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Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. Vide
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 Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant.

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Ruby M . Loxley

My life with you
AMOUR-AMITIÉ-EMMERDE:
LISTE-DES-CHOSES-A-FAIRE:
VOTRE RÊVE: Parvenir à vivre enfin notre amour pleinement et dans la joie.
Faites place à la vedette
Ruby M . Loxley
J'ai posé bagages ici le : 08/10/2012 Jouant le rôle de : La belle Marianne. Nombre de messages : 2877 On me connait sous le pseudo : Toujours le même. Un merci à : Avatar by me + Tumblr Je suis fier(e) de porter l'avatar de : K.Stew <3.
MessageSujet: Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. EmptyMer 1 Oct - 14:33


Que n'avons-nous d'ailes pour nous envoler ? Qui prendra pitié de nos larmes ? Y a-t-il une âme qui priera pour moi … Loin de Nottingham ?


 « Souvent le désespoir a gagné des batailles. » Le regard à mi tourmenté par les fantômes d'un passé de plus en plus éloigné, la jeune fille ne pouvait détacher son regard de ces mots si significatifs pour elle. Cet auteur, bien contemporain de son époque, avait ici résumé les grands talions de l'humanité. Le désespoir savait s'immiscer de la manière la plus abrupte et la plus violente dans les mœurs et les cœurs de chaque individu. Ce dernier savait s'étendre et puiser sa force par delà les diverses ombres, qui ne cessaient de grandir alentour. Et terminait ainsi sa course, en s'installant le plus normalement possible au fond de l'être afin de ne plus lui permettre d'oser retrouver la lumière. Envahi par les noirceurs les plus épaisses, cet individu n'osait croire en un renouveau, en un bonheur qu'il ne pensait même plus avoir vécu un jour. Il n'y avait plus rien alentour, si ce n'était le froid, la solitude et la pénombre. Même les rayons du soleil, aussi puissants soient-ils, parvenaient, certes, à réchauffer la peau de ce dernier, mais son cœur n'en ressentait aucune tièdeur. Plus rien n'avait aucun attrait, rien ne se trouvait embellit ou tout simplement vivant, il n'y avait qu'une certaine habitude qui s'installait et qui laissait ainsi perdurer ce sentiment de solitude et d'abandon. Le pessimisme n'était pas dans les dogmes d'une lady, elle qui se devait de redresser fièrement le regard pour ainsi apporter le monde entier dans le sien et toutes les bontés qui en découlaient. Il n'en restait rien, rien si ce n'était que ce goût amer de tristesse et de déception. Alors oui ce désespoir semblait gagner des batailles, même la plus pure et la plus forte qu'il puisse exister. Car il semblait bien avoir eu raison de l'Amour pour une fois. Ou était-il ? Que lui était-il arrivé ? Marianne ne savait plus ce que sa raison lui dictait, tant elle se sentait complètement abandonnée. Pourtant, elle avait osé croire en son retour, y avait attaché une si grande importance, que son cœur chantonnait à tout rompre contre sa poitrine. Le sort aurait tant pu jouer en leur faveur, rien qu'une seule fois. Et pourtant, le Ciel n'était apparemment par avec eux. Non, il ne l'était pas et elle finissait par se demander intérieurement si il l'avait été un jour. Le regard malicieux de ce renard ambitieux l'assaillait encore, lui infligeait tant de peine, alors qu'elle n'osait espérer y penser. L'absence ne nourrissait plus les passions ardentes, en cette heure, elle contribuait seulement à lui infliger un mal sans précédent. Si la vie était aussi douloureuse, alors elle préférait en choisir la mort, tant son cœur pleurait encore et encore de cette absence si marquée. Le temps ne parvenait en rien à estomper la douleur, car son seul remède aurait été sa simple présence. Robin chuchotait-elle encore, tel un baume précieux quant à sa survie, qui dès lors qu'il fut prononcé, commençait déjà à se dessiner devant ses yeux. Fier, loyal, attrayant, charmant, comme son souvenir se plaisait à le lui imposer à chaque fois qu'elle osait s'en autoriser le dessein. Mais malheureusement, son cœur se mettait bien trop rapidement à souffrir des pires maux, en osant croire en un avenir trop sombre pour elle. Ruby avait du apprendre à protéger Marianne. Lui insufflant, un courage sans faille, lui dictant des habitudes à adopter de manière à ne rien laisser transparaître. Mais la nuit, Marianne perçait les barrières et s'en trouvait malheureuse. Ses pleurs, bien que inaudibles, ne cherchaient plus de réconfort, tant l'espoir s'amenuisait. Les larmes se contentaient juste de dévaler les pentes arides et de plus en plus creusées de ses joues, se frayant un passage connu, pour venir s'écraser violemment contre les plinthes d'un plancher brillant. Cet oxygène, vital, pour l'ensemble de chaque être n'en devenait que des plus douloureux à accepter pour ses poumons, tant sa raison de vivre n'avait plus d'être. Et pourtant, elle continuait...

Elle perdurait pour l'espoir, pour cette infime et fragile petite chose qui ne cessait de lui insuffler l'idée que peut être un jour tout basculerait. Peut être Il y avait tant d'acceptions derrière ce terme. Tant de volonté, tant de perspectives, mais pourtant tant d'incertitudes, que la jeune fille s'en trouvait complètement abasourdie. Que faire ? Comment réagir face à tant d'épreuves ? L'injustice battait de son plein aussi bien dans ce monde bien trop corrompu, qu'auprès de son existence toute entière. Comment parvenir à oser croire, à donner de l’espoir à un monde tout entier, alors que le notre s'effritait comme le temps parvenait à déchirer tout bien matériel ? Comment retrouver la force de s'en sortir et d'oser rêver à nouveau ? Nombre de gens se plairaient à répondre à ses interrogations sous diverses formes. Certains y verraient là l’opportunité de se tourner vers une autre existence, d'autres chercheraient simplement à s'enfermer dans un espace qui leur étaient propres. Tous parvenaient à puiser leurs propres forces pour espérer s'en sortir, pour croire à nouveau et pour tenter de se relever. Et la jeune fille faisait partie de cette totalité. Elle avait ainsi appris, d'abord timidement, à donner sa confiance en certaines personnes qui l'entouraient. Et puis, elle s'était complètement donné à cette tâche qui était véritablement la seule à mettre un peu de baume à son cœur. La seule, qui parvenait à lui laisser entrevoir, ce qu'elle ne pourrait jamais connaître, la sensation d'agir comme une mère. Ainsi, elle était devenue beaucoup plus protectrice, beaucoup maternelle envers les enfants de cet orphelinat, à qui elle faisait la lecture. Ils avaient su s'immiscer, à leur manière, dans son cœur, éveillant en elle ce nouvel espoir qu'elle pensait à jamais perdu. Marianne apaisait son être, en voulant leur offrir le monde, en cherchant à les protéger du moindre mal. Elle s'attachait, peut être un peu trop, à les rendre heureux, en leur contant des histoires, mais aussi en leur accordant des tendresses maternelles. Elle n'était plus rien, jusqu'au moment où ces sourires, ces rires et ces pleurs étaient devenus son tout, ce en quoi elle préférait se battre, au détriment de sa propre vie. Elle ne pouvait se résoudre à les laisser, jamais, elle ne parviendrait à le faire, dès lors qu'elle les admirait avec tant de bonté. Alors oui le désespoir pouvait souvent gagner des batailles, oui il était à même de parvenir à ses fins. Mais pourtant, son ennemi était bien plus grand et bien plus fort qu'il n'osait le croire.

Essuyant timidement la larme qui s'était enfuie d'entre ses paupières, la jeune fille caressait du bout des doigts les pages cramoisies de cet ouvrage. Comme si, ainsi, elle parviendrait à effacer cette satyre, comme si, ce simple geste suffirait à éradiquer toute forme de désespoir dans son cœur. Persuadée, que la force saurait reprendre ses plus fidèles attraits dès lors que son regard devrait se relever de ce recueil de feuillés. La bibliothèque était devenue, après l'orphelinat, son second lieu de refuge. Cet endroit où, elle se laissait le loisir de s'abandonner dans un monde autre que le sien. Les histoires ne cessaient de passer devant ses yeux, les unes plus dures que les autres, bien qu'il en existaient des beaucoup plus tendres. Cependant, jamais, elle n'osait franchir l'étape d'une histoire d'amour, de crainte de s'y retrouver et d'ainsi se confronter à tant de douleurs. Son héros restait à jamais celui de son cœur, ce brigand devenu le plus téméraires et le plus fidèles des chevaliers. Nul, ne pouvait dépassait sa grandeur et son audace. Ainsi donc, ce n'était pas étonnant de la retrouver en ce jour, ainsi installée à cette table dans un coin de l'espace. Presque imperceptible, telle l'ombre de cette étagère qui la surplombait et l'écrasait par sa taille, Ruby ne prêtait guère attention à ce qui l'entourait. Seuls ces mots, qui se répétaient encore et encore dans son esprit, prenant petit à petit un ton mesquin et terriblement effrayant, semblable à celui de son oncle Jean, parvenaient à percer son esprit comme la lame s'enfonçait dans le cœur de ces victimes. Mais ou était la flèche qui la sauverait ? Quand pourrait-elle entendre ce sifflement si familier, qui menaçait ses ennemis et terrassait de surcroît tout signe de désespoir ? Un soupir émana d'entre ses lèvres, alors qu'elle prenait conscience que son cœur se mourait petit à petit à tant espérer. Et puis, comme pour se persuader d'avancer, et d'aller de l'avant, ses yeux remontèrent doucement, lui permettant par la même, l'occasion de prendre conscience de l'endroit dans lequel elle se trouvait. Ses yeux timides arpentaient doucement et avec bienséance, cette grande allée qui lui faisait face. Jusqu'à ce qu'ils ne se confrontent à d'autres beaucoup plus amusés. Ces derniers parvinrent à éveiller doucement la lueur de son cœur, l'incitant alors à esquisser délicatement un sourire bienfaiteur. Cet enfant, qui la regardait avec une innocence intacte, ne pouvait que réchauffer son cœur. Elle ne prêta guère trop d'attention à ce nourrisson, ne voulant mettre aucunement une personne mal à l'aise et préféra ainsi plonger à nouveau son regard dans ce livre qu'elle tenait. Plusieurs minutes s'écoulèrent, la jeune fille était incapable d'en compter le temps en lui même, lorsqu'une voix parvint à la sortir de sa réflexion interne. Cette voix ressemblait nettement plus à des pleurs. Des pleurs de nouveaux nés en quête d'une plainte à assouvir. La jeune fille releva ses yeux doucement et pu ainsi prendre connaissance de la proximité de ces cris. Souriant de manière compatissante à ce pauvre père qui semblait complètement désemparé de la situation.

Dans son ancienne époque, Marianne y aurait trouvé là l'occasion de s'avancer et d'ainsi proposer son aide, de manière à l'apaiser, mais ces mœurs ne pouvaient trouver leur pleines valeurs ici. Aussi, et par soucis de compassion et de confiance, la jeune fille se laissa aller à sourire à ce dernier. Non pas par simple politesse, mais dans le but d'ainsi lui dévoiler une certaine confiance. Peut être parviendrait-il à la percevoir ? Peut être le monde ici présent était régi par ce terme qui ne cessait de s'étendre par delà les épreuves. Mais alors, qu'elle pensait réellement que ce jeune homme prendrait la fuite et ainsi pourrait assouvir les besoins de son enfant, Ruby fut agréablement surprise de le voir se diriger vers elle pour ainsi lui demander son aide.  « Bien évidemment mon brave, vous pouvez me le confier, nous resterons en ces lieux en attendant votre retour. » avait-elle répondu avec cette même bienveillance qui savait l'habiter dès lors qu'elle était en présence d'enfants. La jeune fille se releva de manière assez rapide et tendit ses bras pour ainsi accueillir cet être fragile, gigotant à tout va en quête de nourriture.  « Shhhh mon petit. » susurrait-elle déjà telle une mère désireuse de rassurer son enfant de ces maux qui le tourmentaient. Son regard essayait de capter celui de ce nourrisson, alors que sa main libre venait dessiner de léger rond au niveau de son ventre. Le sourire aussi beau qu'une fleur à son éclosion, la jeune fille se mit doucement à se bercer en sa compagnie alors que d'une voix tendre et mélodieuse, des notes s'échappaient timidement. Son cœur retrouvait une force quasi inespéré, alors que de ses yeux bienveillants, elle parvenait à apprécier le résultat qui émanait de son simple comportement. De nature téméraire, l'enfant s'était égosillé un peu plus, faisant ainsi se retourner quelques passants, mais finalement et tout doucement, ses plaintes devenaient de moins en moins stridentes pour se transformer en gémissements. Ses grands yeux bleutés devenaient de plus en plus clairs au fur et à mesure que les larmes s'en effaçaient et puis ses mouvements violents finirent par s'apaiser.  « Bonjour mon adoré. » parvint t-elle à laisser échapper avec cette même voix douce et maternelle, alors qu'elle laissait ce petit être prendre connaissance de ses traits.  « Apparemment votre petit ventre a besoin d'être rempli. » rajouta t-elle sur un ton amusé, alors qu'elle continuait ses caresses et avant de reprendre ces quelques notes apaisantes pour le nourrisson.

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made by pandora.






printemps éternel

« Celui qui occupe mes pensées possède les seules richesses dont je puisse ambitionner la conquête : un noble cœur, un esprit chevaleresque et un caractère loyal. Je lui serai éternellement fidèle et attachée. »


Dernière édition par Ruby M . Loxley le Mar 18 Nov - 20:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. EmptyVen 3 Oct - 13:37

ruby & diego ✻ il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant.
« SID... SIIIIIIIIIID ? » Tu t'exclamais dans l'appartement depuis ta chambre, attendant une réponse, un bruit de l'intéressé qui ne vint pas. En fait, tu trouvais que c'était calme, beaucoup trop calme par rapport à d'habitude. Tu savais que Peaches était sortie ce matin pour aller en cours, mais Sid lui t'avait promis de garder Roshan, afin que tu puisses profiter de ton jour de repos pour aller à la bibliothèque quelques heures. Seulement, maintenant que tu y prêtais l'oreille, il n'y avait ni juron coloré, ni bruit quelconque qui pourraient te faire part de la présence du paresseux. Rien. Tu te dirigeais vers la cuisine, posant le bébé dans son couffin sur la table à manger, alors que tu commençais à lui préparer quelques biberons, et c'est là que tu remarquais le post-it de couleur jaune fluorescent qui te piquait les yeux, collé sur le frigo. « Désolé le tigre, je dois aller voir Lilo c'est urgent. Je rentre ce soir, good luck. » il avait écrit de son écriture bancale, avec des smileys qui ne t'aidaient pas à mettre plus de joie dans ton humeur. Et bien, en voilà une bonne manière de laisser tomber son pote quand il en avait besoin. Tu considérais un instant le fait de changer tes plans, de rester à l'intérieur ou d'aller faire un tour autre part, mais tu n'avais pas pu aller à la bibliothèque depuis une semaine, et ça commençait à devenir long, car c'était devenu l'un de tes endroits préférés. Oui, c'était peut-être bizarre pour un ancien tigre de lire des livres, de rester au calme dans un endroit pendant des heures, de se plonger dans des pages de romans, mais tu avais appris à aimer ça. Tu finissais de préparer ce dont tu aurais besoin pour le petit et de le ranger dans un sac, en espérant qu'une fois là-bas, il resterait aussi calme qu'il était d'habitude.

Quand tu t'étais retrouvé avec lui du jour au lendemain, on t'avait rapidement dit que ça irait, qu'il ne fallait pas que tu commences à trop t'inquiéter avec l'arrivée de ce nouvel être dans ta vie. Les gens autour de toi avaient essayés de te rassurer au maximum, te disant que l'instinct paternel était une chose qui existait aussi, et que bientôt tu n'aurais plus de mal à t'habituer à tes nouvelles tâches de papa à accomplir. Et tous les jours t'espérais, tu espérais tellement qu'ils aient tous raison, car même avec trois mois de routines derrière toi, tu avais toujours peur de le faire tomber quand tu le prenais dans tes bras, et t'avais cette impression constante d'être un bon à rien. Alors souvent tu le laissais à Sid, parce que voilà quelqu'un qui savait s'occuper des enfants. Sûr il était maladroit, et quelques fois on se demandait même s'il n'allait pas l'envoyer valser à l'autre bout de l'appartement sans même le faire exprès, mais lui, il avait de suite ce truc paternel en lui. Tu te souvenais de cette époque durant l'âge de glace, où il avait pour le moins volé trois gros œufs de dinosaure mais les avait traité pendant quelques jours comme ses enfants. Enfin, dans sa tête, ils étaient carrément devenus les siens, et il se comportait comme une mère trop protectrice, avant que la mère de ceux-ci revienne réclamer ses petits. Il avait ça dans le sang, et il adorait s'occuper de Roshan, alors quand il voulait le garder tu ne refusais pas, sachant que cet enfant serait surement mieux en sa compagnie. Même Peaches, qui n'était encore qu'une adolescente, savait s'en occuper mieux que toi, et t'étais désespéré parfois, de ne pas te voir évoluer. La seul expérience que t'avais eu avec un bébé, c'était avec l'enfant des indiens – Roshan, le vrai Roshan que tu avais rencontré – et au départ, si tu l'avais disons, côtoyé, c'était car tu devais l'enlever, et le ramener à ton clan pour le bouffer. Parlons-en, d'un bon exemple.

C'est après de longues minutes que tu arrivais enfin dans la bibliothèque, roulant bien trop lentement pour éviter les accidents car tu n'étais pas si doué que cela au volant. Tu prenais le couffin délicatement, et il t'était toujours difficile souvent de t'habituer à avoir des gestes lents, tendres, doux. Toute ta vie tu n'avais été qu'un chasseur, qu'un tigre sauvage, c'était dans tes veines, et la douceur n'avait jamais été l'une de vos particularités. Il suffisait d'observer vos deux longues dents de devant, semblables à des sabres, des couteaux, qui plongeait instantanément votre espèce dans la catégorie des prédateurs, de ceux poignardant avec facilité les gazelles ou les mammouths. Maintenant, on te demandait de changer tes manies, et il fallait que tu deviennes plus prévoyant envers le bébé, que tu lui accordes toute ton attention, et tu en devenais peut-être presque trop prudent, trop protecteur, tellement l'ont t'avait rabâché qu'il fallait que tu soutiennes sans arrêt sa tête et son cou, que tu le prennes doucement pour ne pas l'effrayer ou lui faire de mal. Et comme souvent quand tu venais ici, malgré le fait que tu faisais tout pour suivre les recommandations à la lettre, tu cherchais des livres sur les bébés, les enfants, quand tu faisais une pause sur les classiques que tu avais décidé de lire.

C'est quand tu fus plongé dans un paragraphe sur l'évolution des bébés de trois mois, et que tu t'évertuais à réfléchir dans ta tête pour voir si Roshan y était aux mêmes points dictés dans le chapitre, que les premiers geignements inconfortables parvenaient à tes oreilles. Geignements qui assez vite commencèrent à se transformer en pleurs. Entendre ton fils commencer à crier était devenu l'une de tes peurs, encore plus dans les lieux publics. Sûr, ce n'était pas de ta faute, et tu t'en foutais un peu si ça énervait les autres, mais quand tu n'arrivais pas à les faire taire, la panique te tordait souvent les entrailles. Tu penchais ta tête sur le couffin, regardant le petit être qui ne semblait pas heureux à l'intérieur. « Mais… Mais qu'est-ce que tu as... Je t'ai changé il y a vingt minutes bonhomme, ça ne peut pas déjà être ça... » Tu murmurais, essayant de rester calme mais te sentant plus proche de l'hystérie à chaque seconde qui défilait. C'était dur, tellement dur de comprendre ce qui n'allait pas. Et encore, dans un coin de ton esprit, tu te disais qu'il fallait peut-être que tu bénisses ces premières années, celles où le bébé était comme un primate, marchant à l'instinct. Ses problèmes étaient faciles, il avait soit faim, ou soif, ou il était fatigué, ou il venait de faire dans sa couche. Simple. Mais plus tard il grandirait, et ses besoins deviendront encore plus difficiles à couvrir, et il voudra des jouets et tu penseras lui faire plaisir, jusqu'à ce qu'il te pleure avec sa figurine dans les mains car tu aurais eu le malheur du lui offrir la tortue ninja bleu au lieu de la rouge. Au secours.

Tu finissais par le sortir doucement du couffin, essayant de faire fi des regards frustrés et agacés des personnes qui étaient venues pour lire tranquillement. C'est vrai, une bibliothèque était censée être et rester un endroit calme, serein, où même si tu voulais demander quelque chose à ton voisin, il fallait que cela se fasse en silence, en murmure. Qu'ils aillent dire ça à ton fils, coincé avec un père qui ne savait pas s'y prendre. Tu le tenais bien contre toi, calant sa tête contre ton bras, et tu essayais de le bercer afin de le calmer. « Si seulement tu pouvais me faire un signe à chaque question que je te pose..., tu disais, rêvant un petit trop, parlant tout bas à l'enfant. Si ce n'est pas la couche c'est surement que t'as faim hein ? » Tu le regardais à la recherche d'une réponse, ses grands yeux bleus brouillés de larmes qui attendaient que tu fasses quelque chose, que tu te bouges. Tu tournais ta tête, à la recherche du sac que tu avais fait ce matin où tu y avais rassemblé les couches et les biberons, en un mini kit de survit pour papa affolé. Tu regardais à droite, à gauche, sous ta chaise, et merde, tu avais oublié de le prendre avec toi, et tu l'avais laissé dans la voiture, garé à quelques mètres de là. Tu ne te voyais pas faire l'aller-retour avec le gosse braillant dans tes bras, tu aurais peur de le faire tomber en voulant aller trop vite et ça ne serait pas très pratique. Tu zieutais un peu perdu autour de toi, tes yeux se posant sur une table à côté de la tienne, où une jeune femme te regardait, surement alertée elle aussi par les nombreux pleurs, mais à la différence elle te souriait doucement, comme avec bienveillance. Tu n'y réfléchi que quelques secondes, avant de te décider à te diriger vers elle. « Désolé de vous déranger mais... J'ai oublié son sac dans la voiture et... Vous pourriez rester avec lui le temps que je revienne ? » Tu lui demandais, plaçant tous tes espoirs dans sa future réponse. C'était peut-être dingue, et pas vraiment responsable de confier son bébé à la première personne venue. Et si cette femme qui était assise près de toi à la bibliothèque venait de sortir de quinze années de prison pour meurtre hein ? Qu'en savais-tu ? C'était peut-être son sourire qui te prêtait à lui donner ta confiance, ou son attitude en général qui criait la douceur, mais t'étais prêt à prendre le risque avec elle. « Bien évidement mon brave, vous pouvez me le confier, nous resterons en ces lieux en attendant votre retour. » Te répondait-elle et tu avais l'impression de pouvoir respirer à nouveau, ton cerveau n'ayant analysé seulement le fait qu'elle était d'accord pour le garder. Elle se levait d'ailleurs de sa chaise, et tu lui confiais prudemment Roshan en lui murmurant rapidement un petit merci, avant de te dépêcher de sortir du lieu sacré.

Le sac, le sac, le sac, c'était la chose qui tournait dans ta tête alors que tu traversais sur le passage clouté et que tu cherchais ta petite voiture grise. T'avais été vraiment bête de l'avoir complètement oublié, alors que c'était un objet qui maintenant te suivait tout le temps, et qui t'avait sauvé plusieurs fois la vie. Tu avais l'impression de vivre ta vie à cent à l'heure depuis que Roshan faisait maintenant partie de ta vie, tu avais l'impression d'être calqué sur ses horaires, sur ses envies de manger, sur celle de dormir ou de se réveiller. Il fallait que tu te rappelles qu'il n'était pas un chat, pas un animal qui pouvait prendre soin de lui pratiquement seul, et qu'il avait besoin de toi. Tu arrivais à ta voiture et par chance tu n'avais pas oublié tes clés, alors tu en profitais pour attraper le fameux sac à dos, et prend quelques secondes pour réfléchir si tu n'aurais vraiment plus besoin de rien. Tu fermais ensuite bien ton automobile, et tu retournais vers la bibliothèque le plus vite possible, tout en essayant de ne pas te faire écraser.

L'une des premières choses qui te frappait alors que tu entrais était le silence, précieux, solennel, qui résonnait à nouveau dans l'endroit. Pas de pleurs, pas de cris, et tu eues peur pendant quelques secondes, te demandant si tu ne t'étais pas trompé d'établissement, ou si elle était vraiment partie avec ton bébé. Retrouvant le coin où tu t'étais installé tu voyais avec soulagement que la femme était toujours là, et que ton bébé était calme dans ses bras. Tu clignais des yeux, quelque peu choqué de le voir babiller légèrement, alors qu'il avait faim avec force précédemment. « Mais... V-vous êtes une magicienne ! » Tu murmurais excité alors que tu venais à côté d'elle pour admirer ce spectacle, peut-être un peu hébété aussi, essayant de ne pas trop élever la voix afin de ne pas affoler le bébé. « Comment vous avez fait pour le calmer aussi vite ? » C'était dur à avouer, mais à ce moment-là, tu étais comme émerveillé. Le mot était peut-être fort, mais le sentiment était là. Tu n'y étais jamais arrivé, pas quand il avait fin ou se sentait inconfortable. Il fallait toujours qu'il ai enfin le biberon dans la bouche pour qu'enfin il parvienne à se calmer, ce qui voulait dire que tu devais le supporter crier pendant que tu faisais son biberon si tu l'avais oublié, et ça te stressait encore plus il fallait le dire. « Tenez... » Tu disais après avoir ouvert ton sac et attrapé un biberon qui par miracle avait réussi à rester tiède, et que tu tendais à la demoiselle. Tu avais peur de le faire pleurer à nouveau si jamais tu essayais de le reprendre dans tes bras, alors tu te disais que peut-être était-il préférable qu'elle le nourrisse elle, le temps qu'il soit repu. « Vous devez avoir un don pour ça, c'est pas possible... » Tu chuchotais en les regards tous les deux, et peut-être qu'après tout, l'instinct maternel était une chose belle et bien réelle.

© MISE EN PAGE PAR YOUNG.HEART.
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MessageSujet: Re: Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant. EmptyLun 24 Nov - 16:28


Que n'avons-nous d'ailes pour nous envoler ? Qui prendra pitié de nos larmes ? Y a-t-il une âme qui priera pour moi … Loin de Nottingham ?


Peut être la vie résidait en ce si mince espoir ? Peut être suffisait-il d'admirer les grands yeux en quête de tant de merveilles pour ainsi parvenir à retrouver l'espoir qui savait nous conduire vers de grandes immensités ? Peut-être ? Les yeux de la jeune fille parvenaient à découvrir les réponses à ses questionnements dans le regard si admiratif et tellement attendrissant de cet enfant. Ce nourrisson dont l'unique but résidait dans le simple fait de pouvoir assouvir son désir primaire en se nourrissant. Les enfants avaient ce don naturel de savoir rappeler aux adultes, ce pourquoi nous étions ici bas. Nous nous devions de nous battre, de préserver en nous cet infime espoir, de le garder en nous envers et contre tout, de ne laisser aucune ombre, aucun mal nous assaillir mais au contraire de les repousser avec la plus belle et la plus grande force qu'il puisse exister. Celle de notre cœur tout entier, celui qui battait contre notre poitrine et qui ainsi nous rappeler la définition même du terme exister. Oui, il suffisait à la jeune fille d'admirer le ciel si éclairci du regard de cet enfant pour oser croire en son existence. Il lui suffisait de se pencher encore un peu plus au dessus de son visage et d'oser lui fredonner de sa voix délicate et douce quelques unes des mélodies de sa plus tendre enfance pour ainsi se rappeler qu'elle pouvait y croire, qu'elle le devait coûte que coûte. Son Robin n'avait pas faillis, jamais il ne le ferait et qu'elle sotte était t-elle d'avoir pu oser y songer ne serait-ce qu'un seul instant. Les images de leur bonheur ne cessaient de se dessiner devant ses yeux, alors que son sourire s’harmonisait doucement avec celui de cet enfant, qui se plaisait à découvrir les traits de son visage. Sa voix n'avait pu se taire plus longtemps, alors que les yeux de ce petit être s'illuminait un peu plus à chaque instant et qu'il était parvenu à la regarder. Ainsi le monde s'ouvrait à peine devant son regard, ainsi pouvait-il prendre connaissance des traits d'une jeune fille en quête d'un espoir. Ainsi parviendrait-il à le garder au fond de son cœur pour ainsi s'en rappeler dans les instants les plus difficiles et les plus douloureux de son existence. Le monde n'était pas à sa perte, pas aux yeux de Marianne, et il ne le serait jamais tant que les enfants garderaient ce regard émerveillé, tant qu'ils pourraient déceler ici ou là les plus belles richesses et qu'ils sauraient les préserver en eux, pour ainsi devenir de brillantes personnes dont le cœur se voulait bon et pur. La naïveté de la jeune fille était à son paroxysme et pourtant, elle osait tout de même y croire. Elle le devait car si personne n'y croyait, comment le monde pourrait-il s'en sortir. C'est donc le cœur empli d'une chaleur immense que Ruby continua à dessiner délicatement des formes arrondies sur le ventre de ce petit être. Le regard empli de bonté maternelle, elle ne pouvait détacher son regard de cet univers qui s'étendait par delà cette simple bibliothèque.  « Votre appétit sera bientôt repu. » murmura t-elle alors que son nez osait venir frôler celui encore humide de cette source de chaleur qu'elle tenait entre ses bras. Sa fragilité allait de paire avec la force de sa survie. Lui, qui n'était rien en taille mais représentait un tout quant à l'avenir de l'humanité. Son sourire était pareil à une clé qui permettait d'ouvrir les portes d'un bonheur certain. Et ce fut sans la moindre hésitation que la jeune fille tournait déjà le verrou de cette dernière pour ainsi parvenir à retrouver le bonheur qu'elle pensait avoir perdu. Le temps avait eu raison d'elle, si bien qu'elle avait l'impression que seules quelques infimes secondes s'étaient écoulées, alors que la voix du jeune père retentissait à son côté et l'incitait à relever son regard empli d'étoiles vers ce dernier. Ses joues prirent une teinte quelque peu marbrées dès lors qu'il lui donna l'appellation d'une magicienne. Nulle magie n'était pareille à celle de l'amour. Car là était la réponse à tous questionnements, dans tous ces tourments qui nous accablaient encore et encore et nous donnaient l'impression de nous figer. L'amour était là clé de bien des maux, et Ruby le tenait en cet instant entre ses mains.  « Non mon ami. Nulle sorcellerie n'habite mon être. » Un léger rire se mit à franchir la barrière de ses lèvres, alors qu'elle continuait délicatement ses légers soubresauts pour ne pas nuire au rythme qu'elle partageait avec le nouveau né.  « Il est simplement intrigué par ce qu'il découvre. » Son murmure était semblable à celui d'une mère protectrice et désireuse du bien être de son enfant.

Cependant, consciente qu'elle ne pouvait garder cette place plus longtemps, la jeune fille attendit que les quelques pas qui les séparaient du jeune homme en soient plus rapprochés pour ainsi se retourner vers lui et l'inciter à reprendre son fils dans ses bras. Il devait lui avoir manqué, l'idée même de laisser un enfant dans les bras d'un inconnu pouvait paraître complètement absurde et il devait très certainement rechercher une quelconque assurance en le retrouvant à nouveau. Mais contre toute attente, il semblait simplement désireux de profiter de ce calme, à moins qu'il ne veuille tout simplement laisser à la jeune fille le soin de s'occuper encore un instant de ce petit être qu'elle chérissait en son sein.  « Je lui ai seulement massé le ventre. Cela apaise beaucoup les enfants. Voyez... » Elle pivota légèrement vers le jeune homme et retrouva le regard envoûtant et accueillant de son nouvel ami. Sa main effleura le ventre de ce dernier et c'est en retrouvant à nouveau son sourire qu'elle se remit à fredonner quelques mélodies d'antan.  « Peut être serait-il plus convenu qu'il vous retrouve pour le nourrir ? » demanda t-elle timidement, alors qu'elle tenait une nouvelle fois de s'approcher de ce jeune père. Mais une nouvelle fois, il sembla refuser cette requête et lui laissa le droit de nourrir cette bonté qu'elle tenait dans ses bras. Les yeux émerveillés, la jeune fille ne put retenir plus longtemps ce sourire chaleureux qui exprimait les sentiments de son cœur, alors qu'elle s'installait confortablement sur une chaise et qu'elle parvenait à trouver le plus naturellement qui soit la position la plus adéquate pour nourrir cet enfant. Son cœur battait d'une manière si intense, qu'il lui donnait la sensation de vouloir s'envoler. Elle s'en sentait si existante que même les locaux dans lesquels ils se mouvaient avaient disparu pour laisser placer à une magnifique forêt. Celle de sa plus tendre, celle dont les souvenirs ne s'estomperaient jamais : Sherwood. Les songes s'emparaient d'elle alors même qu'elle ressentait déjà la plénitude dans laquelle elle aurait pu se conforter si seulement ils avaient eu l'occasion de fonder leur propre famille. Les images qu'elle avait parfois imagées dans des soirées de solitude s'instauraient à présent devant ses yeux. Et toutes lui rappelaient à quel point Robin était son unique amour. Leurs enfants n'en seraient que des plus merveilleux dès lors qu'ils prendraient les traits aussi bien physiques que moraux de son tendre aimé. Secouant légèrement la tête pour revenir à la réalité de cet instant, la jeune fille accueillit le contenant qui renfermait le précieux sésame quant à l'apaisement que ce nouveau né pourrait ainsi recevoir.

 « Allons doucement mon adoré. » chuchota t-elle sur ce même ton doux qu'elle ne pouvait défaire de son comportement, dans le même temps qu'elle présentait le biberon au nourrisson. Ce spectacle était si attendrissant et adorable, qu'elle ne désirait en rien rater une seule seconde.  « Existe t-il seulement un don dès que l'on parle de tendresse ? » La jeune fille n'avait pu détacher ses yeux de ceux de l'enfant, alors que son sourire restait intact. Apparemment, il devait avoir très faim, puisqu'il était tout à fait audible d'entendre la respiration quelque fois saccadée de ce dernier.  « N'est-il point si adorable d'ordinaire ? » quémanda t-elle avec la plus grande des prudences alors que ses yeux quittaient le nourrisson pour venir se poser dans le regard argenté de son père. Voilà de qui il tenait ses yeux et ce regard si attendrissant. Car il lui renvoyait exactement les mêmes images que son fils.  « Vous devez être tous deux bien choyez de la part de votre femme. » Un mince sourire commençait déjà à s'étirer sur les lèvres de la jeune fille, alors qu'elle cherchait à permettre au jeune homme de se détendre. Car, elle avait la sensation qu'il se retrouvait dépassé par les événements, que quelque chose n'allait pas. Peut être était-ce simplement le fait qu'il ne sache pas comment s'y prendre avec les enfants ? Ou peut être était-ce d'un autre ordre. Quoi qu'il en soit, Ruby espérait seulement lui offrir un peu de quiétude, un peu de calme pour lui accorder ainsi un instant où l'oxygène viendrait parcourir son être et ainsi donc le soulager doucement.  « L'on me nomme Ruby. Ruby Loxley, épouse de sieur... » Son cœur se serra légèrement au même instant où le visage du renard qu'elle aimait se dessinait sous ses yeux.  « … Robin Loxley. Peut être avez-vous déjà fais sa connaissance ? » Par la grâce divine et tous les anges réunis dîtes oui songeait-elle déjà alors que ses yeux dévoilaient la quête de son identité.  « Et comment se nomment ces deux êtres si adorables et si bienfaiteurs ? »

Ses yeux retournèrent se poser sur le jeune enfant, alors que son esprit reprenait contenance et apprenait à retrouver cette habitude d'entendre une négation vis à vis de Robin. Le regard de la jeune fille se teinta d'une légère couleur de nostalgie alors que son sourire exprimait ce même sentiment. Mais, soucieuse de reprendre contenance, se contenta t-elle de venir caresser doucement la joue de cet être fragile entre ses bras. Elle le releva légèrement alors même qu'elle reculait un instant la tétine qu'il serrait dans sa bouche pour lui permettre de mieux respirer.  « Vous semblez si affamés qu'un louveteau en quête de sa mère. » rajouta t-elle en riant alors qu'elle permettait au nouveau de reprendre son objet de convoitise et de bienséance dans sa bouche. Bien entendu, les mots qu'ils échangeaient pendant toute cette conversation ne dépassaient pas d'un certain seuil sonore, de manière à ne pas déranger les personnes environnantes. Cependant, dès lors qu'elle posait son regard sur ce jeune enfant, Ruby ne ressentait plus cette impression de confinement mais bien au contraire, elle parvenait à retrouver une certaine liberté qu'elle n'avait connu que lorsqu'elle était en compagnie du chevalier de son cœur.  « C'est à votre tour de le prendre mon brave. » Quelque chose incitait la jeune fille à penser qu'ils étaient seuls et qu'il n'y avait pas de mère ou de femme en leur compagnie. Aussi se relevait-elle déjà pour ainsi déposer l'enfant le plus délicatement possible dans les bras de son père. Et comme si, il l'avait tenu pour la première fois, alors qu'il n'en n'était pas de cet ordre, comme si peut être ne l'avait-il jamais entendu auparavant, elle prit un ton des plus apaisants pour reprendre avec une grande conviction.  « Voyez comme il est heureux de retrouver son père. Vous ne lui ferez pas mal. Là. » Sa main effleura doucement le haut de la tête du nouveau né, alors qu'elle prenait place aux côtés du jeune homme et qu'elle lui tendit le fond du biberon.  « Profitez de ces instants. Ne les perdez pas, ils sauront toujours raviver en vous la plus belle des passions. » Celles qu'elle se plaisait à vouloir croire pour son futur. Celles qu'elles espéraient pouvoir connaître un jour avec Robin. Celles qui feraient probablement de sa vie la plus belle aventure qu'il ne lui ait été donné de connaître.


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Diego ♛ Il n'y a rien de plus beau que le sourire d'un enfant.

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