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 Tu seras mienne ou tu ne seras rien [NYMRIEL]

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Gabriel C.R. Frollo

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Gabriel C.R. Frollo
J'ai posé bagages ici le : 11/06/2013 Jouant le rôle de : Frollo (team bossu de notre dame) Nombre de messages : 375 On me connait sous le pseudo : nenes (Inès) Un merci à : SWAN ; northern lights. ; tumblr Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Johnny Perfection Depp
MessageSujet: Tu seras mienne ou tu ne seras rien [NYMRIEL] Tu seras mienne ou tu ne seras rien  [NYMRIEL] EmptyMar 25 Fév - 2:00


 

 

faites qu'elle soit à moi et à moi seul
Dès le réveil son image lui était apparue comme une obsession. Il n'arrivait pas à la chasser. Pourtant elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres. Un point insignifiant de son existence. Elle n'avait pas plus d'importance qu'une autre et il ne comptait pas lui en donner. Seulement, elle s'était offerte à lui sans beaucoup de résistance. Il n'avait pas eu à user de beaucoup de stratagèmes plus pervers les uns que les autres pour l'attirer à lui. Elle lui était apparu brisée, abandonnée, surement rescapée endommagée d'une récente rupture. Il ne comprenait d'ailleurs pas comment ce genre d'événement pouvait provoquer un tel chaos dans la vie de tout les êtres vivants. Il n'avait jamais été attaché à quelqu'un assez fortement pour éprouver le besoin de lui parler tout les jours, de le toucher à chaque instant, de le voir pendant des heures. Foutaises. Tout ça était inutile. Certains lui auraient rétorqué qu'il donnait tout cet amour à Dieu et auraient ricaner devant l'apparente absurdité de leurs propos. Pauvres sots. Il aurait sacrifié toutes les relations humaines du monde pour simplement quelques secondes privilégiées avec Dieu. Il était tout, il n'avait besoin de rien d'autre. Certains prétendaient que Dieu finirait par lui tourner le dos et qu'il se retrouverait seul, abandonné, sans attaches. Pauvres sots. « Je ne t'abandonnerais jamais Gabriel. Tu es mon messager, le seul sur cette Terre en qui je peux avoir confiance. » Il sourit satisfait et honoré. « Je le sais bien mon Seigneur. Ils essayent de détruire ce que nous avons. Ils essayent de vous rabaisser à mes  yeux mais jamais ils n'y arriveront. » Sa voix siffla dans le silence des couloirs dépravés de ce "pensionnat". Il en eu un frisson sur la colonne tellement l'idée d'habiter ici, avec tout ces rebus de la société le dégoutait. Il se serait cru dans la cour des Miracles ce repère infâme de la vermine bohémienne qui pourrissait Paris. Il marchait pourtant imperturbable. Il n'était pas du genre à laisser transparaitre ses peurs ou ses inquiétudes. Il se devait d'avoir en permanence l'air serein et sur de ses actions. Il arriva finalement à son but. La porte semblable aux autres était pourtant toute différente. Il asséna trois grands coups sans plus attendre, déjà agacé de devoir patienter. Il pris la peine de pousser la poignée mais bien évidemment la porte avait été fermée à clé. Il en était réduit à attendre qu'on daigne lui ouvrir. Et attendre n'était pas son fort. Elle allait peut-être s'amuser à le faire patienter, ce genre de sorcière est toujours prêt à tout. Mais maintenant qu'elle était sienne, maintenant qu'elle s'était laissé faire, qu'elle était tombé sous son charme vicieux, il se devait de la garder prêt de lui. Il n'était pas encore décidé à la chasser. Il voulait en savoir plus sur elle, pas qu'il s'intéresse réellement à sa vie. Elle n'était qu'une femme parmi tant d'autre finalement. Et pourtant, il lui semblait impossible d'en rester là, comme il avait l'habitude de le faire. Cette fois ci, il en voulait plus. Elle avait cédé oui, elle c'était offerte à lui, l'avait laissé diriger son corps au cours d'une nuit endiablée et aujourd'hui il avait besoin de se prouver qu'elle lui appartenait. Il ne faisait jamais dans la demi mesure. Pour lui, c'était tout ou rien, et avec elle se serait tout, jusqu'à ce qu'il décide le contraire. Alors, quand elle ouvrit enfin la porte, il prit les devants la repoussant à l'intérieur, il rentra sans états d'âmes dans son dortoir et referma la porte derrière lui.  « C'est donc ici que tu te caches. Où étais-tu depuis l'autre nuit ? Crois-tu pouvoir profiter de moi et disparaitre sans rien dire ? » On aurait pu croire  à une crise de jalousie d'un amant malmené, en vérité, il prononça ces mots d'une voix si calme, si empreinte de mépris que l'on ne pouvait s'y tromper, c'était plutôt le questionnement du juge qui cherche à tout prix à faire couler son accusé. Mais il fallait qu'elle s'y habitue, il n'était pas tendre, ne le serait jamais et pourtant, il était bien décidé à la garder dans sa vie.

© charney


Je clame que mon âme est pure de ma vertu j'ai droit d'être fier. Mon coeur a bien plus de droiture qu'une commune, vulgaire foule de traîne-misère..

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Dernière édition par Gabriel C.R. Frollo le Mer 25 Juin - 15:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu seras mienne ou tu ne seras rien [NYMRIEL] Tu seras mienne ou tu ne seras rien  [NYMRIEL] EmptyMer 30 Avr - 13:18


Ces derniers temps, Nymeria se sentait mieux. Le vide laissé par Squiz, se refermait peu à peu, et parfois, elle ne le sentait même plus creuser son corps de souffrances. Elle était résolue à tourner à la page, à cesser de s'appitoyer sur un homme qui l'avait lâchement abandonnée, sans même un au revoir ou une explication. Il ne le méritait pas, il ne méritait pas toutes ces larmes qu'elle avait laissées couler pour lui. Il ne méritait pas son amour, tout simplement. C'est la colère qui remplaçait peu à peu la tristesse. Et quand elle était en colère, Nymeria ne faisait pas les choses à moitié. Cette fois, elle avait décidé de reprendre le cours de sa vie « post-Squiz », ce qui consistait à s'ennivrer certains soirs dans les bars, et à rentrer avec un quelconque inconnu pour partager une nuit de plaisirs. Pas d'attaches, aucunes attaches, pour éradiquer toute potentielle souffrance future. Elle refusait de revivre à nouveau une histoire d'amour qui la déchirerait, la laisserait amère et seule avec pour seul compagnon son cœur meurtri. Ce matin, elle se balladait donc dans sa chambre en chantonnant, ce qui ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Un bruit sourd résonna dans la pièce et elle tourna la tête vers la porte d'entrée, située de l'autre côté, dans le salon. De la visite. Pourtant elle n'attendait personne et aucune de ses colocataires n'étaient présentes. Nymeria jeta un coup d'oeil sur sa tenue qu'elle jugea acceptable : un short en jean, court mais pas trop, et un tee-shirt blanc imprimé avec un dessin de Mickey et Minnie. Hier soir, elle n'était pas sortie, elle était donc présentable, néanmoins, elle passa quelques secondes devant la glace pour vérifier que ses cheveux ne soient pas trop emmelés. Parfait. Après tout, elle ne savait pas qui se trouvait derrière cette porte, mieux valait faire bon effet. D'un pas léger, elle se dirigea donc vers l'entrée, et ouvrit, pour se retrouver face à un homme un peu plus grand qu'elle, plutôt très beau, brun, avec un charme certain bien que mystérieux. Oui elle se souvenait de lui, elle avait passé une nuit avec lui. Une nuit pour le moins exceptionnelle, elle devait le reconnaître, ce n'était pas le genre d'homme que l'on pouvait oublier, il était si... Différent. Cependant, elle n'avait pas compté le revoir, et le trouver devant chez elle la laissait perplexe. Avant même qu'elle ne réagisse, il pénétra dans la pièce sans y avoir été invité, la poussant au passage. « C'est donc ici que tu te caches. Où étais-tu depuis l'autre nuit ? Crois-tu pouvoir profiter de moi et disparaitre sans rien dire ? » Sous le choc, elle écarquilla les yeux. Pour qui se prenait-il ? Il semblait presque jaloux, comme si elle lui appartenait. Et d'où se permettait-il de s'inviter ici ? Non vraiment, elle n'appréciait pas, et son ton méprisant n'arrangeait rien. La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine, sourcils froncés et décida de jouer l'innocente, pour le provoquer : aucune raison de piquer une colère, ce serait encore pire. Elle préférait jouer de la situation, si déplaisante soit-elle. « Excusez moi Monsieur mais je ne sais pas qui vous êtes. Je crois comprendre que nous avons passé une nuit ensemble, mais une nuit reste une nuit. Je n'appartiens à personne, je suis libre, et je « disparais » si j'en ai envie. » Elle le regardait droit dans les yeux pour appuyer ses paroles, sans se démonter. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds, pas aujourd'hui en tout cas. « Je tiens d'ailleurs à vous signaler que vous êtes ici chez moi, sans y avoir été invité. Alors soit vous adoptez un ton plus aimable, soit vous quittez les lieux. » Elle était totalement consciente de chacun des mots employés et elle se doutait qu'ils ne plairaient pas à cet homme là, elle le sentait, et c'est bien ça qui l'amusait. Sans savoir pourquoi, elle se délectait de ce petit jeu, sa colère lui échappant déjà pour laisser place à un autre sentiment. Un sentiment indéfinissable, plus ambigu. Quelque chose lui disait qu'il ne quitterait pas les lieux maintenant, même si il n'accédait pas à sa requête.


Dernière édition par Nymeria P. Hepburn-Cold le Sam 1 Nov - 21:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu seras mienne ou tu ne seras rien [NYMRIEL] Tu seras mienne ou tu ne seras rien  [NYMRIEL] EmptyMer 25 Juin - 15:16


 

 

faites qu'elle soit à moi et à moi seul
Elle rayonnait quand elle vint lui ouvrir la porte. Il reconnu sa longue chevelure blonde ensorceleuse, ses grands yeux verts enchanteurs, ses courbes affriolantes. Elle dévoilait sans même sembler y faire attention ses longues jambes, elle semblait si naturelle et fraîche qu'il ne put s'empêcher de la fixer un instant. Elle semblait peu heureuse de le voir ici, chez elle, mais évidemment il n'y prêtait pas la moindre attention. La revoir lui procura un sentiment puissant au creux de l'estomac, mais il ne réussissait pas à le définir. Quelle était encore cette sorcellerie ? Qui était-elle ? Surement une messagère de Satan, envoyée par le Diable pour le détourner de la vertu et du droit chemin. Il aurait du la fuir comme la peste, ou s'occuper de la brûler vive sur la place publique. Il sentait qu'elle représentait une menace. Pourtant, il ne laissa rien transparaître. Comme à son habitude il joua l'indifférence, voir le mépris. Il voulait lui faire ressentir que si il était là aujourd'hui, elle devait s'en estimer heureuse, apprécier ce cadeau qu'il lui offrait, la chance de passer plus de temps avec lui. Pourtant, l'insolente croisa les bras sur sa poitrine, comme pour le défier et d'un air faussement innocent osa le défier. « Excusez moi Monsieur mais je ne sais pas qui vous êtes. Je crois comprendre que nous avons passé une nuit ensemble, mais une nuit reste une nuit. Je n'appartiens à personne, je suis libre, et je « disparais » si j'en ai envie. » Ses grands yeux plantés dans les siens froids et étonnés, elle semblait sûre d'elle et prête à se défendre. Il haussa les épaules, sa lèvre supérieure s'étira légèrement. Il ne s'était pas attendu à une telle réponse. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre et continua sur sa lancée. « Je tiens d'ailleurs à vous signaler que vous êtes ici chez moi, sans y avoir été invité. Alors soit vous adoptez un ton plus aimable, soit vous quittez les lieux. » Il laissa échapper un rictus, il devait être en plein rêve. Cette sorcière, osait prétendre ne pas le reconnaitre et tentait de le faire taire. Ne savait-elle donc pas qui il était ? Il commença à marcher d'un pas lent, en prenant soin d'appuyer chacun de ses mouvements. Il fit le tour de la pièce sans lui prêter plus d'attention que si il s'était trouvé en pleine rue et non pas dans son appartement. Il finit par arriver à sa hauteur, baissant les yeux pour croiser son regard il siffla entre ses dents. « Foutaises. » Il laissa ses lèvres s'étirer en un sourire qu'il aurait qualifié d'amical mais qui devait plutôt sembler sadique. « Tu peux me mentir, mais le Seigneur est au courant. Je vois dans tes yeux que tu sais très bien qui je suis. » Il leva les yeux au ciel un instant. Le Tout Puissant ne lui communiqua aucune parole ce qui le déstabilisa un instant, il allait devoir agir sans être guidé. Il déposa sans la moindre gêne une main sur sa joue, d'une façon étonnamment douce à laquelle il s'attendait pas lui même. « N'as tu pas compris qu'aujourd'hui tout ce qui était à toi était également à moi ? » Il laissa échapper un rire malsain avant de s'écarter d'elle. En vérité, si il voulait agir le plus naturellement du monde, il devait se tenir légèrement éloigné d'elle. Cette sorcière usait de son pouvoir maléfique sur lui. Elle voulait l'entrainer à nouveau vers le pécher, le détourner du droit chemin. Il l'avait ressenti au  plus profond de son être en déposant sa mains sur son visage. C'était comme une brûlure partie du bout de ses doigts et se propageant dans l'ensemble de son corps. Si elle pensait l'avoir en jouant l'innocente et en le piégeant par la suite, elle se trompait. Il était Gabriel Frollo, messager de Dieu, juge suprême. Il ne se laissait abuser par personne. Persuadé d'avoir réussit à la berner, il la regarda en haussant un sourcil d'un air narquois. « Ta sorcellerie ne te sera d'aucune aide sur moi. Je n'ai pas l'intention de partir, personne sur cette Terre n'est capable de me diriger, de me commander. Tu as cru pouvoir abuser de moi l'autre soir et t'en tirer sans la moindre conséquence. Sache que ça ne se passe pas comme ça. »  Il avait du mal à imaginer quel était son plan diabolique. Elle semblait si innocente face à lui. Pourtant, il n'était pas du genre à accorder sa confiance, pas du genre à se faire avoir. Pourtant quand ses grands yeux clairs se posaient sur lui, il ressentait une chaleur, un bouillonnement qu'il n'avait jamais éprouvé auparavant. Il n'arrivait pas à déterminer si c'était une bonne ou une mauvaise chose, il savait juste qu'il ne devait pas se laisser ensorceler. Dieu ne lui pardonnerait pas.  

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MessageSujet: Re: Tu seras mienne ou tu ne seras rien [NYMRIEL] Tu seras mienne ou tu ne seras rien  [NYMRIEL] EmptySam 1 Nov - 23:37


Le premier sentiment qui l'avait assaillie était la surprise, mais il avait vite laissé la place à un tout autre sentiment, beaucoup plus puissant, la colère. Elle avait détesté dès la première seconde les manières très cavalières de ce beau brun. Son regard la déstabilisait, elle y lisait à la fois une envie puissante mêlée à la haine. La haïssait-il ? Mais pourquoi dans ce cas ? Qu'avait-elle fait de mal ? Elle n'en avait aucun souvenir et elle ne s'attarda pas sur son analyse, se concentrant plutôt sur l'étrangeté du moment. Elle avait décidé de le prendre de haut elle aussi, qu'il comprenne ce qu'était ce sentiment de colère qui s'immisçait en chaque cœur quand on était rabaissé. Comme elle l'avait deviné, il n’appréciât pas du tout son attitude dédaigneuse, l'espace de quelques secondes, elle aperçu même sa surprise, il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle le méprise, il devait penser qu'elle lui tomberait dans les bras, mais elle avait déjà été trop faible avec les hommes et elle était maintenant décidée à s'affirmer. Elle était d'ailleurs fière de décrypter quelques sentiments de cet homme qui se donnait des allures distantes et qui se croyait invulnérable. Elle même se prenait au jeu, se donnant aussi des airs supérieurs, et elle savoura ce rictus qu'il laissa échapper, comme si elle l'avait heurté dans son honneur. Oui il était face à une battante, pas face à une faible qu'il manipulerait comme il le souhaitait, elle ne serait pas sa poupée. Loin de se démonter, elle le suivit des yeux quand il tourna dans la pièce sans même la regarder, se demandant ce qu'il avait en tête, sûrement tentait-il de reprendre contenance pour répliquer et elle attendait avec impatience de savoir quels mots il allait prononcer. Quand enfin il s'arrêta pour la toiser, elle affronta son regard. « Foutaises. » Elle ne bougea pas d'un centimètre, arquant simplement un sourcil, plutôt amusée que choquée. Son sourire presque sadique déclencha néanmoins un long frisson glacé qui lui donna la chair de poule. « Tu peux me mentir, mais le Seigneur est au courant. Je vois dans tes yeux que tu sais très bien qui je suis. » Elle avait oublié que c'était un homme croyant, et ses paroles la troublère un instant. Elle n'était pas habituée à faire face à de telles personnes, si investies dans leur foi, et qui croyaient parler à leur Dieu. Elle secoua la tête de gauche à droite en signe de négation, elle ne croyait pas ses justifications, il avait simplement percé à jour son petit jeu, rien de plus. Ce qui la surprit en revanche, c'est la main qu'il posa sur sa joue avec une douceur infinie, comme si il lui offrait une caresse, comme si son corps trahissait toute la tendresse qu'il voulait lui exprimer alors que ses mots étaient secs et cassants. Elle ne savait que comprendre dans ce geste, il était donc si touché par elle ? Si c'était le cas, elle n'aimait pas ce côté distant qu'il se donnait, elle aurait préféré qu'il lui dise clairement les choses, mais il ne semblait pas être ce genre d'homme. Elle ne bougea toujours pas, savourant plutôt le contact de sa peau. « N'as-tu pas compris qu'aujourd'hui tout ce qui était à toi était également à moi ? » Ce ton n'allait pas avec la douceur dont il avait fait preuve, le décalage était si grand… Ses paroles  et son rire la glacère, elle ne savait sur quel pied danser avec lui, elle ne savait si il fallait le prendre au sérieux, serait-elle tombée sur un psychopathe ? Non elle ne le laisserait pas refermer ses griffes autour d'elle. Et pourtant, pourtant elle sentait qu'il avait déjà une certaine emprise totalement inexplicable sur elle. Quand il avait ôté sa main, elle avait immédiatement senti un creux dans son ventre, comme si le contact de sa peau sur la sienne lui manquait déjà, c'était insensé, et elle devait passer outre. Pour ça, elle se concentra sur son visage fermé. « Ta sorcellerie ne te sera d'aucune aide sur moi. Je n'ai pas l'intention de partir, personne sur cette Terre n'est capable de me diriger, de me commander. Tu as cru pouvoir abuser de moi l'autre soir et t'en tirer sans la moindre conséquence. Sache que ça ne se passe pas comme ça. »  Elle n'appréciait pas du tout ce qu'il osait lui dire, elle ne voulait pas appartenir à qui que ce soit, plus maintenant. Elle savait qu'il refuserait de partir et c'est ce qui l'avait encore plus amusée, ce qui avait guidé son comportement à elle, mais l'entendre prononcé lui faisait à nouveau un effet étrange, comme une chape de plomb s'abattant sur elle pour la clouer sur place, c'est son vocabulaire si particulier qui la surprenait tant aussi. Elle savait depuis la seconde où leurs regards s'étaient croisés pour la première fois qu'il était particulier mais pour le moment, elle ne parvenait pas à s'y faire. Sa détermination à ne pas le laisser prendre l'emprise sur elle la poussa à s'imposer un peu plus, elle se redressa, pour se grandir et déployer son charisme, pour accentuer l'impact des paroles qu'elle allait prononcer. « Allons donc, n'invoque pas ton Dieu  pour exprimer tes propres jugements. Tu n'es qu'un homme parmi d'autres, et je t'ai effectivement oublié, je n'ai qu'un vague souvenir de toi. » Faux, totalement faux, pure provocation destinée à lui rendre la pareille de ses actes. Ce fut son tour d'arpenter la pièce, sauf qu'elle  ne le lâcha pas des yeux. Elle se mordilla la lèvre une seconde et poursuivit : « Et ce n'est pas une nuit qui fait que je suis à toi, je me répète mais je suis libre, il va falloir que tu t'ancres ça en tête. Ma vie m'appartient, je me suis déjà damnée pour un homme et il est hors de question que ça recommence. » Elle était passé du vouvoiement au tutoiement sans s'en rendre compte, certainement pour avoir plus d'impact sur lui, et pour se mettre à son niveau étant donné qu'il utilisait le « tu » avec elle.  Elle avait tout de même l'impression d'en faire trop, utiliser un ton si autoritaire ne lui ressemblait pas, mais elle devait s'imposer, c'était comme un besoin vital , maintenant qu'elle avait commencé, elle ne pouvait plus s'arrêter. « Je ne fais usage d'aucune sorcellerie, je suis simplement une femme et tu ne sembles pas te rendre compte que tu éprouves une attirance pour moi. Je n'ai pas abusé de toi, tu étais consentant il me semble. J'aimerai cependant que tu m'exposes ces soi-disant « conséquences » !  » Un rire faux sortit de sa gorge alors qu'elle se campait face à lui, ses yeux dans les siens, dans l'attente de sa réponse. Elle ressentait un besoin fou de le provoquer, même si au fond, elle aurait aussi aimé l'embrasser. L'ambiance était électrique, elle n'était plus d'humeur à chantonner comme ce matin, mais elle voulait pousser cet homme si mystérieux dans ses retranchements pour découvrir son vrai visage. « Après, tu pourras partir si tu t'acharnes à croire que je suis tienne. Je n'appartiens qu'à moi, c'est ainsi. » Elle haussa les épaules, un sourire amusé se dessinant sur son visage.
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