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 KOVU ۞ because you're my only difference.

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MessageSujet: KOVU ۞ because you're my only difference. KOVU  ۞ because you're my only difference.  EmptyDim 17 Fév - 18:28



kovu ۞ akilah


« Pathétique. A ce stade, c'est plus un poil que tu as dans la main, Josué, c'est un baobab ... » Déclara t-elle avec froideur. Des petits rires se faisaient entendre dans l'amphi-théâtre, preuve que les camarades du Josué en question se plaisaient à rire gentiment de la pseudo humiliation. Akilah était pour le moins désespérée. Voilà presque un mois qu'elle leur enseignait les guerres des civilisations anciennes, point essentiel du programme, et ils n'étaient même pas capable de ne retenir ne serait ce que l'essentiel. De ses yeux gris profonds, elle fixait avec férocité le jeune homme qui n'avait pas eu l'intelligence d'apporter la bonne réponse. Autant dire que la belle blonde était considérée comme le professeur le plus jeune, mais surtout, le plus excentrique de toute la faculté. Anti-conformiste, guidée par une confiance en elle énorme et par une culture générale historique tout à fait impressionnante, elle était également dotée d'un mauvais caractère et d'une détermination si forte que ses compères même la craignaient. Inutile de dire que les élèves n'en menaient pas large. En parlant de ça, voilà que Josué Fernandez, mal à l'aise face à un regard sans pitié et inquisitoire, baissa son regard. Akilah cessa de le fixer, continuant sa marche dans le grand amphi, passant devant le tableau gigantesque qui faisait, sans grand difficulté, deux fois sa taille en longueur : « ATHENES ! L'Atlantide était en guerre avec Athènes. Combien de fois devrais-je vous le répeter pour que vos putrides cervelles parviennent à retenir ne serait ce qu'un détail de ce que je vous enseigne ? » venait-elle d'hurler. Un silence quasi religieux s'empara de la grande salle. Cette enseignante. Elle était belle, certes, mais en imposait de part son - trop ? - fort caractère, son intransigeance, et son charisme parfois destructeur. Les mains sur les hanches, elle se retourna légèrement, jetant un bref regard à l'horloge située au dessus du tableau. Elle n'était pas habituée à la notion d'heure, encore moins à la nécessité de la surveiller, voilà pourquoi elle ne fut pas étonnée de voir que la demie journée d'enseignement qui lui était accordé chaque jour était écoulée. La belle reposa son regard sur la masse d'étudiants dont la principale vocation demeurait, pour le moment, de boire ses paroles chaque jour que Dieu faisait. Elle déclara alors : « Sortez. Disparaissez. Et que je ne revois pas vos bobines avant que celles-ci soient remplies des lignes que vous avez écrites aujourd'hui. » Bande d'imbécile.

Une fois l'amphi-théâtre vide, la belle blonde s'installa à son bureau, désireuse de corriger les dernières copies qu'elle avait sous la main. Vingt heure, il était. Trois heures lui suffirait, pensait-elle, pour parvenir à tout corriger. C'était sans compter sur Morphée, qui décida de l'enlever jalousement, la plongeant dans un profond sommeil qui la força à occuper le bureau de l'amphithéâtre toute la nuit durant. Elle n'était pas habituée à ce genre de besoin. Dormir, se reposer, manger, se ménager. Etre faible. Pourtant, ils s'imposèrent à elle, elle n'avait pas le choix, aucun droit. Oui, voilà, elle était humaine. C'est lorsqu'elle se réveilla qu'elle pesta contre elle-même, contre cette carcasse dont elle n'avait jamais voulu. Elle regarda l'heure instinctivement. Elle se rendit alors compte à quel point les habitudes humaines étaient en train de s'inscrire en elle, de se trouver une place qu'elle refusait à tout prix de leur donner, tout simplement parce qu'elle ne resterait pas humaine. Elle retournerait dans son monde, elle redeviendrait ce qu'elle avait toujours été. Non, elle n'était pa une victime, et ne le serait jamais. Et par dessus tout, Atlantìs refusait de s'habituer à une chose, à un monde, à un ensemble de conventions, des moeurs, et d'usages, qu'on lui avait imposé, et qu'elle n'avait en aucun cas choisi. Cinq heures du matin. Le soleil allait se lever. La belle et jeune enseignante sentait un trou béant dans sa poitrine, une sorte de manque, de souffrance. Un manque d'air spirituel. Il lui fallait quelque chose qui lui rappelle son empire. N'importe quoi, tout ce qui était dans la capacité de ne pas lui faire oublier d'où elle venait, et où elle allait retourner. Il le fallait, c'était nécessaire. Vital. Tout la rapportait à un personnage qui n'était pas elle. Ne serait ce que ses vêtements, qui l'enfermaient dans un costume qu'elle jugeait inutile. C'est pourquoi, sans réellement réfléchir, elle retira ses vêtements, se retrouvant alors uniquement en ensemble bleuté Atlantidien. Sans compter, bien sûr, son magnifique cristal bleuté autour du cou, seul élément qu'elle avait ramené de son pays, dont elle ne se séparait jamais, et ce, sous aucun prétexte. Autant le dire, elle se sentait bien plus à l'aise ainsi. Elle devait à présent rechercher une source, la moindre chose qui pourrait la rapprocher de sa véritable nature. Elle n'eut pas à réfléchir bien longtemps.

Elle avait quitté la faculté, lui préférant alors le parc animalier. Rares étaient les personnes encore présentes dans les rues, dans la nuit. Mais le peu la dévisageait. Elle n'y prêta pas la moindre attention, et une fois arrivée, s'engouffra dans l'enclos des lions. Elle s'accouda à la barrière en bois, observant ces créatures avec envie. Akilah aimait cette ambiance. Sauvage, primitive, naturelle, imposante, charismatique, magnétique. Son élément, sa force, son essence. Elle-même. Son âme avait besoin de se rapprocher. Toujours plus près. Elle se fichait éperdument des avertissements, des panneaux, et encore plus de la barrière qui la séparait de ce monde. Elle sauta sans mal cette dernière, d'ailleurs. Telle une présence hypnotisante, elle s’avança dans l'enclos sans la moindre peur, tandis que les lions l'observèrent avec intérêt et attention. Le soleil peinait tout juste à se lever, éclatant, et éblouissait la jeune femme de fins rayons rosés et orangés. Une brise légère vint compléter ce tableau idyllique. Brise qu'elle accueilla volontiers en respirant à plein poumons. Pour une fois que ses attribues humains apportaient de bonnes choses, elle en profitait plus que nécessaire. Les lions tolérèrent sa présence. Mieux encore, ils l'appréciaient. Rien de plus normal pour elle. Elle aimait ces animaux, qui se rapprochait de très près à ceux qu'elle avait créé dans son empire. L'ensemble des lions de l'enclos s'approcha d'Akilah, tandis qu'elle s'agenouillait avec classe et retenu. Les lions s'approchèrent, se frottant à elle, transformés en véritable petits chatons innocents face à son indiscutable et sauvage présence. Un fin sourire se logea à la commissure des lèvres de la petite blonde. Près d'elle, ils se couchèrent. Elle ressentait sans la moindre difficulté leur impuissance, leurs envies. Ils étaient bridés. Mais bien trop fiers pour l'admettre. Elle se sentait comme elle. Les douces lueurs bleutées d'une éternité certaine et promise. Voilà la certitude dont elle disposait depuis qu'elle avait été créé. Son unique certitude, et autant lui dire qu'elle lui convenait parfaitement. Puissance, longévité, pouvoir. Il ne lui en avait pas fallu plus pour la contenter, cette force mystique insaisissable. Une civilisation à ses pieds, une protection bénéfique, asservie par les grands rois du passé. Aucune faille. Aucune supériorité. Mise à part un puissant sortilège qui a égoïstement décidé de tout bouleverser. A présent, elle était humaine. Pire encore : dans un monde dont elle ne connaissait rien. Sa détresse - si il y en avait une - ressemblait étrangement à celles de ces puissants animaux dont elle était entourée. Une véritable conversation psychique, magnétique, avait lieu. Pour matérialiser sa pensée, et pour apporter son soutien aux lions qui ressentaient les mêmes besoins qu'elle, Akilah déclara doucement : « Je me sens un peu comme ça, aussi ... » tandis que sa main passa dans la douce crinière du lion qui se trouvait tout près de sa cuisse. Ainsi installée, belle et puissante, telle une reine entourée des plus puissantes et cruelles créatures, Atlantìs ressemblait à tout point à Sainte martyre Blandine de Lyon, jeune femme survécu à l'incarcération, et livrée aux bêtes qui refusèrent de lui faire le moindre mal. Espérons qu'elle ne finisse pas comme elle. La pauvre Sainte fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes. Ayant survécu au taureau, Sainte Blandine fut achevée par le glaive. Une fin loin d'être glorieuse. C'était surement sa différence avec Sainte Blandine. Atlantìs était bien trop forte, autoritaire, pour qu'on arrive à ses fins. Parce qu'Atlantìs n'était pas une femme.

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MessageSujet: Re: KOVU ۞ because you're my only difference. KOVU  ۞ because you're my only difference.  EmptyMar 12 Mar - 19:03


5h du matin. Le réveil débutait sa mélodie infernale, pour tirer le lion de son sommeil. Un sommeil profond, vide, comme il n’en avait pas eu depuis longtemps. Cette nuit, aucun cauchemar, c’était bien rare. Grognant, il éteignit l’appareil infernal, la tête enfoncée dans l’oreiller. La bonne humeur aurait dû le gagner instantanément, il avait si bien dormi, pourtant, il se sentait mal, vide. La seule chose qu’il désirait était de se réveiller aux côtés de Kiara, et c’était impossible. Ce matin-là encore, il était seul dans ce lit froid et spacieux. Ce matin encore il maudissait son absence, sa solitude. Après un soupir il se redressa, s’il restait un instant de plus ici la colère le gagnerait et il n’en était pas question. Aujourd’hui, il avait prévu d’enseigner un nouveau numéro aux lions, il ne devait pas être nerveux, il devait être patient, fort. D’un pas trainant, le jeune homme se dirigea vers la salle de bain et laissa couler le jet d’eau brûlante longtemps, très longtemps sur son corps. Les gouttes qui s’accrochaient, glissaient, dévalaient, chacune d’elle, aurait pu être une larme s’échappant de ses yeux pour exprimer la douleur qu’il ressentait. Pourtant ces petites parcelles d’eau-là n’étaient pas salées, elles n’évacuaient pas sa peine, elle le lavait tout simplement. Le lavait de cette nouvelle nuit de solitude, le lavait de son chagrin et de sa colère. La chaleur brûlante l’aidait à se délester de toutes ses pensées, pour un temps au moins, aussi éphémère soit-il. Chaque jour, il passait de longues minutes sous le jet d’eau, à regarder le vide et à arrêter de penser. Quand enfin il se décidait à sortir, il n’était plus qu’un robot, passé en mode automatique. Chaque geste qu’il entreprenait, il le faisait par habitude. S’habiller ? Mécanique. Manger ? Mécanique. Marcher jusqu’au travail ? Mécanique. Il ne voyait rien autour de lui, ou n’y prêtait pas attention. Les gens dans la rue, la neige sur les trottoirs, le soleil dans le ciel… Tout cela n’existait plus. Pour un temps au moins, jusqu’à ce qu’il arrive près des lions. Là, enfin, ses sentiments s’éveillaient, venaient le heurter de plein fouet, le chambouler. Mais c’étaient plutôt des sentiments positifs. Près d’eux, il se sentait utile, indispensable même… Enfin il avait un but, une tâche à accomplir, enfin il gagnait un peu de reconnaissance, chaque jour il progressait un peu plus et gagnait leur affection. Il savait en arrivant, que pendant quelques heures, le vide au creux de sa poitrine ne se ferait pas sentir. Et ce matin était identique aux autres. Kovu venait de passer les portes du zoo, se dirigeant d’un pas décidé vers le vestiaire pour déposer ses affaires. Dans quelques minutes, il se sentirait mieux il le savait, dans une poignée de secondes, l’espoir viendrait l’assaillir à nouveau. Un sourire commençait même à gagner ses lèvres. Un dernier pas et il se retrouva face à l’enclos – il passait toujours vérifier avant d’aller au vestiaire-, cherchant des yeux ses amis les plus chers, ceux qui représentaient ce qu’il était avant, c’est alors que son regard se posa sur quelque chose qui ne devrait pas se trouver dans ici. Ou quelqu’un plutôt. Surpris, il cligna plusieurs fois des paupières, pour être sûr qu’il ne rêvait pas, que ce n’était pas une vision fantasque. Non. Une femme se trouvait bien là…. Au milieu des fauves, les caressant comme si il s’agissait de chats inoffensifs. Elle souriait même, semblait ravie, et les animaux eux, l’entouraient comme une meute admirant un tout nouveau chef. C’était impossible il ne pouvait y croire. Cette scène semblait si… irréelle. La femme qui était là, était presque nue, portant seulement une brassière et une sorte de jupe, elle était nimbée de soleil, enveloppée par les rayons incandescents du lever du jour. Des rayons qui déposaient des tâches de lumière dorée un peu partout sur sa peau, l’illuminant littéralement, comme de petites paillettes. Ses cheveux étaient soulevés par la légère brise. Immédiatement le jeune homme fut subjugué. Il ne pouvait plus bougé, était figé sur place, comme envouté par la présence de cette inconnue. Même en étant proche d’elle, il sentait une électricité se dégager de son corps. Elle l’attirait, indéniablement, elle le charmait, sans aucun doute. Il reprit son souffle, puis secoua la tête, reprenant enfin ses esprits. Il devait agir, il ne pouvait décemment pas la laisser là, au milieu des lions comme si de rien n’était.

« Mademoiselle, mais que faites-vous ici ?! » Sa voix forte et claire avait résonnée dans l’espace vide qui les séparait, et il la vit relever les yeux vers lui. Il ne parvenait à déchiffrer son regard et s’arracha vite à son emprise hypnotique, il ne pouvait pas perdre tous ses moyens. Laissant son sac tomber au sol, il enjamba la barrière. Il devait la rejoindre et la sortir de là. Une fois dans l’enclos Kovu regarda droit devant lui et avança, plus les mètres qui le séparait de cette jeune femme se réduisaient, plus il lui semblait être subjugué par sa présence. Il n’avait pas peur pour lui, les lions le connaissaient, ils ne lui feraient aucun mal, par contre il s’inquiétait pour elle. Et il était en colère aussi, qu’elle se retrouve ici. Une fois arrivé à sa hauteur, il attrapa son bras et murmura avec assurance : « Maintenant vous allez me suivre et on va sortir d’ici, histoire qu’il n’y est pas d’accident. » Cette fois ses yeux pouvaient détailler son visage et un seul mot lui vint à l’esprit pour la décrire : magnifique. Oui elle était magnifique et cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas pensé cela d’une femme, avec autant d’intensité. Son cœur battait même un peu plus vite dans sa poitrine. Entre eux, l’air était chargé de… De quoi au juste ? Jamais il n’avait ressenti cela. De l’attraction peut être ? Une attraction irrésistible. Dès le premier instant il l’avait ressentie, et il n’était pas prêt d’oublier ce sentiment. Ses yeux se posèrent alors sur ses lèvres et l’envie de s’en emparer s’imposa à lui. Comment était-ce possible ? Il ne la connaissait même pas ! C’était un instinct, presque animal qu’elle éveillait en lui. Ses lèvres, comme tout le reste de son être l’appelait. Il résista pourtant à sa pulsion et articula encore quelques mots « A part si vous me dîtes que vous êtes soigneuse évidemment. Mais j’en doute en voyant votre… Tenue. » Il ponctua ses paroles d’un petit sourire. Peut-être qu’elle aussi allait sourire ? C’est ce qu’il désirait oui, voir ses lèvres sublimes s’étirer en un sourire pour lui.


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MessageSujet: Re: KOVU ۞ because you're my only difference. KOVU  ۞ because you're my only difference.  EmptyMar 21 Mai - 15:54



kovu ۞ akilah


Atlantìs n'avait été, jusqu'alors, qu'un songe, une puissance abstraite dénuée de sens et de sentiments. Un véritable pléonasme aux allures changeantes et aux sens variés. Une magnifique orchidée au coeur éclatant, aux pétales aussi doux que la caresse du vent, à la violence décalée et au charisme à jamais inégalé. Elle n'était en aucun cas une marguerite, cette dernière étant bien trop innocente pour parvenir à rendre hommage à sa passion, destructrice et cruelle. Encore moins une rose. Sans doute égalait-elle sa sauvagerie, sa passion, et sa colère. Mais bien trop banal. Un tournesol, sûrement pas. Aucune grâce, aucune élégance. Décidément, aucune merveille florale n'aurait su égaler une présence d'une telle importance, d'une telle complexité. A moins l'orchidée, peut-être. Oui, finalement, l'orchidée n'était pas si mal. Quoi qu'il en soit, elle parvenait à retrouver sa raison d'être, ici, entourée de ces animaux sauvages caractérisé par une férocité que tout humain normalement constitué craignait. Les observant avec attention et respect, la jolie blonde parvint à décrypter un langage qui n'aurait du lui être en aucun cas familier. Le monde sauvage, enfin. Ses fines mains s'amusèrent à se faufiler dans la crinière de ces fauves étonnement dociles en sa présence. Un arrière-goût de familiarité qu'elle avait bien du mal à retrouver, dans ce monde. L'instant en devenait presque solennel. Pourtant, une puissante voix s'éleva, brisant l'équilibre qui s'y était construit : « Mademoiselle, mais que faites-vous ici ?! » Jamais prise au dépourvue, la demoiselle ne sursauta pas suite à cette intervention, relevant simplement la tête, lançant un regard hypnotisant et avisé à celui qui l'avait dérangé. Lorsqu'elle rencontra le regard de ce dernier, aussi loin fut-il, la colère la quitta. Bleu. Elle ne voyait que ça. Un regard aussi bleu que l'océan, aussi bleu que le ciel. Un bleu qui lui rappelait son empire, un empire qu'elle avait édifié, créant un véritable paradis sur toile bleuté. Bleu, la couleur qu'elle vénérait. La couleur du somptueux, la couleur originelle. Un regard magnifique, il avait. Mais pas seulement. Une présence, un charisme, indéniable. Tout en demeurant insaisissable, la belle ne put s'empêcher de l'observer avec attention et curiosité. Il n'allait pas tarder à venir à elle, il s'agissait de son métier. Ainsi, elle ne se déplaça pas, gardant la même position, reposant son regard sur les fauves qui lui tenaient compagnie, et le tout dans un calme absolu, voir un certain plaisir à déclencher la panique chez ce pauvre homme qui n'avait pas conscience de la nature - o combien dangereuse - de la jeune femme qu'il croyait sans défense. A cette idée, Akilah ne put s'empêcher un bref sourire. Quelle naïveté.

Tandis que l'employé, inquiet, se dépêchait de la rejoindre, Atlantis ne tarda pas à sentir une légère tension régnant entre deux lions qui se trouvaient à sa gauche. Ces derniers, se disputant un vulgaire bout de viande, se montraient respectivement leurs crocs, prêt à rugir d'un moment à l'autre. Akilah posa alors, sur eux, un regard franc et autoritaire, qui stoppa net la bagarre qui avait faillit avoir lieu. Satisfaite, la belle releva son regard vers le sombre inconnu qui se trouvait désormais près d'elle et qui tentait de la relever, la main sur son bras. Sa peur pour elle était palpable, néanmoins, cela n'empêcha pas la demoiselle de prendre son temps. « Maintenant vous allez me suivre et on va sortir d’ici, histoire qu’il n’y est pas d’accident. » Un accident ? Si seulement il savait. Jamais les lions ne s'en prendraient à elle. Ils la craignaient bien trop pour cela. Une fois levée, elle put observer celui qui se présentait à elle. Pour une fois, la jolie blonde demeurait stupéfaite. Elle qui avait créé le physique des êtres humains de son royaume, ce dernier aurait été très différent si elle avait rencontré cet homme là auparavant. Un regard magnifique, un visage bien dessiné, une chevelure noire de jais. Elle en devenait presque envieuse du Dieu de ce monde là. Comment était-il parvenu à créer des hommes aussi parfaits ? Pourquoi n'avait-elle pas, elle-même, déesse créatrice, atteint cette perfection ? Elle observait, avec attention et envie, chaque délicatesse, chaque trait de son visage. Un bref sourire parvint à ses lèvres avant qu'elle ne s'exprime calmement : « Ne vous affolez pas, je ne leur aurais fait aucun mal. Je griffe, mais ne mords pas. » Elle lui adressa alors un furtif et mystérieux sourire, se jouant ouvertement de cette peur qu'elle jugeait inutile. Plus elle prenait le temps de le contempler, plus un désir incroyable la possédait. Il lui rappelait sa propre personne. Son propre empire. Elle commençait à savoir manier les sentiments humains avec brio, mais jamais elle n'avait eu affaire à une telle intensité. Malgré tout, elle inspirait un sentiment de calme, de sérénité. Créature-parfaite reprit alors la parole, parvenant à percer la bulle intemporelle et sauvage que l'union de leurs inconscient avait crée : « A part si vous me dîtes que vous êtes soigneuse évidemment. Mais j’en doute en voyant votre… Tenue. » Suite à sa réplique, la beauté à la cruauté sans pareille et au cœur de glace ne put s'empêcher de lui offrir un léger sourire, tout aussi amusé que sincère. En voilà un qui abordait le sujet des vêtements avec intelligence et ironie. « Disons que je suis juste ... Une connaisseuse. » Elle resta assez évasive. Comme toujours, tout en sachant parfaitement où elle voulait en venir. Atlantis ne parvenait pas réellement à se concentrer sur ce qu'elle disait. Effectivement, elle tentait de caresser, de son esprit, les contours de l'âme de cet homme. Elle qui avait l'habitude de sonder les âmes autrefois, n'avait plus désormais qu'un furtif talent pour les reconnaître, ce que les humains appelaient "intuition". Or, cela lui suffisait largement. Sauvage. Elle était frappée par la bestialité de son âme. Bestialité qui avait le don de réveiller le moindre de ses sens, de la rendre à fleur de peau. Elle le voulait, autant l'instinct sauvage que l'enveloppe qui le contenait. Au vu de ce qu'elle sentait, il n'était que trop à sa place, ici. Dans un silence éloquent, la demoiselle releva son regard vers celui de l'inconnu. Elle se plongea alors dans ce bleu souverain. La déesse, dans sa magnificence, s'exclama avec évidence : « Vous êtes fait pour être ici, vous savez. », et dans un sourire énigmatique, elle passa avec douceur la main dans la crinière d'un lion peu avisé qui vint se frotter à ses jambes.

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MessageSujet: Re: KOVU ۞ because you're my only difference. KOVU  ۞ because you're my only difference.  EmptySam 13 Juil - 18:00


Passé la surprise, premier sentiment qui l'avait assaillit, Kovu avait du faire face à la fascination. Et aussi à la peur. Maintenant qu'il se trouvait dans l'enclos, au milieu des lions, près de cette femme, il se sentait encore plus hypnotisé. Son regard était plongé dans le sien alors qu'il tentait de la prévenir qu'elle était en danger ici, entourée de fauves, mais il se sentait impuissant. Jamais une telle sensation n'avait chamboulée son corps. C'était comme si il ne pouvait résister à ce que dégageait cette étrangère. Et il semblait que les lions subissaient le même « sort ». Ils lui tournaient autour comme des animeaux innofensifs retrouvant leur maître chéri. C'était... Incompréhensible. Et son esprit s'embrumait alors qu'il venait de poser sa main sur son bras pour la relever et la sortir de là.  « Ne vous affolez pas, je ne leur aurais fait aucun mal. Je griffe, mais ne mords pas. » Sans qu'ils ne les voient venir, les mots avaient franchis les lèvres de la sublime blonde qui se trouvait face à lui. Il mit un temps à les assimiler, à les comprendre. Il fronça les sourcils. Elle ne comprenait donc pas ? C'est plutôt les lions qui pourraient lui faire de mal. Elle était inconsciente du danger, ce qui expliquerait pourquoi elle se trouvait ici, et pourquoi elle se comportait ainsi. Il ouvrit la bouche pour rétorquer mais abandonna en découvrant son sourire mystérieux et en rencontrant ses yeux. Elle le dévisageait, scrutait chacun de ses traits, et il sentait l'admiration qu'elle éprouvait pour lui. Encore plus gêné qu'auparavant, il détourna le regard et tenta une nouvelle fois de l'inciter à sortir de l'enclos. Peut être qu'à l'extérieur il se sentirait mieux, moins envouté. Peut être qu'à l'extérieur, enfin il pourrait respirer convenablement. Tous ses sens étaient en éveil, le moindre frôlement faisait accélerer son cœur ici. Un sentiment mélant adrénaline et affolement l'habitait, prenant possession de la moindre de ses pensées cohérentes. Pour se dépêtrer de tout cela, il avait tenté l'humour en évoquant la tenue particulière de la jeune femme pour prouver qu'elle ne faisait pas partie de l'équipe des soigneurs.  « Disons que je suis juste ... Une connaisseuse. » Une nouvelle fois elle tentait de conserver le mystère autour de son identité, et une nouvelle fois elle éveillait la curiosité de Kovu. Sa stratégie était tombée à l'eau et il était toujours aussi subjugué. Moins elle lui en disait, plus il voulait en savoir. Comment ça une connaisseuse ? Et comment une simple connaisseuse pouvait dompter des lions ainsi ? Comment pouvait-elle avoir si confiance en elle, au point de se croire invincible, toute puissante ? Cette fois, c'est lui qui la scruta, sourcils froncés. Puis il entendit sa voix délicate perçer le silence qui s'était installé entre eux alors qu'il tentait de la cerner seulement en la regardant. En détaillant ses traits doux et puissants à la fois. « Vous êtes fait pour être ici, vous savez. ». Il écarquilla les yeux et se reposa cette même question : qui était-elle ? Comment savait-elle ?

****

Aujourd'hui, quelques mois après la première rencontre avec cette fameuse étrangère, Akilah, il avait un semblant de réponses à ses questions. Cette femme n'était pas comme les autres. Elle était unique, différente, puissante. Comme lui elle était étrangère à ce monde. Et son pouvoir d'attraction n'avait aucune limite. Entre eux, la tension était plus que palpable. Sans cesses, ils se trouvaient à la limite, prêts à franchir cette ligne qui les séparaient de l'amour charnel, passionné. Des baisers, ils en avaient échangés, plusieurs fois, et chaque fois ils avaient une saveur différente, une ardeur plus puissante. Mais maintenant il devrait s'en passer, il devrait résister, ne plus céder à la tentation extrême qu'elle représentait, à l'attirance animale qui les unissaient. Il avait retrouvé Kiara, il ne pouvait plus la perdre, ne pouvait plus se le permettre et il devait mettre un terme à cette relation avec sa douce mystérieuse, même si le souvenir de leur première rencontre le chamboulait toujours autant. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits, il était déterminé à lui dire ce qu'il avait sur le coeur en ce matin d'été, il devait le faire. Kovu acceléra le pas, il savait qu'elle était là, il l'avait sentit dès l'instant où il avait franchi les grilles du zoo. L'atmosphère avait toujours une saveur particulière en sa présence, il était incapable de l'exprimer mais l'air se chargeait d'un délicieux parfumd'inconnu et de charme. Plus il avançait, plus son cœur accélérait, suivant le rythme de ces pas. Encore une allée et il la verrait. Encore une allée et il redécouvrirait pour la énimème fois ses traits dont il ne se lassait pas. Il respira un bon coup, sachant pertinement qu'en sa présence, tout serait différent, puis il découvrit l'enclos. Comme la première fois, elle tronait au milieu des fauves. Mais aujourd'hui, il ne ressentit aucune peur, il savait qu'elle était en sécurité. Enjambant la barrière, il la rejoignit avec aisance, lui non plus ne risquait rien dans cet endroit. Il approcha, la détaillant avec désir, un désir incontrôlable, il ne voulait pas ressentir de telles choses mais c'était plus fort que lui. Pourtant cette fois, il aurait la force de lui résister. Kiara. Il n'avait que ce prénom en tête, il n'avait que cette femme au fond du cœur. «  Bonjour Akilah, comment vas-tu ? » Il lui adressa un sourire charmeur tout en restant à quelques centimètres d'elle. Il ne voulait pas trop s'approcher, pour ne pas céder. «  Tu tombes bien il fallait que je te vois, j'ai quelque chose à te dire... » Le souffle court, comme il l'avait prévu, il la détailla, le regard brûlant. Elle éveillait le lion en lui, il se sentait si sauvage en sa présence. Serrant le poing, il se fit violence pour enchainer. «  J'emménage avec Kiara. » Les mots étaient lâchés. Ils étaient tombés, secs, rudes, et ils n'attendaient qu'une réponse, une seule. La seule chose que le jeune homme espérait, planté là au milieu d'une cage pleine d'animaux sauvages, c'était que la femme face à lui ne se mette pas en colère... Il savait de quoi elle était capable.

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Kayla N. Sullivan

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Kayla N. Sullivan
J'ai posé bagages ici le : 11/10/2012 Jouant le rôle de : Nala Nombre de messages : 1903 On me connait sous le pseudo : Mélou. Un merci à : Shiya; Je suis fier(e) de porter l'avatar de : Amber Perfect Heard.
MessageSujet: Re: KOVU ۞ because you're my only difference. KOVU  ۞ because you're my only difference.  EmptyJeu 17 Oct - 11:24

J'archive KOVU  ۞ because you're my only difference.  1823284050




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