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 je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR

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MessageSujet: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptySam 19 Jan - 17:53

Nazar ✖ Zira
je te fais la promesse de ne jamais te décevoir

J’n’avais reçu aucune explication. Juste une heure, un lieu, et moi me contentant d’obéir bêtement comme depuis un moment. J’étais plutôt habituée à être en position de force, être celle qui domine, et non qui se fait dominer, si j’ose dire, par quelqu’un d’autre. Nazar m’avait alors demandé d’être, 15 heures précises, au centre commercial de la ville. Je n’avais aucune idée de pourquoi ils voulaient qu’on se rejoignent ici, alors que ces derniers temps je squattais de plus en plus chez lui. Si au départ, j’avais été plutôt réticente à l’idée de venir vivre chez lui, qui n’était alors qu’un inconnu, le fait d’avoir enfin un toit au dessus de ma tête m’avait aussitôt faite accepter la proposition. Mais j’avoue que bien souvent, sa compagnie m’est insupportable, notamment lorsqu’il ramène son petit monde chez lui. C’est dans ce genre de moment que je file voir mon tendre Kovu, même si lui aussi m’ennuie de plus belle en tentant de me résonner et de me faire comprendre qu’il n’est pas bon de rester avec Nazar. Le pire dans tout ça, c’est que je le sais, que la compagnie de Nazar n’est pas la plus sereine ni bénéfique pour moi, mais malgré tout le plus souvent je me plais à ses côtés. Il est pourtant loin d’être comme moi et de partager certaines de mes opinions, encore moins mes façons de vivre. Et pourtant j’ai trouvé en lui plus qu’un ami, une sorte de nouveau guide peut-être. Je sais très bien qu’il ne souhaite pas réellement mon bien au fond, du moins j’en ai plus que l’impression. Il cache ses véritables intentions à mon égard. Après tout, ce genre de personne n’agit que par intérêt. Tout comme moi.
Même si nous étions en plein hiver, le temps était assez sec. C’est uniquement lorsque je sortis enfin du domicile de Nazar que je constatais le mont de neige qui m’attendait. Et moi qui n’avait pas de véhicule, encore moins de permis ! Je soupirais alors, enfonçais mes mains déjà gelées dans mes poches et tentais vainement de marcher sans glisser. Qu’est-ce que je haïssais ce temps ! De là d’où je viens, nous n’avions jamais de neige, et c’était beaucoup mieux ainsi. Ici, en à peine cinq pas, voilà mes bottines remplies et trempées ! Nazar avait intérêt à avoir une bonne raison de m’avoir demandé de le retrouver là bas. Depuis le début, je ne cessais de réfléchir à ce qu’il désirait de moi, et je crois avoir compris que dans ces nombreux buts me concernant se trouvait Scar. Après tout, il me posait tellement de question sur lui, comment il était, et surtout si j’avais retrouvé sa trace dans ce nouveau monde. Mais à chaque fois, mon cœur se déchirait quand je lui répondais que non, je ne l’avais toujours pas retrouvé, et que plus les jours se faisaient, plus je me disais que c’était peine perdue. J’ai commencé par me dire qu’après tout, il était mort et que donc, il ne pourrait revenir à la vie dans ce nouveau monde. Mais au final, je suis moi aussi supposée être morte, non ? Alors pourquoi moi aurais-je cette chance de revivre et non pas lui ? Et puis en fin de compte je me suis attachée à l’idée qu’il ne se trouvait pas dans cette ville mais ailleurs dans ce nouveau monde, et si tel est le cas, jamais je ne le reverrai. Jamais je n’aurai cette chance de revoir mon cher époux. C’était pourtant mon seul souhait, la seule chose que j’osai espérer au monde. On pouvait tout me retirer, ce qui était déjà le cas d’ailleurs, tant que l’on me rendait mon tendre. À l’époque, je croyais avoir tout avoir : j’avais des enfants, un futur héritier et une troupe entière qui me suivait, me soutenait. Que me reste-t’il à présent ? Ma fille est partie rejoindre Simba, Kovu ne se laisse plus aussi facilement berner par mes paroles, me rejette presque, et mon pauvre Nuka… Mon véritable fils, celui qui aurait dû suivre le chemin de Scar, je l’ai si tôt jugé inapte à ce rôle, je l’ai mis de côté, et au final on me l’a trop vite retiré.

Simba. Il est le seul responsable de tout mon malheur, de toute cette tristesse qui chaque jour me dévore un peu plus. Il m’a retiré celui que j’aimais, ainsi que mon enfant. Il a manipulé Kovu et Vitani, les a fait me tourner le dos. Et moi ? Qu’ai-je fait face à cet affront ? Rien. Absolument rien. Lui est toujours en vie, et moi je suis simplement en train de piétiner dans cette foutue neige ! Qu’attendais-je pour me bouger, pour enfin prendre ma re vengeance !? La tristesse et la soudaine colère s’affrontant en moi, une larme vint perler sur ma joue. Rapidement, je l’a fis disparaitre en passant ma main sur mon visage. Je me maudissais d’être aussi faible. Qu’allaient m’apporter les larmes ?
Nazar, lui, était capable de tout m’apporter. Il pouvait m’aider dans ma vengeance, il me l’avait assuré ! Je devais juste attendre, et faire ce qu’il me demandait en attendant. Qu’avais-je à y perdre au final ? J’y gagnais un toit, de la chaleur en ces temps difficiles, et surtout de la compagnie, moi qui avais été mise à l’abandon par tous. Être aux côtés de Nazar me permettait de me ressourcer, de me retrouver moi, Zira, et non pas cette frêle humaine que j’étais devenue inconsciemment. Même si parfois, il se montrait dur en parole, me rabaissant tout en me rappelant ce pour quoi j’étais faite ( me venger, donc ), il était le seul à qui je pouvais m’attacher. La solitude m’avait trop longtemps bercer, et lui est apparu ce jour-là, me tendant cette main. Il n’a certes pas un bon cœur, il est même la personne la plus manipulatrice et pourrie que je n’ai rencontré, et pourtant je ne peux me détacher de lui. J’ai perdu de vue le chemin que m’avais tracé Scar, et Nazar apparaît alors comme la lumière qui me permet de m’y retrouver. Et je lui en serait éternellement reconnaissante.

Achevant alors mes pensées sur un faible sourire, j’entrais enfin dans le centre commercial, me frottant les bras pour tenter en vain de me réchauffer. L’endroit était si vaste, et Nazar ne m’avait donné aucun endroit précis où il me retrouverait. Après avoir jeté un coup d’œil un peu partout, je décidais finalement de m’assoir sur l’un des seuls bancs libre, l’endroit étant remplie de monde en ce jour de week-end. Je détestais être ainsi entourée de monde, je me sentais tellement hérissais, prête à exploser à n’importe quel moment à cause de toute cette foule. Pourvu que Nazar soit vite loin, auquel cas je ne tarderai pas et retournerai chez lui, loin de tout ces ignares d’humains. ► ZIRA

« Maître, maître des marionnettes, je tire tes ficelles, torturant ton esprit et anéantissant tes rêves. Aveuglée par moi, tu ne peux rien voir. Prononce simplement mon nom car j'entendrai tes hurlements. »
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyJeu 24 Jan - 21:11

Immondes créatures que ces humains aux visages néfastes et perfides. Du haut de sa tour, l’homme observait autour de lui les gens qui passaient en furie. C’était l’heure où ces créatures de dieu rentraient d’un travail souvent harassant et futile, où ils n’étaient pas heureux. Un travail souvent réducteur mais qui leur permettait de manger à leur faim, le soir, autour d’une table, entourés de leurs enfants. Nazar, lui n’avait pas d’enfant, ni de compagne auprès de qui partager ses soucis quotidien, auprès de laquelle il pourrait poser sa tête sur une épaule compatissante, douce et chaleureuse. Lui, il était seul, à l’affut au moindre fait et gestes de ses hôtes qu’il accueillait toujours un sourire narquois aux lèvres et ses yeux horriblement noirs. Il louait ses multiples appartements, chalets, maisons aux personnes faites du même bois que lui, construite sur un édifice de trahison, de meurtre, de méchanceté. Il donnait l’aumône aux âmes corrompues. Il faisait en sorte de les tenir, là dans la paume ouverte de sa main. Mais il avait fait une découverte étonnante du nom de Zira, une jeune femme sans le sou où les pires atrocités auraient pu se produire si elle n’avait pas fait attention à elle. Il ne l’avait pas tout de suite abordé, attendant son heure avec sa patience habituelle. Il l’avait scruté, quelques heures tous les jours pour savoir à quoi s’en tenir. Elle était belle non sans être d’une beauté innocente et pure. Elle avait le visage des saintes et les mains d’un assassin. Plus tard se disait-il d’une voix trainante, attendons encore un peu avant de la prendre. Comme la mort, sa faux à la main, il vint un soir où une pluie torrentielle noyait les sans-abris. Il lui tendit alors sa main rempli de sang de ses victimes. Elle n’était pas rouge, mais était l’actrice de ses nombreux meurtres sur des pauvres âmes innocentes. Il ne lui avait dit qu’un seul bonjour avant d’arborer ce sourire en coin et de l’emmener vers son antre, le territoire qu’il avait durement acquit au fil des années. Il s’était montré doux, gentil. Bien sûr, il ne faisait rien par charité. Un jour viendrait sa récompense. Avant cela, il devait doucement la mener vers un chemin tortueux où les âmes se perdaient dans des endroits de souffrances et de douleurs. Il devait la guider vers un nouvel horizon. Noir dessein que celui de vouloir manipuler la femme aux yeux de braises et au caractère de chien. Il y arriverait, il fallait juste attendre le bon moment.

Une tasse de porcelaine finement ouvragé dans sa main droite, le prédateur attendait sa proie. Il avait quitté son appartement pour se rendre au centre commercial du coin, là où les pieds des marchands écrasaient ceux des passants. Bondé de monde, le centre commercial s’étendait sur des kilomètres, les devantures des boutiques voulant attirer le maximum de monde pour les enfermer dans un cercle vicieux de dépense d’argent et de larme de culpabilité. Lui, telle une peinture de Bougueraux, statique au milieu des loups et des moutons, il prit son temps. Ses yeux traversèrent les murs de graisses et de sang pour se poser sur la jeune femme aux cheveux d’encre. Comme convenu, elle n’avait pas été en retard, mais lui, d’un calcul purement maitrisé, il se permit d’arriver comme une fleur arrachée au milieu d’un champ. Sa main habillée d’un gant en cuir noir, il l’observa avant de s’assoir à côté d’elle. Il portait en ce jour un blouson et des lunettes de soleil opaque pour ne pas prendre de risque. Ce qu’il voulait lui montrer resterait sûrement dans ses souvenirs pour une très longue durée. Au loin, dans un coin destiné à l’accueillir, la petite machine attendait d’être actionnée par la main de son propriétaire qui était pour l’instant occupé à parler. Le stylo faisait des embardés, dirigée par les doigts experts de Nazar. Les fauves continuaient leurs courses poursuites dans les couloirs étroits de l’endroit, des sacs accrochés sur les bras au risque de les perdre de vu. On sentait dans l’air comme une odeur putride, une odeur de soufre et de douleur mêlée à la colère grandissante d’un homme accompagné d’une femme assis tous deux sur un banc. « Vois-tu ma chère, aujourd’hui est un jour spécial. Un jour où des hommes, innocents peut-être, viendront à mourir dans une explosion. La mort n’a rien de bien particulier quand nous y regardons de plus près. Mais si je t’ai appelé, c’est pour te montrer, pour te faire ressentir ce sentiment que l’on appelle bonheur lorsqu’on tient des milliers de vies dans sa main et que l’on peut les éteindre dans un souffle. ». Puis, le silence se fit alors que les pieds, les mains et les sacs continuaient leur chemin dans une excitation démesurée. C’était jour de solde en ce moment.
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyDim 27 Jan - 17:04

Nazar ✖ Zira
je te fais la promesse de ne jamais te décevoir

Les trainées de pas de ces ignares Humains m’horrifiaient les tympans, et je ne pouvais plus supporter ce bruit incessant de la foule. Tel un film muet à la classique, je les voyais défiler rapidement, de manière machinale et robotique, se précipitant l’air figé vers telle et telle boutique. Tels des automates se laissant guider par les -50% plaqués aux vitrines. Si j’étais moi-même fan de mode, je ne me laissais pas bercer par ces périodes de Soldes. Et puis, qu’en avais-je à faire que les vêtements étaient en cette période moins chers, puisque dans mon cas ils sont exclusivement gratuits ? Voler était mon quotidien, ma vie, ma façon de m’en sortir. Avant, je chassais et tuer pour avoir ce que je désirais, à présent je pilles sans scrupule et dérobe à ceux qui, selon moi, ont trop. Je me servais, purement et simplement, que ce soit pour les habits, les bijoux, ou la nourriture. Car même si aujourd’hui j’avais un toit, si j’ose dire car je considère cet endroit plus comme une prison qu’autre chose, cette passion de pickpocket reste encrée en moi, et à présent que je peux satisfaire mes besoins grâce à la richesse de Nazar, je continue à voler pour mon plaisir personnel. Et puis, ne faut-il pas que j’occupe mes journées vides après tout ?
Alors que je désespérais de m’être faite poser un lapin, ainsi se nomme ce genre de situation, je le vis enfin arriver. Malgré son déguisement en mode incognito, ce qui m’intriguais je dois l’avouer, je le reconnus de suite lorsqu’il se posta face à moi. Ce sourire, sa façon de sourire. Oui, je pouvais le reconnaître entre mille grâce ( à cause ? ) de cela. Il s’installa alors à mes côtés, restant un moment sans un mot. Sa présence me pesait toujours autant. Je me sentais tellement… petite, face à lui. Si faible, incapable de rien lorsqu’il était présent. La grande et forte gueule que j’étais d’habitude restée muette et docile, et parfois je venais à me surprendre moi-même dans ce genre de situation.

« Vois-tu ma chère, aujourd’hui est un jour spécial. Un jour où des hommes, innocents peut-être, viendront à mourir dans une explosion. La mort n’a rien de bien particulier quand nous y regardons de plus près. Mais si je t’ai appelé, c’est pour te montrer, pour te faire ressentir ce sentiment que l’on appelle bonheur lorsqu’on tient des milliers de vies dans sa main et que l’on peut les éteindre dans un souffle. » Mon cœur se stoppa net, et la bouche entrouverte par la stupéfaction, je tournais doucement mon regard abasourdi en sa direction. Un seul mot résonna alors en moi : pourquoi ? Qu’allait lui apporter de faire ça ? Et surtout, comment pouvait-il trouver son bonheur ainsi ? Si de mon côté, je rêve de tuer la famille Sullivan, c’est par esprit de vengeance. Mais jamais, ô grand jamais, je ne me verrai tuer des innocents. C’est pourtant bel et bien ce qu’allait faire Nazar. Ici, maintenant, et sous mes yeux. Le pire, c’est que je ne savais quoi y faire, ni même si au fond je voulais faire quelque chose pour empêcher cela. Tenter de résonner Nazar était perdu d’avance, évidemment. Je pouvais donc peut-être retarder le drame, faire en sorte de l’occuper le temps que le centre commercial soit vide, du moins, moins rempli. Qu’avais-je à y perdre, si ce n’est l’énerver ?
Je ne veux tout simplement pas être complice de cela. Je ne veux pas être celle qui savait, mais qui n’a rien fait contre. Certes, je haïssais ce petit monde et la race Humaine, mais voulais-je pour autant voir toutes ces personnes aujourd’hui présentes, périr dans une explosion juste pour le bonheur de cet homme à mes côtés ? Les voir mourir pour la simple raison que je dois apprendre que tuer est en ma disposition, qu’enlever des vies est aussi simple que d’appuyer sur ce bouton. Tant de vies, de personnes, de familles, d’amis, de proches, de destins, de futurs brisés. En une fraction de seconde, et sans raison. Sans aucune raison. Je savais comme la mort pouvait faire souffrir une personne, comme elle pouvait l’a ronger férocement et lentement de l’intérieur. Comme elle pouvait l’a changer. Changer, oui je l’avais fait, depuis la mort de mon Tendre. On disait alors de moi que j’étais devenue aveuglée par la peine et le désir de vengeance, que j’étais devenue cruelle, sans foi ni loi, folle même. Mes enfants eux-mêmes me qualifiés de dérangée, et la laideur de mon cœur avait fini par atteindre mon visage.

« T’es obligé de faire ça ? », avais-je fini par demander dans un souffle, sans pouvoir me contrôler. À la seconde où je le dis, je le regrettais. Je ne voulais pas mettre Nazar en colère, car au fond j’avais totalement peur des réactions qu’il pouvait avoir. Je connaissais depuis longtemps ses habitudes « terroristes », mais jamais je n’avais assisté à l’un de ses spectacles. À présent, j’étais prise au piège et ne pouvais plus partir. Si au plus profond de moi, j’espérais qu’il bluffait, ma raison me rattrapait rapidement et me rappelait que c’était Nazar après tout. Et Nazar ne bluffe jamais, encore moins sur la mort. Je tentais alors de rattraper le coup, du mieux que je le pouvais. «Nazar je… je ne veux pas voir ce genre de chose. Tu fais ce que tu veux, mais ne m’y implique pas, s’il te plaît. » Mes paroles sonnaient comme un chant désespéré, et je savais pertinemment qu’il allait finir par activer cette foutue bombe. Seulement, je ne pourrai supporter d’assister à la disparition de tant d’innocents. Après tout, je suis tellement faible. ► ZIRA

« Maître, maître des marionnettes, je tire tes ficelles, torturant ton esprit et anéantissant tes rêves. Aveuglée par moi, tu ne peux rien voir. Prononce simplement mon nom car j'entendrai tes hurlements. »
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyMer 30 Jan - 16:04

Les bruits de pas s’étaient estompés, un voile pourpre atténuait ce flot continu de marche et de course tandis que l’homme, ses cheveux bruns et ses yeux d’encre observait, figé par un point obscur au loin. Ces gens, il les détestait. Son cœur, noir de toute chose, ne pouvait souffrir de les côtoyer. Il avait mal rien que d’y penser. Une douleur exquise, atroce. Les coups de poignard ne suffisaient pas à rendre une définition précise de ce qu’il ressentait en ce moment. Les silhouettes étaient floues dans cette mer nébuleuse, glacée, au mordant toujours plus profond. Il voulait les tuer. Toutes les heures, toutes les nuits qu’il vagabondait dans la rue pour pêcher des poissons tous plus beaux que les uns que les autres. Une petite rousse aux yeux étoilés. Une brune au corps de déesse. Une blonde qu’il offrait de temps en temps à Regina sa muse, son obsession. Ses mains se contractèrent, ses jointures devinrent pâle, blanches comme la mort. Ses sourcils se froncèrent de plus en plus. Il voulait voir les corps étendus devant lui, témoins de ses nombreux meurtres passés et encore à venir. Parce qu’il y en aurait encore, toujours. Beaucoup… Sa respiration se fit plus ténue alors qu’il sentait son cœur battre plus fort, un rythme soutenu, imposant. Ce n’était pas l’adrénaline ni l’excitation mais de l’énervement et de la colère mélangée à une exaspération tenace. Il leva ses globes oculaires sur sa compagne de fortune. Leurs regards se croisèrent et il y vit des sentiments bons, charmants. Des sentiments que ressentirait une personne douce et pleine d’attention pour autrui. Ses lèvres rouges, sanglantes dans un désert aride étaient légèrement entrouvertes permettant ainsi aux doigts du diable de les frôler. Il en éprouvait un plaisir immense que de toucher ces rubis aux éclats meurtriers. C’était une caresse funeste où les passants fuyaient cette ambiance de mort mêlée de sensualité morbide. « T’es obligé de faire ça ? ». Question inutile sortant d’une bouche d’une femme aux yeux d’argent. Elle n’avait plus cette colère, cette rage de vivre, de se venger de ces vermines croupissantes. Elle ne voulait plus les mettre dans un cercueil fait d’insectes, de parasites, de boue. Lui, il le voulait. Zira devait être puissante. Cette femme fatale aux allures d’héroïnes d’Hitchcock n’en était plus une. Elle s’était changée en statue de cire, en ombre ténébreuse perdue dans un chemin qui n’était pas le sien. Elle continua néanmoins sur sa lancé, essayant tant bien que mal de se rattraper alors que les mains de Nazar battait le rythme de son énervement toujours plus grandissant. «Nazar je… je ne veux pas voir ce genre de chose. Tu fais ce que tu veux, mais ne m’y implique pas, s’il te plaît. ». Non. Tout compte fait, elle n’essayait pas de se rattraper, elle coulait de son propre libre-arbitre.

Sa main gantée de noir tenait d’une poigne la tête de la brune. Regard contre regard, une menace explicite, perverse. « Pourquoi crois-tu que je t’ai amené ici très chère ? Peut-être pour prendre le thé comme les gens du commun le font ? Mais nous ne sommes pas comme eux ma douce. Nous nous devons d’apporter la lumière à ces gens qui ne respectent rien, ne comprennent rien. Me comprends-tu Zira ? ». L’énorme horloge du centre bougeait ses aiguilles qui montaient, montaient encore plus haut pour annoncer quatorze heures, cette heure où les faces répugnantes se multipliaient, couraient dans tous les sens pour attraper des morceaux de tissus et donner des morceaux de papiers de mains en mains, de bouches en bouches. Debout était le prédateur à présent qu’il était résolu à éradiquer ces âmes dans l’autre monde. Sa carrure ressemblait à une statue grecque habillée de vêtements modernes. Un manteau en cuir sur ses grandes épaules, des lunettes opaques bien arrimées sur ses cheveux en batailles. Un sourire sur ses lèvres perverses, il fouilla dans la poche de son jean pour en retirer le précieux trésor qu’il montra alors, fier comme Caligula devant ses fidèles. Le portable rutilait, brillait de mille feux, annonçant la tragique comédie qui allait se dérouler dans peu de temps. « Vois-tu Zira, je ne suis pas homme à faire des concessions. Je ne suis pas homme qui arrête en si bon chemin. Non femme. Je suis homme de parole dans ce monde en folie. N’en as-tu pas marre de voir ces visages timides, tristes, malheureux ? Peut-être que tous ces gens parmi nous cherchent la mort après tout. Vois ça comme un bénéfice, comme une sauveuse. ». Son bras sur l’épaule de la fragile innocente, sa tête proche de son cou, ses lèvres frôlaient sa peau douce telle de la soie sur un lit de paille. Son souffle lui donnait des frissons de cela, il était certain. Puis, sa main descendant toujours plus bas, prit celle aux doigts manucurés avant de lui tendre le téléphone portable. L’araignée ne lâchait pas le papillon alors qu’il lui susurra d’une voix calme presque mielleuse : « Nous allons le faire ensemble ma princesse de feu. Je prendrai plaisir à te corrompre, à te faire redevenir la femme qui est toujours là, en toi. Sens là ! Libère là ! »
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyVen 15 Fév - 16:37

Nazar ✖ Zira
je te fais la promesse de ne jamais te décevoir

Nazar était décidément de ces hommes qui ne renonçaient jamais. Idée en tête, difficile de leur faire faire marche arrière. Je le connaissais depuis maintenant un moment, mais jamais je n'avais osé lui tenir tête, si j'ose appeler cela ainsi. Depuis tout ce temps, je m'étais juste contentée d'obéir, comme j'avais l'habitude de faire par le passé en présence de mon défunt mari. Oui, si Nazar avait de nombreux points communs avec Scar, il était certain que je ne trouvais en cet homme aucune tendresse, contrairement à mon tendre qui ne se contentait pas de se servir de ma naïveté. J'étais prête à suivre Scar dans les plus sombres de ses folies, sans poser de question ni jamais m'y interposer. Tandis que je me sentais constamment contrainte avec Nazar. Comme si je risquais de le regretter, d'une manière ou d'une autre, si je ne le suivais pas. Voilà pourquoi j'étais toujours là à ce moment présent, malencontreusement assise à ses côtés, alors que mon cœur m'ordonnait de fuir loin de cet homme qui m'effrayait tant. En acceptant d'être à ses côtés, en acceptant son toit et sa protection ainsi, je m'étais beaucoup trop sur-estimée. Je pensais être assez forte pour lui refuser tous ces chantages, et pourtant je flanchais constamment. Trop faible.
Le moindre de ses gestes m'apparaissait comme une menace, un avertissement. Ses mains sur moi, qui se foulaient douces, me parcouraient de frissons. Ses regards, la façon dont il me touchait, se comporter, dont il accentuait chacun de ses mots. Tout m'effrayait. J'étais persuadée, depuis tant d'années, que plus rien ne pouvait m'atteindre sur ce sentiment si lâche. Que je ne pouvais connaître aucune peur, si ce n'était celle de la perte d'un proche. Depuis petite, oui, depuis ma tendre enfance tous savent le genre de lionne que je suis. Intransigeante, impitoyable, née et façonnée pour tuer. Et voilà ce que je suis devenue ? Une pauvre femme qui n'a plus la force de construire sa vie, qui partage le lit d'inconnus simplement pour avoir un toit et de quoi manger, qui est obligée de fuir, encore et encore ? Et non pas seulement fuir la Sécurité, mais fuir la réalité, ma souffrance qui grandit de jour en jour, et surtout fuir ce pourquoi je suis.

Depuis sa mort, je n'ai eu qu'une seule vocation : le venger. Trouver alors un sens à sa mort était devenu mon quotidien, et pour cela je devais faire en sorte qu'il n'avait pas inutilement disparu. J'ai forgé notre héritier pour qu'il prenne la place de son père, et en échange il m'a laissé mourir. J'avais en lui fondé tout espoir, toute dernière change de voir les Sullivan tomber, et il s'était tout simplement laisser avoir. Après tout ce que j'avais fait pour lui. J'avais alors gâché des années, foutues en l'air pour un amour éphémère, pour les beaux yeux de cette Princesse qui ne méritait en aucun cas ce titre. Voilà. Voilà ce que j'avais besoin de me répéter pour rester celle que je suis depuis toujours. Si je me laisse aller aux pardons, à l'oublie de toutes ces trahisons, je m'oublierai par la même occasion. Et il est hors de question que j'abandonne mon unique but dans cette existence. Pour la mémoire de mon mari. Celle de mon fils. Pour combler ce vide en moi. Je ne pouvais cette envie de vivre en personne, à part en moi-même. Nazar, quant à lui, malgré toute la crainte qu'il pouvait parfois m'inspirer comme aujourd'hui, était là pour sans cesse me rappeler qui j'étais, et surtout pourquoi j'étais. À quoi pouvais-je bien servir si ce n'était que pour faire souffrir ?
« Pourquoi crois-tu que je t’ai amené ici très chère ? Peut-être pour prendre le thé comme les gens du commun le font ? Mais nous ne sommes pas comme eux ma douce. Nous nous devons d’apporter la lumière à ces gens qui ne respectent rien, ne comprennent rien. Me comprends-tu Zira ? » Malgré le ton plutôt menaçant qu'il utilisait, pour ne pas changer, je sentais que je ne l'avais pas énervé, étrangement. Et je doute que ce soit parce que nous nous trouvions en pleine foule. Nazar n'a que faire de choquer, surtout ces gens-là. Vu ce qu'il s'apprête à faire, je crois bien que cela n'a pour lui aucune importance.
En fait, je n'ai tout simplement jamais compris pourquoi il haïssait tant les hommes. Et je ne cherche pas à l'apprendre. Il a ses raisons, peut être même aucune. Je sais juste que s'il peut les tuer en masse, il le ferra. Puisque cela lui fait le plus grand bien, et qu'il peut tout se permettre, pourquoi s'en priverait-il ? Sa seule manière de survivre est la souffrance d'autrui, comment pourrait-il vivre sans ? Bref, je ne prends alors pas la peine de lui répondre, car il savait d'avance que oui, j'avais compris. J'avais parfaitement percuté le fait que quoique je dise ou face, il fera aujourd'hui même exploser ce centre commercial, avec ou sans moi. Même s'il souhaite plus que tout, apparemment, que ce soit à mes côtés. « Vois-tu Zira, je ne suis pas homme à faire des concessions. Je ne suis pas homme qui arrête en si bon chemin. Non femme. Je suis homme de parole dans ce monde en folie. N’en as-tu pas marre de voir ces visages timides, tristes, malheureux ? Peut-être que tous ces gens parmi nous cherchent la mort après tout. Vois ça comme un bénéfice, comme une sauveuse. » Je savais qu'il tentait de me convaincre, connaissant ma si grande faiblesse. Et cette dernière m'amenait à le croire, tout bêtement comme toujours. Alors non je ne fuirai pas, malgré la peur qu'il me faisait ressentir, mais surtout malgré cette peur de voir tant de monde mourir sous mes yeux. Je resterai là et ferai ce pour quoi je suis la meilleure : obéir. Laisser toute opinion personnelle de côté, toute émotion ou remord.

« Nous allons le faire ensemble ma princesse de feu. Je prendrai plaisir à te corrompre, à te faire redevenir la femme qui est toujours là, en toi. Sens là ! Libère là ! » Sa voix avait beau vouloir être calme et faible, ses paroles résonnaient en moi comme un hurlement. Un cri qui fit battre à tout rompre mon pauvre cœur, tellement de fois mit à l'épreuve qu'il pouvait à n'importe quel moment éclater, lui aussi. Me corrompre, voilà donc ce qu'il cherchait. Me faire redevenir moi, celle dont il avait entendu parler, et non la faible qu'il avait sous les yeux. En arrivant dans ce monde, j'avais voulu tout changer. La Zira haineuse que j'avais été n'avait connu que peine et déception, alors pourquoi vouloir continuer sur cette voie ? Oui, c'est bien ce que je m'étais dit. Mais Nazar avait raison : cette nouvelle femme que j'étais n'était en aucun cas meilleure. J'avais perdu ma grandeur, ma fierté d'antan. Mais grâce à lui, je pourrai l'a retrouver.
Le téléphone en main, celle de Nazar par dessus, c'était alors à moi de choisir pour le futur de toutes ces personnes. Tant de destin, juste sous la directive de mon doigt tremblant. Le souffle de Nazar contre ma peau n'arrangeait rien à mon conflit intérieur. J'aurai aimé prendre mon temps pour réfléchir, pour me poser et me demander si tout cela en valait vraiment la peine, mais faire perdre son temps à Nazar était s'exposer à de nombreux risques. Que je ne voulais absolument pas subir. J'étais déjà exposée à tant de souffrance morale, cela me suffisait... « C'est donc pour ça ?, commençais-je à demander d'une faible voix, quelque peu hésitante. C'est donc pour cette raison que tu t'occupes de moi, pour me faire redevenir comme avant ? » Il n'y avait en aucun cas de reproche dans ce que je lui demandai, juste de l'incompréhension. Si je savais maintenant pourquoi il se préoccupait tant de moi, je ne comprenais cependant toujours pas à quoi je pourrai lui servir, une fois redevenue moi, donc. Encore une fois, je savais qu'il ne souhaitait perdre de temps, car après tout la fourmilière humaine commençait déjà à partir. Mais c'était peut-être le bon moment pour mettre quelques petites choses au point. « Quel est ton intérêt dans tout cela, mon cher Nazar ?, continuais-je à le questionner tout en attrapant sa main entre les miennes, et lui retirant lentement son gant pour finalement caresser tendrement le dessus de son pouce avec le mien. Il n'y a rien que tu fais sans en tirer quelque chose de personnel, n'est-ce pas ? » Nos mains croisées l'une à l'autre est alors si proche de ce qui, d'un simple geste, pouvait détruire des dizaines de vies. Et plus je me sentais en intimité avec Nazar, plus cela m'amusait. ► ZIRA

« Maître, maître des marionnettes, je tire tes ficelles, torturant ton esprit et anéantissant tes rêves. Aveuglée par moi, tu ne peux rien voir. Prononce simplement mon nom car j'entendrai tes hurlements. »
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyMar 19 Fév - 23:35

Le temps s’était arrêté telle une horloge hors d’usage, les aiguilles pointées vers le ciel, figées dans un soubresaut d’élan vers l’enfer. Là, dans cet endroit immonde où les effluves de transpirations humaines avaient élu domicile, là, dans cet endroit où les pas se faisaient de plus en plus pressants, là où les jeunes gamins s’amusaient, sautaient ayant l’inconscience de tout danger… là se trouvait un être à l’âme si noire que les créatures innocentes s’enfuyaient dans une course terrible. L’homme était dangereux, encore plus alors qu’il tenait dans sa main une machine de guerre. Dans sa main, il portait la destruction de centaines de personnes tel le fléau, l’apocalypse. Le jugement dernier était proche et l’ange destructeur plongea son regard dans celui trop doux de sa ravissante compagne. Les doigts sur la commande de mort, la jeune femme hésitait toujours plus fort. Son souffle se métamorphosa, se changea en glace tandis que Nazar, ses yeux d’encre rivés vers sa muse attendait impatiemment. Le portable indiquait l’heure fatale où la bombe, petite chose terrée dans un soulier de lin, allait éclater. Les aiguilles tournaient dans une danse lancinante, tragique où elles ne pourraient jamais de rencontrer, jamais s’aimer. A quoi bon l’amour dans une vie de vagabond, dans une vie de meurtrier ? Il observait la masse, cette masse affreuse sortir par les portes argentées, des gens sauvés par trop de patience acquise. « C'est donc pour ça ? » La voix de l’amante maudite résonna dans ses oreilles comme un souffle de vent trop vite éteint, trop vite disparu dans un crépuscule obscur. Il n’entendait rien, des bourdonnements intenses, des milliers d’aiguilles chauffées à blanc alors que ses yeux se transformaient sous la rage, ses mains devenaient des serres puissantes et son visage se figea dans un masque de terreur. « C'est donc pour cette raison que tu t'occupes de moi, pour me faire redevenir comme avant ? » Question inutile… oui, une question que le souffle d’air portait mais qui n’emporterait avec lui aucun réponse satisfaisante. Son sourire s’agrandit, l’esquisse partit pour être remplacé par un sourire concret, un sourire aux dents aiguisées et à la cruauté sans commune mesure. « Quel est ton intérêt dans tout cela, mon cher Nazar ? Il n'y a rien que tu fais sans en tirer quelque chose de personnel, n'est-ce pas ? ». Les mains de la femme, de cette créature qui essayait de le rendre bon – quel mot atroce au sortir de ses pensées ! – firent un long et périlleux chemin jusqu’au gant en cuir de la bête. Du satin sur des piques en fer, de la soie sur de la boue. Son touché effleura sa main à présent découverte comme un papillon se posant quelques secondes sur une flamme orangée. La main de la jeune femme bien vite enlevée et la main virile de l’homme serrant le bras de l’ingénue alors qu’il l’emmenait autre part. Loin, très loin vers l’enfer, les portes s’ouvrirent pour les guider vers une rue piétonne où les passants ne se souciant de rien, inconscients du danger démoniaque souriaient béatement. Il n’attendit pas, prit le portable des mains de sa Némésis et actionna le bouton…


L’explosion fut flagrante. Le bruit, le choc, les pas… et les gens tombant comme des quilles dans une partie de bowling alors que le couple au loin observaient la catastrophe qui se jouait devant leurs yeux. Une pièce de théâtre, une tragédie grecque se déroulaient, partout nous entendions des pleurs, des cris. Les bras relevés, la planète ne semblait plus tourner sur elle-même, le sort du monde, le choc fut assourdissant. Terrible comme l’apocalypse. Les décombres puis le sang et les cadavres, inertes reposant maintenant dans un semblant de paix. Il suffisait de voir les visages noircis par ce cataclysme pour connaitre l’étendue des dégâts alors que les orphelins hurlaient à s’en déchirer les tympans, alors que les hommes recherchaient leur femme peut-être déjà morte, alors que les pompiers n’arrivaient toujours pas. La lenteur n’était pas permise dans cette réalité toujours plus horrible. Le monde n’était pas rose, il n’était pas joyeux. Quand bien même, les hommes n’étaient pas des anges, n’étaient pas des élus de Dieu ni des suppôts de satan. Ils possédaient en eux la part de lumière que le créateur éternel leur avait donné mais une part d’ombre puissante, violente qu’ils devaient contrôler. Nazar ne l’avait pas contrôlé cette part ténébreuse régnant en maitre sur son âme. Le doute était permis alors, de croire encore à cette moitié innocente et pure… Il n’y en avait plus.

Son paquet de cigarette dans sa main droite, sa main gauche tenant violemment les cheveux de… comment allait-il l’appeler alors qu’elle n’avait rien fait ? Une innocente… Une déception. Une victime serait plus convenable car alors, il n’aurait jamais eu de conjectures permises. La tentatrice telle Eve, lui avait fait croire qu’elle serait d’une trempe malsaine, d’un niveau d’élite de méchanceté et de vices vibrants sous les catacombes et les victimes assassinés par leurs mains. Approchant son visage du sien encore sous le choc, il se permit de l’embrasser à pleine. De mêler sa langue à la sienne dans une dance profonde de sous-entendus, de contrôle, dans un refrain de domination. Ses lèvres avaient le gout de la pureté et non de la fervente méchanceté, de faire du mal. Zira n’était plus que l’ombre d’elle-même, ses lèvres en étaient les témoins de clarté. « Intérêt. Bien grand mot sortant de la bouche d’une si jeune femme. Je te pensais si forte, si belle ma Zira. Tu m’as trahi. Tu ne m’as pas écouté. » La cigarette dans sa bouche, ses yeux fermés, il continua sa litanie qui semblait sortir des profondeurs d’une grotte. « Que devrais-je faire de toi ? Ce que tu as fait ne m’a pas plu. Mais, dans mon humeur joyeuse je te laisse le choix… Soit tu pars et ne te montres jamais plus à ma vue. Soit tu décides de rester et la seconde explosion c’est toi qui la lanceras… ». La fumée traversant ses poumons déjà endoloris, ses yeux fermés et le visage tourné vers le soleil, la réponse lui importait peu.
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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyVen 1 Mar - 16:55

Nazar ✖ Zira
je te fais la promesse de ne jamais te décevoir

Mon jeu de distraction ne marcha alors pas, ce qui ne m'étonna guère de la part de cet homme. Rien ne pouvait l'atteindre, encore moins moi. Je désirais tant retarder cette catastrophe, que de manière complètement désespérée, presque suicidaire, j'avais tout tenté. Grossière erreur, je n'avais au contraire réussi qu'à avancer le drame. La main du diable m'attrapant alors, il m'amena loin à l'extérieur. Le moment arrivait, et je ne fis rien pour me débattre, pour tenter de le convaincre. De le résonner dans sa folie. Je me contentais juste de le suivre, forcée de toute manière, gardant toujours ce naïf espoir qu'il abandonne son projet. Mais trop tard. Le portable disparaissant de mes mains, je n'eus le temps de clore mes yeux que ce qui devait arriver arriva.
Ce fut si violent, si bruyant, et tellement horrible pour mes pauvres yeux. La bombe avait tout détruit, absolument tout, et tout ce qu'il restait de ce centre commercial fut des corps humains, empilés les uns sur les autres. Des milliers d'innocents qui voulaient juste profiter d'une après-midi ensoleillée. Comme si le bruit assourdissant avait atteint mes oreilles, je n'entendis plus aucun bruit autour de moi. Seul un horrible bourdonnement m'arrachant la tête résonnait en moi. Le regard totalement perdu face à ce désastre. Les gens courant dans tout les sens, les appels au secours de la part des quelques rescapés sous les décombres, et toutes ces personnes abattues, clouées au sol par leur chagrin, recherchant parmi les débris leur proche maintenant disparu. Cette même question retentit alors de nouveau en moi : pourquoi ? En boucle, ce mot se répétait dans ma tête, complètement atterrée par ce qui se joué devant mes yeux. Je voulais crier, exprimer ma tristesse, mon incompréhension. Ma haine envers cet homme à mes côtés. Mais aucun son ne désirait sortir. Je voulais pleurer, laisser couler ces larmes de colère. Mais mon regard restait sans expression. Je voulais fuir, courir loin de ce lieu maudit, loin de cet individu démoniaque. Mais mes jambes restées paralysées. J'étais juste pétrifiée par l'horreur. J'étais juste une pauvre femme qui se demandait ce qu'elle foutait là.

Et puis les yeux de la bête se reposèrent sur moi, et la peur s'empara de mon esprit. Sa main tenant violemment mes cheveux, ma faiblesse n'osait rien dire. Je l'avais tellement sous-estimé, pensant depuis tout ce temps qu'il ne faisait que bluffer, que dominer par la parole. Mais à présent, je m'aperçois que cet homme est capable de tout, uniquement par plaisir. Le problème, c'est que je le remarque beaucoup trop tard. Étant de nature trop sure de moi, j'étais persuadée qu'il ne voulait que m'effrayer, mais il était prêt à mettre en pratique ses pires menaces. Et maintenant, j'avais clairement peur pour moi. Pour ce qu'il allait suivre, ayant refusé d'obéir, de le suivre dans sa folie meurtrière. Le regard encore perdu dans les décombres, cherchant quelques formes animées, survivantes, pour me rassurer, je vis le visage du monstre s'approcher dangereusement du mien, avant que ses lèvres ne viennent méchamment agresser les miennes. Nazar était véritablement le diable en personne, et ce baiser ne fit qu'agrandir ma haine à son égard. Sa langue s'entremêlant avec la mienne pour un jeu plus que malsain, je fermais mes yeux et attendais, passive, que cet horrible moment passa. Ses lèvres étaient si froides... Je haïssais tant me sentir ainsi faible presque soumise même. Mais que pouvais-je faire ? À part attendre que la tempête ne se calme.
Finalement, sa bouche se retira de la mienne, aussi vivement qu'elle ne l'avait rejoint, et Nazar clôtura son regard, comme tentant de lui-même trouver son calme. « Intérêt. Bien grand mot sortant de la bouche d’une si jeune femme. Je te pensais si forte, si belle ma Zira. Tu m’as trahi. Tu ne m’as pas écouté. » Ses mots résonnaient comme des piques, s'enfonçant au plus profond de mon cœur. Je me sentais tout simplement rabaissée. Il n'y avait pas d'autre mot. Si j'ai bien sous-estimé Nazar, quant à moi je me suis sur-estimée. J'ai pensé être la même qu'avant, j'ai pensé pouvoir retrouver toute cette méchanceté d’antan, pensé pouvoir à nouveau faire souffrir autrui sans aucune raison. Mais ma nouvelle condition m'avait crée d'une toute autre manière, et à présent mon esprit vengeur s'était pour ainsi dire presqu'envolé. Zira était belle et bien morte, ce jour là, dans sa chute suicidaire. La femme que j'étais aujourd'hui n'avait rien en commun avec la lionne du passé, et malheureusement je venais tout juste de le remarquer. Encore une fois, avec beaucoup de retard. J'étais tellement fatiguée, fatiguée de m'être battue pendant des années pour une cause perdue, pour un simple fantôme qui n'avait cessé d'hanter mon esprit de pauvre femme amoureuse. Je ne suis pas née cruelle et sanguinaire, c'est mon amour qui m'a rendu ainsi. C'est ma fierté, mon égo, ma soif de pouvoir. Toutes ces choses sont disparus à présent, et je crois bien ne plus jamais les retrouver. Si mon amour pour Scar reste encré en moi, le venger est cependant devenu futile. Je n'en pouvais juste plus de me battre corps et âme, pour au final ne brasser que du vent. Toutes ces années de vengeance m'avaient fait oublier ce qu'était la vie, ce que c'était que d'être une mère, une femme. Que d'être moi.

Malheureusement, il eut fallut que je rencontre Nazar dans ce nouveau monde, et que ce monstre ne tente de me faire devenir celle que j'étais. Et qu'au final il ne me fasse hésiter entre l'ancienne, et la nouvelle Zira. « Que devrais-je faire de toi ? Ce que tu as fait ne m’a pas plu. Mais, dans mon humeur joyeuse je te laisse le choix… Soit tu pars et ne te montres jamais plus à ma vue. Soit tu décides de rester et la seconde explosion c’est toi qui la lanceras… » Si j'avais terriblement peur qu'il ne décide de me punir de manière physique, ce qu'il me proposait fut ô combien pire. Jamais il ne laisserait donc mon esprit tranquille. Il me laissait le choix, mais savait que la première solution m'était impossible. Bien que je ne le haïsse, que j'eusse peur de lui comme de personne d'autre, je ne pouvais me résigner à partir loin de lui. Tout simplement parce que je ne voulais être seule. La solitude est ma pire faiblesse, décidément... Et puis, partir serait retourner sous les ponts. Et cette condition m'est insupportable. Je préfère les draps de soies de ce monstre qu'à la boue.
Mais ces tendres draps méritaient-ils la vie de nouveaux innocents ? Étais-je au final toujours aussi égoïste et cruelle ? Étais-je au final celle que voulait que je sois cette bête ? Je n'en pouvais juste plus. La fatigue, le choc, mon cœur battait violemment contre ma poitrine, comme s'il allait à son tour exploser. Et au final, les émotions se lâchèrent, et ces larmes que j'avais jusqu'à présent réprimandé brûlèrent finalement mes joues rosâtres. J'avais tellement honte d'ainsi afficher ma faiblesse, surtout face à lui. Mais il fallait croire que mes sentiments avaient pour de bon prit le dessus sur ma face obscure. J'enfouissais alors ma pauvre petite tête perdue entre mes mains, me cachant ainsi à ce monstre. Il fallait que je me calme, que je reprenne le dessus sur ma tendre faiblesse. Mais rien n'y faisait, je ne pouvais m'empêcher de penser à tout ces corps étendus là, à seulement quelques mètres de moi, et à toutes ces vies finalement détruites par la folie d'un seul homme. Je connaissais trop bien la tristesse de mettre un proche dans une pure injustice, et c'est c'est compréhension qui me fit me mettre à la place de tout ces innocents. Et qui me fit tant pleurer.

J'étais tout simplement devenue trop humaine.

Reniflant mes sanglots d'enfant, j'essuyais maladroitement les quelques larmes qu'il me restait du revers de la main. Oui, une enfant. Voilà comment je me sentais à ce moment-même. Comme une enfant qui veut juste rentrer chez elle, et qui veut tout oublier de ce qu'elle vient de voir. Une enfant finalement privée de son innocente par cette bête noire. « Je suis désolée, je ne voulais pas..., finissais-je finalement par bégayer, sans n'oser relever mon regard. Je veux juste rentrer, s'il te plaît. » Oui, je faisais tout véritablement pitié. ► ZIRA

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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyLun 29 Avr - 16:39


I CHOOSE A MORTAL LIfE
It is mine to give to whom I will. Like my heart.

Lorsque le monde à ses pieds détruit n’était plus que bouilli, le centre commercial dans les décombres disparu devenant ruine, l’homme aux lunettes luxueuses regardait de loin ce bijou explosé par ses soins. Plein de haine mais de reconnaissance pour ce qu’il appelait une œuvre commise pour le bien de la communauté, il imaginait du haut de son perchoir, un micro planté devant ses lèvres rubicondes, saignantes par l’immonde crime qu’il avait subordonné aujourd’hui même, une foule en larme pleurant leurs compatriotes disparus. Quelle tristesse ! Quelle cruauté ! Quelle monstruosité avait bien pu faire un homme pareil ? N’existait-il pas ce qu’on nommait la bonté humaine dans le cœur de ce précipice encore vivant ? La revanche n’était pas la question déjà que les hommes et les femmes se serraient dans leur bras pour un réconfort amer, la tristesse dans son sillage prenant dans ses bras de fer l’épouse funèbre l’emmenant au mystérieux endroit dont l’espèce humaine avait peur : la mort dans son étreinte prenant les âmes vagabondes, les berçant tendrement pour le paradis promis ou le néant plausiblement. Il ne dédaigna pas même jeter sur la femme à son côté un regarde enchainé de convoitise car envolé ce sentiment qu’il éprouvait alors pour cette brune. Trahison, meurtre subtil prirent place dans son cœur sanguinolent fortement battant au rythme de l’enfiévré solitude et crime atroce pour le plaisir de monstre, pour ressentir en lui cette adrénaline pulsante dans ses veines grossies par la bougie du barbare mouvement d’enlever la vie. La fumée stagnante formant un halo de bien être, sortant de ses narines comme le dragon soufflant un geyser de feu sur la pauvre victime périe dans les flammes orangées de l’enfer. La toxique substance annihilant ses sens empoisonnant ses poumons, il jeta sa tête, ses cheveux dansant, vers ce ciel tant haï par l’homme déchu et cruel. L’explosion avait eu lieu mais pas par la main de son aimé, celle qui aurait sonné l’apocalypse pour toutes ces personnes en détresses. Par celle ange de bonté alors, elle était tournée du mauvais côté de la pente. Zira la lionne simple gazelle broutant l’herbe fraîche à présent. L’envie de la gifler le prit déjà qu’il levait la main sur elle, abysse absente de particularité néfaste. Et il scruta les larmes sublimes de la créature, ses joues rosies par la froid ambiant de l’univers. Il ne remarqua pas la présence de ces simagrées êtres humains, il ne vit pas cet enchainement de mouvement s’afférant, les voitures d’aide pour ramasser les cadavres et rassurer les proches. Il n’entendit pas les pleurs répercussion à Dieu le priant d’absorber l’âme noire de ce démon à l’enfer. Il baissa son bras musclé le sourire s’épanouit sur ses babines vermeilles de sang avalé par gourmandise. Le corps tremblant de spasmes de sanglot telle une fillette innocente, il se mit à rire. Rire se réfléchissant sur les façades miroités de l’océan jaune dans son entourage, il s’abaissa au niveau de la demoiselle lui soulevant son visage ravagé comme terre stérile ne pouvant accueillir ni fruit ni eau sainte, ne pouvant voir le visage du diable par le voile de la délicatesse culpabilité et tristesse. « Je pensais que tu serais plus forte que cela ma douce. Je pensais que le meurtre ne te ferait pas peur lionne que tu étais, tu n’es plus que comme ces êtres immondes Zira ! ». Aucune émotion ne traversa son visage témoin de ses cristaux essuyés du revers d’une main manucurée, soignée par l’argent qu’il lui procurait. « Je suis désolée, je ne voulais pas... ». Bégaiement, tête baissé vers les souterrains. Zira lionne n’était plus digne de rien où lui régnait puissant maitre sur le tout de la planète. « Je veux juste rentrer, s'il te plaît. ». Apparut la colère de Zeus prenant possession de l’être entier Nazaresque, la colère divine et la folie intérieure du marionnettiste. Le revolver fermement tenu dans la paume de sa main il se releva tandis que de son pouce sonna peut-être l’heure du supplice pour cette pauvre gamine au pied du maître. Sa voix sortie des profondeurs hadales vibrèrent gong de puissance altière. « Je devrais te tuer sur le champ. Ton comportement m’a prouvé que nul homme n’arriverait à te sortir de la malédiction de l’humanité, les sentiments en ton cœur possédé. » Un silence alors qu’il tournait la tête et observa cet océan de vivants dans la mortalité du territoire ennemi. « On peut dire que la chance est de ton côté… ». La balle s’enfonça dans la jambe juvénile de la femme félonne, punition au bord du gouffre. Le mythique parti dissimulé dans une voiture noire, des lunettes opaque et une casquette sur la tête.

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MessageSujet: Re: je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR EmptyJeu 23 Mai - 17:31

J'archive je te fais la promesse de ne jamais te décevoir ▽ NAZAR 1823284050
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