, on aimait ta cuisine en tous les cas. Ce travail est devenu ta raison de vivre, de respirer. De te lever chaque matin sans avoir l’envie de pleurer, de te laisser mourir sous tes couettes. Quand tu cuisines, tu ne penses plus à rien ni à personne. Ta tête se vide totalement, ton esprit est libre. Il n’y a que ta cuisine qui compte, que tes doigts qui confectionnent ces œuvres d’art – oui, la cuisine est un art à part entière pour toi. Alors, enfin, tu te sens libéré. Apaisé.
Il n’y a plus aucun souci, aucune prise de tête. Plus de souvenirs malheureux, plus d’images indécentes ou paralysantes. Tu ne penses plus à ton cœur maltraité, à ces sentiments que tu voudrais tant refouler ; tu ne penses plus à ta trahison, à cette amitié que tu as bafouée et à cet ami que tu as blessé ; tu ne penses plus à cet autre toi que tu as laissé là-bas, seul, sans toi. Tu ne penses plus à tout ce mal que tu fais autour de toi. Non. Là, derrière la vapeur s’échappant de tes plats, tu es juste Kiméo le chef cuistot – et ça doit être vrai puisque ça rime. Et on n’attend rien d’autre de toi que de préparer de bons petits plats prêts à être servis aux clients du restaurant de ta belle Harlow. Parfois, tu interceptes un regard faussement réprobateur quand tu trempes ton doigt dans la sauce au poivre mais tu ne réponds que par un sourire angélique plein de candeur et tout est oublié. C’est aussi simple que ça – parce qu’ici, tu n’es qu’un simple cuisinier. Et il faut dire que, dans ce domaine, tu te débrouilles plutôt bien. Alors tes journées ne se résument qu’à ça – cuisiner, cuisiner encore, cuisiner toujours. Et tu aimes ça, beaucoup. Parce que tu n’as besoin que de tes mains pour t’exprimer. Pas besoin de parler, pas besoin de faire la conversation, il te suffit que tes doigts se mettent en action. Et le tour est joué. C’est si facile pour toi. Si simple. Ça te fait du bien. Tu n’as pas de questions à te poser, c’est un chemin tout tracé. Pas d’angoisse superflue, pas de honte à bégayer. Non, juste tes paumes magiques qui manient couteaux et fouets pour nourrir des ventres affamés. Une vie de roi pour toi.
Bien sûr, tu as quelques sous-chefs et commis de cuisine sous tes ordres que tu te dois de diriger. Avec un sourire, tu te replonges dans ces souvenirs de tes débuts au restaurant. Tu te rappelles de ces regards étranges qu’on te lançait, de ces murmures sur ton passage. Au départ, la cuisine a été un véritable capharnaüm et tu te sentais dépassé par la situation. Jamais tu n’allais y arriver ; jamais tu ne pourrais les commander, leur dire quoi faire et quand. Puis, tu y as réfléchi et tu as inventé un code. Tu as pris le temps de leur expliquer que tu ne pourrais pas leur parler, que ça t’est impossible alors il allait falloir s’adapter. Désormais, tu fonctionnes sur des sons, des mélodies à l’aide de tes cuillères en bois et autres ustensiles. Parfois même, de simples regards et ils te comprennent sur le champ. Ils t’ont accepté, tel que tu es. Et si l’un d’entre eux se moquait, les autres le rabrouaient. Ils sont un peu comme un nouveau clan, une sorte de famille réunie par la force des choses et le hasard de la vie. Tu les aimes bien, ils sont gentils. La plupart sont même plus vieux que toi, mais ils t’apprécient et tu le leurs rends bien. Ta cuisine tourne bien, même en plein coup de feu de midi ou de dix-neuf heures. Vous n’avez jamais des millions de clients mais vous avez la chance d’avoir une petite clientèle régulière malgré parfois quelques malfrats qui se pointent et font un peu peur à tout le monde. Mais tu crois que c’est surtout pour régler des affaires un peu louches avec Harlow. Même si ça t’inquiète, tu ne t’en es jamais mêlé. Tu surveilles juste un peu de loin, mais toujours caché. Tu ne voudrais pas lui causer plus de soucis que tu ne lui en as déjà causés. « Kiméo, une cliente te demande, t’appelle-t-on à la porte battante. Elle dit que c’est urgent. »
Relevant tes yeux d’une fricassée de volaille, tu hausses les sourcils en direction d’un des serveurs, sans comprendre. Tu vois le brun lever les épaules en signe d’ignorance et tu hésites un instant. Tu n’aimes pas aller là-bas. De l’autre côté de cette porte. Ça t’angoisse trop. Tu n’y vas jamais, généralement. D’habitude, on te force presque à passer les portes blanches pour recevoir les compliments des clients. Tu dois avoir l’air paniqué parce que l’un de tes commis vient attraper la cuillère que tu tiens bien serrée en main. Il t’offre un sourire avenant, une main posée sur ton épaule et tu hoches automatiquement la tête. D’accord, tu vas y aller. Essuyant tes mains sales sur le tablier blanc crasseux, tu le retires et le laisses sur le dossier d’une chaise près d’une armoire à plats. Le cœur tambourinant, tu suis le serveur jusqu’à une petite table reculée du restaurant. Une table pour deux, mais une seule personne y est assise. Et lorsque ton regard se pose sur la silhouette frêle, observe les longues mèches couleur de caramel, une vague de chaleur et de bonheur t’envahit tout entier. Immédiatement soulagé, tu souris grand jusqu’aux oreilles sans pouvoir bouger. Paralysé de joie et de surprise aussi. « Ala… Ala-lakay… bredouilles-tu avant de fondre sur elle pour la serrer dans tes bras avec la force du manque enfin comblé. » Cette douce biche t’a tant manqué.
Elle a été ton rayon de soleil pendant que tu vivais à la rue avec cette bande d’infortune. Tu te souviens de sa tendresse, de cet enchantement que tu ressentais à son contact. C’est comme si la vie était plus belle quand elle était là. Elle faisait disparaître les nuages lourds d’orage d’un seul sourire, d’un seul regard empli de joie de vivre. Vous avez été si proches, tous les deux. C’était comme une évidence, comme un fait indéniable que l’on ne peut discuter, que l’on ne peut réfuter. C’était elle et toi, toi et elle. Un peu comme deux entités qui ne formait plus qu’une, s’assemblant telles deux pièces d’un même puzzle. Alors la retrouver là, dans ton restaurant, à un moment où tu te sens plus seul que jamais, c’est juste incroyable. D’ailleurs, tu n’arrives pas y croire. Tellement que tu prends son visage entre tes mains brûlantes et tâtonnes ses joues come pour t’assurer qu’elle est bien là. Face à toi. « O-oui, c’est… c’est bien t-toi… lâches-tu avec difficulté, la voix tremblante sous l’émotion qui remonte en toi. » Tu vue se brouille un instant et tu t’essuies machinalement les yeux comme pour effacer rapidement des larmes qui n’ont pas encore coulé. La gorge sèche et nouée, tu la reprends dans tes bras parce que tu es incapable de parler pour l’instant. Tu profites juste de son parfum sucré qui te rappelle étrangement les fruits des bois avant de quitter sa douce chaleur et de sortir ton petit calepin de la poche de ton jean foncé. « Oh mon Dieu, Alakay, je n’arrive pas à croire que tu sois là ! gribouilles-tu rapidement, presque avec frénésie. Je suis tellement heureux de te revoir, ça fait si longtemps ! Comment vas-tu ? Que deviens-tu ? Que t’est-il arrivé depuis la dernière fois que je t’ai vue ? On a tellement de choses à se raconter, tous les deux ! » Tu attrapes doucement sa main et la fais se rassoir à sa table cependant que tu prends place en face d’elle. Complètement euphorique, tu continues de gratter le papier de ton stylo bleu. « Tu m’as tellement manqué, si tu savais… J’ai beaucoup pensé à toi. Je m’en veux, j’ai l’impression de t’avoir abandonnée… Tu m’en veux beaucoup, dis ? » Et tu tends le petit calepin, un fin sourire heureux scotché aux lèvres.

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MessageSujet: Re: (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. EmptyJeu 13 Mar - 23:57

Couchée dans ton lit, tu ne cesses de rabâcher un passé que tu aurais du oublier depuis déjà longtemps. Un élan de courage aurait suffi à arranger les choses, mais jamais tu n’as osé. Pourtant, c’est lui qui t’a fait te sentir « normale » dans ce monde, qui t’a permis de ne pas sombrer. Et puis un jour ; plus rien. Plus rien pendant des heures, plus rien pendant des mois. C’était comme si la vie te retirait la seule chose qu’elle t’avait laissé en échange de ton ancienne vie. L’amertume de ta mélancolie ronge la corne de tes souvenirs avec une avidité exacerbée. Et puis Azazel a chassé tes doutes ; il a ravivé un espoir trop longtemps perdu. L’errance a été longue avant qu’enfin tu ne puisses te ressourcer dans ses bras ; ceux de Ronno, ceux d’un meilleur ami. Avant ça, il y’a eu Kiméo. Kiméo qui te manque, Kiméo à qui tu en veux terriblement de t’avoir laissée seule aux griffes de la nuit. Pendant des semaines entières, ta vie se résumait par ses sourires, s’embrasait à travers ses éclats de rire. Mais il a suffi qu’il retrouve les siens –ceux dont il te parlait toujours le soir- pour que tu n’aies pour lui plus aucune importance. Et tu te maudis de l’aimer encore, de voir toujours en lui ce frère que tu n’as jamais eu. Quelques regrets viennent parsemer ton amertume. As-tu seulement été l’épaule dont il avait besoin pour apaiser ses pleurs ? As-tu su lui apporter ce dont il avait réellement besoin ? En ce jour, tes questions sont intarissables et tu as rangé votre amitié au fond du tiroir de ta table de chevet en te jurant qu’un jour tu aurais les réponses que tu attends depuis ce dernier regard, ce dernier sourire. Tu soupires en te saisissant de ton oreiller pour venir le placer sur ton visage et soupirer un grand coup. Ton refus absolu de devenir l’esclave docile d’un doute érudit te brule et tu tentes difficilement de te faire violence pour comprendre. Depuis quelques mois déjà, tes recherches ont porté leur fruit ; tu as une adresse. Une adresse qui malheureusement n’est pas la sienne mais qui n’en est pas moins utile. Celle d’un restaurant. Celui dans lequel il travaille le plus clair de son temps. Un bouquet de marguerite fait office de sobre décoration sur un tabouret posé à quelques mètres de ton lit ; tu en détaches une avant d’en arracher tendrement les pétales, un à un : « J’y vais. » Puis un autre : « J’y vais pas. » Et une ribambelle interminable de contradictions aberrantes. Les fleurs sont toujours de bon conseil et, tout en confirmant ton idée première, voilà que déjà l’immaculée te pousse en direction de cet ami perdu, bientôt retrouvé. Secrètement, tu ne peux t’empêcher d’être fière quand tu vois ce qu’il est devenu. Parce que tu es réputée persévérante Alakay et tu ne restes pas moins fière que jamais il n’ait remarqué tes nombreux allés-retours devant la fenêtre de sa cuisine, t’assurant toujours de ne pas être repérée. Il a réussi sa vie ; il semble heureux. D’ailleurs, il ne te semble pas l’avoir vu sourire aussi sincèrement lorsque tous deux vous trainiez ensemble, deux cœurs vagabonds tanguant contre le pavé froid des routes de Fantasia Hill. Décidée, tu te lèves de ton lit. Aujourd’hui serait le jour. Tu hésites un moment entre un pull blanc ou un bleu pâle : tu optes pour le bleu. Tu enfiles une paire de bottes avant d’enrouler une écharpe autour de ton cou et tu griffonnes un mot à l’attention d’Azazel sur du papier crème : Choses importantes à faire, je ne rentrerai pas tard. Attends moi pour manger (si tout du moins tu manges dans les environs). Je me réjouis de pouvoir tout te raconter. Alakay. Depuis que vous vous êtes récemment engueulés, puis réconciliés, les choses se passent bien. Tu évites de lui parler de Bambi pour ne pas risquer de t’empêtrer à nouveau sur un terrain glissant et il tâche de ne pas se montrer trop dur. Tu es heureuse de ne pas avoir encore eu à choisir, car le choix aurait eu sur toi l’effet d’une bombe. Destructrice cette fois. Arrivée devant l’enseigne du restaurant, tu paniques un peu. Tes mains deviennent moites, ta gorge sèche. Ca fait si longtemps que tu ne l’as pas vu, que peux-tu donc bien lui dire ? « Je peux vous aider Mademoiselle ? » Timidement, tu laisses s’échapper tes dernières chances de prendre tes jambes à ton cou avant de répondre maladroitement : « Kiméo… il est là ? C’est pour une urgence. » La question est idiote parce que tu sais qu’il est là, un peu plus loin, derrière ses fourneaux ; tu t’en es assurée avant d’attendre une bonne dizaine de minutes devant la porte d’entrée du restaurant. La dame qui t’a accueillit t’accompagne à une table en te conseillant de te mettre à l’aise, te promettant une prompte venue de celui que tu appelais autrefois « frère ». Sur le coup, tu te verrais bien faire l’autruche, disparaître, gambader assez vite pour qu’il ne t’aperçoive pas mais tu sais que ce n’est pas la meilleure des solutions, que ce n’est pas la voie de la lâcheté que tu dois emprunter aujourd’hui. Ton cœur tambourine dans ta poitrine et tu as peur qu’il n’ait pas envie de te voir, qu’il ait simplement coupé les points parce qu’il en avait marre de ta présence. Comme une enfant apeurée, tu n’oses pas regarder en direction des portes de la cuisine ; tu redoutes ce qui va en sortir. Quand il prononce ton nom, tu sursautes. Ton sang ne fait qu’un tour et tu te figes ; tu pourrais presque entendre battre ton pouls contre tes tempes farouches. Frénétiquement, ta tête se tourne en sa direction et même si tu appréhendais cet instant, son visage seul suffit à chasser tes dernières angoisses. Un sourire sincère vient se loger à la commissure de tes lèvres pendant qu’il ne cesse d’approcher. Et plus il s’avance et plus tu te rends compte d’à quel point il t’a manqué. Tu te lèves et arrives alors le soulagement. Il te serre dans ses bras, tu passes les tiens autour de sa taille en enfouissant ta tête contre son torse. C’est comme ça alors, l’amitié ? Tu as l’impression que hier était la dernière fois où tu l’as croisé. Son parfum t’est encore familier, la texture de sa peau te rassure ; comme autrefois alors que tu étais effrayée par ce monde que tu ne connaissais pas. Des larmes de joie coulent le long de tes joues, encrées au sel de ce manque que tu n’as cessé d’essayer de combler sans vraiment te rendre compte qu’il était le seul à pouvoir compléter ton bonheur. Maintenant que tu as retrouvé Zadig et Azazel, tu es bien contente d’avoir de nouveau Kiméo également à tes côtés. Tu sens bien qu’il est ému, lui aussi, mais t’es une fille et les filles ça pleure plus facilement, alors, tu ne te retiens pas. Mais ton sourire en dit long sur la nature de tes larmes pendant que tu te permets de tirer doucement l’une de ses mèches : « T’as pas changé d’un poil. Toujours pas coupé ta tignasse, ça me rassure. Un jour t’auras les cheveux aussi long que moi. » T’as pas envie que vos retrouvailles soient étranges donc tu parles de tout et de rien : parler juste pour parler, pour chasser la gêne, bannir la peur. Il griffonne quelques mots et tu lui laisses le temps de doucement terminer. Tu n’es pas pressé, vous avez tant de temps à rattraper. Tu répliques : « Si, si, tu vois, j’ai enfin trouver le courage de venir. Ca n’a pas été facile, mais je suis là Kiméo, c’est moi. » Un sourire immortel s’est logé sur tes lèvres ; impossible de t’en défaire. « Oulah, tu m’assailles de questions là, laisse moi le temps d’y répondre. Comme tu vois, j’ai pas changé ! » Tu fais un tour sur toi même pour qu’il juge de lui même : « Mais sinon, j’ai vais bien, et toi ? J’ai plein de choses à te raconter, si tu savais. Mais j’ai quelques questions à te poser… avant de pouvoir complètement me livrer. » Tu baisses un peu les yeux, tu ne veux pas le blesser : « Dis Kiméo, j’ai fait quelque chose de mal pour qu’on ne se voit plus –ni que l’on se voit- pendant si longtemps ? » Et à ce moment, tu as l’air d’une enfant consciente d’avoir fait une bêtise, une enfant avec un besoin viscéral de trouver du réconfort dans les mots rassurants d’un ami, d’un parent. « Je ne t’en veux pas. Du moins, je ne t’en veux plus. » Ta main se pose timidement sur sa joue avant que tu ne la caresses  méticuleusement de ton pouce : « Par contre je t’en voudrai si tu me refais le coup. Promets moi que tu partiras plus sans rien dire ? J’ai cru que je t’avais perdu à jamais tu sais… ça a pas été facile pour moi de venir ici parce que j’étais persuadée que tu n’avais plus besoin de moi et que tout allait mieux pour toi dans cette nouvelle vie, celle que tu t’es bâtie sans moi. » Tu marques une pause et, comme pour le rassurer quant à tes attentions, tu rajoutes : « Je suis très fière de toi Kiméo. » Et tu le penses sincèrement. La fibre cuisinières n’est pas donnée à tout le monde.
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. EmptySam 22 Mar - 21:08



deux enfants hors des normes.

Tu n’arrives tout simplement pas à y croire. C’est un peu comme un rêve éveillé, un mirage dans le désert aride et brûlant. Elle est là, devant toi. Alakay. Cette douce biche aux grands yeux de velours qui est si chère à ton cœur. Et que tu as lâchement abandonnée. Un reste de culpabilité t’enserre la gorge mais ce n’est rien comparé au bonheur que tu éprouves de la retrouver. Tout un tas d’émotions différentes te traversent, tellement vite que tu ne sais plus où donner de la tête. Tu as même les mains qui tremblent un peu sous la joie de la voir en face de toi. C’est tout bonnement incroyable. Comment t’a-t-elle retrouvé ? Est-ce qu’elle t’a cherché pendant tout ce temps ? Elle doit t’en vouloir. Elle doit même te détester. Et pourtant il n’y a que ce sourire doux et tendre que tu lui connais si bien qui incurve ses lèvres roses. Un sourire qui te rassure, qui te rappelle votre passé. Tu ne sais comment tu as pu la laisser tomber, l’ignorer comme tu l’as fait alors que ton cœur se languissait de son absence à tes côtés. Tu aurais dû rester en contact avec elle, tu aurais dû l’amener avec toi. Qui sait ce qui a pu lui arriver pendant que tu n’étais pas là ? C’était ton devoir de la protéger. C’était ton devoir de veiller sur elle, sur son bien-être. Et tu as tout fichu par terre. Tu t’es presque enfui. Tu as oublié celle qui a été là après ta sortie de l’hôpital psychiatrique. Tu as oublié celle qui t’a certainement sauvé la vie. Tu n’as aucune excuse sinon celle de ta belle Harlow et de Banzaï qui sont réapparus dans ta vie. Et alors c’est comme si ton monde n’avait plus tourné qu’autour d’eux. Tes deux vieux amis. Ta seule famille, ici et ailleurs. Comme là-bas, dans votre savane natale.
Tu as un sourire enfantin lorsque les doigts pâles de ton amie tirent doucement sur une de tes boucles brunes. C’est ce même geste que tu fais chaque matin, en t’observant dans le miroir de la salle de bains. Tu trouves ça amusant ; ça l’est encore plus lorsque c’est elle qui le fait. « Ahah, n-non, quand mê-même pas, tu la corriges – hors de question que tu aies un jour les cheveux longs. » Et puis, rapidement, tu t’empares de ton carnet et tu griffonnes quelques mots jetés sur papier sans grand ordre. Il faut que tu lui poses toutes ces questions qui se bousculent dans ta tête, tu as besoin de savoir. Il faut qu’elle te raconte tout. Vous avez tant de temps à rattraper tous les deux. Tant de choses à vous dire que c’est difficile de savoir par quoi commencer. Peut-être lui parler d’Harlow et de Banzaï. Peut-être lui parler de votre restaurant. Tu ne sais pas. Tout se bouscule dans ta tête, les mots se pressent à tes lèvres mais, sans sortir, ils restent à se cogner les uns autres à ton esprit. C’est un vrai brouhaha là-dedans, un vrai capharnaüm. Par où seulement commencer ? Avec douceur, tu prends sa main avec la tienne et serres ses doigts fins. C’est un peu ta façon à toi de pouvoir croire à sa présence ici ; c’est un peu une manière de lui montrer que tu ne la laisseras plus jamais. Tu ne le dis pas avec les mots, juste avec ces petits gestes tout simples qui te viennent toujours spontanément en présence de ceux que tu aimes. Tu as besoin de leur montrer ton affection, toujours.
D’un geste de la tête, tu l’invites à te suivre à une table à laquelle tu t’installes avec elle. Un peu plus au calme, tu la laisses te parler. Se dévoiler. Tu l’écoutes attentivement ouvrir son cœur, te décrire sa peine, sa douleur. Tu vois combien elle a souffert. Tu imagines les larmes qui couvrent les joues rosées, tu imagines les lèvres tremblotantes. C’est insupportable pour toi. Ta vue se brouille lentement, tu sens cette vieille culpabilité qui revient t’étouffer. Comment as-tu seulement pu ? Elle ne méritait pas ça. Pas elle. Alors tu viens enserrer ses mains des tiennes, secouant la tête de gauche à droite comme un fou furieux. Les mots se coincent dans ta gorge nouée et tu sors à nouveau ton petit carnet à la couverture fatiguée. « Non, non, bien sûr que non, tu n’as absolument rien fait de mal ! Absolument pas ! tu t’empresses d’écrire pour la rassurer. Tout est de ma faute, je suis désolé. Tu n’es pas fautive, pas du tout. C’est moi, je… » Tu te stoppes dans ton élan, incertain de comment continuer. Que devrais-tu lui dire ? Tu aimerais aborder le sujet Harlow mais tu ne sais pas comment faire. Tu as besoin d’en parler à quelqu’un. Tu as besoin d’évacuer ce que tu ressens là, au plus profond de toi. Besoin d’évacuer ta rancœur, ta colère. Ta culpabilité. Ton amour. Tout un tas de sentiments confus qui te minent, t’arrachent le cœur. Ils pourrissent au fond de ton estomac et, contraint au secret par la force des choses, tu ne sais plus quoi faire pour les faire s’en aller. Baissant les yeux sur le stylo que tu tiens fermement entre tes doigts tremblants, tu respires fort. Comment lui expliquer ? Elle doit prendre ton silence pour une nouvelle marque de culpabilité à son égard et tu souris doucement. Elle est si douce, si gentille. Honnêtement, comment as-tu pu tenter d’exister sans elle ? « Je te promets sur ma vie que plus jamais je ne te laisserai tomber, Alakay, tu grattes doucement en laissant l’autre phrase en suspens pour l’instant. » Plus jamais sans elle. Jamais.
Pendant un instant, tu te perds dans son regard innocent et empli de tendresse. Quelque part, il te rappelle un peu le regard d’une maman couvant son enfant. Bien sûr, tu ne te rappelles pas de la tienne mais tu as déjà observé des mamans dans la rue avec leur progéniture. Elles avaient toutes ce même regard. Ce regard empli d’une infinie douceur et d’un total dévouement. Ce regard-même qu’a Alakay. Alors c’est un peu honteux que tu baisses les yeux sur ton calepin. « J’ai fait une bêtise, Alakay, reprends-tu sans précipitation, comme si les mots étaient difficiles pour toi à écrire. Une grosse bêtise. » Ton écriture est incertaine sur le papier, le trait tremblant. Oh ça oui, une grosse bêtise. « J’ai fait l’amour avec ma meilleure amie. Ma meilleure amie qui est déjà en couple avec mon meilleur ami. Tu sais, Shenzi et Banzaï, je t’ai déjà parlé d’eux. Ceux que je recherchais chaque jour. Je les ai retrouvés et tout a repris comme si on ne s’était jamais quitté. Sauf que je suis tombé amoureux d’elle. Et qu’elle est sortie avec lui. Et que lors d’une soirée trop alcoolisée, on a fini tous les deux dans le même lit. Je me souviens de tout, de la texture de sa peau, du goût de ses lèvres. Absolument tout. Chaque détail est ancré en moi comme à l’encre indélébile. Et ça me ronge. Parce que j’ai trahi Banzaï. Je l’ai trahi, lui. Mon meilleur ami. Il est comme mon frère. Comment j’ai pu lui faire ça ? tu continues de raconter, d’un air concentré. Je suis un minable. J’ai envie de tout lui avouer mais je dois garder le secret. Pour elle. Je ne veux pas qu’il soit en colère après elle, je ne veux pas qu’il lui en veuille. Je ne veux pas qu’il lui fasse du mal. Alors je dois me taire, absolument. Mais je ne sais pas garder un secret, ça me rend nerveux. Je fais des bêtises après et je finis toujours par tout avouer. J’ai peur de tout lui raconter sans le vouloir. Qu’est-ce qu’il dira quand il apprendra ce qu’il s’est passé ? »
Les mots coulent de ta plume comme un flot se déversant de tes doigts. C’est libérateur, c’est apaisant. C’est comme si ton cœur s’allégeait d’un coup. Ne reste que la culpabilité qui te bouffe. « Et elle. Elle, ma Harlow – elle se fait appeler comme ça ici. Je l’aime. Je l’aime, tu comprends ? Je suis complètement fou amoureux d’elle. Je lui donnerais jusqu’à ma vie s’il le fallait. C’est pour elle que je fais tous ces efforts, que je garde notre secret. Pour elle. Je sais que je ne suis pas assez bien pour elle alors elle doit être avec Banzaï. Il saura la rendre heureuse comme elle le mérite. C’est un homme, un vrai. Il est fort, il est sûr de lui. Il est à la hauteur. Il la mérite. Et je ne veux pas gâcher leur relation. Ils ont le droit d’être heureux. Mais le fait est que je suis jaloux. Jaloux et envieux, finis-tu par avouer, sans même t’être rendu compte auparavant que c’était ce que tu ressentais. Je suis jaloux parce que je voudrais qu’elle m’aime. Je voudrais qu’elle m’aime autant que moi je l’aime. Moi aussi, je pourrais la rendre heureuse… je crois. J’ai juste envie de l’avoir pour moi. Mais je sais que ça ne sera jamais le cas. Tout du moins pas comme moi je le voudrais. Alors je reste dans mon coin, dans l’ombre. J’observe et je me tais. Je continue de l’aimer en secret, tout seul. Peut-être qu’un jour ces sentiments finiront par s’éteindre, peut-être que j’en mourrai. C’est juste que… voilà. Je l’aime. Je l’aime et j’en crève à petit feu, Alakay. » Ta lèvre inférieure tremble lorsque tu marques le point final à ce long monologue. Les larmes te brouillent la vue, certaines se sont échappées de tes paupières pour dévaler tes joues rougies. « J-je l’ai-aime, lâches-tu dans un sanglot. » Et cette vérité t’est finalement plus douloureuse que tu ne l’aurais jamais cru.

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MessageSujet: Re: (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. EmptyLun 7 Avr - 22:50

Tu le regardes et ton sourire te rassure. Inconsciemment, tu en viens même à te demander pourquoi tu as tant redouté ce moment. De quoi avais-tu donc peur de la part de Kiméo ? Il avait toujours été tel un frère pour toi, un grand frère furibond prêt à sauter tête baissée dans toutes tes maladresses. Pendant longtemps, il avait été pour toi l’unique bouffée d’air fraiche de ce monde, celui que tu n’arrivais pas à comprendre. Il t’avait fait te sentir normal, perdre tes vieilles habitudes de biche pour devenir une jeune femme quelque peu malhabile mais adaptée à ce nouveau monde dans lequel elle vit. Puis, il est parti. Oh, tu l’as mal vécu. Ça oui. Directement, tu as foncé dans les bras d’Azazel et puis vous n’en avez plus jamais reparlé. Kiméo n’existait plus ailleurs que dans ton cœur. En parler te faisait trop de mal, alors, tu taisais ta peine, faisais bonne figure. Après tout, il n’avait pas été le seul à manquer à ta vie pourtant bien remplie, Bambi aussi faisait office d’absent, alors c’était plus supportable de se dire qu’ils étaient ailleurs quelque part, ensembles tous les deux. Mais bien vite, tu as trouvé cette adresse, celle de ce restaurant. Celle de Kiméo. Face à lui, tu ne tiens plus, tu n’as qu’une seule envie : le serrer dans tes bras et ne plus le laisser s’en aller. Après tout, c’était ainsi qu’auraient du se dérouler les choses, vous deux à la vie à la mort et ça, vous vous l’étiez promis il y a de cela une année. C’est la peur au ventre que t’as franchi la peur du restaurant et soudain, elle semble s’être complètement volatilisée. Envolée. Avec lui, tu es en sécurité. Tu n’as plus rien à craindre. Méticuleusement, tu repasses en boucle les événements de ces derniers jours : tout semble reprendre sa place, rentrer dans l’ordre des choses. Tu as retrouvé Zadig et maintenant, c’est Kiméo. T’as les trois hommes de ta vie à tes pieds Alakay, même Azazel ne t’abandonneras plus. Alors, tu souris comme si tu n’avais jamais été aussi heureuse, comme si plus rien au monde ne pouvait plus t’effrayer à présent. Kiméo aussi semble dans tous ses états de t’avoir en face de lui. Il est tout aussi pris au dépourvu que tu ne l’es et dans d’autres circonstances, tu aurais presque pu trouver la situation loquace. Sauf que tu es inquiète, t’aimerais comprendre. Pourquoi il est parti, pourquoi il t’a laissé. Ce n’est pas si évident que ça à comprendre lorsque pour toi, il a été le centre de ton monde de longs mois durant. A nouveau, sa voix te rassure. Avec le temps, tu as appris à apprécier ces rares instants où il se décide à parer, où il n’a pas peur. D’ailleurs, tu lui as toujours demandé de le faire en ta présence en lui répétant qu’il n’avait pas à avoir peur, que jamais tu ne te moquerais de lui. Mais ça n’a jamais été facile pour lui, il se gênait, il semble encore se gêner aujourd’hui. Sans même le vouloir, tu éclates de rire. Tu l’imagines avec les cheveux longs et tu te fois déjà lui faire des tresses. Non. Jamais. Ce serait trop étrange pour vous deux que les rôles s’inversent ainsi.

Tu aimerais prendre de ses nouvelles, rattraper le temps perdu mais tu as besoin de savoir d’abord les raisons de son absence, de ton abandon. Tu ne veux pas le faire culpabiliser, mais tu as ce besoin viscéral de comprendre, de combler les vides de ton histoire. Oh, tu comprendrais très bien s’il te disait à présent que quelque chose en toi l’avait chiffonné à l’époque et qu’il avait ainsi préféré s’en aller. Tu ne lui en tiendrais même pas vraiment rigueur, non, tu peux comprendre, concevoir que d’avoir une gamine immature à ses côtés ce n’est pas toujours évident. Même si ça t’as brisé le cœur, t’es prête à le comprendre parce qu’au fond de toi, il reste ce seul ami qui était là au départ, quand perdue, tu as posé les pieds sur l’asphalte d’un monde qui t’était à l’époque inconnu. Kiméo semble s’apercevoir que tu te tracasses et instinctivement, il te prend la main. Tu enlaces vos doigts et joues avec sa main comme si cela était naturel pour toi, comme si vous ne vous étiez jamais quitté. N’est-ce pas le cas au fond ? N’a-t-il pas toujours été présent au fond de toi, dans les fissures de ton cœur qui ne suppliaient qu’à être réparées ? Non. Kiméo ne t’as jamais quitté vraiment, il était là, dans chacun de tes sourires. Oui. Il était là. Sur ce point là, vous avez toujours été en accord : l’affection se montre par des caresses, des câlins. Les relations platoniques, vous ne les avez jamais comprises, vous êtes plus dans le passionnel, dans le tactile : c’est tellement important pour toi de montrer à ceux que tu aimes ton affection avec des gestes autant qu’avec des mots. Tu le suis, vous vous asseyez. Vous voilà là, assis face à face, comme au premier jour et étrangement, tu n’es plus mal à l’aise. Plutôt heureuse. Heureuse de l’avoir à nouveau à tes côtés.

Cependant, malgré ce voile de doutes qui couvre tes yeux, tu ne peux que remarquer que tes questions ne lui font pas du bien à lui non plus, qu’il s’en veut. C’est vrai que votre histoire méritait une meilleure fin, vous aviez autrefois été si proches, complices, que la cassure du jour au lendemain avait été ravageuse. Il perd ses moyens et hoche de la tête pour te montrer sa désapprobation, alors, tu ne sais que baisser les yeux, coupable de lui rappeler de mauvais souvenirs. Même si au fond tu en as souffert, ton bide n’est pas de lui faire du mal aujourd’hui, loin de là. Il griffonne quelques mots ; tu ne le presses pas. Il écrit vite, tu lui souris, pour lui donner confiance, l’inciter à se calmer. Par dessus sa main tremblante, tu lis les quelques mots qu’il a écrits et tu poses ta main sur la sienne pour qu’il arrête d’écrire. Tu n’as pas besoin de savoir la suite, il a l’air assez mal comme ça. Après tout, il devait bien avoir ses raisons et il te les dirait une fois le moment venu, l’important pour toi étant d’apaiser ta conscience, tu es tranquille à présent ; tu n’as pas causé son départ. « T’en fais pas Kiméo, ça fait un bon moment que je t’ai pardonné va. Je ne suis même pas sûre de t’en avoir vraiment voulu un jour. » Tu poses ta main sur sa joue et la caresses : « Comment aurais-je seulement pu t’en vouloir ? » Et tu le penses. Malgré la rancune et les regrets, ton affection a toujours été la plus forte. Dans un regard tendre – de ceux qu’auraient pu adresser une mère à son enfant- tu lui tends le petit doigt pour sceller un pacte. C’est un moyen de te rassurer, les promesses ne valent rien sans le pacte du petit doigt.

Mais soudain, alors que tu penses que tout va pour le mieux, le comportement de ton ami change. Il devient plus renfermé, son regard s’assombri et tu essaies de lire à travers son souffle saccadé, mais tu en es incapable. Tu attends, attends qu’il parle, qu’il mette fin à la torture de le voir si confiné. es attentive, une amie se doit d’écouter. Alors, tu écoutes. Tu l’écouterais jusqu’au bout de la nuit s’il le fallait. Tes sourcils se froncent, tu aimerais ôter sa peine d’en parler, que ce soit plus facile pour lui. Mais qui a dit un jour qu’il était facile que de se confier ? Certes, souvent, tu te répètes que pour toi c’est si naturel de t’ouvrir à Azazel parce qu’il te connaît déjà par cœur, mais ça ne l’a pas toujours été. Tu le laisses écrire et tu es même étonnée de voir à quelle vitesse le crayon peut glisser sur le papier. Kiméo a fait des progrès et ça t’enchante. Sa première phrase te bloque quelque peu. Tu n’as jamais fait l’amour. Oh, c’est pas faute d’avoir entendu des gens en parler et de connaître approximativement le mécanisme, mais tu as préféré te garder pour le jour où tu retrouverais Bambi, après tout, à qui d’autre aurais-tu pu décemment offrir ton corps ? Personne. Absolument personne. Il continue et tu te rends compte qu’il s’est vraiment plongé dans un sacré merdier. Tu es quelque peu partagée entre la joie qu’il ait retrouvé les siens et la peine que la situation tourne ainsi au vinaigre. Tu vois qu’il souffre aussi, qu’il culpabilise. Tu aimerais bien lui dire que ce n’est pas grave mais tu es incapable d’imaginer l’ampleur des dégâts. A vrai dire, tu ne connais pas grand chose à l’amour et à ses difficultés. Pour toi, tout a toujours été facile, c’était Bambi, un point c’est tout. Mais t’aime-t-il seulement encore aujourd’hui ? Tu n’en as pas la moindre idée et tu ne peux pas t’empêcher de l’imaginer au lit avec une autre femme. Ça te glace le sang, et d’un coup, tu n’es pas bien. Pas bien du tout. Il finit d’écrire, te regarde come un enfant apeuré pour finalement prendre la parole : Tu aimerais trouver les mots mais ce n’est pas évident, alors tu souris, tu respires un bon coup et tu essaies : « Je suis contente que tu les aies retrouvés, tu en avais besoin. Après cette histoire me semble bien compliquée. Tu lui en as parlé à Harlow ? De ce qu’elle ressentait vraiment ? Pour toi ? Et pour Banzaï ? Je veux dire… Tu n’es pas le seul à l’avoir « trahi » comme tu dis, elle l’a fait avec toi et ce genre de bêtise n’est pas le fardeau d’un seul homme. Ça ne s’est passé qu’une fois ? Non parce qu’il ne faudrait pas qu’elle passe de l’un à l’autre… ça ne pourrait qu’aggraver la chose. Mais même si ça va li faire mal, qu’il risque de ne pas comprendre, de ne plus vouloir avoir à faire avec vous pendant un moment… Tu sais que je vais te dire de lui dire la vérité Kiméo. Et ce même si automatiquement toi et Harlow allez en souffrir. J’ai toujours pensé que l’honnêteté était importante dans la vie et que si l’on est pas sincère, il finit toujours pas nous arriver des bricoles. C’est pour ça que j’essaie de ne pas mentir… Un secret n’est un secret que s’il ne te pèse pas, sinon ça devient une tare. Te laisse pas engloutir là-dedans va. Il faut en discuter. T’as bien fait de venir m’en parler, c’est déjà un grand pas en avant. Mais il faut absolument que tu lui parles… à Harlow. Tu penses que tu peux y arriver ? » Et tu prends ses mains dans les siennes pour lui montrer que tu es là, que quoi qu’il arrive toujours tu le soutiendras : « Je serai là quoi que tu décides tu sais. Je te lâche plus maintenant. Jamais. Ce n’est pas facile et j’en conçois. Mais il faut que tu montres que toi aussi tu es un homme et crois moi, tu n’es pas un simple homme mais t’es un homme bien et ils se font rares. » Et tu penses chacun de tes mots, tu espères qu’il ne se mette pas à en douter.
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Kiméo-Ed Swann Jelani

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MessageSujet: Re: (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. (alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes. EmptyLun 7 Juil - 19:48



deux enfants hors des normes.

Ton cœur n’a pas battu aussi fort depuis bien longtemps. C’est comme s’il revivait d’un seul coup. Comme par magie. Juste parce qu’elle est là, juste parce qu’elle est devant toi. C’est véritablement incroyable. Le soleil brille de nouveau, c’est le printemps après l’hiver. La joie après la tristesse, les sourires après les larmes. C’est si bon. C’est si bon de la retrouver après tout ce temps sans elle que tu en arrives à te demander comment tu as pu te séparer d’Alakay pendant si longtemps. Comme tu as fait pour survivre sans elle. Sans sa fraîcheur, sans sa douceur. Sans sa bonne humeur. Son sourire est si tendre que tu as des palpitations dans la poitrine. C’est agréable. Tu oublies tout. Tu oublies tout lorsque les deux prunelles candides posent sur toi un regard pareil à une caresse à peine esquissée. Tu le sais maintenant, tu en es certain. La jolie bichette t’est trop indispensable et tu ne peux plus imaginer un moment de ton existence sans elle. Ce serait un peu comme continuer de vivre avec un morceau de toi qui te manquerait. Comme une part de toi qui t’aurait été arrachée. Alakay est certainement la jeune femme la plus importante à tes yeux après ta belle Harlow. Il est évident pour toi que personne ne pourra jamais égaler ton amie de longue date, mais ta relation avec Alakay est spéciale à tes yeux. Elle est telle que tu lui accordes une confiance aveugle, une place de choix dans ton petit cœur. Que tu la laisses faire partie de ton univers intime et protégé. Tu n’as pas peur avec elle. Tu n’as pas de doute. Tout est si simple, si tranquille, lorsqu’il s’agit d’Alakay.
Et même si tu ne le lui dis pas, tu le lui montres. Par des gestes, par des regards. Par tes sourires. C’est comme une déclaration tacite, qu’elle seule peut comprendre. C’est comme des mots d’amour soufflés dans la brise du vent. Tu n’as jamais été doué avec les paroles, avec les mots. Ils t’encombrent, ils te handicapent. Ils te paralysent. Ils sont comme des lourdeurs que tu sens au creux de ton estomac. Tu es toujours si angoissé de devoir parler. C’est une horreur pour toi, une véritable peur. Car tu sais que ta voix trébuchera, que tu bégaieras. Tu sais que tu n’y arriveras pas. Non, tu n’arriveras pas à sortir tous ces mots que tu voudrais dire, à exprimer tout ce que te vient à l’esprit. Parce que ce que tu penses ne ressemble jamais à ce qui s’échappe de tes lèvres, comme si tous tes raisonnements perdaient de leur beauté lorsque tu te mets à parler. Ta voix est pourtant jolie, un peu grave et rocailleuse. Parfois légèrement éraillée, mais pas désagréable à écouter. Mais voilà, ces blancs dans ton discours, ces hésitations impromptues rendent le tout si moche. Si disgracieux. Alors tu as appris à communiquer autrement. Tu as appris à faire passer tes messages d’une autre manière, d’une autre façon. Tu t’es libéré de la parole pour traduire tous ces mots que tu ne peux pas dire en gestes. En attouchements. Tu fais toujours passer beaucoup d’émotions à travers tes regards, tes sourires. On te comprend – tout du moins, les personnes qui te connaissent bien arrivent à te comprendre. Et Alakay a sûrement été celle avec qui tu t’es senti le plus libre, en dehors de ton Nuka. Cette réciprocité des sentiments a été si immédiate et si puissante que tu ne t’es plus posé de questions. C’était elle, personne d’autre.
« Je… J-je ne sais pa-as, tu souffles avec un sourire un peu contrit mais tellement heureux de savoir que ton amie ne te tient pas rigueur de ton abandon. J-j’ai été un, un mauv-vais ami. » Et tu t’en veux pour ça. Tu t’en veux d’avoir ainsi disparu de son univers alors qu’elle comptait sur toi. Tu t’en veux parce qu’elle ne t’aurait jamais fait ça, elle. Elle serait restée. Comme elle l’a toujours fait depuis que vous vous connaissez. Elle est si fidèle, si dévouée à ceux qu’elle aime. Vous vous ressemblez beaucoup sur ce point-là. Vous donneriez absolument tout de vous pour une personne que vous aimez. Et bien sûr, tu penses immédiatement à ta belle Harlow. Ta douce Harlow. Même si avec elle vient ce sentiment destructeur de la culpabilité, ton amour pour l’ancienne hyène est si fort que tu lui offrirais jusqu’à ta vie si elle te le demandait. Mais à quoi ça servirait ? Tu sais bien qu’elle choisira Banzaï au bout du compte. Que c’est lui qu’elle préférera. Et cette pensée est douloureuse. Si douloureuse que tu sens presque ton cœur s’éclater contre tes côtes à chaque fois qu’elle te traverse l’esprit. Pourtant tu ne dis rien, jamais. À qui pourrais-tu en parler ? Tu n’as personne d’autre dans ta vie, sinon Alakay. Ton Nuka est encore à l’hôpital, tu ne revois plus ta bande et tu n’es pas du genre social. Alors la brunette est la seule avec qui tu peux discuter de ce que tu ressens. De ce qui pourrit au creux de ton estomac. De ce vide que ton amour pour Shenzi creuse en toi. Tu ne sais pas exactement quoi faire avec tout ça, avec tout ce que tu ressens. C’est comme si tu portais un énorme poids sur ton dos, le trimbalant partout où tu vas, sans aucun moyen de t’en défaire. De t’en débarrasser. Il est là, à t’écraser petit à petit. Tu t’enfonces, tu t’abîmes. Tu t’essouffles.
Écrire tout ça est alors bienfaiteur. C’est comme une libération. C’est agréable, ça soulage. Tu te sens un petit peu mieux, comme si elle acceptait de partager ce fardeau avec toi. Comme si elle t’aidait à porter un peu de cette peine avec toi. Comment pourras-tu jamais la remercier d’être encore là, près de toi ? « Je n’ose pas en parler, tu écris rapidement, nez baissé dans ton carnet comme pour éviter de la regarder, comme si tu avais honte des mots qui tu étais en train de tracer. Je suis effrayé à l’idée d’aborder ce sujet avec elle. Je ne veux pas savoir qu’elle va choisir Banzaï, qu’elle préfère Banzaï à moi. Même si, au fond de moi, je sais très bien que je ne vaux rien à côté de lui, je ne veux pas qu’elle me le dise. Ça me ferait trop de peine. Je ne le supporterais pas venant d’elle. » Ton estomac se révulse à la seule idée qu’Harlow puisse un jour te dire tout ça. Comment est-ce que tu pourrais seulement l’accepter venant de la femme que tu aimes ? Bien sûr que Banzaï est mieux que toi, bien sûr qu’il la rendra plus heureuse que toi. Mais n’es-tu pas en droit d’espérer, toi aussi, même un tout petit peu ? Probablement pas. Pas alors que tu as trahi celui que tu considères comme ton frère, comme ta famille. « Je sais que je dois lui dire la vérité, tu acquiesces sur le papier. C’est ce que je me dis tous les jours dans ma tête. Mais chaque fois que j’essaye de lui parler, je panique. J’ai peur qu’il ne me pardonne jamais. Qu’il ne veuille plus me revoir… Et s’il ne voulait plus de moi comme meilleur ami ? Je suis censé faire quoi, moi, sans lui ? Il est ma seule famille… Avec Harlow, ils sont la seule famille que je possède… » Tu te mords la lèvre inférieure jusqu’à ce qu’un goût de fer envahisse ta bouche. Les larmes te brûlent les paupières. « Bien sûr, je sais que tout est de ma faute et que je mérite qu’il me laisse tomber mais… J’ai déjà eu tant de mal à me faire à ce monde, à m’habituer à tous ces gens autour de nous… J’ai déjà vécu sans eux, ici. Et je ne peux pas recommencer. Je ne peux pas faire ça à nouveau. C’est au-dessus de mes forces, tu confesses tandis que ta main tremble sur les pages de ton petit carnet. Je ne pourrai pas faire avec leur absence une nouvelle fois. »
Tu sais pourtant qu’Alakay a raison. Que tu dois parler. Avec Harlow, avec Banzaï. Tu dois clarifier cette situation qui s’envenime, qui s’embourbe. C’est un peu comme un abcès qui s’infecte, petit à petit. Toujours plus. C’est comme un éléphant dans le salon de ton appartement. C’est comme un bouton qu’on essaye de cacher avec du maquillage. Plus on tente de le dissimuler, plus il devient visible. Tu clignes un peu des yeux, tentes tant bien que mal de ne pas te mettre à pleurer comme un stupide enfant. La chaleur des doigts d’Alakay se refermant sur les tiens arrive à te faire sourire. Légèrement. Ça te fait du bien de la sentir là, avec toi. « J-je ne sais pa-pas ce que je-e ferais s-sans toi-i, tu articules difficilement, la gorge nouée d’émotion. » Oui, Alakay était comme la voix de la sagesse pour toi.

© clever love.



ce grand manège


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(alakéo) ■ un amour, du courage et deux enfants hors des normes.

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