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Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Vide
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 Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire.

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MessageSujet: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptySam 14 Sep - 13:53

Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. 843723CoryIc8 Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. 1358347652-5-2
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Il ne suffit pas de voir pour croire.

Son regard froid et dur, mêlant compassion à l’acidité du serpent qui sommeille, observait l’enfant assise sur la chaise, derrière la vitre immaculée, teintée pour que personne ne remarque la présence de gens, derrière. C’était un leurre qu’Arystide avait l’habitude d’utiliser. Rectification : qu’elle adorait utiliser, dès qu’elle en avait besoin. Silencieuse, ses yeux de serpent guettaient leur proie. La peau pâle de l’enfant semblait être un morceau de porcelaine dont les dessins seraient indéchiffrables. Inquiète, elle tremblait, griffant ses poignets, les genoux remontés vers elle, attendant de voir ce qui allait se passer. Elle était là depuis une heure tout au plus, deux peut-être. Elle avait perdu toute notion du temps. Il ne restait que ses balancements d’avant en arrière, comme si elle n’était pas dans le même monde. Dans un monde différent. Et puis, soudain, la porte s’ouvrit. L’enfant leva les yeux et, les larmes coulant encore sur ses joues, commençant presque à sécher, regarda les cheveux bruns d’Arystide entrer dans la pièce, sans qu’elle comprenne réellement ce qui lui arrivait. « Pourquoi pleures-tu ? » La créature s’approcha de l’enfant, se baissa à son niveau, et lui prit sa main, arrêtant les griffures que s’infligeait la petite. « Je ne vais pas te faire de mal, tu sais, juste prendre soin de toi. C’est ce que m’a demandé ton papa. » Hell sourit, prit le menton de l’enfant et le releva, pour croiser son regard effrayé. « Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. Ils me parlent. » Déposant un doigt sur sa bouche, le Kraken stoppa le flux de paroles qui s’en échappait. Elle n’aimait pas lorsque les gens parlaient trop. Surtout les enfants. « Chut, calme-toi. Veux-tu une peluche ? Je vais t’en chercher une, je reviens. »

Arystide sortit de l’hôpital, un débris de peluche dans la main, une image de fillette à l’esprit, allongée dans une pièce froide, sans lumière. Tremblante. Un petit sourire éclot sur ses lèvres, et elle se dirigea d’un pas pressé vers la rue la plus proche. L’après-midi était presque terminé, et les gens commençaient déjà à rentrer de leur travail. Les voitures s’alignaient les unes après les autres, dans un fracas de klaxons, chaque fois plus fort que la précédente. Elle tourna plusieurs fois, jetant des regards froids aux gens qui l’observaient, et entra finalement dans un bar, non loin de là. La jeune femme s’approcha du comptoir, où se mêlaient hommes ivres et femmes célibataires désespérées. « Une vodka. Pomme. » Puis, souriant froidement et presque hypocritement au serveur, elle se trouva une table non loin de là, et s’assit, quand elle sentit une présence. Une personne. Qui voulait sans doute s’assoir.


Dernière édition par K. Arystide-H. Nauageo le Sam 19 Oct - 23:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptyDim 29 Sep - 18:45


Personality is everything in art and poetry.

 
J’ai encore le goût de bière dégueulasse enflammant le bout de ma langue. Allongé sur un lit n’étant pas mien, je pousse un long et profond soupire, clairement ennuyé.
L’entrelacement des mèches de cheveux de la belle blonde en face de moi est tel que l’entremêlement de mes pensées quant à la façon dont je vais bien pouvoir procéder avec cette belle créature. Elle vient à moi et mes mains s’activent d’elle-même, ma bouche va trouver la sienne et je pense reconnaitre le goût de vin dans sa bouche. Je pense à la questionner, je m’en abstiens, occupe mon esprit à autre chose, cultive mon imagination fertile en dessinant dans mon esprit les courbes de la belle.
Je fais durer les choses, je fais languir ma partenaire et me donne un peu plus en vie encore. Je laisse les aiguilles de la grande Horloge tourner sans que je ne cherche à me demander combien de secondes s’écoulent, combien de grains de sables tombent dans ce majestueux sablier qu’est le temps. Nos baisers passionnés deviennent désespérés tandis que les étreintes deviennent plus torrides, plus longues. J’ai parfois du mal à me dire que je peux ainsi ressentir l’envie de faire plaisir à autrui sans que je ne ressente pour cette personne une once de sentiments, pas même amicaux.
Serai-je bon, une sorte de gentilhomme ? J’en doute fortement.
Ce corps me lasse, ce visage m’ennuie, ces baisers ne sont plus que souvenirs et ces caresses ne sont pour moi qu’un souffle de vent chaud d’un été tout spécialement irritant ; alors j’en finis, je conclue, me nourris de gémissements et de cris, de grognements et de sueur ; elle s’abandonne bien vite à moi, chose dont je n’aurai pas douté un instant et bientôt, je la rejoins, bien qu’un peu fatigué, un peu lassé, un peu ennuyé, un peu énervé.
Elle est belle et bien faite, mais il lui manque quelque chose, une petite chose que je connais à Catherine, ma belle amante des ténèbres. Ce même quelque chose que je connais à ma Princesse. Du charme ? Plus encore ; du caractère ; une personnalité ; une spécificité.
Je respecte les femmes, je leur fais l’amour, ne les souille pas. Je vois dans mes ébats une poésie, un art. Et la personnalité est tout dans ces deux domaines. Sans cela, il n’y a rien de beau, rien de merveilleux, rien de pétillant… Seulement des ébats, voilà tout. Des ébats si creux, si insignifiants.
Je me lève, prends un douche, m’habille, la toise du regard. Elle reste allongée sur le lit, les draps la recouvrant, encore toute rouge. Elle me demande si on va se revoir, je lui réponds « probablement » et je m’en vais, sans plus de mots encombrants, sans plus de niaiseries vaines.
Je suis un beau menteur, charmeur et trompeur, fils de chimère et père de fourberie et de sournoiserie, frère de malice malsain et cousin de la perversion brute.
À vrai dire, la réponse aurait été « probablement pas ». Je sais peut-être où elle réside, mais en rien je n’ai envie de la revoir, de partager de nouveau quelques temps avec elle. Je pense ne guère mentir en disant ne m’être jamais autant ennuyé en compagnie d’une si belle femme. Qui l’aurait cru, moi qui pourrait avoir n’importe quelle femme à mes pieds – l’humilité ne m’étouffe pas, n’est-il pas ? – me suis encombré de pareil joyau pour les yeux, fouet pour l’ego… Elle me donne l’impression de n’être qu’un pauvre salaud en manque, c’est affreux, dégoutant, dégueulasse. Je la hais.
 
Mais qu’est-ce que je connais à la haine, à l’amour, à ces sentiments si humains ? Moi qui ne fut qu’objet, qui ne fut que moyen de transport, ami fidèle, peut-être, mais guère plus qu’un misérable objet.
Ce n’est pas parce que mon âme a désormais trouvé refuge dans une enveloppe charnelle que je vais pour autant devenir humain. Je ne connais rien aux sentiments, rien aux ressentiments, si ce n’est ce que j’ai vu, ce que j’ai essayé d’apprendre et de ressentir, de sentir jusqu’au tréfonds de mon âme.
J’ai appris avec la plus grande facilité ce qu’était le désir. Parce que pour cela, il suffit d’un corps humain ; la science veut que le désir se ressente de lui-même avec les bons gestes et le bon timing. J’ai choisi la facilité en décidant d’ainsi me jeter dans cette vaste mer qu’est le désir corporel. J’aurai pu m’engager sur le chemin rocailleux de l’amour, tomber et me faire mal, avancer et apprendre à réellement aimer. J’aurai pu me jeter dans le gouffre qu’est la haine au risque de peut-être ne plus jamais réussir à en ressortir. J’aurai pu prendre des risques. Mais non, je suis trop lâche, trop faible ; j’ai préféré la facilité.
Ce que j’aurai appris en m’engageant dans une relation amoureuse ou haineuse aurait pu être sublime, brillant… Mais les risques sont beaucoup trop importants, alors je préfère m’abstenir, en rester au désir et profiter des privilèges de celui-ci.
Bon, je pourrai justifier mon manque d’audace par un simple fait : ne pas avoir trouvé une personne à aimer sincèrement, une personne à haïr réellement.
Et ma Princesse ? Et Catherine ? Et Johanna ? Et Pocahontas ? N’aurai-je pu en aimer une, en haïr une autre ? Ou alors, en aimer une et haïr un homme.
Et Ria ? Est-ce que l’amour que j’éprouve pour elle est trop timide pour que je puisse m’avancer en disant être amoureux d’elle ? Certainement, oui.
Cette amante d’un jour, cette belle blonde sans personnalité, j’ai dis la haïr, mais est-ce sincère ? Suis-je assez audacieux pour me risquer dans une relation conflictuelle avec une personne que je n’ai pas même pris la peine de connaitre ? La réponse est assurément négative.
Je haïrai. J’aimerai. Un jour. Un terrible jour où je découvrirai ces sentiments, un bu jour où je récolterai bonheur – qui découlera de l’amour – ou fierté – découlant de la vengeance qui elle-même découle de la haine. Mais les sentiments ne sont pas une science sûre et peut-être que je n’apprendrai rien, que j’aurai simplement mal, encore et toujours.
Alors voilà, pour le moment, je désire.
Et ne désirerai seulement jusqu’à nouvel ordre.
 
Je rentre dans un bar et m’installe au comptoir, commandant une tequila en scrutant le plafond jaunâtre, les lumières blafardes, prêtant une oreille peu attentive aux soucis de la rousse à coté de moi ou du récit du brun pas loin quant à son tableau de chasse.
Je soupire longuement en encerclant mes doigts autour du verre, l’amenant à ma bouche. Là et seulement là, je remarque une présence.
Pas une de ces présences comme toutes celles qui m’entourent, totalement… Pas présentes.
Non, c’est une véritable présence que je sens. Je pivote sur ma chaise haute et, me saisissant de mon verre, me lève.
Tous les regards se tournent vers cette femme, brune et assez belle. Pas tout à fait mon style, mais je mentirai en disant que je la trouve repoussante ou quoi que ce soit du même style. Pourquoi tout le monde la regarde ainsi ? Uniquement pour son physique ? J’en doute.
Je vais vers elle, m’impose à ses cotés, ne dit rien, la scrute.
Et si elle attend quelqu’un ? La plupart des hommes attendent de voir si la femme va commander quelque chose pour l’accoster, histoire de savoir si oui ou non, elle attend quelqu’un. Sauf que moi, je n’en a vraiment que faire ; au pire des cas, je m’en irai simplement. Mieux encore, peut-être a-t-elle commandé alors que j'avais le dos tourné. Pourquoi personne encore n’est allé vers elle dans ce dernier cas ? Bon, son aura est juste effrayante, j'en conçois.
Et c’est jubilant.
Je ne sais pas si elle me remarque, elle ne daigne pas se retourner vers moi. Un sourire me grimpe aux lèvres tandis que je glisse sur la chaise face à la sienne, posant mon verre sur la table avant d’y poser aussi mon coude, laissant ma joue droite reposer sur la paume ouverte de ma main. Mes yeux se noient dans ceux de cette femme, de cette douce muse qui m’inspire l’art et la poésie.
 
« Physiquement, j’ai déjà vu beaucoup mieux. Alors à ton avis, pourquoi est-ce que je viens t’aborder ? Certainement pas parce que je suis désespéré hein, je viens de quitter une fabuleuse blonde. »
 
Dire que je viens de quitter une femme suffirait pour dire que je ne suis pas en manque, mais je tiens à préciser que je ne suis pas non plus en manque de « belles femmes ».
Mais en revanche, je suis définitivement en manque d’autre chose. Saura-t-elle de quoi il est question ?
Je bois dans mon verre avant de sourire faiblement à la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptySam 19 Oct - 23:12

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Il ne suffit pas de voir pour croire.

Elle porta le verre à ses lèvres, en but quelques gorgées. Elle ne portait pas d'attention particulière aux gens qui l'entouraient. Elle semblait coupée du monde, comme si rien ne l'intéressait réellement. Elle ne faisait pas attention à ce qu'il se passait, hésitait même à fermer les yeux, pour mieux se couper. Pour que son esprit reste à l'extérieur de ce bar miteux, où elle n'avait rien à faire. Elle ne savait même pas pourquoi elle était venue dans ce bar. Arystide se rappelait juste de l'enfant, assise sur la chaise. De l'air effaré, effrayé que Hell lisait dans son regard, avec un petit sourire carnassier sur les lèvres. Elle se souvenait de la peluche que la petite tenait dans ses bras, un ourson à l'oreille déchirée, abîmé par les années. Lorsqu'elle était sortie de l'hôpital, les débris de peluches dans la main, elle avait été incapable de les jeter. Lentement, en regardant parfois les habitants marcher sur les trottoirs avec lassitude, de haut, elle s'était retrouvée devant ce bar dans lequel elle n'allait jamais.
Sans même lever les yeux, Arystide sentit qu'il ne bougeait pas. Qu'il restait là, qu'importe le temps, mais il n'avait pas l'intention de partir. Il était là, immobile, silencieux, comme imposant sa présence auprès d'elle, alors qu'elle n'avait rien demandé. Elle ne voulait pas qu'on s'approche d'elle. Elle dégageait quelque chose de terrifiant, d'effrayant. Et elle aimait ça.
Il s'assit en face d'elle, et son regard croisa le sien. Il était beau, plutôt charmant, et ses cheveux bruns lui donnaient un air ringard qui lui allait plutôt bien. Il posa son verre sur la table de bois verni, puis son coude, et Arystide faillit soupirer, se lassant déjà de ce minable qui n'avait rien à voir avec elle. Elle observa, silencieuse, sa main appuyée sur la paume, tendre chair. Elle se passa un instant la langue sur les lèvres, désireuse de goûter à cette peau si délicate, mais retint ses pulsions meurtrières un instant.
Ses paroles ne lui firent rien, mais elle haussa un sourcil, écoutant à demi ce qu'il disait. Non, ce qu'il baratinait. Elle ne releva pas le tutoiement qu'il avait utilisé, se sentant à peine concernée par ce qu'il disait, de même qu'elle ne bougea pas lorsqu'il but quelques gorgées de sa tequila, avant de sourire. Il avait presque signé son arrêt de mort, tel le pacte avec Lucifer lui-même. « Tu as peut-être des pulsions suicidaires, que sais-je. Ou un manque cruel de femme avec du répondant, de la personnalité, qu'est-ce que ça peut me faire de toute façon ? »
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MessageSujet: Re: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptyJeu 7 Nov - 17:31


Clever as the Devil and twice as pretty.

 
Il émanait d’elle une aura obscure, tant que le noir ferait bien pâle figure à coté. Une aura terrifiante qui tétanise instantanément, excitante et exaltante, palpitante et tout bonnement regorgeant de vie, d’action. À vrai dire, je vois en cette même aura un fleuve ; le fleuve du Styx, celui-là même longeant les Enfers, demeure respecté d’Hadès.
Et moi, je dois certainement être le petit nordiste épuisé, lassé et blasé de sa routine, de son train-train continuel, de toutes ces mêmes choses qui se produisent et se répètent, encore et encore, sans cesse, sans fatigue, m’épuisant, moi, pauvre âme.
Ainsi, là où les autres ne voient en le Styx que puits de mœurs et de souffrance, de cris et de pleurs, de folie et d’hérésie, j’y vois une délivrance, une libération, une quiétude à mon âme en peine, en manque de… De vie. Tout est si usuel, tout devient si normal au fil du temps : c’est lassant, on s’habitue à tout, même au pire. Alors, inlassablement, on recherche de la nouveauté, de l’inconnu. Et là où les autres butent, là où les autres se détournent et fuient, face à cet Inconnu si imposant, moi je l’affronte, je me dresse devant lui – et bien souvent, je suis bien penaud, ayant reçu une belle leçon de la vie, du courage aussi. Mais j’y aspire et ne cesserai s’y aspirer, l’Inconnu, le Nouveau, la Liberté ; elle.
Je ne la connais pas, ne désire pas réellement y remédier, et elle m’inspire tellement ; oh non, je ne me la figure pas dénudée ou totalement mise à nue – par mes soins ou par les siens – étendue sur des draps de soie – cette image ne lui convient absolument pas – car, bien que je désir de la posséder, ce n’est certainement pas son corps qui m’intéresse. Ça pourrait être un bon bonus que de passer une nuit torride avec cette belle femme, mais ceci étant, mon souci premier est de pouvoir la cerner, de d’abord attirer son attention, attiser sa curiosité ; je veux lui parler, la provoquer, l’énerver tout en l’amenant à ne pas s’en aller, l’incitant à continuer à me répondre, méchamment, machiavéliquement comme savent si bien le faire les femmes.
Ce domaine dans lequel excellente les femmes comme elles, celles-ci même qui me donnent l’impression d’être des mentes religieuses qui font disparaitre leurs amants d’un misérable soir.
Elle n’était en rien comparable à ma Ria, ma belle et tendre Ria, cette pureté épurée, cet ange ayant perdu son chemin, cette lumière, cette clarté toute entière ; mais si sensible, si susceptible, si naïve, si fragile. J’ai peur, tellement peur de lui faire mal ; moi le vil, moi le sot, moi qui ne mérite pas son amour. Cette Ria qui n’ose point me contredire, qui se complait dans mes bras ; je pourrai lui faire tant de mal avec mes dires, avec mes non-dits, avec mes gestes, avec mes non-gestes, avec ses espérances que je nourris peut-être d’un amour réciproque. Mais je l’aime, je le jure devant les Cieux, devant les basses terres. Mais d’un amour aussi pur qu’elle, aussi peu tactile ; j’ose croire qu’elle éprouve le même amour envers moi, qu’elle la Pure, qu’elle la Chaste, ne serait point prête à croquer dans le fruit interdit pour moi.
Oh non, cette femme qui est près de moi, n’a rien de pure, rien de lumineux – elle n’est que ténèbres et obscurité, elle serait prête à vous engloutir tout entier que vous vous en rendrez à peine compte.
Et Nala… Oh Nala, elle ne lui ressemble pas plus, à vrai dire. Pas le moins du monde, pour tout dire. Nala se donne les airs d’une princesse et en est réellement une à mes yeux. Nala veut et mérite le prince charmant. Tandis qu’elle, cette femme me semble plus être une meurtrière – je ris à cette pensée ; le devrai-je, cependant ? – qui voie chaque homme, chaque personne, comme une proie possible. Ce n’est pas une meurtrière, plutôt une chasseuse aguerrie.
Et j’adore ça.
Car de toute façon, la vie n’est-elle pas qu’une misérable partie de chasse, le monde étant le territoire sur laquelle elle se déroule ? Voilà à quoi se résous donc cette fameuse vie sur laquelle les poètes et penseurs philosophèrent des nuits entières, des décennies entières ; ce n’est qu’une vulgaire partie de chasse, rien de plus, rien de moins ; qui survivra le plus longtemps, qui aurai le plus de trophées, qui aura la possibilité de s’en vanter ne serait-ce qu’une fois avant de mourir.
Pourquoi je qualifie la chasse de misérable, de vulgaire ? Car je ne vois nulle jouissance à tirer en abattant des animaux – ou des humains. Pas s’il n’y a pas un prix, et un qui en vaille le coup. Et là, le prix, c’est la mort – une un peu plus tardive, mais la mort tout de même. Alors voilà, cette chasse en particulière est vile et sotte, stupide et répugnante ; tout ce qu’est la vie.
Alors voilà, la vie est une partie de chasse et cette femme dont je ne connais pas le nom – oh, bon sang, je ne connais même pas son prénom, je fantasme et m’extasie sur une femme dont je ne connais rien ; pas que ce soit la première fois, mais là, c’est sur son mental, sur sa personnalité, pas sur son physique malgré qu’il soit assez avantageux – est une chasseuse aguerrie. Je devrai me méfier. Je devrai réellement me méfier.
 
La réponse qu’elle me donna fut partiellement juste, si on omet son allusion au suicide. Sa personnalité, son caractère… Au moins, elle en avait, n’était pas une marionnette mais dirigeait le bal ; une battante, comme toutes les femmes, mais en un peu plus courageuse, un peu plus furtive. Elle me donne cette envie de composer vers, de concorder les sons, de rythmer un poème, de philosopher, de… De la conquérir.
Cependant, ma réaction première face à sa réponse dut de rire. Je la regarde, incrédule, le regard las mais étrangement pétillant ; je me penche vers elle, intimement, comme pour lui dire un secret. Ainsi, je lui murmure quelques simples mots à l’oreille, en réponse à sa question : qu’est ce que ça peut lui faire ?
 
« Rien. Ça ne doit rien te faire, tu dois t’en foutre, sinon, tu serais comme les autres… Une pauvre idiote. Tu vaux mieux que ça. J’vais te dire quelque chose que je n’ai jamais dis à personne, d’accord ? »
 
Et je m’éloigne, pas tant pour la faire languir que pour simplement prendre mes distances avec elle, pour ne pas qu’elle en vienne à penser que je désir de la volupté, de la sensualité, de l’intimité exagérée. Je vois de nouveau dans mon verre avant de soupirer en plongeant mon regard dans le sien.
 
« Tu es terrifiante. Lucifer lui-même s’inclinerait… J’crois que je suis plus diabolique que le Diable lui-même. T’en dis quoi ? »
 
Pour le coup, je voulais plus qu’une réponse ; un test. Je veux qu’elle me teste, pas qu’elle se dise simplement qu’elle se fait draguer par un imbécile.
Et puis, je ne drague jamais ; je séduis.
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MessageSujet: Re: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptyVen 20 Déc - 23:23

Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. 843723CoryIc8 Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. 1358347652-5-2
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Il ne suffit pas de voir pour croire.

Elle avait beau ne pas le connaître, se sentir telle une inconnue pour lui, elle était intriguée. Peu de personnes osaient s'approcher d'elle, alors qu'elle reflétait le Mal en personne, était l'incarnation du Diable, de Lucifer lui-même. Les quelques aventureux avaient rapidement terminé leur vie, en réalité, car Arystide n'était pas femme à éprouver une quelconque pitié pour qui que ce soit. N'était d'ailleurs pas femme à éprouver quoi que ce soit. Coeur brisé sans doute, elle ne savait pas ce qu'était une émotion, à proprement parler. Dans son ancien monde, elle ne réfléchissait pas. Elle apparaissait, tuait et disparaissait à nouveau. Elle ne faisait qu'obéir aux ordres de Davy Jones, créature cruelle, sans cœur et diabolique, comme elle. Sans doute étaient-ils plus proches qu'elle n'avait envie de le croire, ou de le faire croire. Elle était sa créature. Son monstre, celui qu'il aimait appeler lorsqu'il en avait besoin. Lorsqu'il avait besoin d'aide. Alors, elle apparaissait, sortant des limbes pour tout dévaster sur son passage. Dévastatrice. Voilà bien un mot qui la caractérisait. Brûlante, intense et profonde. Et sans doute aussi monstrueuse, prête à tout, n'ayant aucune pitié à tuer pour obtenir... pour obtenir quoi, d'ailleurs ? Davy Jones ne donnait jamais rien. Elle n'avait jamais rien eu. Était-ce donc pour cela qu'elle avait parfois envie de se rebeller, de partir, loin du sombre personnage qu'il était, loin de lui, tout en emportant le petit coffret contenant son cœur.

Dans ce monde, elle était presque libre. Elle aurait pu supprimer le mot presque. Elle était libre, libre de faire ce qu'elle voulait, libre d'être elle-même. Mais le caractère possessif de Davy Jones était resté ancré en elle. Ce pourquoi elle n'avait aucune envie de parler à cet inconnu qui osait braver son aura maudite, cette épée de Damoclès qui pesait au-dessus d'elle, en toutes circonstances. Le jeune homme se rapprocha, doucement, lentement, et Arystide crut un instant qu'elle allait le frapper, le gifler, déchirer en lambeaux sa peau meurtrie, lui faire comprendre qu'il était entré dans une zone interdite, là où il n'avait pas le droit d'aller. Là où il était indésirable. « Rien. Ça ne doit rien te faire, tu dois t’en foutre, sinon, tu serais comme les autres… Une pauvre idiote. Tu vaux mieux que ça. J’vais te dire quelque chose que je n’ai jamais dis à personne, d’accord ? » Elle voulut rire, presque nerveusement, mais se retint et se passa sa langue sur ses lèvres, presque... sensuellement. Elle ne répondit rien, attendit simplement que le jeune homme se recule, puis respira, comme libérée d'un poids lourd.

Elle l'observa un instant boire dans son verre, s'humecta de nouveau les lèvres, but à son tour dans le verre cristallin. « Tu es terrifiante. Lucifer lui-même s’inclinerait… J’crois que je suis plus diabolique que le Diable lui-même. T’en dis quoi ? » Elle rit, approchant ses doigts des siens, presque simplement, d'un coup, comme ça. Il avait suscité son attention, en parlant de Lucifer. « Je vais prendre ça pour un compliment alors, cher Diable. Mais je commence à croire que tu sors d'une histoire ennuyeuse, tu veux peut-être chercher ce que tu ne trouves pas ailleurs en venant me parler. La fabuleuse blonde l'était-elle réellement ? »
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MessageSujet: Re: Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire. EmptyLun 23 Déc - 20:55


Just play. Have fun. Enjoy the game.


Même Perséphone, lorsqu’elle fut forcée d’habiter les Enfers avec son mari de fortune, Hadès, ne réussit point à devenir maitresse des flammes et de la chaleur ambiante, ne réussit guère à teindre son visage d’un masque de monstruosité et de cruauté comme l’aurait sans doute désiré son cher époux. Pourtant, cette femme qui me fait face n’a pas eu besoin de se faire kidnapper par le Dieu Souterrain qu’elle aurait pu le faire trembler d’un regard, lui faire glacer son sang et réussir jusqu’à retourner Cerbère contre lui, avec cette grâce endiablée, avec ces yeux de braise, avec cette personnalité, cette force d’aura inébranlable.
Alors qui suis-je pour oser lui imposer ma présence, pour oser faire glisser mes yeux sur elle et venir partager quelques mots, un verre et une table ? Peut-être suis-je un ange déchu, cela expliquerait certainement que je veuille me repentir en jurant loyauté et fidélité à la maitresse de Lucifer qui, peut-être, voudrait bien me donner une nouvelle raison de vivre : répandre la mal, les maux et le sang, la douleur et les mœurs, les larmes et cris. On m’a banni des cieux, mais je n’ai pas été jugé assez digne pour résider avec Hadès, mais ceux qui m’ont jeté ce maudit sort ne se doutaient pas que sur Terre se trouvait une représentante du Mal qui aurait asservi leur Dieu de pacotille en un claquement de doigts.
Ou peut-être suis-je un idiot qui essaye d’avoir cette femme dans son lit. Or, sincèrement, ce n’et pas le cas ; je doute que je puisse l’attirer sous mes draps et, plus encore, je doute que l’envie d’avoir son corps pressé contre le mien me tente réellement. Je vois le mal couler de ses yeux, je vois la cruauté et, plus que cela, je vois l’insensibilité ; je suis assez fou pour m’aventurer sur un territoire neutre que nous nous partageons, non pas sans broncher, mais certainement pas assez pour l’amener chez moi, pour faire devoir disputer mon propre territoire et, peut-être même à devoir le lui céder. Non pas que je ne sache dire non à une femme, simplement que je doute qu’elle me laisse l’opportunité de justement lui refuser quoi que ce soit. Plus que dominante, elle est terrifiante. Et ça entraine une décharge électrique dans mon corps tout entier, faisant monter mon taux d’excitation – à mes risques et périls, je vous l’accorde.

En plongeant mon regard dans le sien, je n’y trouve ni une lueur de douceur, ni même une quelconque lueur d’humanité. A-t-elle seulement un cœur, a-t-elle seulement une âme ?
En me posant intérieurement ces deux questions, je pense à Nala puis à Tara ; je me dis que, très sincèrement, il n’y a aucun rapport en ces deux dernières femmes, ces figures de beauté et de charme, et celle qui me fait face, cette figure de… De peur.
Je m’approche doucement d’elle, lui murmure quelques mots avant de m’éloigner, notant qu’elle s’humecte les lèvres alors que je me saisis de mon verre dans lequel je bois une gorgée ; une seconde fois, sa langue passe sur ses lèvres qu’elle vient tremper dans son propre verre. Je lui confie alors ce que j’ai moi-même si bien nommé, un secret. Ce à quoi elle me répond par un rire, approchant sans que je ne comprenne pourquoi ses doigts du mien, parlant d’une voix fluide.
Je laisse mon regard baigner dans le sien, bougeant à peine mes doigts pour qu’ils effleurent les siens alors que toute mon être frisonne de ce bref contact. Ma réponse ne se fait pas attendre et, de nouveau, j’approche mon visage du sien, glissant mes lèvres jusqu’à son oreille :

« La fabuleuse blonde était ennuyeuse, bien vu ; ce qui n’est pas ton cas, je me permets de l’affirmer. Penses-tu que je mérite ton humble présence, très chère adversaire de Satan ? »

Adversaire de Satan, celle qui lui dispute le titre de Seigneur du Mal. Et sincèrement, si je devais voter, ce serait pour elle. Je prends bien des libertés en parlant de Lucifer, comme si je l’ai réellement côtoyé ; ce n’est pas le cas, seulement que de ce qui se dit, je pense que cette femme le surpasse dans bien des domaines dont essentiellement le charisme et l’habilité à représenter le Mal.
Je reste un instant dans cette position avant de me reculer, lentement, me redressant sur ma chaise en achevant le contenu de mon verre en une longue gorgée. J’affiche un léger sourire, en attente d’une réponse de cette femme dont j’ignore jusqu’au prénom, faisant pianoter les doigts de ma main gauche sur la table, non pas par impatience mais par, au risque de me répéter, pure excitation. Et qu’on n’aille pas penser qu’il est ici question de quoi que ce soit d’érotique. Je ne saurai réellement l’expliquer, mais ça n’avait rien de tordu.
C’est à moi de faire percer le bout de ma langue pour humecter ma lèvre inférieure, un regard éclaire par une once d’amusement clairement visible.

« Ne pense pas que je te drague, car ce n’est pas le cas, mais tu as un certain charme, en t’humectant les lèvres. »

Je hausse les sourcils et lève un instant les mains, d’un air innocent, un sourire flanqué sur mes lèvres.
Je laisse ma tête basculer en arrière, fermant les yeux, prenant une grande respiration avant de me redresse en posant mes deux coudes sur la table, lançant un regard rapide au comptoir. J’aimerai aller me chercher un autre verre, mais je pense que mon envie de rester près de cette femme est plus grande ; alors je me résigne à faire mon choix, avant difficilement ma salive alors que je me demande si elle av trouver quelque chose à répliquer à cela, si elle ne va pas simplement se lever et me dominer de sa taille et, sans même un regard de plus, s’en aller et sans se détourner, franchir la porte de ce bar, débouler sur des rues mal-éclairées et aimanter tous les regards sans toutefois daigner y apporter la moindre importance.
Dans un songe que je saurai placer dans la catégorie d’espoir, je me dis que si elle s’en va, je n’aurai au moins plus d’entrave pour aller prendre un autre verre, cherchant une autre femme à entrainer dans ma chute inévitable ce soir ou, peut-être, préférant rentrer seul car ayant perdu une trop importante partie, aujourd’hui.
Pas que je n’ai pas confiance en moi, pas que je n’ai pas confiance en mon jeu, simplement que j’ignore quelles règles je dois respecter et que je ne suis poussé que par l’enjeu : pouvoir boire du regard de cette femme toute sa distance et sa froideur pour instaurer une certaine électricité entre nous, pouvoir partager plus que des mots orphelins, plutôt des mots divins. L’enjeu était la fierté d’avoir gagné le jeu. Et le jeu, à quoi consistait-il ? Avoir le dernier mot ? Dans ce cas, pourquoi seul un goût amer envahira ma bouche si elle se lève et s’en va sans rien ajouter ? Le jeu devait avoir un autre but.
Celui de posséder l’autre.
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Aiden ✞ Il ne suffit pas de voir pour croire.

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